tiers peuvent ignorer des contrats qui ne seraient pas sans incidence pour eux (constitution d’hypothèque….). Enfin, l’intérêtgénéral peut lui même à avoir à souffrir du consensualisme : évasion fiscale (contrat de donation…), violation des règlesimpératives (contrat du travail…...).Pour remédier à ces inconvénients, le législateur impose parfois la rédaction d’un acte. Mais cet acte n’est pas une simpleforme probante, c’est alors une condition de validité du contrat.Généralement en matière civile, la loi exige un acte authentique (contrat de mariage, donation, constitution d’hypothèque…..)alors qu’en matière sociale et commerciale, elle se contente d’un acte sous-seing privé (conventions collectives, contrat detravail, contrat d’édition…)Malgré un développement certain du formalisme, le consensualisme reste la règle. A défaut de dispositions législativesexpresses, tout contrat est consensuel.Le législateur prend en charge la défense de l’intérêt général en posant des règles qui encadrent la volonté individuelle, voireen imposant certains contrats.De nos jours, les contrats ne valent qu’autant qu’ils respectent les dispositions législatives impératives :
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Atteinte à la faculté de contracter ou non : il y a des contrats obligatoires (contrat d’assurance…)
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Atteinte à la faculté de choix du contractant : est restreinte la liberté de choisir son cocontractant (droit de préemption du propriétaire d’un immeuble)
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Atteinte à la libre détermination des conditions et effets du contrat (nullité des contrats contraires à l’ordre public ou aux bonnes mœurs, violation de l’ordre constitutionnel, économique, social ou moral : trafic d’influence, contrat d’assassinat,contrat de vente de sang humain …etc.).Le DOC marocain notamment son article 19 stipule : La convention n’est parfaite que par l’accord des parties sur leséléments essentiels de l’obligation, ainsi que sur toutes les autres clauses licites que les parties considèrent commeessentielles «La théorie classique du contrat qui est une conception volontariste et individualiste et consensualiste a été élaborée en Franceau cours des XVII et XVIII siècles pour être consacrée par le code civil (1804) et marocain 1913).Les exigences de forme qu’on rencontre n’apparaissent que comme des exceptions à ce principe (la vente d’immeubleart.489, l’échange d’un immeuble art. 620 ; le contrat de société ayant pour objet un immeuble art.987).
CHAPITRE II : CLASSIFICATION DES CONTRATS
La grande diversité des contrats appelle une mise en ordre qui se réalise au moyen de regroupements dans des ensembles plusou moins homogènes. Le code civil français fait état de certaines classifications dans ses articles 1102 et suivants (contratssynallagmatiques et contrats unilatéraux, contrats commutatifs et contrats aléatoires, contrats de bienfaisance et contrats àtitre onéreux).Le DOC se contente de faire allusions indirectes à certaines classifications.° Contrat nommé – contrat innoméLes contrats nommés correspondent à une opération définie, dont le régime est fixé par un texte (contrat de vente, de louage,de dépôt).Les contrats innomés sont ceux qui n’ont pas été spécialement prévus par le texte législatif mais les besoins de la vie sociale peuvent susciter l’apparitionCette catégorie recouvre les contrats sui generis, créés par les parties pour répondre à un besoin spécifique mais aussi tous lesmontages et opérations issus de la pratique professionnelle (contrat d’affacturage).Pour classer les contrats d’après leur contenu, il faut tenir compte de la réciprocité des engagements, du but poursuivi par les parties .