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toulon bilan 2

toulon bilan 2

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12/02/2011

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25 septembre 2008 -1
er
décembre 2011
Les promesses de Toulonà l’épreuve des faits
Le discours de septembre 2008 passé au crible
À Toulon, en septembre 2008, N. Sarkozy a pris desengagements, a ait des promesses et a a chéune volonté. Trois ans après, sur les trois grandesthématiques du discours, les résultats sont minces,voire totalement absents.
 
La promesseLe résultat...
« Je n’hésite pas à dire que les
modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés 
 . Il y a eu trop d’abus, tropde scandales. Alors ou bien les proessionnels semettent d’accord sur des pratiques acceptables, oubien nous réglerons le problème par 
la loi avant la n de l’année.
»
l
 
Aucune loi,ni en 2009, ni après, n’a été proposéepar le gouvernement ou sa majorité surl’encadrement des rémunérations.
l
 
Un décret a tout juste été publié le 30 mars 2009pour encadrer les dirigeants des entreprises ayantreçu une aide de l’État pendant la crise. Au total,seules six banques et quelques constructeursautomobiles ont été concernés. Ce décret valablepour seulement 18 mois - comme si les abusavaient disparu depuis ! - interdisait l’attributionde stock-options et d’actions gratuites auxdirigeants et mandataires sociaux des entreprisesbénéciant d’un « soutien exceptionnel « de l’État,mais n’excluait la distribution de bonus « qu’encas de licenciements de orte ampleur » (sic !). Lesparachutes dorés aussi étaient épargnés.
l
 
Lorsque le 15 octobre 2009, les socialistesont soumis l’adoption d’une loi proposant leplaonnement des salaires des dirigeantsd’entreprises aidées, la limitation des bonus destraders, la suppression des stocks-options sau pour les salariés des entreprises de moins decinq ans, la suppression des parachutes dorés etla limitation des retraites chapeaux, la droite s’yest opposée se limitant à transposer une directiveeuropéenne moins contraignante.
l
 
Dans le cas des dirigeants des grandes banquesen Europe, une étude évalue à 12,5 % la haussede leur rémunération en 2010 (alors même que lacapitalisation boursière du secteur diminuait dansla même proportion…).
La promesseLe résultat...
« Les responsabilités doivent être recherchées et les responsables de ce naurage au moins sanctionnés nancièrement.
L’impunité serait immorale. On nepeut pas se contenter de aire payer les actionnaires,les clients et les salariés les plus modestes enexonérant les principaux responsables. Qui pourraitaccepter une telle injustice ? « Il aut
cesser d’imposer aux banques des règles de prudence qui sont d’abord une incitation à la créativité comptable plutôt qu’à une gestion rigoureuse des risques 
 . Ce qu’il audra dans l’avenir,c’est contrôler beaucoup mieux la açon dont elles ont leur métier, la manière dont elles évaluent etdont elles gèrent leurs risques, l’efcacité de leurscontrôles internes… »
Résultat : 360 milliards d’euros mobilisés pour lesauvetage des banques, sans aucune contrepartie :pas de participation aux conseils d’administrationdes banques recapitalisées, pas de relance du créditaux particuliers et aux PME, 12 milliards d’eurosde cadeaux aux banques qui ont pu racheter leursactions à l’État aux cours planchers.Les grandes banques rançaises (notammentSociété Générale et BNPP) sont actuellement trèsragilisées sur les marchés du ait de stratégiesd’investissements jugées hasardeuses : l’État en2008 n’est intervenu que superciellement (pourrégler le problème de onds propres) mais n’a enrien incité les banques à assainir leurs activités.Pour toute régulation prudentielle, le gouvernements’est contenté de créer un médiateur du crédit etaucune restructuration du secteur bancaire n’aété entreprise en France ou en Europe. Aucunemesure prise pour agir directement sur les activitésdes banques et la spécialisation : en particulier,pas de mesure pour séparer les activités de dépôtet d’investissement.
« Si lon veut reconstruire un système nancier viable, la moralisation du capitalisme nancier demeure la priorité. » 
N. Sarkozy, discours de Toulon, le 25 septembre 2008 
 
La promesseLe résultat...
«
Mais il audra bien aussi se poser des questions qui âchent comme celle des 
paradis scaux... » 
Les avancées sont très lentes alors que le G20 deLondres d’avril 2009 avait ait de la lutte contreles paradis scaux l’une de ses priorités. La sériedes listes à géométrie variable de paradis scauxcontinue. Après les listes de l’OCDE, du GAFI et duForum de stabilité nancière, le G20 ait réérenceà une nouvelle liste, en l’occurrence celle du Forumscal mondial. Onze territoires sont cette ois-cimontrés du doigt. Ces listes n’ont de sens que sides sanctions ortes sont prises tant à l’encontrede ces territoires et surtout de leurs utilisateurs,notamment les entreprises. Sous la présidence deN.Sarkzoy, malgré la multiplication des campagnesde communication, le G20 n’a malheureusementtoujours pas le courage d’imposer la transparence.
La promesseLe résultat...
«
...
celle des conditions dans lesquelles s’efectuent 
les ventes à découvert qui permettent de spéculer en vendant des titres que lon ne possède pas.» 
En juillet 2011, la France a réintroduit desinterdictions temporaires sur les ventes àdécouvert concernant certaines valeurs nancières,interdictions reconduites pour trois mois par leministre des Finances le 10 novembre. Alors quel’Allemagne s’est une nouvelle ois prononcée pourla n de cette pratique, aucune interdiction totaledes ventes à découvert n’est envisagée par la France.
La promesseLe résultat...
«
 
Il va alloir s’attaquer au problème de la
complexité des produits dépargne et de lopacité des transactions de açon à ce que chacun soit en mesure dévaluer réellement les risques qu’il prend.
 »
 
«
 
Ou celle de la
cotation en continu 
qui permet d’acheter et de vendre à tout moment des actis et dont on sait le rôle qu’elle joue dans les emballements du marché et les bulles spéculatives.» 
 
«
 
Il va alloir s’interroger sur l’obligation de 
comptabiliser les actis aux prix du marché 
qui se révèlent si déstabilisant en cas de crise.» 
 
Depuis, aucune loi, ni aucune réglementation n’ontété mises en place par le gouvernement.
La promesseLe résultat...
«
 
Enn, il va alloir se décider à
contrôler les agences de notation qui ont été déaillantes 
, et aire en sorte que plus aucune institution nancière, et plus aucunonds ne soit en mesure d’échapper au contrôle d’une autorité de régulation.» 
l
 
Aucune avancée n’a été obtenue sur les agences denotation comme sur les hedge unds.
l
 
Malgré l’urgence, le Commissaire européen aumarché intérieur Michel Barnier, ancien ministrede N. Sarkozy, a décidé, le 15 novembre, dediérer le débat sur l’encadrement des agencesde notation.

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