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the thing 2011

the thing 2011

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Categories:Types, Reviews, Film
Published by: Amphigoure Volapük on Jan 02, 2012
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01/02/2012

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the thing.
Une préquelle explicative, pour un chef-d'oeuvre qui fonctionne entièrement sur l'idéed'inconnu? En voilà une mauvaise idée !"Let's find a shovel"
Un camp abandonné, gelé, partiellement incendié. Les véhicules sabotés, un grand cercueil deglace éventré dans l'appentis ouvert aux quatre vents. Des notes, photos et bandes vidéoénigmatiques. Un homme mort assis devant la radio muette, un rasoir dans une main et desstalactites de sang au poignet. Une créature indescriptible, d'un composite délirant, au visagehumain presque dédoublé, calcinée, à l'extérieur. Dans
The Thing
, c'est tout ce qu'il faut àJohn Carpenter pour évoquer les évènements du camp de scientifiques norvégiens, d'où deuxhommes apparemment fous et un chien de traineau ont atteint les lieux de son récit à la première bobine. La force d'évocation de la séquence, soutenue par un sens de l'allusion toutlovecraftien (cf la redécouverte du camp de base dans les
Montagnes Hallucinées
) et undécoupage au cordeau, place d'emblée ce qui va suivre dans une optique mythologiqueécrasante en en décuplant les développements. Plus tard, deux mate paintings et trois bouts demétal suffisent pour figurer un vaisseau spatial fossile. Sans montrer quoi que soit d'autre quiexplique la nature profonde de la Chose.L'incertitude est souvent le prétexte des fanfictions, ces objets bâtards et la plupart du temps parfaitement vains qu'on trouve sur des forums internet datant de 2002. Le schéma de
AlienVS Predator
s'est manifestement répété ici : comme si toute zone de flou ou d'allusion dansune histoire était une source de frustration insupportable, l'on s'est jeté sur l'objet du problème(le camp norvégien pour 
The Thing
, naguère la salle des trophées de
Predator 2
) pour enéclairer tous les aspects sous un projecteur de mirador. En terme de narration et pluslargement de construction mythologique, l'idée est pour le moins discutable, en cela qu'elleréduit l'univers auquel elle touche en le circonscrivant dans un cercle toujours trop petit pour ses potentialis*. Cette mauvaise idée, c'est précisément celle qui préside à cereboot/remake/préquelle (ou n'importe quel terme qui sera à la mode le mois prochain pour signer cette logique créative de planqués qui fait rage depuis quelques anes àHollywood).Des scientifiques norvégiens trouvent un vaisseau spatial enfoui depuis la préhistoire aumilieu de l'Antartique. En tant que pays sous-développé et dépourvu de la technologieadéquate (ça doit être ça), ils amènent une biologiste américaine pour analyser son occupant.Celui-ci s'avère être un métamorphe hostile, qui absorbe les êtres vivants pour les imiter etremplacer à terme la population endogame. La résistance pour le confinement de la menaces'organise, dans une chaine d'évènements qui mènera à ceux du film de 1982.En l'état il n'y a pas beaucoup à dire sur ce
The Thing
de 2011, pour peu qu'on l'envisageindépendamment de celui de Big John. Un huis-clos fantastique typique de ce qui se faisaitdans les années 80 et 90, ou un groupe plus ou moins hétéroclite fait face à une entitéquelconque qui bien entendu le décime un par un. Devant cet objet on pense beaucoup à ces petits métrages post-
Alien
, ou mieux aux productions sous-marines d'après
Abyss
, commel'inénarrable
Leviathan
de chez de Laurentiis. Et en effet ce n'est pas un compliment. Et, eneffet, c'est mérité. Globalement,
The Thing
pourrait être honorable pour une premièreréalisation de long pour le cinéma, ou pour un DTV luxueux complètement hors de l'ombred'un grand film. Au nombre des qualités du film, une bonne interprétation (pour peu que
 
Winstead ait quelque chose à jouer, elle est bien plus qu'un joli visage) et une bonne idée :l'organisme étranger ne pouvant apriori imiter que des matières organiques, la chasse aux prothèses, boucles d'oreilles et plombages dentaires constitue le meilleur moyen de tester l'humanité de ses petits camarades. Pas une purge complète, mais certainement pas un très bon film non plus, tout au plus un produit de consommation courante sans grande personnalité. Les défauts de son exécution, néanmoins, deviennent pires que rédhibitoiresétant donné que par nature, ce téléfilm augmenté est accolé à l'un des chefs-d'oeuvre ducinéma d'horreur (du cinéma tout court) aussi cavalièrement que lors d'une saillie de chiens derace.Car le bât blesse méchamment précisément aux entournures qu'il tente de gratouiller avantageusement chez l'admirateur de l'original. Et à s'appuyer sur le statut de classique dufilm de 1982 pour faire passer le cochon payeur à la caisse, mais sans JAMAIS se donner la peine de réfléchir à ce qui fait l'essence dudit classique, ce
The Thing
passe rapidementd'erroné à embarrassant, avant (mais sans doute fortuitement) de carrément nier son modèle.On se désole donc devant un jeu des sept erreurs qui revient à identifier les cibles d'un autre jeu, de massacre celui-ci.La plus évidente de ces négations est bien entendu le rôle-titre et clou du spectacle, la Choseelle-même. Et d'abord le choix systématique de l'imagerie de synthèse, de surcroît de qualité plus que moyenne : textures à la traîne, intégrations hasardeuses et surtout un designquelconque, un comble pour une telle créature et une véritable insulte à Rob Bottin. QuandCarpenter faisait tout pour échapper au syndrome du "guy in a suit" pour son monstre,
TheThing
2011 se vautre à grands délices dans son équivalent actuel, le machin-en-CGI-on-verra-ça-à-la-post-prod. C'est bien simple, à grands renfort de bras cavaleurs, de bestiasses quisautent partout, de surgissements incongrus, de visages factices foutus à la va-comme-jte- pousse sur des corps zarbis comme dans un Stephen Sommers, la Chose n'est plus l'incroyable protoplasme agressif de 1982. Elle n'évoque au mieux que les nécromorphes de
Dead Space
.Son comportement et ses manifestations sont d'ailleurs raccord avec cette analogie ; attaquesopportunistes et indépendantes du contexte, comme un prédateur de base, alors que dansl'original (soit seulement trois jours plus tard dans le scenario) le mode opératoire du mêmeorganisme consiste à n'attaquer que lorsqu'il est seul avec sa proie, ou à ne se révéler qu'acculé par le groupe (la réanimation de Norris, le test sanguin). Moins maline, la Chosed'aujourd'hui est aussi nettement moins inquiétante. Mais surtout, sûrement pour relancer régulrement l'intérêt d'un spectateur qu'on a supposé gavé de zapping, les séquencesd'attaques sont d'un spectaculaire absolument disproportionné : il faut voir la créature bâclées'extirper d'un bon de son bloc de glace, et traverser le plafond dans le même mouvement, pour mesurer le point auquel ce projet est côté de la plaque. Tout est de la même eau, àcommencer par les rities oblies par le statut de préquelle, celles qui doiventcorrespondre aux dégâts que les protagonistes du film de 1982 vont découvrir. La créaturecalcinée dans la cour se retrouve ainsi justifiée par une fusion à la va-vite (presque unmorphing!), la hache dans la porte est placée là par un prétexte honteux, d'autres actions ne bénéficiant même pas de ce traitement expéditif pour être purement et simplement passéessous silence. Quant aux survivants qui poursuivent le chien en hélico, l'ensemble de l'actionest reléguée en plein générique de fin (!), avec un nouveau norvégien qui se pointe en hélicocomme le beau deus ex machina qu'il est. Jamais séquence aussi fondamentale (c'est quandmême la raison d'être du film) n'avait été expédiée de la sorte. Belle cohérence.Des actions prétextes quand elles ne sont pas strictement fausses dans l'économie du récit :Pourquoi diable mettre le vaisseau spatial sous la glace alors que les vidéos vues dans

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