1.Le libre-échange assure la croissance :l’analyse de Ricardo
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les pays se spécialisent dans la production où ils ont un avantage comparatif
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c’est-à-dire là où la productivité est la plus forte
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les facteurs de production sont alors utilisés dans les activités où la productivité est la plusélevée
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la production augmente donc
2.Le libre-échange assure le développement et la réduction des inégalités entre paysa.L’analyse de J.S.Mill
Selon J.S.Mill,les pays pauvres sont les grands gagnants de l’échange international. En effet, ils secaractérisent :
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par des capacités de production généralement plus réduites que celles des pays riches, enraison de la faiblesse de leurs capacités d’investissement
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par une demande plus faible en raison de la faiblesse du revenu des ménages.
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Ainsi, les marchés dans lesquels sont spécialisés les pays pauvres se caractérisent par unesous-production déterminant une hausse des prix alors que ceux des pays riches connaissentune surproduction (résultant de la forte capacité de production du pays riche et de la faiblecapacité d’absorption du pays pauvre) engendrant une baisse des prix.Dans l’optique libérale qui va de Smith à HOS, le libre-échange est optimal et conduit à uneamélioration du bien-être de tous les échangistes .En effet, les pays ayant basé leur spécialisation surdes dotations factorielles complémentaires ont intérêt à laisser librement entrer les produits, car ilbénéficie ainsi de biens de meilleure qualité à des prix plus réduits, ce qui améliore la satisfaction desconsommateurs
a.L’analyse d’Hecksher-Ohlin-Samuelson :Une égalisation de la rémunération des facteurs
le principe :
HOS vont chercher à montrer comme l’écrit Sandretto que : « En dépit de l’immobilitéinternationale des facteurs de production , leur rémunération tendrait néanmoins à s’égaliser dans tousles pays sous l’influence du commerce international des marchandises »
explication du modèle :
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à l’origine le pays s’est spécialisé dans la production qui utilisait intensément le facteur le plusabondant donc le moins cher ; mais, suite à cette spécialisation , l’utilisation du facteurabondant va s’intensifier , ce qui à terme va augmenter son coût : le facteur devenant plusrare .
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Au contraire le facteur rare voit son utilisation diminuer puisque le pays importe les biensnécessitant son utilisation, le facteur rare devient alors plus abondant et donc moins coûteux.
Répercussions positives :
Le développement des échanges internationaux réduit donc lesdifférences de rareté relative ; il rend moins abondant le facteur pléthorique, atténue la rareté relativedu facteur rare, de ce fait le libre-échange tend à réduire les disparités, de pays à pays, desrémunérations des facteurs. Sandretto peut en conclure : « ce théorème d’HOS implique que, sousl’effet du commerce international, les taux de profit deviennent égaux partout et que le pouvoir d’achatdes travailleurs s’égalise dans tous les pays, aux Etats-Unis comme au Bangladesh ou en Ethiopie », cequi conduirait progressivement à un phénomène de convergence des économies.
Pour le théorème de Stolper-Samuelson qui complète la théorie d’HOS
B.L’apport des nouvelles théories de la croissance
Les nouvelles théories de la croissance semblent rendre le libre-échange plus nécessaire que jamais :
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la théorie de la croissance endogène montre que, plus l’accumulation du progrès technique etdes connaissances est élevée, plus forte sera la croissance potentielle, le resserrement desliens économiques entre les pays accroît la propagation des techniques, réduit le risque deduplication d’activités de R-D et génère donc une croissance économique plus forte.
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afin de réduire leurs coûts de production, les entreprises cherchent à bénéficier derendements d’échelle qui nécessitent une augmentation des débouchés qui n’est réalisableque par le développement du libre-échange et l’instauration du marché mondial.
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le libre-échange réduit les distorsions de prix en homogénéisant les prix des entreprisesfabriquant les mêmes produits. Dès lors, les entreprises vont être incitées à investir sur lesmarchés les plus porteurs, ce qui conduira à une amélioration de l’efficience économique etdonc à terme de la croissance économique
Le rapport de l’OMC de 1998 explicitant la relation entre libéralisation des échanges et croissance économique dans lesanalyses traditionnelles et modernesici
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