La mort de George Sand
une texte de Fiodor Dostoïevski
... Et pourtant, ce n’est qu’après avoir lu la nouvellede cette mort, que j’ai compris toute la place que cenom avait tenu dans ma vie mentale, toutl’enthousiasme que l’écrivain-poète avait jadis excité enmoi, toutes les jouissances d’art, tout le bonheurintellectuel dont je lui étais redevable. J’écris chacun deces mots de propos délibéré, parce que tout cela est dela vérité littérale.George Sand était une de
nos
contemporaines(quand je dis nos, j’entends
bien à nous
), une vraieidéaliste des
Années trente et quarante
.
Dans notresiècle puissant, superbe et cependant si malade, épris del’idéalité la plus nuageuse, travaillé des désirs les plusirréalisables, c’est un de ces noms qui, venus de là-bas,du pays
des « miracles saints », ont fait naître cheznous, dans notre Russie toujours « en mal de devenir »,tant de pensées, de rêves, de forts, nobles et saints
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