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entre les sexes ne sont pas aussi marquées. Il arrive même que les résultats des garçons soientplus élevés. Calvin, Fernandes, Smith, Visscher et Deary, (2010, p. 425) parlent plutôt deraisonnement verbal, de tests quantitatifs et de tests visuospatiaux. Pourtant, ces écarts sontprésents depuis presque 30 ans (Lemery, 2004, p. 3).
1.2.1 La situation des garçons au Québec
Même si ces études sont réalisées partout dans le monde, les jeunes Québécois n’y échappentpas : leurs résultats sont plus faibles que ceux des filles. Certains auteurs comme Fortin et coll.(2006, p. 363) qualifient même ces différences comme étant un problème social majeur auQuébec. Les garçons sont plus touchés que les filles par le retard scolaire, les échecs et ledécrochage (MELS, 2005, p. 1). En plus, parmi tous les pays de l’OCDE, c’est au Québec que lesdifférences entre les garçons et les filles sont les plus marquées (MELS, 2004, p. 8). Par exemple,plus de garçons que de filles atteignent la 1
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secondaire en accusant un retard (MELS, 2005, p.5), les garçons ont en moyenne de moins bons résultats scolaires, redoublent davantage etabandonnent prématurément (Lévesque et coll., 2007). Ces retards et redoublements seraient dusà l’apprentissage de la langue d’enseignement, étant donné que l’écart entre les résultats est nonsignificatif dans les autres disciplines (MELS, 2004, p. 4). De plus, la capacité de lire, exploiter etcomprendre les informations est essentielle au développement cognitif et à l’épanouissementpersonnel (MELS, 2004, p. 13). En fait, peu importe le milieu socioéconomique, les garçons ontplus de difficulté que les filles en français langue d’enseignement (Mensah et Kiernan, 2010).C’est la même chose en anglais, langue d’enseignement où les garçons réussissent moins bien queles filles (MELS, 2005, p. 20). Il s’agit d’une problématique de premier ordre, car déjà, en 1999,le Conseil supérieur de l’éducation écrivait que« […] dans le contexte économique prévu pour les prochaines décennies, où lesemplois disponibles exigeront une formation de plus en plus poussée et où le manquede qualification sera synonyme d’emploi précaire et de chômage, la réussite scolairedevient, plus que jamais, une des priorités de la société d’aujourd’hui » (p. 6).L’éducation occupe donc un rôle essentiel dans les chances d’obtenir un bon emploi et plus leniveau d’éducation est élevé, plus les possibilités d’emploi sont bonnes (Cappon, 2011, p. 8). Ladiplomation est devenue une condition essentielle de qualification sociale et les conséquencesd’une sous-qualification sont de plus en plus importantes (Lévesque et coll. 2007, p. 20). Ledécrochage a des répercussions au niveau personnel, social et économique qui sont très
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