/  5
 
Partie 1 – Les limites du protectionnismeI.Le protectionnisme freine la croissance
Les auteurs libéraux considérant que le protectionnisme débouche sur une
situation sous-optimale :
l’expérience des années 30 amontré que le pays qui met sur pied une politique protectionniste afin de protéger son industrie nationale va subir à son tour desmesures de rétorsion de la part de ses partenaires étrangers, ce qui risque de déboucher sur une généralisation du protectionniste,qui ne peut que freiner la croissance et détruire des emplois
A.Les effets négatifs du protectionnisme sur la demande
1.Des PDEM
Le protectionnisme a un coût pour le consommateur, puisque cela augmente le prix du produit. Cette mesure a donc détérioré le pouvoir d’achat des consommateurs les plus défavorisés qui ont du payer plus cher des produits bas de gamme que les PVD leur auraient procuré à un prix beaucoup plus réduit.
Pour un exemple sur le protectionnisme du textile au Canada : ici  2.Des pays émergents
Les pays d’Asie du Sud-Est ne sont pas aujourd’hui seulement source de destruction d’emplois ; ils représentent la zone quiconnaît la plus forte croissance économique et qui fournit donc des débouchés à nos entreprises, en particulier dans les secteurs àforte valeur ajoutée dans lesquels l’industrie française est en train de se spécialiser (ex : T.G.V. en Corée du Sud ) . Fermer nosfrontières c’est se priver des débouchés dans cette zone et donc se priver d’emplois.
B.Les effets négatifs du protectionnisme sur l’offre
1.Des PDEM
L’application de mesures protectionnistes en maintenant artificiellement des emplois dans des secteurs elle n’est pluscompétitive ( ex : textile ) retarderait une spécialisation sur les secteurs les plus dynamiques , qui (comme l’ a montré Lafay)nécessite d’opérer des choix . La France ne pouvant être présente sur tous les marchés, il faut qu’elle opère une stratégie despécialisation qui dynamisera sa croissance économique Sauvegarder des emplois dans les secteurs traditionnels, c’est au contraire perpétuer une spécialisation sur les produits où l’on se concurrence par la compétitivité-prix ; c’est donc à terme détériorer lacompétitivité structurelle de l’industrie française qui rejoindrait le rang des pays intermédiaires en quittant celui des PDEM
2.Des pays émergents
La politique protectionniste est donc néfaste pour le pays qui l’applique, mais elle risque en outre de freiner le développement desPVD En effet, les PVD n’ayant pas de marché intérieur suffisamment solvable pour assurer un décollage économique (cf. cerclevicieux de Nurske et échec de la stratégie de l’industrialisation par substitution d’importations ) sont obligés d’appliquer unestratégie de promotion des exportations leur permettant , en particulier , de rembourser les dettes qui ont été nécessaires pour financer les investissements assurant le take off . Les PDEM ne peuvent avoir un double langage : souhaiter le décollage des PVDet en même temps par des mesures protectionnistes leur interdire d’y accéder 
Conclusion
 
:
 
Le protectionnisme un jeu à somme négative
 
Une politique protectionniste n’est donc pas neutre économiquement, elle engendre une redistribution des revenus desconsommateurs qui perdent du pouvoir d’achat suite à la hausse des prix vers les producteurs qui maintiennent artificiellement des prix élevés. Elle représente donc un jeu à somme nulle. Le jeu est même à somme négative, si comme le montre l’exemple del’industrie textile canadienne , les barrières douanières incitent les producteurs à se spécialiser vers les produits les moins porteurs , laissant ainsi à leurs concurrents étrangers les spécialisations les plus dynamiques
Un diaporama sur les avantages et les inconvénients du protectionnismeici 
 
Fiche 5 Le libre-échange assure croissance et développementL’analyse libéraleChapitre : mondialisation etinternationalisation des échanges
Notions du référentiel : libre-échange,protectionnisme, barrières tarifaires/non tarifaires,normes sociales, normes environnementales
 
II.Le protectionnisme emche le développement
Dans les années 60, les pays décolonisés mettent en place des stratégies de développement basées sur le protectionnisme . Cesstratégies se révèleront un échec
A.L’industrialisation par substitution d’importations ( ISI)
a.Présentation de la stragie
- Comme le pays est en retard par rapport aux PDEM, il n’est pas compétitif au niveau des produitsindustriels- Pour permettre à l’industrie de se développer,il faut mettre en place une protection douanière- Les produits du pays remplacent alors les produits importés
b.Les résultats
La stratégie d’ISI qui recherchait un développement autocentré a paradoxalement rendu les pays plusdépendants des PDEM. En effet, pour lancer l’industrialisation il faut faire appel aux technologies despays du Nord, donc s’endetter (puisque les capacités d’épargne sont limitées). . Mais la surévaluationdes monnaies rend les produits moins compétitifs, donc réduit les capacités exportatrices des pays ,donc les entrées de devises qui leur permettraient de rembourser la dette .
B.Les industries industrialisantes
Remarque :
Cette stratégie présente de nombreux points communs avec celle de l’ISI, dont elle estfréquemment complémentaire.
1.Présentation
-On considère que la spécialisation dans les produits agricoles ou miniers n’assure pas ledéveloppement: l’insertion des PVD dans la DIT traditionnelle ne permet ni la croissance ni ledéveloppement-Il faut alors velopper les seules industries qui assurent le veloppement : les industriesindustrialisantes, c’est-à-dire celles des biens d’équipement-Pour cela, il faut développer une protection douanière
Pour en savoir plus :ici 2.Les résultats
Ces stratégies se sont aussi souvent révélées inadaptées aux besoins de pays :-La production effectuée est de mauvaise qualité et est excessive par rapport à la demande-en effet , les stratégies d’industries industrialisantes ont supposé qu’un développement des capacitésde production résultant d’un effort d’investissement très élevé engendrerait un cercle vertueux ( unecroissance économique tirant l’ensemble du tissu productif ) . Or , les capacités d’absorption des PVDsont limitées , et les projets souvent pharaoniques qui ont été lancés sous-utilisés , ce qui engendre desdéséconomies d’échelle , une hausse des coûts et donc des prix . Une solution envisageable aurait puêtre de réorienter les capacités de production vers l’exportation. Mais ceci n’est guère réaliste , nonseulement car ces stratégies voulaient rompre avec l’extraversion , mais aussi parce qu’elles étaientimplantées dans des secteurs dits industrialisants ( sidérurgie , métallurgie , ... ) qui se caractérisentpar une surproduction au niveau mondial , résultant d’une stagnation de la demande- les industries industrialisantes se caractérisent par un investissement massif dans les secteurshautement capitalistiques, qui ne permettent pas d’absorber l’excédent de main-d’oeuvre et génèrentdonc du chômage .
Pour d’autres analyses tiers-mondistes : la thèse des technologies appropriées ici le rôle important de l’Etat : ici 
Un diaporama de prépa du lycée Aliénor d’Aquitaine sur les stratégies de développement :ici
Partie 2 – Le libre-échange assure croissance et développement
I.Les explications théoriques
A.Les analyses traditionnelles
 
1.Le libre-échange assure la croissance :l’analyse de Ricardo
-
les pays se spécialisent dans la production où ils ont un avantage comparatif 
-
c’est-à-dire là où la productivité est la plus forte
-
les facteurs de production sont alors utilisés dans les activités où la productivité est la plusélevée
-
la production augmente donc
2.Le libre-échange assure le développement et la réduction des inégalités entre paysa.L’analyse de J.S.Mill
Selon J.S.Mill,les pays pauvres sont les grands gagnants de l’échange international. En effet, ils secaractérisent :
-
par des capacités de production généralement plus réduites que celles des pays riches, enraison de la faiblesse de leurs capacités d’investissement
-
par une demande plus faible en raison de la faiblesse du revenu des ménages.
-
 
Ainsi, les marchés dans lesquels sont spécialisés les pays pauvres se caractérisent par unesous-production déterminant une hausse des prix alors que ceux des pays riches connaissentune surproduction (résultant de la forte capacité de production du pays riche et de la faiblecapacité d’absorption du pays pauvre) engendrant une baisse des prix.Dans l’optique lirale qui va de Smith à HOS, le libre-échange est optimal et conduit à uneamélioration du bien-être de tous les échangistes .En effet, les pays ayant basé leur spécialisation surdes dotations factorielles complémentaires ont intérêt à laisser librement entrer les produits, car ilbénéficie ainsi de biens de meilleure qualité à des prix plus réduits, ce qui améliore la satisfaction desconsommateurs
a.L’analyse d’Hecksher-Ohlin-Samuelson :Une égalisation de la rémunération des facteurs
le principe :
HOS vont chercher à montrer comme l’écrit Sandretto que : « En dépit de l’immobilitéinternationale des facteurs de production , leur rémunération tendrait néanmoins à s’égaliser dans tousles pays sous l’influence du commerce international des marchandises »
explication du modèle :
-
à l’origine le pays s’est spécialisé dans la production qui utilisait intensément le facteur le plusabondant donc le moins cher ; mais, suite à cette spécialisation , l’utilisation du facteurabondant va s’intensifier , ce qui à terme va augmenter son coût : le facteur devenant plusrare .
-
Au contraire le facteur rare voit son utilisation diminuer puisque le pays importe les biensnécessitant son utilisation, le facteur rare devient alors plus abondant et donc moins coûteux.
Répercussions positives :
Le veloppement des échanges internationaux duit donc lesdifférences de rareté relative ; il rend moins abondant le facteur pléthorique, atténue la rareté relativedu facteur rare, de ce fait le libre-échange tend à duire les disparités, de pays à pays, desrémunérations des facteurs. Sandretto peut en conclure : « ce théorème d’HOS implique que, sousl’effet du commerce international, les taux de profit deviennent égaux partout et que le pouvoir d’achatdes travailleurs s’égalise dans tous les pays, aux Etats-Unis comme au Bangladesh ou en Ethiopie », cequi conduirait progressivement à un phénomène de convergence des économies.
Pour le théorème de Stolper-Samuelson qui complète la théorie d’HOS
 
B.L’apport des nouvelles théories de la croissance
Les nouvelles théories de la croissance semblent rendre le libre-échange plus nécessaire que jamais :
-
la théorie de la croissance endogène montre que, plus l’accumulation du progrès technique etdes connaissances est élevée, plus forte sera la croissance potentielle, le resserrement desliens économiques entre les pays accroît la propagation des techniques, réduit le risque deduplication d’activités de R-D et génère donc une croissance économique plus forte.
-
afin de duire leurs coûts de production, les entreprises cherchent à ficier derendements d’échelle qui nécessitent une augmentation des débouchés qui n’est réalisableque par le développement du libre-échange et l’instauration du marché mondial.
-
le libre-échange réduit les distorsions de prix en homogénéisant les prix des entreprisesfabriquant les mêmes produits. Dès lors, les entreprises vont être incitées à investir sur lesmarchés les plus porteurs, ce qui conduira à une amélioration de l’efficience économique etdonc à terme de la croissance économique
Le rapport de l’OMC de 1998 explicitant la relation entre libéralisation des échanges et croissance économique dans lesanalyses traditionnelles et modernesici

Share & Embed

More from this user

Add a Comment

Characters: ...