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Le Monde du 4 novembre 2008

Le Monde du 4 novembre 2008

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 www.lemonde.fr
64
e
 Année - N˚19836 -
1,30 ¤
- Francemétropolitaine ---
Mardi4 novembre2008
Fondateur:HubertBeuve-Méry - Directeur:Eric Fottorino
Algérie
80 DA,
Allemagne
2,00¤,
Antilles-Guyane
1,90¤,
Autriche
2,00¤,
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1 400FCFA,
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Côted’Ivoire
1 400FCFA,
Croatie
18,50 Kn,
Danemark
24 KRD,
Espagne
2,00¤,
Finlande
2,50 ¤,
Gabon
1 400FCFA,
Grande-Bretagne
1,40£,
Grèce
2,20¤,
Hongrie
650 HUF,
Irlande
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Italie
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Luxembourg
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Malte
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Maroc
10DH,
Norvège
24 KRN,
Pays-Bas
2,00¤,
Portugalcont.
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Réunion
1,90¤,
Sénégal
1 400FCFA,
Slovénie
2,20¤,
Suède
28KRS,
Suisse
2,90FS,
Tunisie
1,9DT,
Turquie
2,20¤,
USA
3,95$,
AfriqueCFAautres
1400FCFA,
LoebcélèbresontitremondialàSapporo(Japon)
AFP/T.KITAMURA
L
e Français Sébastien Loeb,guidéparsoncopilotemoné-gasqueDaniel Elena,a rem-portéauvolantdesaCitröenC4leChampionnat du monde des ral-lyes pour la cinquième fois d’affi-lée,dimanche2novembre.L’Alsa-cien devient ainsi le pilote le plustitrédel’histoiredesonsport. Au cours d’un week-end richeen événements sportifs, un autreFrançais, Jo-Wilfried Tsonga, a brillé,enremportantletournoidetennis de Paris-Bercy. Et un Bri-tannique, Lewis Hamilton, estdevenuà23ansleplusjeunepilo-te de l’histoire à gagner le titremondial en formule 1, lors duGrandPrixduBrésil.
a
 Lirepages27et28
C
e ne sera pas la récession, mais peus’en faut. Selon les prévisions de laCommission européenne publiéeslundi 3 novembre, l’Union européennedevraitconnaîtreen2009unecroissancecompriseentre 0,1 %et0,2 %.Unchiffremauvais, que les trois principales écono-miesdelazoneeuro,l’Allemagne,laFran-ceetl’Italie,nesontmêmepassûresd’at-teindre.Ces sombres prévisions ne font queconfirmer l’analyse de l’Elysée sur lasituation.Aprèsavoirmenétambourbat-tant sa présidence de l’Union européen-ne, Nicolas Sarkozy se prépare à dessemaines plus délicates. L’Europe nedevrait pas proposer de plan de relanceglobal. Sous la pression des industriels,l’Unioneuropéennedevraitmêmemettreen sourdine ses ambitions d’être leaderdans le « green business », rendant plusdifficile la mise en application en FranceduGrenelledel’environnement.Surleplanintérieur, legouvernement vaaussiêtreconfrontéàunenouvellepro-gressionduchômage.Lestensionssocia-les pourraient resurgir. Deux dossierssont particulièrement délicats. L’âge dela retraite, qu’un amendement actuelle-mentdébattuauParlementpourraitpor-ter à 70 ans pour les salariés qui sont volontaires, et l’ouverture du capital deLa Poste, sujet sensible, comme l’a mon-tré la volte-face d’Henri Guaino,conseiller de Nicolas Sarkozy, dimanche2novembre.Sur le plan international, l’élection dunouveau président américain va occuperle devant de la scène. Quant au sommetdu G20, à Washington, le 15 novembre,pour repenser l’organisation de la finan-cemondiale,ilrisqued’êtrepeuspectacu-laire,contrairement au souhait initialduprésidentdelaRépublique.Pourtant,lesdirigeants européens sont très deman-deurs,commeleconfirmelepointdevuedu premier ministre néerlandais, JanPeterBalkenende,quiestimequelafinan-ceestunbienpublicmondial.
a
 Lirepages11,12,Débatspage20et« LeMondeEconomie »
Sébastien Loeb sacré pourla cinquième fois en rallye
NEWYORK
CORRESPONDANT
M
ardisoir,uneèreseraclose:celledela présidence Bush – même silapassationdepouvoiràsonsuc-cesseur n’interviendra que le 20 janvier2009. Une présidence que le
New York Times
ajugée
« la pire de l’histoire améri-caine »
: sur le plan de l’économie, de lasécuriténationale,durespectdel’état dedroit… Jamais, depuis que ces sondagesexistent,lacotedepopularitéd’unprési-dentn’étaittombéeaussibas:25 %d’opi-nions favorables, 68 % de défavorables.Riend’autren’expliquequeBarackOba-ma ait fait du
« changement »
le mot-cléde sa campagne. Et que, dès sa désigna-tion,sonadversaire,JohnMcCain,aitluiaussirevendiquéceslogan.Pour autant, l’humiliante agonie du« bushisme » est insuffisante pour don-nerlamesuredu
« moment »
quelescom-mentateurs s’évertuent à désigner com-me
« exceptionnel »
. L’Amérique blesséede l’après-11 septembre 2001 était celledes certitudes. L’Amérique de novem- bre2008estcelledesinterrogations,desconvictionsébranlées.
« Nous sommes bons »
, avait dit Geor-geBushavantd’attaquerl’Irak.LesEtats-Unis étaient la seule hyperpuissance etsesennemisdésignés :leMal.Lenéocon-servateur Paul Wolfowitz élaborait unmondeoùsonpaysauraitassurésasécu-rité et ses approvisionnements énergéti-quespourcinquanteans.LeconseillerenpolitiqueintérieuredeGeorgeBush,KarlRove, voyait son camp dominer la carteélectoralepourlongtemps.
SylvainCypel
 Lirelasuitepage6
PAGE TROIS
Ingmar Bergman, mal aimé
Quinze mois après sa mort, la Suède présente plusieursmanifestations consacrées au grand cinéaste. Unhommage ambigu, entre dévotion et défiance. Laquestion de son héritage reste ouverte.
Planète
La grippe menace l’Europe
La virulence de l’épizootie de grippe aviaire due au virusH5N1 qui s’est transmise à l’homme fait craindre unepandémie qui pourrait se révéler catastrophique.Notamment en Europe, où les stratégies de lutte sonttrès différentes dans chaque pays de l’Union.
Page 4
Immobilier
Net recul des transactions
La chute du nombre de ventes de maisons etd’appartements (entre 15 % et 25 %) entraîne deslicenciements et des baisses de rémunérations chez lesagents immobiliers.
Page 15 
Portrait
 Valérie Lemercier
 Après s’être longtemps consacrée au cinéma, et avantd’y revenir, l’humoriste renoue avec la scène, au Palace,à Paris. Elle y fait tout elle-même, jusqu’à dessinerl’affiche de son spectacle.
Page 18
L’Elyséeconfrontéau risque decroissance zéro
       U       K     p     r      i     c     e       £       1 ,       4       0
L’ Amérique va-t-elle vivre sa« révolution » du 4 novembre ?
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L’affrontement électoral de mardi est jugé exceptionnel aux Etats-Unis et dans le monde
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Chômage mondial
Pourquoi il fauts’attendre au pire
J-2
DenombreuxAméricainsontdécidédevoterparanticipation.Ici,unefiled’attentedanslecomtédeLosAngeles.
AP/D.DOVARGANES
a
Tournant.
Lafindu« bushisme ».Etaprès ?Elections,moded’emploi.
Page 6
a
Ultimes efforts.
La fin de campa-gne.TroisEtats-clés :Pennsylvanie,Ohio,Floride.Droitecontregauche.
Pages8et9,l’analysepage2
a
AChicago.
Crainteetexcitationdanslefiefducandidatdémocrate.
Page9
a
Défi.
Pourl’écrivainCarlosFuentes,lesuccesseurdeBushaurafortàfaire,com-meFranklinRoosevelten1932.
Page21
a
RichardAvedon.
Sonultimephotogra-phie,en2004:BarackObama.
Page 24
a
Changer.
Pourquoi « Le Monde »choisitObama.
L’éditorialpage2
 
Editorial
Sociétééditricedu« Monde »SAPrésidentdudirectoire,directeurdelapublication :
Eric FottorinoVice-président,directeurgénéral :DavidGuiraudSecrétairegénéraldudirectoire :Pierre-YvesRomain
Directeurdu« Monde » :
Eric FottorinoDirecteuradjoint:LaurentGreilsamerEditeur :MichelSfeir
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Médiatrice :
VéroniqueMaurusDirecteurdesrelationsinternationales :DanielVernetConseildesurveillance :Louis Schweitzer,présidentJean-PierreTuquoi, vice-présidentAnciensdirecteurs :HubertBeuve-Méry (1944-1969),Jacques Fauvet(1969-1982),AndréLaurens (1982-1985),AndréFontaine(1985-1991),JacquesLesourne(1991-1994),Jean-MarieColombani (1994-2007)
LeMonde
est édité par la Société éditrice du Monde SADurée de la société : quatre-vingt-dix-neuf ans à compter du 15 décembre 2000. Capital social :149 017 497 ¤. Actionnaires directs et indirects : Le Monde SA, Le Monde et Partenaires Associés,Société des rédacteurs du Monde, Société des cadres du Monde, Société des employés du Monde,Société des personnels du Monde, Fonds commun de placement des personnels du Monde, Société despersonnelsdugroupedespublicationsdelaVie catholique,AssociationHubert-Beuve-Méry,Sociétédeslecteurs du Monde, Le Monde Entreprises, Le Monde Europe, Le Monde Investisseurs, Le Monde Presse,Le Monde Prévoyance, Claude-Bernard Participations, Investmonde.
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L
es commentateurs conservateurs, auxEtats-Unis,seplaisentàfairelalistedesraisonspourlesquelleslecandidatrépu- blicainn’avait,seloneux,aucunechancede remporter l’élection présidentielle :unprésidentsortantausommetdel’impopularité,neuf Américains sur dix mécontents de la façondontleschosessepassentdansleurpays,unPartirépublicainlargementréprouvé,unPartidémocra-tequiasusefaireaimer.Ilsimputentàceshandi-capsladéfaitedeJohnMcCain,s’ilperd.Ce raisonnement repose sur le postulat quel’Amérique reste fermement ancrée au centre-droit.Lecandidatrépublicaindevraitdoncl’empor-ter, surtout face à un adversaire, Barack Obama,classéparsesvotesauSénatcommeleplusliberalàgauche »)dessénateurs.SiM.McCainestbat-tu,ceseraitàcausedesfautesdeGeorgeBushetdelafractionquiadirigélePartirépublicain,particu-lièrementauCongrès.Ilestvraiquelesénateurdel’Arizonaaétépréfé-ré par les électeurs républicains, dans les primai-res, en considération de la posture critique qu’il asouvent adoptée depuis 2001 et de la volonté de
« réformer Washington »
qui le caractérise depuislongtemps.Candidatmalheureux contreM. Bushauxprimairesrépublicainesde2000,ils’estdémar-quéensuitedu présidentetdeleurparticommunau sujet le camp de prisonniers de GuantanamoBay,del’usagedelatorturedanslesinterrogatoi-resdesuspectsdeterrorisme,desbaissesd’impôtphénoménales de 2001 et 2003, du refus de com- battre le réchauffement climatique. Cependant,surtouteslesautresquestions,àcommencerparlaguerreenIrak,M.McCainapucritiquerlamétho-deoul’exécution,maisilétaitd’accordsurl’essen-tiel. Il se présentait comme un homme qui auraitfaitcommeM.Bush,maismieux.Laplupartdes campagnesélectoralessetermi-nent au centre, avec des candidats ou des partisdont les propositions finissent par être prochesdansbeaucoupdedomaines.Cettefois,l’évolutiona été inverse. M. Obama se présentait comme undémocrate modéré, capable de dire du bien deRonaldReaganetdésireuxdedépasserlesvieuxcli- vages.M.McCains’affirmaitcommelerépublicainatypique qu’il avait été depuis les primaires de2000,etilinsistaitsurladistancequileséparaitdeM.Bush.Al’arrivée,lesdeuxadversairesreprésen-tentdeschoixdiamétralementopposés,avanttoutsurleplanéconomiqueetsocial.Lacrisefinancièreajouéunrôledécisifdanslaradicalisationoulaclarification–quis’estopérée.DucôtédeM.McCain,l’alignementducandidatsurlespositionstraditionnellesdesonpartiacom-mencé avant la débâcle des établissements finan-ciersdeWallStreet.Lahausseduprixdupétrolel’aamené à abandonner une partie de son engage-mentécologiqueenprenantpositionpourlesfora-gesenzonescôtières,auxquelsilétaitopposéjus-qu’alors.Ilapromisdeconserverlesbaissesd’im-pôtsdeM.Bush,alorsqu’illesavaitjugéessociale-ment inéquitables et budgétairement irresponsa- bles. Il y a même ajouté la promesse de nouvelles baissespourlesentreprisesetpourlesparticuliersquiinvestissentenBourse.M.McCainasoutenuunepropositionsoumiseàréférendum, dans son Etat, contre le mariagehomosexuel. Il a réaffirmé avec force son opposi-tionpure et simple à l’avortement et indiqué que,président,ilnommeraitdesjugesàlaCoursuprê-mepartageantcepointdevue.Saprisedepositionla plus claire, sur les sujets que les Américainsappellent « culturels », a été le choix de SarahPalin,gouverneuredel’Alaska,commecandidateàla vice-présidence. M
me
Palin incarne les convic-tionsauxquelsladroiteduPartirépublicainestlaplus attachée : religion, refus de l’avortement,défense du droit de posséder des armes, attache-mentàl’Amérique
« detoujours »
.
LafiguredeFranklinRoosevelt
Sansêtreaussiample,l’évolutiondeM.Obaman’enapasmoinsétéimportante.Lesénateurdel’Il-linoisaétédeplusenpluscritiquedela
« philoso- phieéconomique »
républicaine,cettemêmepoliti-quereaganienneàlaquelleilsemblaitreconnaîtredu mérite. Il a condamné la dérégulation aveugledesactivitésfinancières,dontilarenduresponsa- bles MM. Bush et McCain. Il a rejeté l’idée selonlaquelle la richesse qui augmente au sommet del’échelle des revenus
« arrose »
toute la société,autrementdit,cette
« politiquedel’offre »
quipré- vautdepuislesannées1980.Lecandidat démocratea ainsiendossé l’idéolo-gietraditionnelledesonparti,sanseffacerlecentris-me qui avait fait le succès de Bill Clinton, mais enévoquantdavantagelafiguredeFranklinRooseveltetlesouvenirdel’èredeprospéritéquiavaitsuivileNew Deal. Sur les questions morales, M. Obamas’est exprimé comme un démocrate classique,défenseurdelalégalisationdel’avortement(issuede la décision « Roe contre Wade » de la Coursuprêmeen1973),partisandesunionscivilesmaisopposéaumariagehomosexuel,etévitantdeparlerducontrôledesarmes.Lagravitédelacrisefinanciè-reetlespremierssignesderécessionontmarginali-sélesautressujets,notammentlapolitiqueétrangè-re, sur laquelle M. McCain comptait pour faire valoirsonexpérienceetsafermetéfaceàunadver-saire accusé de
« naïveté »
. Mais l’opposition quis’est concentrée sur l’économie, avec le reprochefaitàM.Obamadevouloir
« redistribuer »
lariches-se, met en présence deux conceptions de l’intérêtgénéral. Au moment où l’économiste Paul Krug-man, pourfendeur de la destruction du consensusaméricain par la
« révolution conservatrice »
, a étécouronnéparleprixNobel,cesontbiensesthèmesquiontétéaucœurdelabatailleélectorale.SiM.McCainest battu,il nele serapasmalgréseseffortspoursedistinguerduPartirépublicain,mais, au contraire, parce qu’ils’est identifié à sonparti,aunoyaudurdesadoctrineéconomiqueetàlapolitiquemenéeparM.Bushetparlesparlemen-taires républicains, majoritaires au Congrès de1994 à 2006. Les tentatives des éditorialistesconservateurspourimputerladéfaiteprobabledeleur candidat aux défauts de l’administrationBush, à la campagne de M. McCain, voire auxerreurs de ce dernier, tous ces arguments ayantpourfinalid’enexonérerlapolitiquerépublicai-neelle-mêmesontvains.EtsiM.Obamal’empor-te,ceneserapastantparcequ’ilaurasudépasserleslimitesduPartidémocratequeparcequ’ilauraréinvestil’espaceduréformismesocial,longtempsintimidé par la réaction reaganienne et aujour-d’huiréhabilitéparsesconséquences.
a
Courriel :
jarreau@lemonde.fr
P
eut-onencoredéfendreDati ?Difficile,apparemment.Lesfusilssontsortis,lespétoiresarmées,etcesontdestirsnour-ris que l’on entend. A lire la presse, àécouter les déclarations des syndicatsde magistrats, le sort de la garde des sceaux estscellé. Rachida Dati vivrait ses dernières semai-nes, ces derniers mois place Vendôme. Sa dis-grâce aurait été prononcée. Signe imparable :l’entourage du président de la République serépandraitsursoncompteenvilenies.C’enseraitfini et pour que nul ne l’ignore chacun se croitautoriséàdistillerdespetitesphrasesassassines.On éprouve en écho cette curieuse sensation vécue dans l’enfance, lorsque deux gosses setapaientdessusdanslacourderécréation,entou-rés par des gamins scandant :
« Du sang ! Du sang ! »
Un sentiment d’étrangeté. De malaise.Est-cecelalapolitique ?Est-cebiencelaledébatpublic ?Peut-on encore défendre Dati ? Difficile biensûr.Tropcassante.Troparrogante.Troppressée.Les gens de robe l’auraient voulue humble et àleurservice.Ilsonteudroitàuneministreimpé-tueuseetimplacable,déterminéeetdécidéequoiqu’ilencoûteà appliquerlapolitiquedeNicolasSarkozy.Etelleestpasséeenforce,systématique-ment,sanslesavoir-fairedesonmaîtreetprotec-teur. Elle a foncé et imposé la loi sur la récidive.Lemondejudiciaires’estsentiviolé.Ellearedes-siné à grands traits la carte judiciaire, et les élussesontsentistrahis.Elleafaittantetsibienqu’el-les’estisolée.Très vite, la chasse au Dati a été ouverte. Unechasseaugrosplomb.Lescritiquessesontaccu-mulées. Et il fut quasiment avéré que cette fem-me, définitivement dangereuse, recelait plu-sieursvisages.Celuidelamantereligieuse.CarRachidaDaticroque les uns après les autres les membres deson cabinet : directeur, chef, conseiller, tous y sontpasséslesunsaprèslesautres,traitésd’inca-pableoudetimorés.Celui de l’usurpatrice. Car Rachida Dati neserait pas cette femme d’exception parvenue àfranchirtouslesbarragessociauxdressésdevantelle,maisselonsesdétracteursunepetitemiséra- ble qui a prétendu avoir obtenu un MBA aprèssesétudesdedroit.Celuidelacourtisane.CarRachidaDati,pro- jetée sur l’avant-scène, a craqué pour la hautecouture, ses robes en lamé et ses sortilèges, enmême temps qu’elle a joué à la première damedesubstitution. Alors,peut-onencoredéfendreDati ?Evidem-ment ! Mais le dossier est ardu, périlleux. Il fau-draitauministredelajusticeunexcellentavocat.M
e
Sarkozy, par exemple, s’il n’était déjà requisparlamissiondesauverlaplanèteTerredelacri-se financière et économique qui nous assaille.Lui seul saurait déminer le plus lourd reprocheformuléàl’encontredesajeuneministreinexpé-rimentée :songoûtpourleluxe,lamode,lestoi-lettes. Cet appétit irrépressible pour les grandesmarques. Cette envie forcenée d’une autre vie,d’unautreparfum :unbling-blingdequalité.Un bling-bling sublimé. Un bling-bling sans bling- bling,parfaitensomme.Cette trace du premier sarkozysme joue biensûr contre elle. Cette trace de Dior la dénonceplus encore que sa politique. Elle rend ivre sesadversaires, de droite comme de gauche, qui nereculent devant aucun argument pour lui réglerson sort. Même sa maternité et sa vaillance nedésarmentpassescenseurs. Acestade,toutbienréfléchi,RachidaDatin’apeut-êtreplusbesoind’être défendue.Sesoppo-santssontdevenussesmeilleursprotecteurs.
a
Courriel :greilsamer@lemonde.fr
TremblementparNicolasVial
Pourquoi Obama
Etats-Unis : vraie gauche contre vraie droite
Peut-on encore défendre Rachida Dati ?
 AnalyseChronique
L
e président que les Américains doiventélire mardi 4 novembre héritera d’undésastre. Huit ans d’administrationBush ont laissé le pays dans un piteuxétat. A l’extérieur, l’Amérique est plusmal aimée qu’elle ne l’a jamais été : empêtréedans deux guerres, Irak et Afghanistan, dont onne voit pas la fin, elle est en mal de crédit moral etpolitique. A l’intérieur, les Etats-Unis paient auprix fort les ravages d’un libéralisme financier quia culminé avec la présidence de George W. Bushet se solde par une crise économique majeure. Etsil’Etat-providencearégressé,l’Etatsurveillanta,lui, progressé : au nom de la lutte contre le terro-risme, les libertés publiques ont enregistré unrecul sans précédent.Il n’y a pas d’homme providentiel qui puisseréparerpareillesituationenquatreans.Mais,pouramorcerleredressement,ledémocrateBarackOba-manousparaît beaucoupmieux placéquele répu- blicain John McCain. Plusieurs raisons à cela. Lapremière tient à l’humeur du pays : l’arrivée d’unMétis de 47 ans à la Maison Blanche serait unsignedeconfiancedel’Amériqueenelle-même,ensesvaleurslesplushautes,ensacapacitéàsurmon-ter le drame majeur de son passé – le racisme etl’esclavage. Ce serait déjà beaucoup, et tiendraitlieu d’exemple bien au-delà des Etats-Unis.Mais il y a plus. A l’intérieur, Barack Obamadéfendleprogrammelemieuxadaptéàlacrisedel’économieaméricaine :renouveaudurôlerégula-teur de l’Etat ; politique fiscale de nature à com- battre une société de plus en plus inégalitaire ;désir de doter les Américains d’une couverturemédicaledignedelarichessedupays ;conscienceenvironnementale, enfin, là où l’équipe Bush serefusait à toute remise en cause d’un modèle deconsommation. A l’extérieur, un président démo-crate ne fera pas de miracle. Mais un Barack Hus-seinObama,parsaseulepersonnalité,seraitbeau-coup plus en phase avec un monde dont l’Occi-dent n’est plus le centre économique et politique– un monde plus métissé.En face, John McCain, homme d’expériencelongtemps centriste, n’a cessé de se droitiser. Il afini par défendre ce que le Parti républicain a deplus ultra. Il n’imagine de vaincre qu’en divisantles Américains. Il représente la continuité, quandM. Obama, moins expérimenté, incarne l’espoir.
a
PatrickJarreau
Editorialiste
SociétéLaurentGreilsamer
0123
e
st édité par la Société Editrice du Monde (SA). La reproduction de toutarticle est interdite sans l’accord de l’administration. Commission paritaire des publicationset agences de presse n°0712 C 81975
ISSN0395-2037
PRINTED INFRANCE
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Président :
David Guiraud
Directeur général :
Stéphane Corre
80,bdAuguste-Blanqui 75707PARISCEDEX13 Tél:01-57-28-39-00-Fax:01-57-28-39-2
0123
2
Mardi 4 novembre 2008
 
STOCKHOLM
CORRESPONDANCE
uand on lui demande cequ’ilrested’IngmarBerg-manun peuplusd’un anaprès la mort du grandciaste suédois, le30 juillet 2007, Maaret Koskinen,professeure de cinéma à Stock-holm, éclate d’un rire sonore :
« Vous voulez dire : après que cha-cunaprissonmorceau?»
Etl’ensei-gnanted’ajouter :
« Tout le mondeessaiedesel’approprier. »
La Suède vit un moment assezétrange par rapport à son trésornational qu’est Bergman. Plu-sieurs hommages lui sont consa-crés actuellement, qui traduisentunsentimentambigu:unmélangededévotionetd’indifférence,d’ad-miration et de défiance. Un peucomme pour August Strinberg(1849-1912),undespèresduthéâ-tre moderne, autre monumentnational.L’exposition consacrée à Berg-manau Musée Nobelillustrecetteambivalence.Bienquesituéedansla vieille ville de Stockholm, forceest de constater que l’expositionn’attire pas les foules. Le publicpeutyvoiressentiellementdespho-tos, mais aussi quelques courtesséquencesdefilmsmontrantBerg-man au travail.
« Plus Bergmanvieillissait,moinsonavait dephotosde lui, car il trouvait que les imagesnedisaientpluscequ’ilvoulaitexpri-mer»
,racontePeterZander,unres-ponsableduMuséeNobel.Commesi son image s’effaçait à mesurequ’il vieillissait. L’exposition estaccompagnée, depuis début sep-tembre, d’un livre monumental,
 Les Archives d’Ingmar Bergman
(éd. Taschen), publié en France le3 novembre. A Stockholm, à la différenced’autrespays,Bergmanestautantperçu–sinonplus–commehom-medethéâtre quecommecinéas-te.Lebureauqu’iloccupaitàDra-maten, le théâtre royal dont il futdirecteur dans les années 1960,longtemps resté inviolé commeune relique, n’a été vidé qu’en2007, et tous les papiers transfé-rés à la Fondation Bergman, àStockholm, gardienne officielledu temple.
« Mais aucun metteur en scène n’occupe cette pièce »
,constate Ulla Åberg, chef drama-turgeàDramaten.Commesiper-sonne n’osait encore. Et c’est àdeuxpasdeDramatenquevaêtreinauguréeuneplaceàsonnom,làoù il avait l’habitude d’attendresontaxi. Tous cespetits riens, cesombres,quitissentlalégende.PeuprésentdanslesthéâtresetlescinémasenSuède,Bergmanvaen revanche être célébré
« dans lemonde entier »
cet automne, note JonAsp,unresponsabledelaFon-dation Bergman. Notamment,maispasuniquement,àParis,Cra-covie, New York, Budapest,Minsk, Porto, Francfort et SaoPaulo.Unautreenjeuestledevenirdesa maison, sur l’île de Fårö (pro-noncer« Foreu »),aumilieudelamer Baltique, où il a vécu plus dequaranteans,àdeuxcentsmètresdu lieu de tournage de
Persona
(1966),devantuneplageoùs’éta-le un immense tapis de caillassesrugueux et compact qui descendenvaguesanthracitesjusquedansla mer. C’est là où il vivait reclusdepuis des années, ne boudanttoutefois pas les balades sur l’île.Il était même venu fréquenter lesséminaires de la Semaine Berg-man,justepourleplaisirdesefrot-teràunpubliccritique.Dans son testament, Bergmandemandaitquelamaisonsoitven-due
« auplusoffrant »
–afind’évi-ter des injustices, a confié DanielBergman, un de ses enfants. Lecinéaste était trop spécialiste destréfonds de l’âme humaine pouravoirquelqueillusionlà-dessus.Maisplusieurspersonnalités,compris parmi ses enfants, quisont encore huit en vie, pensentque cette vente, qui ne se feraitsans doute pas avant 2009, n’estpas la meilleure solu-tion.Unhommed’affai-res local a proposé deleverdesfonds.Jannike Åhlund,responsabledela Semaine Bergman,qui se tient depuiscinq ans à Fårö, en juillet, est égalementengagéedanslegroupequi tente de reprendrelamaisonducinéastepourenfai-reuncentredédiéàsonœuvre.L’idéeestd’autantmoinsmau- vaise que Fårö, charmante petite île qui peut faire penser au hautLanguedoc,estdevenueaufildesdécenniesunhautlieuducinéma bergmanien, où il a tourné plu-sieurs films (
 La Honte
en 1967,
Unepassion
en1968et
 Scènesdelavieconjugale
en1972),etétaitdéjàdevenue de son vivant un lieu depèlerinage. Les îliens proté-geaient bien « leur » Bergman,qui avait pris l’habitude de fairetravailler les artisans sur ces pro-ductionstournéessurplace.Pourtant, l’Etat reste en retraitdans cette affaire. Pour l’écrivainKerstin Vinterhed, ce manqued’engagementpourlasauvegardedelamaisondeBergmanest
« un scandaledepolitiqueculturelle »
.Ilajoute :
« Le gouvernement estimeavoirrempli son devoir de mémoireendonnant2 millionsd’euros,dont lamoitiéiraàl’organisationdupre-mierFestivalBergmanàDramatenen 2009, et le reste à des program-mesdenumérisationdesarchivesdelafondationetdecopiedefilms. »
Cette retenue générale en Suè-detientsansdouteàlaperceptiondu personnage et de l’œuvre. Lecinéaste faisait surtout parler delui pour son côté « people » :l’homme à femmes, ses divorces,sesactrices, ses enfants.Les criti-ques s’en sont aussi défiés, luireprochantsonmanqued’engage-ment politique ou son exil fiscalenAllemagne,entre1976et1984.La vieillesse puis la mort deBergmanontpermisàcertainsde briserdestabous,commelecomé-dienHelgeSkoog,quiapuracon-tercombienilavaitsouffertd’êtreen froid avec lui. D’autres ontraconté qu’ils cherchaient du tra- vail dans d’autres théâtres pourne pas avoir à travailler avec lui.
« Ce n’était pas facile d’être comé-diendansunpetitpaysoùuneseule personne avait une telleinfluence »
,confieMaa-ret Koskinen
. « Pen-danttoutesavie,lesgensn’ont pas osé s’opposer àluien sa présence, etcelalui a été un manque »
,ditJannikeÅhlund.Samortdélieleslan-gues, mais ouvre aussison héritage esthéti-que.PourlamajoridesSuédois,
« ilétaittropgrave,tropsombre,et beaucoupnel’aimaientpaspourcet-te raison »
, explique Jon Asp. Il afallu attendre samort pour quelepays
« réalise, avec l’ampleur desréactionsàl’étranger,àquelpointil était grand »
, souligne M. Asp.Mais les Suédois ont encore uneimagetrèspartielledelui.Ilscom-mencentjusteàdécouvrirqu’ilfai-saitdescomédies,notammentpar-ce que la diffusion des films deBergman à la télévision ou enDVDaétéplutôtlimitéeenSuède.Reste que sa disparition ouvre
« des perspectives intéressantes »
sur son œuvre dans les milieuxintellectuels,expliqueMaaretKos-kinen.Cettedernièreciteuneétu-de qui examine Bergman d’unpoint de vue ethnique. Ou cetteétude britannique qui analyse lecinéastesousl’angleduphénomè-ne queer,
« ce qui n’est pas absur-de,carilyabeaucoupdepersonna- gesambivalentschezBergman »
.
a
OlivierTruc
Un peu plus d’un an après sa mort, son pays rend un hommage ambigu au grand cinéaste,dans un mélange d’admiration et de défiance. Et la question de son héritage reste ouverte
Bergman, le mal-aimé des Suédois
Page trois
P
rèsde600pages,6,2kget150euros.Lafabuleusesom-mequeviennentdepublierleséditionsTaschensurIngmarBergman,enlibrairiele3novem- bre,estunmonumentàlamesuredel’œuvrequ’elleembrasse.Editédansunformatrectangu-lairebleudébordantlargementlesmesuresdesrayonnagesd’une bibliothèquenormale–celui-làmêmequeTascheninauguraily atroisanspourprésenter,enrou-ge,lesarchivesdeStanley Kubrick–,
 LesArchivesd’Ingmar  Bergman
offrentunespectaculai-replongéedansunparcoursciné-matographique,théâtralethumain.ConstituéàpartirdesarchivespersonnellesdeBergmanetdecellesdediversesinstitutions,l’ouvrageaétéélaboréparPaulDuncanetBengtWanseliusdu vivantducinéaste,etavecsacolla- boration.Magnifiquementpréfa-céparErlandJosephson,l’undesacteursfétichesducinéaste,ilseprésentecommeunegigantesquefrisedetextesetdephotogra-phies,quiscindesavieenseptpériodesautourdessixfilmspivotsquesont
 Jeuxd’été 
(1951),
 LeSeptièmeSceau
(1957),
 Atra-verslemiroir 
(1961),
Toutessesfem-mes
(1964),
 L’Œufduserpent 
(1977)et
 Aprèslarépétition
(1984).Lesfilmssontaucentre,cha-cund’euxfaisantl’objetd’unesec-tionspécifiquelargementillus-trée.Toutessontconstituéesd’unrécitautourdelagenèse,delafabricationetdelaréceptiondel’œuvre,conçucommeuncollagedemorceauxdetextesponction-nésdanslesécritsouinterviewsdeBergmanetdansceuxd’unelar-gepaletted’auteursquiontécritsursontravail,dePeterCowieàBirgittaSteeneenpassantpar Jean-LucGodard,OlivierAssayasoumêmelemagazine
 Playboy 
.
Textesinédits
Lecaséchéant,lesfilmssontaccompagnésdetextesspécifi-quesetrestitués
inextenso
,dont beaucoupsontencoreinéditshorsdeSuède.Unelettredélicieu-sementpiquantedeBergmanàsesactricesEvaDahlbecketHar-rietAndersson,commandéeparlemagazinesuédois
 FolketiBild 
,enrichitainsil’histoirede
 Souri-resd’unenuitd’été 
(1955) ;un journaldebordtenuauprèsdeBergmanentrejuin1961etmai1963parleréalisateurVilgotSjömanapporteunnouveléclaira-gesurlefilm
 LesCommuniants
(1963) ;unlongtémoignageextraitd’unséminaireavecl’actri-cesuédoiseBibiAnderssonper-metd’approfondirl’expérience
 Persona
(1966)… Alafindechaquechapitre,unechronologiedelaviedeBerg-manmêlantlesépisodesdesavieprivéeavecdescommentairessursontravailauthéâtreestreconsti-tuéesuivantlemêmeprincipe.Laparutiondel’éditionfrançai-sedel’ouvrageseraaccompa-gnée,aucoursdesmoisdenovembreetdécembre,deplu-sieursévénementsautourd’Ing-marBergman.Ainsi,le16novem- bre,leréalisateurArnaudDesple-chinprésenterasonfilmpréféréd’IngmarBergmanauCinémaduPanthéon,àParis,danslecadreduFestivalducinémanor-dique.Lesauteursdulivreledédi-cacerontle3décembreàl’Insti-tutLumière,àLyon,autourd’uneprojectionde
UnétéavecMonica
(1953),etle4,auCentreculturelsuédois,àParis,seraprojeté
 FannyetAlexandre
(1982).DeuxtextesdeBergmanserontparailleursàl’afficheauthéâtre,àpartirdu14novembre:
 Aprèslarépétition
,lescénariodufilmdumêmenom,estmisenscè-neauThéâtredel’Athénée,àParis,parLaurentLaffargue,etinterprétéparDidierBezace,Fan-nyCottençonetCélineSallette ;
 S’agiteetsepavane
,ladernièrepièceécriteparBergman,en1993,etcrééeenFranceparRogerPlanchonen2002,serareprise,dansunemiseenscènedeCécilePauthe,auNouveauThéâtredeMontreuil.
a
IsabelleRegnier 
« Un
formidable romanà clés
, mélange de fresquecontemporaine érudite et depolar ultra bien ficelé. »
Raphaëlle Leyris,
Les Inrockuptibles 
« Un polar, prétendent-ils...un
grand roman
 voilà tout. »
Maurice Szafran,
 Marianne 
« Un ouvrage principal
de cette rentrée littéraire. »
Erik Emptaz,
Le Canard enchaîné 
«
Ilétaittropgrave,tropsombre,etbeaucoupnel’aimaientpaspourcetteraison
»
JonAsp,
FondationBergman
IngmarBergmansurl’îledeFåröenseptembre1960durantletournagedufilm« Atraverslemiroir ».
SCANPIXSUEDE/SIPA
Un livre pour embrasser l’œuvre d’une vie
0123
Mardi 4 novembre 2008
3

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