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Agitación, nº 09, invierno 2010 [francés]

Agitación, nº 09, invierno 2010 [francés]

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02/07/2013

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Éditorial
 
: La lutte continue
 
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La lutte continue après la grève générale du 29Septembre. Ni la désinformation constante des médiasdu système, ni la situation de violence structurelle avecdes milliers de chômeurs, ni les contrats précaires, niles menaces des chefs d'entreprise qui ont de plus enplus de pouvoir pour faire pression sur leurs employésavec la menace que la grève peut être synonyme delicenciement, n'ont pas empêché des milliers depersonnes de participer activement de cette journée delutte.C'est le moment de poursuivre la mobilisation, decontinuer à ajouter à la lutte aux milliers de travailleursprogressistes déçus par la politique néolibérale duPSOE (Parti socialiste). Les syndicats ont appelé à desmobilisations en décembre, mais si le gouvernementmaintient sa position ferme contre la classe ouvrière etne fait pas marche arrière dans sa Réforme du travail,la pression devra augmenter jusqu'au point nécessaire,même avec d'autres grèves générales.Zapatero n'a pas du tout modifié sa politique. Lechangement de ministres n'a été qu'un lavage d'image,un autre geste populiste fruit de la politique demarketing du gouvernement. Toutefois, il continue àfaire la sourde oreille à la clameur populaire qui exigeun virage de sa politique esclave des organismesfinanciers. Le gouvernement socialiste fait tout à fait lecontraire de proposer des mesures de caractère social:il vise maintenant à imposer une réforme des pensionsqui entraînera l'allongement de l'âge de départ à laretraite.Nous savons que nous n'avons rien à perdre mais toit àgagner, comme nous l'avons démontré déjà le 29Septembre, et comme les peuples de l'Europe lesdémontrent en France, en Grèce, en Angleterre ou auPortugal, où ils ont crié "ça suffit!" face à cette attaquenéolibérale, dont les alliés exceptionnels sont lesinstitutions bourgeoises européennes et leursgouvernements marionnettes. Ils veulent nous fairepayer la crise provoquée par le capitalisme, à nous, à laclasse ouvrière, mais ils n'avaient pas prévu que cettefois il y aurait des réponses qui augmenteraientd'intensité selon augmentait l'agressivité de leursréformes.Partout dans le monde le capitalisme suit le mêmescénario: la défense de ses profits au détriment despeuples et des gens. Un bon exemple de cette politiqueimpérialiste est la situation du Sahara occidental,occupé depuis 35 années par le régime royalistemarocain. L'Espagne veut éluder ses responsabilitéshistoriques avec la population sahraouie poursauvegarder ses intérêts géostratégiques dans la zone -beaucoup des bateaux qui exploitent les eauxsahraouies portent le drapeau espagnol-. De même, leMaroc se consolide comme allié économique etmilitaire fondamental pour l'Espagne. L'amitié entre lesmonarchies marocaine et bourbonienne joue un rôle clépour les "bonnes relations" entre les deux pays.Comme nous le démontrerons dans le prochain FestivalMondial de la Jeunesse Démocratique en Afrique duSud, nous sommes des millions de jeunes à consacrernotre présent à lutter contre l'impérialisme et lecapitalisme, pour un monde en paix et solidarité. Lefutur est à nous.Nous savons que ça ne sera pas facile, mais quand onest vraiment disposé à se battre, on comprend que lalutte sert aussi à avancer. Parce que comme notre chercamarade Marcelino Camacho, récemment décédé,disait: "Ils ne nous ont pas fait reculer, ils ne nous ontpas fait plier, ils ne nous domestiqueront jamais".
 Qu'est-ce que c'est le Pays Basque? Une propositionnationale et de classe face au conflit basque
La question nationale a été l'un des problèmes les pluspolémiques auxquels la pensée marxiste a dû faire face,comme bien le démontre la coexistence de diversespositions après le célèbre Congrès International deLondres de 1896, dans lequel, cependant, unerésolution qui reconnaît le droit des peuples à sonautodétermination a été aprouvée.Ainsi, on peut citer le Pays Basque comme unexemple illustrant ces difficultés théoriques, un cadrede positions complètement oppossées au sein desorganisations et des militants marxistes. C'est pour celaqu'il faut en faire un analyse minutieux, pour montrer àquoi doit consister, à notre avis, la politique à menerpar les communistes sur une question avec autant denuances et des points de vue différentes.D'abord, nous croyons qu'il faut commencer paresquisser ces théses qui prônent que toutes lesquestions concernantes des nations et des patries sontétrangères à la philosophie marxiste, parce qu'elles ontà voir avec des conceptions purement idéalistes. Cespositions, qui se basent sur le caractère bourgeois de lathéorisation des questions qui ne cherchent quesauvegarder leurs intérêts de classe, ont commeconséquence l'abstention dans les débats quin'affectent pas la classe ouvrière ni directement niimmédiatement. Notre politique serait ainsi le manquede politique, ce qui a priori peut sembler une positionde plus "ouvrièriste" et "pure", mais qui nous mêne àl'isolement et qui laisse le champ libre à la bourgeoisie.
 
Toutefois, accepter que ces positions sont erronéesn'implique pas assumer sans critique des théoriesexternes au mouvement communiste, non plus undésaccord avec le fait que les différents nationalismesqui existent au Pays Basque ont une nature concrète declasse. Cela implique, uniquement et exclusivement,que nous ne pouvons pas échapper au fait que descouches larges du peuple ressentent que ce problêmeles concerne.Ainsi donc, élaborer une position de classe propre,capable de libérer à la classe ouvrière de la tutelleidéologique exercée par la grande et la petitebourgeoisie espagnole et basque paraît inéluctable. Etsur ce point-là, la difficulté la plus grande réside dansle fait que nous devons absolument nous placer dans unespace central entre les deux extrémités qui se battententre eux.D'un côté, nous ne pouvons pas partager lenationalisme espagnol, qui se caractérisé par sonagressivité, sa nature antidémocratique, et sa négationpar principe de la pluralité. L'espagnolisme se forgeautour de la construction irréelle d'une série d'élémentsculturels qu'on essaye de superposer les uns sur lesautres, dans le seul but d'aboutir à une expressionnationale prioritaire et, dans sa manifestation la plusradicale, unique et sans fissure.D'un autre côté, nous ne pouvons pas non plus êtreavec ceux qui utilisent l'adjectif "espagnol" commel'insulte le plus grave. C'est une expression flagranted'une conception ethniciste que nous ne pouvons quecombattre depuis notre position de classe. On ne peutpas nier
 
que dans l'État espagnol coexistent plusieursnationalités historiques avec des expressions culturellespropres. On ne peut pas nier non plus le fait que lacoexistence a créé une réalité sociologique plurielle.Dans des secteurs pas méprisables del'independentisme demeure une conception, instinctivesi l'on veut, selon laquelle ce sont eux qui incarnent lavolonté de la nation basque car ils en sont lesdéfenseurs les plus fermes, d'où qu'ils sont totalementcontraires à une sortie quelconque qui n'accepte pasleurs postulats.Et entre ces deux extrêmes, tous les deuxmanifestations d'un chauvinisme inacceptable, notreattitude doit être la non acceptation de toute positionqui, directement ou indirectement, préconise laconfrontation entre des sentiments ou des identitésd'appartenence. La classe ouvrière doit se rassemblerautour d'une proposition nationale intégratrice, d'uneproposition qui échappe à
 
une division interne quiprofiterait seulement la bourgeoisie basque etespagnole, une propostion dont le conflit capital-travail serait l'axe structurant d'alliances.Pour cette raison, la consigne léniniste del'autodétermination comme sortie au conflit basque estinéluctable. Toutefois, ce concept doit être défini. Sil'on applique l'autodétermination à des réalitésd'occupation étrangère, elle entraîne l'indépendancedans la pratique. Cependant, même si la politique del'État espagnol au Pays Basque a été une tentative
 
d'homogénéisation culturelle visant à supprimer lesexpressions culturelles proprement basques de façonplus ou moins agressive. Cette dynamique, même siconstititue une attaque contre ce qui est basque, n'estpas comparable
à
une relation de type colonial, maisplutôt à une recherche consolider un état-nationd'inspiration impériale qui est devenue un
 
nationalismechauvin, surtout pendant le franquisme.Pour tout cela, si l'on analyse la composition sociale etélectorale (dans une échelle dans laquelle on trouve des
 abertzales
et des espagnolistes modérés, desfédéralistes, etc..) on peut déduire que le rapport deforces est pratiquement d'un 50-50%. Par conséquent,nous trouvons que le droit d'autodétermination doit êtrebasé sur un accord trasversal profond comprenant desmajorités et qui rend possible la construction de lanation basque. Tout compte fait, il s'agit que le statusdu pays ressortissant reflète fidèlement
 
la volonté deses habitants. Ni les nationalistes basques ni lesespagnolistes pourront le construire sans tenir comptedes autres.Un emmêlement identitaire n'aboutirait qu'àl'imposition d'une moitié sur l'autre.Dans ce cadre, notre proposition n'est pas nouvelle: laRépublique fédérale et solidaire comme voie vers leSocialisme comme la meilleure façon de concrétiserdans la réalité toutes ces exigences. Mais pour celal'ouverture démocratique d'un cadre pour la paix estplus nécessaire que jamais, un cadre permettant aupeuple basque, sans chantage, de décider librement surson futur. Ni l'ETA ni l'appareil de l'État espagnolpeuvent prendre sous la tutelle ce processus.Toutefois, pour assure que ce débat ne soit pas unemascarade et qu'on n'impose des vetos ni desconditions a priori, il faut absolument en finir avec laviolence de toute sorte. L'ETA doit laisser les armes.L'État doit en finir avec les arrestations pour desraisons politiques, avec l'interdiction de partis et de journaux, avec la dispersion de prisonniers. Les partispolitiques de tout signe doivent cesser d'utiliser l'ETAcomme arme politique.Une nouvelle chance de paix au Pays Basque estdevant nous. Le peuple et la classe ouvrière doivent jouer un rôle fonamental et s'échapper
 
d'unebourgeoisie qui a trouvé une filon de votes
 
au dépensd'un conflit qu'on dirait qu'ils aimeraient qui ne setermine jamais
.
 
 
Et maintenant : la bataille des pensions.
Les gouvernements européens et les perspectivesd'affaire de la banque chargent à nouveau contre lesystème public de pensions. De nombreuses voixalarmistes mettent en cause la viabilité du système, etpresque toutes les propositions qui peuvent êtreécoutées sur le sujet sont régressives avec les droits destravailleuses et travailleurs et prétendent favoriser lesrégimes de retraite privés, comme premier pas pour laprivatisation de ces derniers.On expose le caractère insoutenable de l'actuel systèmede pensions étant donné le vieillissement de lapopulation actuelle et l'augmentation future du nombrede bénéficiaires. Mais on nous cache que l'impact de lacroissance de la productivité sur le PIB rendra possibledans le futur d’attribuer davantage de ressources pourles pensionnés ; bien que le pourcentage du PIBconsacré aux pensions soit plus grand. Ils ne disent pasnon plus que si l'espérance de vie a augmenté de 4 ansdepuis 1980 jusqu'à l'actualité, cela ne veut pas direque toutes les personnes vivent 4 années de plus, maisc'est un reflet de la diminution de mortalité infantile.Le gouvernement de Zapatero a mis sur table le retardde l'âge de la retraite à 67 ans. Depuis le PSOE neconsidère pas les différences au niveau de santé etlongévité par classes sociales, alors que en Espagne il ya une différence de 10 ans de vie entre les personnespauvres et riches. Sa proposition est de faire travailler 2années de plus les employés non qualifiés pour payer10 années plus de pensions aux cadres. En outre, il ditque les dépenses publiques pour les pensions sontexcessives. Toutefois il représente seulement 9% duPIB, face au 13% de la moyenne UE-15 ou au 15% del'Italie.La banque est arrivée à proposer de lier la quantité dela pension aux cotisations de toute la vie active. Entreles arguments en défense d'augmenter la période decalcul d'années pour calculer la pension, on demandeaux travailleurs qui perdent leur emploi ou qui ont desemplois précaires de partir à 50 ans, car ils sontclairement défavorisés face, par exemple, à unindépendant qui durant les dernières années d'activitéaugmente les cotisations afin d'améliorer sa futurepension. Cet exemple illustre l'hypocrisie de vouloirretarder l'âge de la retraite quand le droit au travail nesera pas garanti pour toute la population.Ce qu'ils ne disent pas ceux qui défendent cette mesure,c’est que les travailleurs avec des bases de cotisationsplus faibles durant les dernières 15 années que dans lesannées précédentes, sont une exception.Dans le tableau 1 il peut être observé que les revenusaugmentent au fur et à mesure que le travailleur avanceen âge, augmentation qui cesse seulement entre les 60et les 64 ans (compréhensible, puisque beaucoup defonctionnaires peuvent recourir à la retraite anticipéeaux 60 ans et dans d'autres secteurs les pré pensionssont généralisées). En Espagne l'âge moyen de retraiteest de 63 ans. À titre général, la majorité des salariésobtiendront des pensions plus importantes suivantl'actuel système de calcul.
Tableau 1. Revenu moyen annuel par groupes d’âge en
Les deuxsexes Hommes FemmesTOTAL 21.883,42 24.203,33 18.910,62Moins de 20 ans 9.960,26 11.039,25 8.130,68De 20 à 24 ans 13.293,39 14.711,90 11.663,96De 25 à 29 ans 17.434,00 18.739,58 16.005,30De 30 à 34 ans 20.528,28 22.488,18 18.371,69De 35 à 39 ans 22.429,72 24.758,37 19.526,68De 40 à 44 ans 23.585,09 26.242,01 20.268,85De 45 à 49 ans 24.326,53 27.015,59 20.842,75De 50 à 54 ans 25.881,40 28.531,80 22.010,70De 55 à 59 ans 26.981,89 29.393,28 22.666,51De 60 à 64 ans 22.230,81 23.647,89 19.003,0965 ans et plus 27.116,41 30.532,19 20.430,39
Source: INE. Sondage de structure salariale 2008.
En outre, compter sur toute la vie de travail pour lecalcul de la base régulatrice de la pension de retraitesupposerait une réduction du montant des pensionspour beaucoup de femmes qui occupent des postes detravail sous la modalité d'embauche à temps partielpendant les années de vie destinées à la famille. Unedécision de ce type pourrait avoir un effet défavorablesur la natalité, en répercutant de manière négative sur

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