Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Look up keyword
Like this
2Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
Nonnos Paraphrase Evangile

Nonnos Paraphrase Evangile

Ratings: (0)|Views: 79 |Likes:
Published by Albocicade
La paraphrase de l'Evangile de Jean par Nonnos de Panopolis, traduction par le Comte de Marcellus, 1861; introduction par Albocicade.
Document indexé, télécharger le pdf
La paraphrase de l'Evangile de Jean par Nonnos de Panopolis, traduction par le Comte de Marcellus, 1861; introduction par Albocicade.
Document indexé, télécharger le pdf

More info:

Published by: Albocicade on Jan 02, 2012
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

01/31/2013

pdf

text

original

 
Nonnos de Panopolis
Paraphrase de l'Evangile selon Saint Jean
Texte rétabli, corrigéet traduit pour la première fois en françaispar
le Comte de Marcellus
 ancien ministre plénipotentiaire
1861
Numérisation et introductionpar
 Albocicade
 
2012
 
Introduction
Vouloir mettre le quatrième Evangile en vers et y parvenir, voila une idée qui ne pouvaitgermer que dans l'esprit d'un poète aguerri.Que ce poète ait auparavant chanté la gloire de Bacchus est déjà plus incongru.C'est pourtant le cas de Nonnos.Il ne lui a pas fallu, à la charnière des IVe et Ve siècles, moins de 21287 vers pour rassembleravec une imagination exubérante tous les mythes sur la jeunesse de Dionysos/Bacchus. Jusquelà, rien de trop étonnant, de la part d'un habitant de Panopolis (aujourd'hui "Akhmîn" enHaute Egypte, sur la rive droite du Nil), la "ville de Pan", ce mythologique compagnon delutte de Bacchus.Après son tour de force, qu'est-ce qui a décidé cet inlassable poète,
s'enchaînant à un texteinaltérable, à mettre le style d'Homère au service de la Bible, à courber l'épithètemythologique sous le joug de l'Évangile ?
En fut-il de lui comme de son contemporain latin, Prudence, qui écrivait, en prologue à sonCathemerinon :Déjà ma vie, si je ne me trompe,s'est prolongée pendant cinq dizaines d'années,et après ce demi-siècle j'ai vu sept fois le retour des saisons, jouissant de ce soleil qui roule sans cesse.Le terme s'approche, le dernier jour n'est pas loin;Dieu le montre à ma vieillesse.Qu'ai-je fait d'utile pendant ce long espace de temps?Il est temps que je me dise à moi-même:Quelque charge que tu aies occupé,ton âme a perdu ce monde auquel elle s'était livrée.Dieu n'a pas été l'objet de ses recherches,Dieu sous la main de qui tu vas tomber.Au terme de ta carrière,que ton âme pécheresse se défasse enfin de sa folie;qu'elle loue Dieu par des chantspuisqu'elle ne peut louer Dieu par des vertus.Qu'elle remplisse le jour de ses hymnes;qu'aucune nuit ne se passe sans qu'elle chante le Seigneur.Qu'elle combatte contre les hérésies;qu'elle expose la foi catholique.Qu'elle renverse les fausses divinités des Païens.Qu'elle insulte, ô Rome, tes idoles;qu'elle consacre des hymnes aux martyrs,des louanges aux apôtres.Pendant que j'écris,pendant que je chante de si nobles sujets,puisse mon âme, affranchie des liens du corps,s'élancer comme un rayonlà où tendront les accents de ma langueexprimant un dernier chant !En l'absence de tout élément biographique, il nous est impossible même de conjecturer quellesuite d'événements a pu amener le chantre du paganisme antique à se faire le propagateur du
 
christianisme. Une chose pourtant est hors de doute : c'est un chrétien aussi savant queconvaincu qui compose cette "métabole" de l'Evangile de Jean."Métabolé", c'est le mot que cet Egyptien hellénisé choisit pour désigner son ouvrage. Tandisque la "Paraphrasis" parle selon le sujet et le développe, ou que la "Metaphrasis" est plutôtune interprétation, la "Métabolé" est la répétition d'une même chose sous la variété des termes: c'est donc bien
un même récit répété sous des termes soumis à l'hexamètre, et entrecoupé d'images poétiques ou de pieuses réflexions
.La langue française n'étant pas la grecque, il a bien fallu au traducteur se résoudre à employerle mot "paraphrase" dans le titre, tout en s'en expliquant dans l'introduction.Au vrai, lire cette paraphrase, c'est entrer dans un échange à quatre voix : d'abord et avanttout, Jean, le "
disciple bien aimé 
", auteur de l'Evangile ; puis Nonnos qui autours du sobretexte de l'Apôtre multiplie les variations en vers héroïques, ensuite le traducteur, qui noncontent de rendre en français la teneur de cette "Métabolè" dut préalablement en réviserintégralement le texte grec, et enfin le lecteur qui recevra ce texte en fonction de son proprearrière plan, de ses propres attentes.Disons donc un mot du traducteur, puisque c'est à travers son regard que nous parvient letexte de Nonnos. Le comte de Marcellus fut diplomate durant les quinze années de laRestauration : d'abord secrétaire d'ambassade à Constantinople, il fut ensuite en poste àLondres, Madrid et Lucques, avant de se voir proposer un poste de Sous-Secrétaire d'Etat auxAffaires étrangères dans le gouvernement Polignac, poste qu'il refusa. La monarchie de Juilletmit fin à sa vie publique.C'est pendant qu'il était en poste à Constantinople qu'il empêcha in extremis - avec culot etpugnacité - que la Vénus de Milo nouvellement découverte ne soit embarqué sur un navireturc : au final, c'est à lui que l'on doit de la voir au Louvre…Ses années "orientales", le marquèrent durablement et, bien longtemps après, dans sa retraiteforcée, il publia ses "
Souvenirs de l'Orient 
", puis les "
Chant du peuple en Grèce
" avant de selancer dans l'œuvre immense consistant à traduire les 48 chants des "
 Dionysiaques
".Ce n'est donc pas en béotien qu'il entreprit de traduire le second poème de Nonnos.De son auteur il connaissait le vocabulaire, la tournure des phrases, et même les petitesmanies lorsqu'il décida de se pencher sur les 3750 vers de "Métabole de l'Evangile". L'éditiongrecque de Franz Passow, publiée en 1834 à Leipzig, laissant beaucoup à désirer malgré uneprésentation fort intéressante (sur la même page, le texte de Nonnos et le passagecorrespondant de l'Evangile), il fallut tout d'abord "nettoyer" un texte par endroit défiguré parquelque copiste négligent ou par quelque critique trop imaginatif avant de pouvoir donner unetraduction en français. Nonnos écrivait en hexamètres dactyliques, le Comte traduisit en prose: tenter de mettre le vers grec en vers français eut été pour le moins hasardeux, le rythme desphrases et la richesse des images suffisent.Ce travail, il eut tout juste le temps de le mener à bien, et c'est de manière posthume que futpubliée, en 1861 la "
Paraphrase de l'Evangile selon Saint Jean par Nonnos de Panopolis,rétablie, corrigée et traduite pour la première fois en français
", ainsi qu'une édition du textegrec "
rétabli et corrigé 
".Mine de rien, le chantre de Bacchus avait ramené le Comte passionné d'hellénisme vers lesparoles de l'Apôtre.Dans cette traduction, on trouvera donc inextricablement liés les mots de Nonnos, et ceux deson traducteur.

You're Reading a Free Preview

Download
scribd
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->