/  2
 
 L’œuvre d’Edmond Amran El Maleh saluée dansune revue toulousaine
Publié
 
le
 
:
 
14
 
décembre
 
2011
 
 
Outre un très substantiel dossier consacré à EdmondAmran El Maleh dont Abdellah Beida écrit jolimentqu’il «
a choisi les premières heures du lundi 15novembre 2010 pour tirer sa révérence et comme pour commencer une semaine ailleurs
», la revue toulousaineHorizons maghrébins traite dans son numéro 64, encette fin 2011, des expressions artistiques et littérairesmétisses au Maghreb et en milieu postmigratoire. Cetteexpression chère aux sociologues «
milieu postmigratoire
» semble renvoyer à quelque chimie!On s’en amuserait presque en la rapportant à un destinsingulier, non évoqué par Horizons maghrébins, celuide Daniel Ifla, juif marocain auquel Isabelle deMontvert-Chaussy vient de consacrer un beau livre paruchez Elytis. Sous la IIIe République, Ifla qui choisit dese faire appeler Osiris, tel le dieu de l’Agriculture dansl’Ancienne Egypte, fut le principal bienfaiteur de l’Institut Pasteur à Bordeaux, ilinventa le bateau-soupe, ancêtre des restos du cœur dont on doit la naissance à cecomédien au génie généreux qu’était Coluche. Iflah, dont une école viticole porte lenom, fit don à l’État d’un grand cru du Sauternais. Coluche, quant à lui, ne rechignaitpas à lever le coude et sans doute goûta-t-il du «
Château La Tour Blanche
», ce vinliquoreux de grande réputation.L’École viticole fondée par M. Osiris se perpétue de nos jours au lycée professionnel du Château la Tour Blanche.Cette belle histoire contée par Isabelle de Montvert-Chaussy dans La TourBlanche, une histoire singulière aurait pu prendre place au sommaire d’Horizonsmaghrébins». Edmond avait précisément la passion de la mémoire spirituelle,intellectuelle, artistique et politique. Cette passion se retrouve dans le texte deMohammed Habib Samrakandi
 La liberté des peuples arabes et la revendication du pluralisme culturel et linguistique.
 L’hommage à Edmond Amran El Maleh rendu par les habitants du quartier SidiBen Slimane al Jazouli, la veille du funeste attentat contre le café Argana au cœur de laplace Jamaa ElFna, est raconté par Anouar Ben Msila qui évoque Lumière de l’ombre:périple autour de Sidi Ben Slimane al Jazouli (Eddif, 2003) dont je veux rappeler qu’ilse composait aussi des envoûtantes photographies d’Ahmed Ben Smaïl.

Share & Embed

More from this user

Add a Comment

Characters: ...