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20120213-Axel Beelen-France-Analyse de la loi relative à l'exploitation numérique des livres indisponibles du XX siècle-Texte

20120213-Axel Beelen-France-Analyse de la loi relative à l'exploitation numérique des livres indisponibles du XX siècle-Texte

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Published by Axel Beelen
Il s'agit d'un texte analysant la récente loi française relative à l'exploitation numérique des livres indisponibles (out of commerce books) du XXème siècle.
Il s'agit d'un texte analysant la récente loi française relative à l'exploitation numérique des livres indisponibles (out of commerce books) du XXème siècle.

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Categories:Business/Law
Published by: Axel Beelen on Feb 13, 2012
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02/13/2012

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France-Analyse du texte définitif (?) de la loi relative àl’exploitation des livres
 
indisponibles
Après la loi modifiant la rémunération copie privée de janvier 2012 et diminuant laditerémunération des usages professionnels, voilà qu’ils se sont mis d’accord sur un textepermettant (juridiquement le financièrement devrait venir par après) l’
exploitationnumérique des livres indisponibles du XXème siècle.
Je vous avais déjà analysé les points importants des textes issus du Sénat et ensuite del’Assemblée nationale.Voici maintenant, par l’intermédiaire d’une analyse du texte “élaboré” par la commissionmixte paritaire française, un récapitulatif du système mis en place à ce sujet.Remarquons quand même que cette loi ressemble fortement à une institutionalisation d’un
Google Books Settlement 
(GBS) (version 1 ou 2) en ce sens qu’elle reprend le principe del’
opt-out 
et non de l’
opt-in
comme suggéré par le juge new-yorkais Chin. Drôle d’attitudedès lors de la part du gouvernement français qui avait émis les plus vives critiques àl’encontre du GBS (allant même jusqu’à écrire un
amicus curiae
) mais reprenant le principecontesté plus tard dans une loi…
Introduction
Cette nouvelle loi insert dans le Code de la propriété intellectuelle (CPI) français 10nouveaux articles (du L. 134-1 au L. 134-9 dans un nouveau “Chapitre IV-Dispositionsparticulières relatives à l’exploitation numérique des livres indisponibles”) et un nouvel art.L. 113-10.
Définitions
Ce texte législatif insert pour commencer la définition de ce qu’il faut entendre par “
livresindisponibles
“. Il s’agit obligatoirement d’un livre “
 publié en France avant le 1er janvier2001 qui ne fait plus l’objet d’une diffusion commerciale par un éditeur et qui ne fait pasactuellement l’objet d’une publication sous une forme imprimée ou numérique
“.Pour tomber dans le champ d’application de ce nouveau chapitre IV, le livre devra (il s’agitde 4 conditions cumulatives):1.avoir épublié en France;2.avant le 1er janvier 2001;3.ne plus faire l’objet d’une diffusion commerciale par un éditeur;4.ne plus faire actuellement l’objet d’une publication sous une forme imprimée ounumérique.
!
Axel Beelen1
 
Critiques des conditions
:1.quid des livres publiés hors France? imaginons un livre en Belgique (pourquoi pas?)et qui se trouverait dans la collection d’une bibliothèque française. Il ne pourrait êtreinscrit par la Bibliothèque nationale de France (BnF) sur la liste des livresindisponibles pouvant être bénéficier d’une exploitation numérique? Est-cediscriminatoire? Qu’est-ce qui justifie le rejet des livres étrangers (car publié horsFrance)? Et que veut dire “publié”? Ne tombent dès lors pas dans le champd’application matériel de cette loi, les livres dits posthumes (ceux que l’on retrouvedans le grenier d’un écrivain à son décès)?2.le législateur français a considéré qu’après le 1er janvier 2001 tous les livres étaientcouverts par des contrats d’édition reprenant ce qu’il faut faire en matière d’éditionnumérique. N’est-ce pas là qu’une pétition de principe? Tous les jours, je vois passerdes contrats récents qui ne disent rien des publications numériques. Ces livres-làsont-ils donc exclus du champ d’application de cette loi? Il est vrai qu’il est alorsplus facile pour l’éditeur de retrouver l’auteur et de lui faire signer un avenantnumérique;3.pour pouvoir “bénéficier” de cette loi, le livre ne doit plus être diffusécommercialement. La loi ne définit pas ce qu’il faut entendre par “diffusioncommerciale”. On se souvient que le GBS le définissait lui (ne plus être repris sur unréseau commercial numérique ou autre). Faut-il entendre la même chose ici? Faut-il juste ne plus retrouvé le livre en librairie? Dans sa librairie la plus proche? A la Fnac?4.quelle est la différence avec la condition précédente? Ici, le législateur semble insérerla condition que même si le livre a été publié numériquement, cette publicationnumérique doit avoir cessé. Par l’éditeur uniquement ou par un tiers également? Quidde la signification du mot “actuellement”? Cette condition devra-t-elle être analyséeuniquement lors de l’insertion du livre en question sur la banque de données de l’art.L. 134-2 ou même par après? Il semble que non (voir aussi l’insertion du mot “plus”dans la condition précédente). Il faudra donc uniquement vérifier si le livre est publiénumériquement que lors de son insertion dans la banque de données et plus par après.Ce qui signifie que si l’éditeur décide de le publier numériquement après soninsertion dans la banque de données, le livre reste quand même couvert par le champd’application de la loi.La loi termine en insérant un art. L. 113-10 CPI qui insert une définition des “
oeuvresorphelines
“:«
 Art. L. 113-10. – L’oeuvre orpheline est une oeuvre protégée et divulguée, dont le titulairedes droits ne peut pas être identifié ou retrouvé, malgré des recherches diligentes, avérées et sérieuses. Lorsqu’une oeuvre a plus d’un titulaire de droits et que l’un de ces titulaires a été identifié et retrouvé, elle n’est pas considérée comme orpheline
. ».Il s’agit de la reprise du texte de la proposition de directive européenne du 24 mai 2011 enla matière. On peut réellement se poser la question de l’utilité de la reprise d’une définition
!
Axel Beelen2
 
alors que les discussions au niveau européen sont toujours en cours. A moins que lelégislateur français a eu l’assurance que cette définition serait la définition finalementretenue…
Création d’une banque de données “livres indisponibles”
Il sera bientôt créé une base de données numérique reprenant l’ensemble des livres ditsindisponibles.Cette banque de données devra:1.être publique et être mise à disposition en accès libre et gratuit2.par un service de communication au public en ligne;3.et mise en oeuvre, actualisée et gérée par la BnF.
Commentaires des conditions
:1.la banque de données (répertoriant donc les livres indisponibles) devra êtreaccessible à tous et cela de manière gratuite et de la manière la plus large possible;2.accessible numériquement à tous et à toutes par l’intermédiaire d’internet;3.gérée par la BnF. Il s’agit ici d’une précision utile qui n’existait pas dans le textetransmis par le Sénat et inséré lors des travaux à l’Assemblée nationale. J’avais misen exergue ce défaut du texte à l’époque. Toutefois, le texte ne dit rien du moment dela création temporelle de cette banque de données par la BnF.
Quid 
si la BnF n’a pasles fonds pour la créer ou n’a plus les fonds pour la gérer? Il aurait aussi fallu ajouterle fait que la banque de données devra être pourvue d’un moteur de recherchesfacilement utilisable/compréhensible par tous.Toute personne intéressée pourra demander à la BnF l’inscription d’un livre indisponibledans la banque de données afin de faire courir les délais des art. L. 134-3 et suivants àl’égard de ce livre. Je suppose qu’à ce moment-là, la BnF va vérifier si les conditions del’art. L. 134-1 sont remplies ou non et refuser l’inscription du livre dans la banque dedonnées si nécessaire.L’art. L. 134-2 termine en précisant utilement que: “
 L’inscription d’un livre dans la base dedonnées ne préjuge pas de l’application des articles L. 132-12 et L. 132-17 
.”
Mécanisme mis en place: 1° création de la banque de données et premier délai de sixmois
Afin de bien saisir le mécanisme mis en place par l’intermédiaire de cette loi, le mieux estde partir d’un exemple.A un moment donné, la BnF va créer une banque de données répertoriant l’ensemble deslivres indisponibles (rappelons que les travaux préparatoires de la loi ont cité le chiffre de500.000 voire 700.000 livres indisponibles qui pourraient être concernés par la loi-jesuppose que la création de cette banque de données va dès lors prendre du temps). Si unlivre n’est pas repris dans la banque de données qui devrait être accessible au public le plus
!
Axel Beelen3

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