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Sherlock Holmes 2 - Jeu d'Ombres

Sherlock Holmes 2 - Jeu d'Ombres

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01/25/2012

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Sherlock Holmes - Jeux d'OmbresMême équipe et même relecture postmoderne des mêmes enjeuxet des mêmes personnages. En résulte un film qui émulestrictement les mêmes traits de caractère que son prédécesseur,qualités comme défauts.
Des attentats apparemment sans lien, peut-être politiques, créent unclimat de fiance en Europe qui pourrait bien mener à une guerremondiale. On accuse notamment les anarchistes, mais Sherlock Holmes,lui, subodore que le brillant professeur Moriarty perpètre des meurtresciblés d'hommes influents, qu'il cache habilement derrière ces exactions,dans un but mystérieux. Il mène donc son enquête, qui lui permetincidemment de subtiliser un peu plus longtemps Watson à sa toutefraiche épousée. Pour son usage personnelLa question "que dire de Sherlock Holmes 2 ?" revient dans une grandemesure à en poser une autre : "que dire au juste d'un film de GuyRitchie ?" Hélas, toujours pas grand-chose. Grand chantre d'une certaineesbroufe à la cool, celle qui habille son je-m'en-foutisme des oripeaux d'uniconoclasme à la mode, le garçon fait inlassablement le même film depuisArnaques Crimes et Botanique. Passé l'effet - relatif - de surprise de sapremière lecture de Sherlock Holmes, les composantes du cinéma deRitchie remontent à la surface du brouet coloré qu'il a à nouveau mijoté :facture technique plaisante, vitesse d'obturation rapide pour donner unsentiment de précision du découpage, scripts fonctionnels à défaut d'êtreellement bien écrits (les roulés temporels sont souvent confus,l'intensité dramatique retombe invariablement dans les climax, lesséquences s'annulent les unes les autres), esprit festif claironné par lamusique et des dialogues se voulant plein d'ironie, bons acteurs jouantavec morgue des personnages unidimensionnels de Vaudeville, implicationémotionnelle nulle.Sherlock premier du nom, dans cette configuration, montrait toutefois unvrai saut qualitatif dans la filmo du loustic : pour la première fois, on avaitdevant les yeux un film de Guy Ritchie qui supporte une deuxième vision.Pour peu qu'on oublie un peu Peter Cushing, les aventures de Holmes etWatson (respectivement Kirk Lazarus et Gigolo Joe) ne manquent pas
 
d'agrément, à défaut de faire avancer le propos. En trahissant la lettre,Ritchie retrouvait une part de l'esprit des romans de Conan Doyle, cetaspect serial à la Chéri Bibi qui est aussi l'apanage d'un auteur qu'on avaittrop légèrement enfermé dans la respectabilité guindée. Grossir le traitpour refaire du détective un Indiana Jones victorien, après tout pourquoipas ? Le tout fonctionnait en tous cas très bien, se suivait avec plaisir bienque l'aspect aventureux l'emporte largement sur l'attraction principalechez Holmes, à savoir la logique de l'enquête. Celle-ci rebondissait avectrop de vélocité et dans des trajectoires trop suspectes pour être vraimentconcluante. Ceci dit, Ritchie contournait efficacement ses démons avecroublardise (voir les quences d'action, exditives, anticies parHolmes au ralenti et en voix off pour rester lisibles ; soit du surdécoupagecompensé par de la radio filmée), mais ne les combattait pas pour autant.Et la lecture très crypto-gay du couple Holmes/Watson, se chamaillant surdes chiffons, se faisant des crises de jalousie quant à leur rupture et lagarde du chien, se laant des insultes minies parmi d'autrescroquignoleries et regards lourds de sens, n'était pas le moindre de cesdémons (la filmo de Ritchie est à ce propos une véritable orgie de corpsmasculins mi-nus et en sueur, toyant des moqueries à la limite del'homophobie beaufarde tendance Grosses Têtes)...Vendu, comme d'habitude, comme une suite
louder and bigger 
(bizarrement, les discours promo ne brandissent que très rarement unéventuel
better 
), ce Jeu d'Ombres reprend le flambeau, en plus gros donc.Le commentaire n'en sera que plus succinct. On considèrera la mise enscène d'abord, plus clinquante, pour le meilleur (bien belle directionartistique, cadres plus rigoureux qu'auparavant, découpage plus fluide) etle pire (ralentis ostentatoires voire parfaitement foutraques comme la fuitedans la forêt, montage séquentiel monotone alternant arrivée dans unlieu/énigme/action pétaradante/départ vers le lieu suivant). L'écritureensuite, qui peu passer pour virtuose dans ses mots d'esprits (certainsdialogues sonnent très agréablement) mais complique inutilement sanarration par des circonvolutions artificielles. A ce titre, le désir un peutrop ardent d'arriver à certaines "belles scènes" (la partie d'échecs, larencontre de Ravache, l'attaque du train, le bureau de Moriarty) imprimedes torsions contre-nature au récit si fortes que celui-ci ne soutient plus unexamen un peu poussé. Cette histoire eut-elle été un pont qu'elle n'auraitpas été avalisée par les commissions de sécurité... En guise de paravent,un torrent de musique et de pyrotechnie noie ce capharnaüm avec unenthousiasme certes communicatif, mais tout de même assez vain. Ce quimène à un dernier point, la caractérisation et par extension la notiond'enjeu, paradoxale dans sa collusion de grandiloquence et dedilettantisme.Car d'un côté on nous enjoint à nous fendre la poire comme à la foire,tandis que de l'autre on nous fait les gros yeux bien régulièrement pournous rappeler que attention, c'est la guerre mondiale au coin d'la rue monpetit, t'es dans une histoire sérieuse, c'est bien qu'on est dans du dramede douze s'il y a des attentats tous les quarts d'heure. Tout cela est bel etbon, mais à aucun moment on ne ressent de réelle urgence, de véritabledanger, ou simplement l'importance des virtualités du récit, quelque grosque soient les canons en lice. La faute au détachement systématique de

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