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Jurisprudences importantes en matière de responsabilité civile

Jurisprudences importantes en matière de responsabilité civile

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MEMO DROIT DES OBLIGATIONS -RESPONSABILITE CIVILE DELICTUELLE
Évolution de la jurisprudence en la matière 
Civ., 27 octobre 1855, arrêtMONTAGNIER :
Le propriétaire ou le gardien d’un animal ne peut s’exonérer de sa responsabilité en démontrant son absence de faute. La présomption del’article 1385 du code civil ne cède que devant la preuve d’un cas fortuit d’une faute de lavictime. Première étape de l’objectivation de la responsabilité civile délictuelle.
Civ., 16 juin 1896, arrêtTEFFAINE:
Consécration du principe général de responsabilité dufait des choses que l’on a sous sa garde (découverte de l’alinéa 1er de l’article 1384 du codecivil). Le propriétaire d’un remorqueur est responsable de la mort du mécanicien lors del’explosion inexpliquée de la chaudière.
Req., 3 août 1915, arrêtClément BAYARD:
Le propriétaire d’un terrain qui y installe des pics en bois de seize mètres de hauteur, surmontés de tiges en fer, alors que ce dispositif ne présente aucune utilité et n’a d’autre but que de nuire à son voisin, amateur de ballonsdirigeables, abuse de son droit de propriété.
Civ., 16 novembre 1920, arrêtGare de BORDEAUX:
Le principe général deresponsabilité du fait des choses (arrêtTEFFAINE) est étendu aux cas d’incendies.
Ch. Réunies, 13 février 1930, arrêtJAND’HEUR :
La présomption de responsabilitéétablie par l’article 1384 alinéa 1er du code civil, à l’encontre de celui qui a sous sa garde lachose inanimée qui a causé un dommage à autrui, ne peut être détruite que par la preuve d’uncas fortuit ou de force majeure ou d’une cause étrangère qui ne lui soit pas imputable. Il nesuffit pas de prouver que le gardien n’a pas est commis de faute ou que la cause du faitdommageable est demeurée inconnue. Il n’y a pas lieu de distinguer suivant que la chose qui acausé le dommage était ou non actionnée par la main de l’homme. Il n’est pas nécessairequ’elle ait un vice inhérent à sa nature et susceptible de causer le dommage, l’article 1384 ducode civil rattachant la responsabilité à la garde de la chose et non à la chose.
Ch. Réunies, 2 décembre 1941, arrêtFRANCK :
Le gardien est celui qui a l’usage, lecontrôle et la direction de la chose. Le voleur d’une chose en est gardien.
Civ., 27 février 1951, arrêtBRANLY:
La faute prévue dans les articles 1382 et 1383 ducode civil peut aussi bien être un fait négatif, une abstention (faute par omission), qu’un acte positif (faute par commission). Condamnation d’un historien pour avoir volontairement omis,dans un ouvrage sur la TSF, d’énoncer le nom de Branly, savant à l’origine de l’invention, àcause d’un différend politique entre les deux hommes.
Com., 19 juin 1951, arrêtLAMORICIERE:
Le gardien de la chose peut s’exonérer  partiellement de sa responsabilité en cas de force majeure. Naufrage du paquebot Lamoricièredû pour les 4/5 à un violent cyclone et pour le 1/5 restant à du charbon défectueux.
Civ. 2e, 5 janvier 1956 et Civ. 2e, 10 juin 1960, arrêtsOXYGENE LIQUIDE:
La garde
 
de la structure se distingue de la garde du comportement pour les choses dotées d’undynamisme propre et dangereux.
Civ. 2e, 13 mars 1957, arrêtHOUILLERES DU BASSIN DU NORD:
La force majeure peut être une cause d’exonération partielle du défendeur. Dommage dû à la fois à un violentorage et à la faute du défendeur qui avait modifié l’écoulement naturel des eaux par unedigue.
Civ. 2e, 18 décembre 1964, arrêtTRICHARD:
Une personne privée de discernement peutavoir la qualité de gardien d’une chose. Abandon progressif de l’imputabilité de la chose.
Ch. Mixte, 27 février 1970, arrêtDANGEREUX:
L’article 1382 du Code civil estapplicable, en cas de décès, même s’il n’existe pas de lien de droit entre la victime et ledemandeur (indemnisation d’une concubine pour le décès de son concubin).
Civ.2e, 21 juillet 1982, arrêtDESMARES:
Seul un évènement constituant un cas de forcemajeure exonère le gardien de la chose, de la . responsabilité par lui encourue par applicationde l’article 1384 alinéa 1er du code civil. Impossibilité d’exonération partielle pour faute oufait non fautif de la victime.
Ass. Plén., 9 mai 1984, arrêtsLEMAIREetDERGUINI:
Les juges du fond ne sont pastenus de vérifier si le mineur était capable de discerner les conséquences de son actes pour retenir la responsabilité des parents. Première étape avant l’arrêtLEVERT.
Ass. Plén., 9 mai 1984, arrêtFULLENWARTH:
Pour que soit présumée, sur le fondementde l’article 1384 alinéa 4 du code civil, la responsabilité des père et mère d’un mineur habitant avec eux, il suffit que celui-ci ait commis un acte qui soit la cause directe dudommage invoqué par la victime. Première étape avant l’arrêtBERTRAND.
Ass. Plén., 9 mai 1984, arrêtGABILLET:
L’infans peut avoir la qualité de gardien d’unechose. Prolongement de l’arrêtTRICHARD.
Civ.2e, 6 avril 1987, arrêtMETTETAL:
Le gardien de la chose peut être partiellementexonéré lorsque la faute de la victime a contribué au dommage. Assouplissement de l’arrêtDESMARES.
Ass. Plén., 29 mars 1991, arrêtBLIECK :
Reconnaissance du principe général deresponsabilité du fait d’autrui sur le fondement de l’article 1384 alinéa 1er du code civil. Uneassociation ayant accepté la charge d’organiser et de contrôler, à titre permanent, le mode devie d’un handicapé est responsable des dommages qu’il cause.
Com., 12 octobre 1993, arrêtPARFUMS ROCHAS:
Le commettant ne peut exercer unrecours contre le préposé qui a agi dans le cadre de sa mission, sans en outrepasser les limites.Allégement de la responsabilité du préposé.
Civ.2e, 19 février 1997, arrêtBERTRAND:
Seule la force majeure ou la faute de lavictime peut exonérer le père de la responsabilité de plein droit encourue du fait desdommages causés par son fils mineur habitant avec lui. Changement du fondement de laresponsabilité des parents du fait de leurs enfants. Il ne pèse pas sur eux une présomption defaute mais une présomption de responsabilité.

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