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Discours du Premier ministre a Morzine Haute-Savoie.

Discours du Premier ministre a Morzine Haute-Savoie.

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12/16/2011

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 Hôtel de Matignon – 57, rue de Varenne 75007 PARISPREMIER MINISTRE___________SERVICE DE PRESSE
Discours du Premier ministre François Fillonà Morzine (Haute-Savoie)Samedi 5 novembre 2011
 
 2Mesdames et Messieurs,Je voudrais d’abord vous dire le plaisir qui est le mien de retrouver uneassemblée de maires. J’ai été, comme Bernard vient de le rappeler, plus de 18ans maire d’une commune, je préside encore la Communauté de communes et j’yétais même d’ailleurs hier soir, je crois que je n’ai jamais raté une assemblée demaires de mon département. J’ai vu à la fois le caractère extrêmement positif decette fonction de maire, et en même temps l’évolution de cette mission de plus enplus difficile, confronté à beaucoup de nos concitoyens qui sont de plus en plusexigeants. Je voyais hier soir le maire d’une commune de la Communauté decommunes découragé, parce qu’il subissait des attaques violentes sur desproblèmes d’urbanisme. Il me décrivait sa vie quotidienne, qui ressemblaitd’ailleurs assez à la mienne au fond, mais c’est plus dur quand on est au cœurd’une petite communauté, quand on connaît tout le monde, quand on doitaffronter chaque jour ces regards parfois très agressifs, plus agressifs sans douteaujourd’hui que par le passé. Tout cela pour vous dire que je me sens au milieude vous parfaitement chez moi, et que je mesure toute l’ampleur des difficultésque vous rencontrez.C’est vrai que l’actualité est un peu chargée, on pourrait après… j’auraipu peut-être trouver une excuse pour ne pas répondre à l’invitation du PrésidentMUDRY, je ne l’ai pas fait pour plusieurs raisons. D’abord parce que c’est pourmoi l’occasion de rendre hommage à Bernard ACCOYER, qui joue depuis prèsde 5 ans un rôle clé dans le fonctionnement des institutions de la République. J’aibeaucoup d’estime pour Bernard ACCOYER pour la solidité de ses convictions,pour son bon sens, pour son ancrage territorial, pour l’autorité nécessaire aveclaquelle il préside l’Assemblée nationale. Il a fait évoluer de manière décisive lefonctionnement du Parlement, je veux rappeler que c’est sous sa présidence quel’opposition a vu ses droits renforcés, avec la présidence de la Commission desfinances, avec le droit de créer des commissions d’enquête, avec la maîtrised’une partie de l’ordre du jour pour ses propositions de loi. Je partage avecBernard ACCOYER le même héritage gaulliste, la même conception de l’actionpublique et la même volonté de protéger l’indépendance de notre pays,aujourd’hui menacé par 30 ans de déficits et d’endettement.Je veux saluer le travail des parlementaires de Haute-Savoie, ils sontcaractérisés par un esprit d’entreprise, par une ténacité, par un souci du travailbien fait dont on me dit que ce sont les traits de caractère de tous les Hauts-Savoyards. Je veux aussi dire ma reconnaissance à tous les maires et à tous lesélus pour le dévouement, pour l’énergie personnelle qu’ils déploient dansl’exercice de leur mandat.Mesdames et Messieurs, notre nation est aujourd’hui défiée par lebasculement de l’économie mondiale et par la remise en cause sévère des acquisde l’Europe. Depuis que j’ai l’honneur de diriger le gouvernement de notre pays,nous avons dû – avec le président de la République – affronter 3 crises
 
 3majeures : la crise qu’on a appelée des « subprimes » en 2008 qui a entraîné unerécession économique mondiale ; puis la crise de l’endettement des Etats depuis2010 ; et maintenant la crise de l’Europe. Je crois que ces 3 crises qui, en réalité,n’en forment qu’une seule constituent une véritable crise de civilisation. Et jepense que l’histoire, lorsqu’elle voudra retenir une date pour marquer la fin de lasuprématie occidentale, pour marquer le basculement de l’économie vers l’Asie,eh bien ! Je pense que l’histoire retiendra les années 2008-2012.Aujourd’hui, contrairement à ce que nous disons souvent dans nosdiscours, le monde n’est pas en train de changer, il a changé et nous ne l’avonspas vu ou, en tout cas, nous n’avons pas voulu le voir. La mondialisation contrelaquelle certains voudraient dresser de nouvelles lignes Maginot n’est pas unphénomène nouveau, c’est même une répétition perpétuelle de l’histoire del’humanité. La mondialisation, c’est un mouvement de l’histoire qui fait qu’il y ades civilisations qui naissent ou qui renaissent quand d’autres déclinent. LesChinois, les Indiens, les Brésiliens, demain peut-être les pays du printempsarabe, l’Afrique réclament leur dû. Et je voudrais dire qu’il est inutile et qu’il estinjuste de parler de compétition déloyale, est-ce que la compétition était loyalelorsque nous exploitions les richesses naturelles de ces pays pour les transformerchez nous en biens de consommation que nous revendions ?Nous sommes devant un mouvement inéluctable de rattrapage des paysémergents. Et devant ce mouvement, nous aurions dû depuis longtemps engagerla transformation de notre société, moderniser l’organisation de notre Etat et denotre territoire. Nous aurions dû accentuer notre productivité, faire appel àl’esprit de responsabilité de chacun, plutôt que de promettre encore plusd’assistance et encore plus d’interventions publiques, mais nous ne l’avons pasfait.Nous avons perdu une part de nos richesses du fait de la concurrence,sans rien changer à notre façon de vivre. Alors naturellement nous nous sommesendettés. Eh bien ! Je pense que l’heure de vérité a sonné, et je crois qu’il n’estpas utile de s’en prendre aux agences de notation, aux banquiers, auxspéculateurs, à je ne sais quel bouc-émissaire. Je pense qu’il n’est pas utile nonplus de faire croire qu’il y a des trésors cachés pour financer nos dépensespubliques. Quand on a le record de la dépense publique, quand on détient lerecord des prélèvements obligatoires par rapport à la richesse, il n’y a pas d’autrerecette pour réduire l’endettement que de réduire les dépenses, c’est une réalitéqui est incontournable. Et je veux vous dire que pour moi, le seul programme quivaille en 2012, c’est le retour à l’équilibre des finances publiques.Alors je sais que certains me diront que c’est un programme qui manqueun peu de vision, eh bien ! Je pense exactement le contraire. Je pense que c’est leseul programme qui peut protéger les Français et qui peut protéger notre modèlede société. J’ai attiré depuis longtemps l’attention sur notre situation financière, j’ai prononcé le mot de faillite pour réveiller nos consciences ; et j’ai écrit que laFrance pouvait supporter la vérité. Depuis la crise de 2008, qui a beaucoupaggravé nos déséquilibres financiers, je conduis sous l’autorité du président de la

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