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06/16/2009

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LES INSTRUCTIONS OFFICIELLES ET L'UTILISATION DES DOCUMENTS HISTORIQUES DANSL'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET SECONDAIRE.Textes réunis par Jean LeducMise en ligne le 8 janvier 2008Indication des sources
 
CIOP 
:
Circulaires et instructions officielles relatives à l'Instruction publique
, Paris, Delalain, 1863.
 BAMIP 
:
 Bulletin administratif du Ministère de l'Instruction publique
 
 JO
:
 Journal officiel 
 
 BO
:
 Bulletin officiel de l'Éducation nationale
 PM : Philippe MARCHAND,
 L'histoire et la géographie dans l'enseignement secondaire. Textes officiels
. T. 11795-1914, Paris, INRP, 2000.
Instruction du 5 novembre 1842 relative à la liste des livres classiques prescrits pour l'enseignement dansles collèges
.(
CIOIP 
, t. 3, p. 177)[…]Relativement à l'étude de l'histoire qui occupe avec tant de raison une place considérable dans l'enseignementactuel, le conseil, comme par le passé, ne prescrit aucun ouvrage et se borne à indiquer, pour chaque cours, undes Précis approuvés par l'Université. Mais sa pensée a été surtout de porter l'enseignement du professeur versl'étude des textes originaux et des grands historiens, dont les citations partielles, habilement mêlées à la séried'un cours, inspirent le sentiment du vrai et fortifient le jugement des élèves, tandis que leur mémoire se chargeinutilement de dates et de faits.
Lettre du 15 juillet 1890 aux membres du personnel administratif et enseignant des lycées et collèges(
 BAMIP 
, supplément au n° 922, p. 488-490)[…]De la pratique de l'enseignement historique[…]Dans l'enseignement historique, le péril c'est l'inertie de l'élève […] Le maître doit demeurer libre de régler comme il l'entend la pratique de la classe, mais il n'est peut-être pas inutile de proposer ici, sans prétendrel'imposer, une méthode qui diffère de celle qui est aujourd'hui à peu près uniformément suivie.Cette méthode qui est, à proprement parler, celle de la collaboration du maître et de l'élève, suppose l'existenced'un nouvel instrument de travail, d'un livre à faire pour chaque classe et qui prendra place, à côté du manuel,dans la petite bibliothèque de l'écolier..Ce livre ne présenterait pas, comme le manuel, la suite complète des faits ; il ne serait pas un abrégé d'histoireuniverselle […] Le livre ainsi conçu serait difficile à faire. Il suppose la connaissance directe des documents del'histoire où il faut aller chercher la vie dans sa vérité et sa familiarité pittoresque […] Les auteurs futurs feront bien de ne pas se contenter de transcrire les documents, car le nombre des écrivains directement accessibles àl'intelligence de l'écolier est très petit. Des hommes cultivés sentiront le pittoresque d'une chroniqueur du moyenâge parce qu'ils se reportent dans son milieu, et, à mesure qu'ils lisent, font la transposition en langue et ensentiments modernes : l'enfant est moins capable de ce travail. Il faut mettre pour lui le document au point, lui parler sa langue de tous les jours, ne pas l'embarrasser par des difficultés philologiques […]Des objections peuvent être présentées contre cette méthode : l'élève ne perdra-t-il pas dans un encombrement derécits et de portraits la suite des choses et, avec ce système, saura-t-il, comme on dit, son histoire ? Définissonsce terme : savoir son histoire. Lequel sait son histoire de deux écoliers dont l'un voit comment vivait etgouvernait un roi d'Angleterre à telle date et l'autre récite par cœur le tableau généalogique des descendants deGuillaume Ier ? De sincères et vives images des temps passés resteront dans la mémoire comme descommencements d'idées sur lesquelles l'esprit travaillera plus tard ; des noms et des faits accompagnés denotions abstraites s'effaceront à coup sûr.
 
 
Jean-leduc De l’usage du document 2
2
Arrêté du 15 juin 1891 déterminant le plan d'études et les programmes de l'enseignement secondairemoderne.
(
 BAMIP 
, n° 961, p. ??? ; PM, p. 611)[…]Classe de première (Lettres)Histoire de l'art
 Note
: Des photographies et des gravures faites d'après les monuments, les tableaux, les statues et les œuvresd'art de tous les âges (avec légendes historiques) seront placées sous les yeux des élèves.
Instructions du 17 février 1908 relatives à l'enseignement de l'histoire et de la géographie dans les lycées etcollèges de garçons et de jeunes filles.
(BAMIP 
n° 1818, p. 351; PM, p. 710)[…]Il y aura tout profit dans l'un et l'autre enseignement à se servir sans cesse de tous les procédés descriptifs etdémonstratifs : gravures, photographies, reliefs, projections, visites aux paysages et aux monuments.
Circulaire du 15 avril 1911 relative au matériel d'enseignement historique et géographique dans les lycéeset collèges.
(
 BAMIP 
n° 1976, p. 511-512 ; PM p. 725-726)Depuis quelques années, les professeurs d'histoire et de géographie des lycées et collèges de garçons et de filless'efforcent de donner plus de vie à leur enseignement, en faisant le plus large usage possible de cartes murales,de photographies, de projections et en organisant dans leurs classes de petites bibliothèques destinées à répandreet à généraliser le goût des études historiques et géographiques.J'estime que ces tendances doivent être encouragées. Il est essentiel que les professeurs d'histoire aient à leur disposition, toutes les fois que l'état des locaux le permettra, une ou plusieurs salles spéciales à leur enseignement et un cabinet d'histoire où puissent être déposées les collections susceptibles de se détériorer […]Une Commission du Matériel d'enseignement historique et géographique des lycées et collèges a donc étéinstituée, par arrêté du 11 février dernier, au Ministère de l'Instruction publique.Cette Commission […] examinera particulièrement les demandes d'achat d'appareils de projection, de globesterrestres, de cartes murales, d'atlas, d'objets relatifs à l'histoire de l'art.
Circulaire du 7 mai 1913 (enseignement secondaire)
(PM, p. 731-732)[…]Parmi les moyens recommandés pour donner plus de vie à l'enseignement de la géographie et de l'histoire, enmême temps qu'un caractère plus concret, l'un des meilleurs est l'emploi fréquent des projections […] Sur l'avisde la commission du matériel d'enseignement historique et géographique, créée en 1911, j'accorde, dans la limitedes crédits disponibles, aux établissements qui en font la demande et qui sont installés de façon à pouvoir en tirer  profit, les appareils nécessaires et les ressources dont ils ont besoin pour commencer à constituer des collectionsde diapositifs.Or le choix de ces diapositifs est souvent difficile. Les maisons d'édition sont assez nombreuses, toutes neconsentent pas à adresser gratuitement leurs catalogues sur demande et il en est même qui n'en possèdent pas[…] C'est pour remédier en partie à ces inconvénients que j'ai fait dresser le catalogue ci-joint. Il contient, avecles indications nécessaires pour faciliter les commandes, la liste de tous les diapositifs qui font partie descollections du Musée de l'enseignement public et qui peuvent servir à l'enseignement de l'histoire et de lagéographie. Cette liste n'est fournie aux professeurs qu'à titre de renseignement et il va sans dire qu'ils restententièrement libres d'acquérir d'autres clichés que ceux qui y sont inscrits[…]Mais on doit conseiller aux professeurs de composer leurs collections en les adaptant aussi étroitement que possible au programme des différentes classes des lycées et collèges. Une collection ainsi formée peut seuledonner aux projections toute leur utilité, en faisant de leur emploi, dans la mesure où l'installation matérielle le permet, un moyen ordinaire et régulier d'enseignement.
Arrêté du 18 août 1920 : Programmes des écoles normales
(BAMIP
 
??? )
 
Jean-leduc De l’usage du document 3
3Histoire2
e
année : De la Renaissance à 1815[…]La Renaissance artistique en France sous les Valois et en Italie au XVe siècle. Effets des guerres d'Italie sur lemouvement artistique en France. L'art classique.Étude de photographies.[…]La noblesse (noblesse d'épée, noblesse de robe), les bourgeois, les ouvriers et les paysans au XVIIe siècle.Lectures à faire dans les Mémoires de Sully, du cardinal de Retz, dans les "Grands jours d'Auvergne" deFléchier, les délibérations de la Chambre Saint Louis en 1648 ; les règlements corporatifs de Colbert ; le"Mémoire des commissaires du roi sur la misère des peuples en 1687", la "Dîme royale" de Vauban, lesdocuments d'histoire locale.
Instructions du 30 septembre 1920 relatives à l'organisation des cours complémentaires, des écolesprimaires supérieurs et des écoles normales
(BAMIP 
n° 2450, p. 1480 – 1483)[…]Écoles primaires supérieures[…]Pour donner à son enseignement un caractère concret et vivant, le professeur devra recourir à tous les documentsqu'il pourra se procurer et employer l'image sous toutes ses formes. Il devra faire un appel constant à lacollaboration des élèves.[…]Écoles normales[…]Pour traiter des sujets historiques d'une manière approfondie, les manuels, quelle que soit leur valeur, nesuffisent pas : il faut recourir aux sources. La méthode de l'enseignement historique ne diffèrera plus, désormais,à l'école normale, de celle des enseignements littéraire et scientifique : l'enseignement littéraire met l'élève encontact avec les textes, l'enseignement scientifique le met en contact direct avec les objets naturels ;l'enseignement historique doit le mettre en contact direct, sinon avec les faits qui ne sont plus, du moins avec lestraductions les plus immédiates de ces faits, avec les documents de première main. A la leçon du professeur, à lalecture du manuel, il faudra souvent substituer l'étude de témoignages ou de monuments contemporains desévénements. Ou bien il faudra faire précéder la leçon de cette étude. De même que – nous le verrons plus loin – la leçon de botanique ne doit être que le résumé de plusieurs séances d'observations et de dissections pratiquéessur la plante ou sur l'animal, de même la leçon d'histoire ne doit être, à l'école normale, que le résumé desobservations et des analyses pratiquées sur des documents bien choisis. Les élèves retireront d'une étude ainsiconduite une impression singulièrement plus vivante que de la lecture d'un récit schématique ; ils verront revivrele passé au lieu de n'en avoir sous les yeux qu'un squelette […] Les professeurs auront le droit de substituer auxtextes et monuments indiqués par le programme officiel d'autres documents d'égale valeur. Ils rechercherontnotamment les documents d'histoire locale ou régionale qui, mieux que les ouvrages généraux, ferontcomprendre aux élèves le caractère de certaines périodes. Par une sorte d'illusion naturelle, nous considéronscomme encore présent le passé du pays que nous avons sous les yeux. L'histoire locale a le privilège d'êtrevivante. Profitons de cet avantage.
Instructions du 29 juin 1923 relatives au nouveau plan d'études des écoles primaires élémentaires.
(
 BAMIP 
n° 2517, p. 105)[…]Histoire[…]La comparaison du passé et du présent sera l'un des moyens de rendre vivant l'enseignement historique. Tous lesmoyens que l'on pourra employer pour obtenir ce résultat seront bons, à condition qu'on ne tombe pas dans desexagérations puériles. Sous prétexte de nouveauté pédagogique, gardons-nous de fausser la réalité historique.Autant il est recommandable de placer sous les yeux des enfants des documents authentiques (pièces demonnaie, vieux papiers, etc.), de leur montrer et de leur commenter les monuments ou les débris de monumentsde chaque époque, autant il est dangereux de les faire assister ou participer à des "reconstitutions" où la véritéhistorique est fatalement violée. Le cinéma lui-même, si utile lorsqu'il s'agit de reproduire des scènes réelles, lemouvement et la vie des objets ou des êtres actuels, risque de transformer l'histoire en un roman à la Dumas pèreet de créer, par suite, dans l'esprit de nos écoliers, de déplorables erreurs.

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