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EIU V9000 - 080924 - Renseignement 10 R

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Les dérives constatées dans la mise en œuvre des pratiques du renseignement pour l'entreprise et les difficultés rencontrées par le concept d'intelligence économique, révèlent l'important déficit théorique dont souffre ce métier vieux comme le monde, alors même qu'il subit un double bouleversement structurel et méthodologique, imposé par des contraintes opérationnelles nouvelles et des technologies de l'information en pleine expansion. Afin de redonner à la fonction renseignement toute la respectabilité qu'elle mérite et l'efficacité qu'elle requiert en particulier pour la sécurité nationale, les fondements théoriques de la discipline doivent être clairement rétablis sur la base de certaines réalités incontournables qu'un examen minutieux permet d'éclairer.
Les dérives constatées dans la mise en œuvre des pratiques du renseignement pour l'entreprise et les difficultés rencontrées par le concept d'intelligence économique, révèlent l'important déficit théorique dont souffre ce métier vieux comme le monde, alors même qu'il subit un double bouleversement structurel et méthodologique, imposé par des contraintes opérationnelles nouvelles et des technologies de l'information en pleine expansion. Afin de redonner à la fonction renseignement toute la respectabilité qu'elle mérite et l'efficacité qu'elle requiert en particulier pour la sécurité nationale, les fondements théoriques de la discipline doivent être clairement rétablis sur la base de certaines réalités incontournables qu'un examen minutieux permet d'éclairer.

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PUBLICATION
en ligne(octobre 2008)
UNE NOUVELLE APPROCHE DU RENSEIGNEMENT
Résumé
Les dérives constatées dans la mise en œuvre des pratiques du renseignement pour l'entreprise et lesdifficultés rencontrées par le concept d'intelligence économique, révèlent l'important déficit théorique dontsouffre ce métier vieux comme le monde, alors même qu'il subit un double bouleversement structurel etméthodologique, imposé par des contraintes opérationnelles nouvelles et des technologies de l'information en pleine expansion. Afin de redonner à la fonction renseignement toute la respectabilité qu'elle mérite etl'efficacité qu'elle requiert en particulier pour la sécurité nationale, les fondements théoriques de la disciplinedoivent être clairement rétablis sur la base de certaines réalités incontournables qu'un examen minutieux permet d'éclairer :
-(1)
le "renseignement" se distingue de l'information, non par sa nature (objet, origine, moyens de recueil,traitement), mais par sa finalité (l'utilisateur) qui le caractérise entièrement ;
-(2)
la "fonction renseignement" décrit un processus ayant pour objet d'exploiter des "sources" dont elleoriente l'activité sans toutefois s'y assimiler, afin d'éclairer les décisions de ses "clients" auxquels elle nese substitue en aucun cas ;
-(3)
les sources comme les clients sont extérieurs au "cycle du renseignement" (orientation – interprétation – nouvelle orientation) tout entier contenu dans le processus d'exploitation dont il constitue le cœur ;
-(4)
au sein de toute "communauté opérationnelle", le renseignement est une fonction naturelle qui s'intègredans la chaîne opérationnelle en décrivant à chaque maillon un cycle du renseignement élémentaire,chacun faisant office de source pour le suivant et de client pour le précédent ;
-(5)
les "services de renseignement" n'ont ni vocation à réaliser le recueil confié à leurs sources, ni àempiéter sur les décisions de leurs clients, mais à assurer la "capitalisation" du renseignement lorsquel'animation des cycles successifs est confiée à des spécialistes ;
-(6)
comme n'importe quelle autre moyen de recueil mettant en œuvre des "capteurs" spécialisés dans la"recherche" du renseignement (satellites par exemple), un organisme pratiquant "l'espionnage" (moyende recherche clandestin) peut être piloté par un service de renseignement, voire intégré en son sein,mais il n'est pas lui-même un service de renseignement dont le recueil n'est pas la vocation ;
-(7)
les concepts "d'activité clandestine" (affaire exclusive de spécialistes dûment entraînés) et de "recueildu renseignement" (fonction naturelle pratiquée comme une respiration par tous les acteurs de lacommunauté opérationnelle au service de laquelle elle opère) s'avèrent parfaitement antinomiques ;
-(8)
 bien que consacrée par l'usage courant, l'appellation "service de renseignement", pour désigner les"services secrets" ou "spéciaux" dont le champ d'action en matière de renseignement se limiteexclusivement à la recherche du "renseignement de sécurité", est impropre : l'usage professionnel doitlui préférer l'une ou l'autre des deux dernières appellations ;
-(9)
le "renseignement d'entreprise" se distingue, non pas seulement de l'espionnage, mais du renseignementde sécurité relevant des services gouvernementaux, par le fait qu'il ne peut pas exploiter de sources pratiquant des activités de recherche clandestines ;
-(10)
l'intelligence économique, politique publique préconisée par le Député Bernard Carayon, impliquant lesentreprises et les universités dans le cadre d'un partenariat public-privé, doit être clairement distinguéede la fonction renseignement d'entreprise, dont les activités de sécurité doivent être exclues, ainsi quetoute idée de partenariat public-privé, afin d'éviter toute dérive et tout risque de confusion avec lerenseignement d'Etat à vocation sécuritaire et de ses à côtés "discrets", voire clandestins.Ces dix réalités fondamentales sont la base d'un renouveau théorique nécessaire centré sur la capitalisationdes connaissances, cœur de métier des services de renseignement.
CV(R) Francis BEAU – consultant chercheur – 06 20 11 10 50 – francisbeau@noos.fr 
 
 
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PUBLICATION
en ligne(octobre 2008)
Le concept d'intelligence économique, révélateur des ambiguïtés du renseignement
Il existe un lien fort entre intelligence économique et renseignement dont nul ne peut ignorer la réalité. Le jeu de cache-cache sémantique sur lequel repose le concept d'intelligence économique en France occultecertaines réalités qu'un examen attentif de la fonction renseignement doit permettre de retrouver.L'intelligence économique souffre d'une image déformée par le poids des mots que chacun voit se profiler derrière l'idée. Nul ne peut ignorer en effet que l'anglicisme
intelligence
masque en réalité le renseignement,lui-même soupçonné de camoufler l'espionnage auquel il est la plupart du temps assimilé. Ce double jeu decache-cache sémantique, qui freine les développements pratiques dans l'entreprise du concept d'intelligenceéconomique malgré l'indéfectible soutien des pouvoirs publics et de l'université, traduit en réalile graveretard théorique et méthodologique dont souffre le renseignement. La grande mutation que vit ce dernier  pour faire face au bouleversement des menaces et relever des défis sécuritaires nouveaux devrait pourtantnous inciter à travailler au renforcement d'un socle théorique dont aucune réforme d'envergure ne peut fairel'économie.Dans Le Monde du 05 juillet 2008, à propos de l'arrivée prochaine au poste de directeur général internationalde la société Gallice Security d'un ancien patron du service action de la DGSE, Isabelle Mandraud
1
 constateque «
le secteur privé de l'intelligence économique
,
poursuivant son expansion
,
continue d'aspirer desresponsables de la sécurité publique
. » Elle note à cette occasion que «
le secteur privé 
,
 petit à petit 
,
 grignote ainsi des missions jusqu'ici considérées du domaine régalien
. » Cette information, rapprochée de plusieurs affaires récentes qui «
ont amené les médias
», comme le constate Christian Harbulot dans unéditorial récent
2
, «
à se repencher sur les liaisons dangereuses entre le monde de l’intelligence économiqueet celui du renseignement privé 
», incite à s'intéresser à la nature du lien qui existe entre intelligenceéconomique et renseignement. Son caractère équivoque, que l'ambiguïté du vocabulaire contribue à favoriser malgré les innombrables tentatives d'éclaircissement de la part des autorités, montre bien qu'un effortimportant est encore à faire en matière de définitions. Sans ce travail théorique fondamental sur lerenseignement, aucune promotion à l'échelle nationale de l'intelligence économique, à la fois réaliste,efficace et responsable, n'est à mon avis envisageable.L’article de Wikipédia concernant l’intelligence économique (IE) commence ainsi : «
 L’intelligenceéconomique se distingue de l’espionnage économique car elle utilise exclusivement des moyens légaux
». Cefaisant, l'encyclopédie en ligne reprend un leitmotiv des professionnels et des fondateurs de l'intelligenceéconomique en France, qui à force d'être répété, ne réussit qu'à renforcer les suspicions à l'encontre d'uneactividont la respectabilité devrait être une évidence. S'agissant d'un métier que l'Etat cherche à promouvoir dans l'entreprise depuis une quinzaine d'années déjà, son caractère légal ne devrait plus en effetêtre mis en doute depuis bien longtemps. Or, les affaires récentes évoquées par Christian Harbulot lemontrent bien, il se trouve que l'amalgame entre IE et "barbouzerie" est un thème qui revient indéfinimentsur le devant de la scène médiatique. Il n'est pas forcément inutile d'essayer d'en comprendre les raisons.Concernant l'espionnage, l'encyclopédie libre en ligne "redirige" l'internaute vers l'article intitu"Renseignement", dans lequel elle note que
le public
désigne généralement cette activité par le mot«
espionnage, un terme péjoratif et porteur de nombreux clichés, issus principalement des romans et ducinéma
». Cette perception sulfureuse de la fonction renseignement par le public est très largement répandueen raison précisément de ce sens "chargé d'aventure" hérité de l'histoire et d'un détournement sémantique quia fait préférer l'usage plus policé du mot renseignement à celui d'espionnage beaucoup moins présentable. Le problème, c'est qu'à force d'utiliser un mot pour un autre afin d'en gommer l'image négative, le premier finittoujours par se charger de cette même image. Personne n'est dupe de la supercherie, et l'usage courantconsacre la synonymie presque parfaite des deux termes renseignement et espionnage. Conscients de cettedérive sémantique, les concepteurs de l'intelligence économique en France ont reconduit le même subterfuge pour gommer cette image négative désormais bien peu présentable inoculée au terme renseignement par unusage fallacieux, en le remplant à son tour par son équivalent anglais
intelligence
qui paraissaitincomparablement plus "noble". Cette double supercherie sémantique a tellement bien fonctionné que les
1Isabelle Mandraud,
Gilles Maréchal, du service action de la DGSE au privé 
, LE MONDE du 05 juillet 2008 2Christian Harbulot,
 L’intelligence économique sur la sellette
 
, 02 juillet 2008
CV(R) Francis BEAU – consultant chercheur – 06 20 11 10 50 – francisbeau@noos.fr 
 
 
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en ligne(octobre 2008)
concepteurs mêmes de l'intelligence économique "à la française" ont fini par en oublier le véritable sens dumot renseignement et les réalités des processus à l'œuvre dans la fonction renseignement.Pour preuve cette déclaration pour le moins surprenante de la part de l'auteur du premier rapport sur l'intelligence économique en France (1994), ancien délégué général pour l'armement, ancien PDG de lasociété Aérospatiale, … : «
Contrairement à ce que pensent certains, intelligence économique ne veut pasdire "renseignement", mais la mise en œuvre d’une méthodologie rigoureuse où se combinent la saisie desinformations, leur évaluation, leur mise en perspective et la mesure de leur cohérence et, à partir de là, lacompréhension des facteurs d’évolution et leur projection dans l’avenir.
»
3
.
Ce que Henri Martre tente là dedissocier du renseignement pourrait être à peu de choses prés une excellente description de la fonctionrenseignement !Si quatorze ans après la parution du rapport Martre, on en est toujours à essayer de convaincre l'opinion publique qu'intelligence économique n'est pas espionnage en confondant ce dernier avec le renseignement,c'est probablement que le discours manque de clarté face à des réalités que personne ne peut ignorer. Cemanque de clarté imputable à la surexposition médiatique d'un renseignement "cliché" issu d’une histoireriche en aventures, impose de revenir aux réalités élémentaires de la fonction renseignement. Tentons defaire le tour de ces réalités, de proposer quelques définitions susceptibles d’éclairer les fondementsthéoriques du renseignement
4
et de suggérer quelques clarifications propres à rendre moins équivoques lesdiscours accompagnant l'organisation du renseignement gouvernemental ainsi que la promotion del'intelligence économique.
Dix réalités pour un recadrage théorique de la fonction renseignement
-
Première réalité
, un "renseignement" se distingue d'une information par le fait qu'il répond à un besoinde savoir pour mener une action déterminée.
DEFINITION
: un
"renseignement"
est une information recherchée dans le but de répondre à un besoin de savoir nécessaire à la décision pour une action déterminée.Corollaire 1 : une information, s l'instant où elle est recueillie, quel que soit son degréd'élaboration, qu'elle soit analye ou non, recoupée ou non, valie ou non, est un"renseignement" dès lors qu'elle est recueillie dans le but de répondre à un besoin de savoir nécessaire à la décision pour une action déterminée. Autrement dit, une information devient unrenseignement dès lors qu'elle a pour objectif de répondre à un besoin de savoir pour décider.Corollaire 2 : l’information est caractérisée par sa nature (politique, militaire, policre,économique, financière, scientifique, technologique, industrielle, …), tandis que le renseignementse caractérise par sa finalité : renseignement politique (comprendre "d'intérêt politique", c'est-à-direutile à une "communauté" politique pour prendre des décisions d'ordre politique) renseignementmilitaire (comprendre "d'intérêt militaire", c'est-à-dire utile à la "communauté" militaire dansl’exercice de ses missions), renseignement de sécuriintérieure ou extérieure (utile aux"communautés" en charge d'assurer la sécurité intérieure ou extérieure), renseignement d'entreprise(utile à l'entreprise dans l’exercice de ses activités), etc.
Première clarification
Un "renseignement" se distingue d'une information, non par sa nature (son objet, son origine, les moyensde son recueil, le traitement qui lui est appliqué), mais par sa finalité qui le caractérise entièrement. Ainsi,l'information est fondamentalement qualifiée par sa nature (ex. : information économique) tandis que lerenseignement l'est par sa finalité, son "client", la communauté à laquelle il est utile (ex. : renseignementd'entreprise).
3Henri Martre,
 , Les echos.fr, Le blog de l’intelligence économique, 23 octobre 20074Les définitions sont la base de la théorie : les guillemets dans le texte qui suit indiquent, lors de leur première utilisation, les mots dontle sens doit être fixé par la théorie.
CV(R) Francis BEAU – consultant chercheur – 06 20 11 10 50 – francisbeau@noos.fr 

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