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Stendhal, le romantique post-romantique
Alfieri et Shakespeare
J’ai fait les remarques précédentes, en ma qualité de littérateur instruit; quantà ma sensation particulière, je pense que les personnes à qui il a été donné decomprendre Shakespeare, ne seront jamais touchées jusqu’à un certain point parles compositions d’aucun autre écrivain dramatique. Shakespeare ne ressemblepas plus à Alfieri qu’à tout autre poète. Alfieri, Corneille et tous les autres,considèrent une tragédie comme un poème: Shakespeare y a vu unereprésentation du caractère et des passions des hommes, qui doit toucher lesspectateurs, en vertu de la sympathie et non par une vaine admiration pour lestalents du poète. Chez les autres tragiques, le style et la couleur générale dudialogue, la distribution et l’économie des diverses parties de la pièce, sont lesprincipaux objets: pour Shakespeare, c’est la vérité et la force de l’imitation. Lespoètes classiques sont satisfaits s’il y a dans leur ouvrage assez d’action et depeinture de caractère pour empêcher la composition de tomber dans la langueur,et pour amener, d’une manière à peu près convenable, les dialogues élégants dontelle se compose. Shakespeare était satisfait si sa fable se trouvait assez bienménagée pour ne pas choquer trop fortement cette disposition à l’illusion
1
que lespectateur apporte au théâtre. Il croyait avoir assez fait pour son style, quand ilavait évité tout ce qui pouvait être ridicule. Dans le monde, quand nous parlons ànos rivaux ou à nos amis, sommes-nous affectés par ce qu’ils nous disent, ou parle plus ou moins d’élégance de leur toilette?
 Après cette parenthèse, Stendhal revient à son sujet, les tragédies d’Alfieri.
L’école qu’il a suivie
2
admet beaucoup moins de
 ces choses prises dans lanature,
qui me charment chez le poète anglais. Dans ce genre étroit, Alfieri estexcellent. Ses fables sont admirablement imaginées, et développées avec tout legénie possible: tous ses caractères expriment des sentiments naturels, avec unegrande beauté, et souvent une grande énergie d’expression.Mon âme ne peut perdre de vue qu’un auteur ingénieux a versifié ces dialoguessi parfaits, et ces tirades si dignes de Tacite
3
. Je ne puis jamais, même pour unmoment, avoir l’illusion que j’entends de véritables personnages discutant entreeux ce qu’ils croient être leurs intérêts les plus chers. Il peut y avoir plusd’éloquence et de dignité dans le système d’Alfieri: il y a tous les charmes del’illusion dans celui de Shakespeare. J’ai passé bien des nuits à lire Shakespeare; je ne lis Alfieri la nuit que quand je suis en colère contre les tyrans.Sous tous ces rapports, aussi bien par la correcte gravité des sentiments, quepar la parfaite propriété et la sage modération de toutes les peintures de passion,ces tragédies sont exactement le contraire de ce qu’on pouvait se promettre ducaractère enflammé et indépendant qui distingua leur auteur. D’après ce que je luiai vu faire pendant sa vie, et ce qu’il nous avoue dans ses consciencieusesconfessions, on devait s’attendre à voir dans ses tragédies une grande véhémencedans les actions; et, dans le dialogue, une éloquence aussi irrégulière quesublime; des sentiments extravagants, mais ravissants par leur énergie et leurnouveauté; des passions allant jusqu’à la frénésie, et une poésie enflammée,approchant de l’emphase brillante de l’Orient.Au lieu de cette nouveauté entraînante, et ce que le XIX
e
siècle demandesurtout aux arts, ce sont des sensations nouvelles; nous avons une représentation
ROME, NAPLES ET FLORENCE
Plus qu’un guide touristique,dont il emprunteextérieurement l’allure libreet souple, ce livre estl’expression du bonheur éprouvé par Stendhal à vivreen Italie: paysages, musées,vie de société, spectacles,rencontres avec despersonnages célèbres ou non.Sa personnalité esten premier plan, tout à la foisesprit fort et âme sensiblepratiquant un art raffinédu voyage comme saveur donnée à l’existence etexercice du don d’observation.
51015202530354045
1.
questa disponibilità adaccettare l’illusione teatrale
2.
il “neoclassicismo”
3.
storico latino del I°secolodell’era cristiana

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