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Édition du 28 novembre 2011

Édition du 28 novembre 2011

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Le journal indépendant de l’Université d’OttawaÉdition du 28 novembre 2011 – Volume LXXIX No.12
Photo Ayoub Ben Sessi
dossier sur laconsommation
alternative
Au-delà dudésir :
 
Actualités
Patrick WeldonSarah Lanthieractualites@larotonde.ca
28 novembre 2011actualites@larotonde.ca
2
www.larotonde.ca
Pourquoi devenir équitable?
« Cela assure que les choses sontaites de manière juste avec unesource qui conrme que les tra-vailleurs ont été bien payés et bientraités », souligne Jonathan Rausseo,coordonnateur du Centre de déve-loppement durable de l’Université.L’U d’O a comme objecti, d’ici jan-vier 2012, d’obtenir la certicationéquitable par l’entremise de l’orga-nisation Transair. C’est cette der-nière qui attribuera la certicationéquitable selon une liste de critèresauxquels l’U d’O devra répondre.« Tout commerce sur le campusdevra être soumis aux critères dela certication, sau les ranchisescomme Tim Hortons, Second Cup etStarbucks », déclare M. Rausseo. Ledirecteur des Services alimentairesde l’U d’O, Patrick Genest, expliqueque « 100 % des caés sur le campusdevront être équitables ». À cela,M. Rausseo ajoute que « deux sortesde thé [partout où ils sont vendus]ainsi qu’une sorte de chocolat de-vront également être certiés équi-tables ».
Défs subsistants
M. Genest arme qu’« an de ba-lancer les besoins de la clientèle, ilaut une étroite collaboration avecles ournisseurs [Chartwells, la Fé-dération étudiante et l’Associationdes étudiants diplômés] pour trou-ver des solutions, puisque quelquescaés très populaires ne sont pasoerts sous la cote de certicationéquitable ».Les hausses de prix inquiètent lesétudiants; M. Genest doit donc aussijongler avec cette contrainte. Lesétudiants remarqueront de plus enplus de produits alimentaires locauxsur le campus. M. Genest conrmequ’acheter dans un rayon de 500 ki-lomètres est maintenant une priori-té. « Consommer localement ne veutpas dire moins cher », signale-t-il.Soucieux de ce détail, il collaboreavec de nombreux ournisseurs pourassurer que la hausse des prix suivele taux d’infation de 2,5 %.
Une transition acilepour la FEUO
D’après Sarah Jayne King, vice-présidente aux nances de la Fédé-ration étudiante, le commerce étu-diant Pivik vend déjà depuis quelquetemps du caé équitable. La transi-tion aurait donc peu de conséquen-ces sur le rendement de l’entreprise,explique-t-elle. « Nous sommes plusque satisaits de l’ouverture dont aait preuve l’administration de l’Uni-versité, qui s’est elle aussi engagéeà certier ses commerces d’équita-bles », déclare-t-elle.
Dossier » consommation alternative
L’U d’O sur le point d’être certifée
« équitable »
L’U d’O cherche à devenir la deuxième université canadienne, aprèsl’Université de la C.-B., à obtenir la certication équitable. Celle-ci estprévue pour janvier 2012. Des mesures d’une ampleur importanteont été prises par le gestionnaire des Services alimentaires enpartenariat avec le Centre de développement durable pour assurerune mise en œuvre souple des nouvelles procédures équitables.Cependant, il subsiste encore plusieurs obstacles d’ici la nalisationde la certication.
Patrick Weldon et Sarah Lanthier
Chef de pupitre et journaliste Actualités
Ciao ciao
, Chartwells?
En mai 2012, le contrat de dix ans de
Chartwells tirera à sa n. Bien queChartwells soit réceptif à adopter la
vision locale et équitable de l’U d’O,un appel d’ores sera lancé pour atti-
rer des fournisseurs qui seraient inté
-ressés à reprendre le fambeau.
Photo Vanessa Dion-Lirette
« [La certication équitable] assure que les choses sont aites de manière juste avec une source qui conrme que les producteurs ont été bien payéset bien traités. »
 – Jonathan Rausseo
Au Pivik, le dépanneur de la FEUO, le café équitable est déjà en vente depuis quelque temps. Du côtéde l’administration, il s’agit de ne pas trop faire grimper les prix tout en s’assurant d’acheter équitable.
 
Actualités
actualites@larotonde.ca28 novembre 2011
 
www.larotonde.ca
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Culture de la èvede cacao
Étienne Hainzelin, proes-seur de la Faculté des sciencessociales à l’U d’O et agronomede carrière, arme que « lesplantations de cacao sont undes rares types de culture quisont restés totalement pay-sans ». En d’autres mots, ils’agit donc d’une agriculturede petits producteurs. Celaimplique aussi que tout leprocessus de plantation et derécolte se ait à la main et à lamachette, et ne produit aucu-ne émission polluante.
L’empreinte carbonedu chocolat
Le cacao pousse dans unenvironnement orestier, doncles plantations de cacao sontnaturellement protégées de di-verses maladies et insectes parla biodiversité de la orêt. « Deait, le cacao n’a pas besoinde pesticides […]. Par contre,dans la suite du processus, ilpeut y avoir des protectionsinsecticides [pour contrôler laqualité des èves de cacao] »,précise M. Hainzelin.La production chocolatièredemeure touteois dommagea-ble pour l’environnement, maiscette empreinte ne se situe passur le plan agricole. Selon Jor-dan Lebel, proesseur de com-merce à l’Université Concordia,« puisque le chocolat n’est pasproduit [là où la ève de cacaoest cultivée], l’exportation etl’importation, lors des nom-breuses étapes de transorma-tion de la ève jusqu’à l’obten-tion du chocolat, laissent uneempreinte carbone coûteuse ».Le transport de la ève de villeen ville et de pays en pays envue de sa transormation enriandises demande excessive-ment de pétrole.
La certifcation bio
Medhi Zaha, proesseur àl’École de gestion Teler del’U d’O, explique que la certi-cation biologique s’obtientlorsqu’un produit ne nécessiteaucune substance chimiquepour sa culture. Jordan Lebelajoute que la certicationéquitable du chocolat dépend« d’un support au ermier bienau-delà de l’argent », c’est-à-dire d’un développement desconnaissances et d’un accès aunancement.
Marketing biologiqueet équitable
« Il y a tellement d’étapes[pour produire le chocolat] quece n’est pas parce qu’on voit“biologique” et “équitable” [surl’emballage] que le chocolatsera meilleur », précise M. Le-bel. Cette étiquette représenteun coût marketing créé pourrejoindre les consommateurs.De plus, M. Lebel souli-gne que plusieurs ermiersne connaissent pas d’autresmoyens de produire le cacaoque de manière biologique,de sorte que parois, l’absenced’étiquette ne veut pas direque le produit n’a pas été crééde manière biologique.Peu d’étudiants ont assistéaux ateliers présentés par leCentre de développementdurable de la Fédérationétudiante de l’U d’O dans lecadre de la Semaine du com-post, qui avait lieu du 13 au20 novembre derniers. Mal-gré l’utilisation des stationsde compost installées parl’U d’O, la discussion sur lerecyclage organique ne sem-ble pas attirer les oules.
Des ateliersaxés sur le « vert »
Selon Christine Bérubé,coordonnatrice des bénévoleset agente de communicationau Centre de développementdurable, les ateliers se sontdémarqués par la diversitédes sujets abordés, mais éga-lement par la présence mini-male d’étudiants aux séances.Des étudiants spéculentque la contrainte de temps etle manque de publicité n’inci-taient pas à y assister. DanDader, étudiant en économieet développement, airmeque « [l’endroit] où vont lesdéchets, ce n’est pas ce quipréoccupe les gens ». Tousn’auraient donc pas d’intérêtpour le compost.
Pas simplementdes déchets!
Étienne Hainzelin, proes-seur de développement inter-national à l’U d’O, expliqueque le compost se compose« des résidus urbains, souventorganiques, recyclés pour leurdonner une valeur ertilisantepour les réintégrer dans lecycle de la ertilité du sol ».
Dossier » consommation alternative
Le coût écologique de la gourmandise
La consommation de chocolat contribue à la dégradation de l’environnement de diverses manières.
Sarah Lanthier
Journaliste Actualités
La production du chocolat tel que vendu sur les tablettes et qui ajoute une touchesucrée dans la vie de bien des étudiants nuit à l’environnement au moins autant quetout autre produit. Pourtant, la culture du cacao est un processus purement écologique.
La Rotonde
examine la manière dont cette production contribue tout de même à lapollution.
semaine Du compost
Une semaine passée quasi inaperçue…
Sarah Lanthier
Journaliste Actualités
Photo libre de droit
En d’autres termes, il s’agitd’un processus transormantles déchets organiques en en-grais naturel.Certaines croyances popu-laires voulant que le résultatdu processus soit malodorantsont réutées par M. Dader.Celui-ci airme qu’en ait,« c’est le contraire : ce quipourrissait dans les orduresest maintenant dans un conte-nant ermé et le compost, çane sent pas mauvais ».
Composter à l’U d’O
Brigitte Morin, coordonna-trice du recyclage et du réa-cheminement des déchets,airme que le compostagesur le campus, « c’est pouréconomiser». En eet, le prixde la collecte de déchets estdéterminé en onction dupoids de ceux-ci. Comme cesont les matières organiquesqui pèsent le plus, il revientmoins cher de composter.L’U d’O ait également ducompost aux ins d’engraisnaturel. Pour l’instant, l’équi-pement ne peut touteois pasrépondre aux besoins du cam-pus en compost.M
me
Morin explique quel’U d’O ait appel à deux mé-thodes : le vermicompostageet le compostage électri-que. Le vermicompostage,c’est-à-dire l’ajout de versaux déchets organiques pouraciliter la décomposition deceux-ci, est plus utilisé dansun cadre urbain, car la pro-duction est minime.Le composteur électrique,situé au campus Lees, ressem-ble à un grand drap électriquequi tourne pour incorporer del’oxygène aux déchets orga-niques. Comme cette machi-ne n’accueille pour l’instantque la moitié des matièresorganiques récoltées sur lecampus, le surplus de dé-chets est récupéré par la Villed’Ottawa. M
me
Morin conirmeque l’U d’O se procurera bien-tôt un nouvel appareil pourcomposter les matières orga-niques qui doivent normale-ment être envoyées à la Ville.
C’est le transport des fèves de cacao puis des produits transformés en cho
-colat, qui représentent une empreinte carbone considérable.La croyances populaire voulantque le compost soit malodorant est
fausse, selon M. Dader.

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