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La revue trimestrielle de la Dissidence Française – n° 7 – Décembre 2011
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Éditorial
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Révolution !
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emaines après semaines, les signess'amoncellent. Tous les observateursle reconnaissent : l'Histoire s'accélère,et nous entraine inexorablement versun épilogue que l'on peut redouter autant que désirer.Au sein de la mouvance alternative etdissidente, le décryptage del'actualité, et son commentairesystématique, frôle l'épilepsie.Scruter l'information, y déceler dessignes, leur donner du sens : ceréflexe, devenu pour beaucoup pluri-quotidien, nous inscrit malgré nousdans les schémas mentaux imposés par la modernité, faisant ainsi de nousdes adeptes du culte de la spontanéité,au détriment de l'élaborationthéorique et du travail de terrain.Cette période charnière représente pourtant ce moment du
basculement possible
, et devrait mobiliser toutesnos énergies, non pour son analyseseule, mais avant tout pour en saisir l'opportunité, en créant l'évènement plutôt qu'en le commentant.Il s'agit ici de comprendre la nécessitéde sortir d'une simple positionréactionnaire pour entrer dans unvéritable combat révolutionnaire.Révolution. Ce terme galvaudé etdétourné de son sens premier – en particulier par les gauchistes, dont lacaractéristique première est la facilitéavec laquelle ils s'affublent d'un prêt-à-penser dont ils ne maitrisent même pas les sémantiques – est en effetcelui qui s'impose aujourd'hui et quidoit animer notre combat.Étymologiquement, le terme de« révolution » renvoie au latin
revolvere
signifiant « rouler enarrière ». L'on saisit tout de suite la portée idéologique de ce terme, ences temps où la crise du Mondemoderne – prophétisée par le FrançaisRené Guénon il y a près d'un siècle – s'exprime dans ses aspects les plusabjectes. Nous aurions tort de ne voir que lesaspects économiques ou politiques dela « crise », et de passer à coté de lalente, diffuse, mais prégnantedéliquescence des aspects les plusfondamentaux de nos sociétés.La décadence est une réalité face àlaquelle notre combat doit se fairerévolutionnaire, c'est-à-dire anti-moderne et donc métapolitique.Ce combat, par sa nature même,exclut toute compromission électoraleou partisane. C'est cette radicalité decombat que nous nommons
dissidence
, et dont le succès nedépendra que d'une seule variable (etnon des moindres) : l'élan populairequi l'accompagnera, et qui luidonnera la légitimité, la forcenécessaire pour renouer avec l'épopéeFrançaise.Un cycle s'achève. Nous sommes à l'aube d'une annéecrépusculaire, et c'est dans cecontexte si particulier que je voussouhaite, à toutes et à tous,d'excellentes fêtes de fin d'année.
Vincent Vauclin
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