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Lettre de Ligne droite du 18 octobre 2008

Lettre de Ligne droite du 18 octobre 2008

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06/16/2009

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Cette fois le coup est passé très près. Lehman Brothers, c’était très loin. Dexia, déjà un peu plusprès. Et puis il y avait eu la Société Générale. Voici désormais que la Caisse d’épargne, non pas cellede la Poste, enfin pas encore, mais le célèbre écureuil chargé de veiller sur les provisions d’hiverdes Français, qui égare 600 millions d’euros de noisettes et déclare que c’est un « incident »malheureux mais sans conséquence. Et cela juste au moment où notre président et ses 26 collègueseuropéens avaient réussi à rétablir la confiance en nos banques et surtout leur confiance enverselles mêmes.Nous commencions à oublier que la crise financière avait pour origine des disfonctionnementsbancaires pour nous tourner vers leur conséquence : la récession mondiale désormais inévitable.Une telle révélation – il y en aura d’autres – nous rappelle que tout est lié et que tant que toutes lesbrèches dans la coque n’auront pas été bouchées, il serait présomptueux de prédire quand le navirepourra reprendre sa marche en avant et plus encore quand il retrouvera sa vitesse de croisière.Nicolas Sarkozy a écourté son séjour francophone pour aller essayer de convaincre George W. Bushde réunir un G8 exceptionnel afin de « rénover » le capitalisme. Un terme maladroit car il s’agitsurtout d’ériger quelques garde-fous afin d’éviter la folie spéculative qui s’est emparée des tradersces dernières années. Est-ce vraiment possible ? Le Liechtenstein, les îles Caïman et autres paradisne font pas encore partie du G8 et quand on connaît les difficultés pour trouver l’unanimité sur dessujets tels que la pollution ou la prolifération nucléaire, on peut avoir des doutes. La presse parled’un nouveau Bretton Woods. Mais le monde était plus simple en ce temps là.Il est même à craindre que les USA, d’où la crise est partie, n’attendent d’avoir un nouveauprésident pour commencer à réfléchir au problème. Mais Sarkozy aura essayé et les Français dansleur grande majorité lui accordent ce mérite. Les seuls déçus sont les Québécois qui auraient vouluque notre président reste deux jours de plus au lieu d’aller « bizouner » à Camp David. Pas trèsflatteur pour François Fillon qui a pris sa suite au grand show de la francophonie.Pendant ce temps là, en France, ses avocats assignent Yves Bertrand, ancien patron des RG, qu’ils jugent coupable d’atteinte à la vie privée. Sarkozy, Besancenot, même combat. Enfin presque !Toute étonnée d’avoir pu se mettre d’accord sur le plan de sauvetage des banques, l’Europe se sentgénéreuse et décide de lever les sanctions envers Cuba ou, plus exactement, envers Fidel. Commequoi cela tient à peu de chose : un prénom a fait la différence. Pourtant les Cubains ne semblent paspersuadés que Raul soit meilleur gestionnaire que son frère. Cuba est plus pauvre que jamais et lescyclones qui ont visité l’île n’ont pas arrangé les choses. George Bush refusant de suivre l’Europe enlevant les sanctions, tous leurs espoirs se tournent désormais vers Obama.Ce dernier semble bien parti pour conquérir la Maison Blanche mais restons prudents ; le systèmeélectoral américain est très complexe et on voit d’ici la réaction des médias français obamaniaquessi Mac Cain était élu bien que minoritaire en nombre de voix. Un cas très possible là-bas. Après avoirremis en cause le capitalisme, ce serait la démocratie américaine qui deviendrait leur cible.Notre hymne national sifflé au Stade de France, le mal nommé vu sa situation géographique en pleinpays beur, et c’est à nouveau la polémique. Platini le footeux trouve cela normal mais Laporte, issudu monde rugbystique dans lequel les symboles nationaux sont respectés, n’est pas d’accord. Pournotre part, notre position est claire et notre édito de la semaine y est consacré.La gauche trouve cela lamentable mais en rejette la responsabilité sur les Karchers de Sarkozy.Et puis, sa composante principale, le PS, à d’autres chats à fouetter. Pas besoin de chats d’ailleursils arrivent très bien à se fouetter les uns les autres, au point d’arriver en sang à leurs grandrendez-vous de Reims. Mais avant, il va falloir passer par le vote des militants sur les six motionsqui restent en présence. Comme pour les élections américaines, la situation géographique sera trèsimportante : le nord à Aubry, le sud à Ségolène, Paris à Delanoë. Le contenu des motions ? Lesidées ? Les projets ? Quelle importance ? Ils n’ont qu’un seul point commun : combattre Sarkozy. Etla tâche est actuellement difficile. La grève des enseignants est devenue un tel lieu commun quecela ne fait plus la une. Par contre, en réfutant le service minimum dans les écoles parisiennes,Delanoë a trouvé un terrain de combat. Pas certain que les parents socialistes apprécieront !La bonne nouvelle de la semaine c’est la santé financière florissante de Google. Exception quiconfirme la règle, même si, en tapant « Ligne Droite » sur le moteur de recherche, nous regrettonsde n’être que troisième. Enfin, troisième, c’est bien quand même, non ?
 
 
Allons enfants de la Patrie
Par André Lombard 
Algérie, Maroc, Tunisie. Les compétitions « amicales » defootball entre l'équipe de
 
France et celles de ces pays ontdonné aux Français non issus de l'immigration la tristeopportunité de constater une fois de plus combien les liensviscéraux qui unissent de trop nombreux néo-Françaisd'origine maghrébine aux pays de leurs ancêtres l'emportentsur leurs devoirs envers celui qui est devenu le leur.C'est intolérable : en Afghanistan, des hommes meurentpour la défense des valeurs symbolisées par ce même hymneque l'on siffle à Paris.Siffler la Marseillaise c'est déjà récuser les devoirs que l'on a envers notre pays. Qu'enserait-il s'il s'agissait de le défendre au péril de sa vie ? Comment ne pas penser auxparoles de Boumediene et de ses émules qui prédisaient, ce que certains espèrent encore,la conquête de l'Europe « par le ventre de leurs femmes » ?Comment ne pas rapprocher ces incidents qui sont la face visible d'un iceberg desentiments hostiles d'une assez large couche de la population actuelle de notre paysenvers tout ce que plus de mille années de notre histoire ancrée sur des valeurs judéo-chrétiennes en ont fait?Comment continuer à prendre à la légère les exigences contraires à la laïcide ceuxqui font, jour après jour, partout en France, tout ce qu'ils peuvent pour tenter d'obtenirde nos institutions qu'elles s'adaptent aux lois et errements de leur pays d'origine? Nenous y trompons pas : chacune prise isolément paraît anodine mais la somme démontrequ'il s'agit en réalité d'un travail sournois et continu de sape qui affaiblit les immunités del'état contre toutes les subversions possibles et en l'occurrence celle d'un certaincommunautarisme, en préalable à des desseins plus vastes !Dans cette affaire, ceux qui sifflent la Marseillaise n'en ont pas jusqu'ici été dissuadésde par la pusillanimité de gouvernants qui laissaient tout passer et la totale myopie desidiots utiles qui, à leur habitude, ne regardent le monde que d'un seul côté !Les uns et les autres doivent cesser d'accuser leurs pays de tous les maux dont on accableunilatéralement l'homme blanc, cesser de juger avec les critères moraux de notretemps une Histoire qui était tout naturellement en phase avec les siens, donner ainsi debons prétextes à ceux pour qui tout est bon à prendre pour justifier l'inqualifiable.Comment respecter un pays qui ne se respecterait plus lui-même ? Le président Sarkozy,le premier ministre viennent de réagir vigoureusement. Nous devons tous les soutenir caril en va de l'avenir de la France ! Mais ce sera là une entreprise de longue haleine qui ne serèglera évidemment pas par l'évacuation d'un stade où de tels incidents sereproduiraient, pour autant qu'elle puisse être mise en œuvre un jour.Au lendemain de ces incidents, la gauche s'est montrée solidaire devant les députés lorsde l'intervention de Roselyne Bachelot sur le sujet. Saura t-elle continuer dans cette voie ?Peut-être le fera t'elle. Ce serait une divine surprise, mais pourquoi pas ? Une bonneoccasion de reprendre la main pour Ségolène Royale, qui a déjà fait un pas dans cettedirection lors de la présidentielle en exaltant nos trois couleurs !On peut en douter cependant car, à l'occasion du vote du plan qui permet aux états detenter de conjurer la crise financière qui menace notre pays, cette gauche a fait preuve deson sectarisme habituel, là où tous les états d'Europe, toutes tendances politiquesconfondues, sont tombées d'accord pour le promouvoir ! Et déjà, des voix s’élèvent pourdénoncer la réaction jugée excessive du gouvernement face aux sifflets du Stade de Franceet pour réclamer toujours plus de moyens pour les banlieues « difficiles ».
 
 
Gauchologique
- Le maire de Lille Martine Aubry a estimé mardi que la crise financièren'était que le symptôme d'« une maladie » qui s'appelle « le libéra-lisme ». Dans une France qui souffre de socialisme chronique, une mi-nuscule dose de libéralisme ferait plutôt figure de médicament.- D’après Julien Dray, François Hollande cherche un cacique du PS pour jouer le rôle du « méchant ». Seul moyen d’obtenir un semblant d’unitéet une motion majoritaire. Tous unis contre un seul en quelque sorte.Mais qui ?- Un proche de Ségolène Royal a déclaré à propos de son show au Zé-nith : « A part le serveur du bistrot de l’Assemblée, je n’ai pas eu unseul retour positif ». C’est toujours çà mais on aimerait savoir aprèscombien de verres !- Autre réflexion concernant le show du Zénith. Elle émane de MichelMaffesoli, sociologue et professeur à la Sorbonne, auteur de nombreuxlivres :« Il n’est plus nécessaire de raisonner, il suffit de résonner ».- Pour justifier son soutien à Jean-Marc Rouillan, assassin de GeorgesBesse PDG de Renault, Olivier Besancenot rejette l’indignation de saveuve, Françoise Besse parce que, d‘après lui, « elle a des comptes àrégler avec Rouillan ». Tiens donc, quelle incroyable surprise !- Pierre Mauroy, dit le « Rougeot de Lille », va recevoir en grandepompe Bertrand Delanoë. Histoire de faire rager son ex-amie-de-trente-ans, Martine Aubry, avec qui il entretient des relations de plusen plus tendues. Bienvenue chez les Ch’tis !- Guillaume Bachelay (plume de Fabius) dit de Bertrand Delanoë :« quand on a dit, je suis socialiste et libéral, on ne présente pas de mo-tion, mais des excuses ».- Face à la crise, François Hollande déclare « les socialistes doivent dé-montrer qu’ils ont des propositions ». Par exemple, décider de s’abste-nir; mais le faire de manière déterminée !- Pierre Moscovici, qui a renoncé à entrer dans la compétition pour leposte de Premier Secrétaire du PS, estime que, d’ores et déjà, c’est luile grand vainqueur. Comment mieux souhaiter bon vent au remplaçantde François Hollande ?

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