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Communiqué de presse: L’Espagne au banc des accusés à la place du Juge Garzon ?

Communiqué de presse: L’Espagne au banc des accusés à la place du Juge Garzon ?

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05/13/2014

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Communiqué de presse13 février 2012L’Espagne au banc des accusés à la place du Juge Garzon ?
L’ICAED demande que les enquêtes sur les disparitions forcées perpétrées pendant la Guerre civileespagnole et sous le régime de Franco ne soient plus bloquées. L’ICAED demande aussi qu’uneréparation soit accordée aux victimes et que la loi d’amnistie de 1977 soit abrogée.
Le 24 janvier 2012, la Cour suprême espagnole a débuté ses auditions dans la procédure visant le juge Garzon. Ce dernier est accusé d’avoir outrepassé sa compétence en acceptant des plaintes et encommençant le processus d’enquêtes sur les disparitions forcées et autres violations massives desdroits de l’homme qui ont eu lieu en Espagne entre 1936 et 1951.Les enquêtes du Juge Garzon portaient sur des crimes sanctionnés en droit international quilorsqu’ils sont pratiqués de façon systématique ou généralisée sont qualifiés de crimes contrel’humanité. Sans aucun doute, il s’agit de crimes imprescriptibles et leurs auteurs ne peuvent pasbénéficier d’une quelconque loi d’amnistie.En Espagne, la loi no. 46/1977 du 15 octobre 1977 a établi une amnistie limitée uniquement auxdélits commis avec une intention politique. Toutefois, elle ne concerne pas les responsables decrimes contre l’humanité commis jusqu’au 15 décembre 1976.Par ailleurs, en 2008, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies a recommandé à l’Espagnede : a) considérer la révision de la loi d’amnistie de 1977; b) prendre les mesures législativesnécessaires pour garantir la reconnaissance de l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité parles tribunaux nationaux; c) prévoir la création d’une commission d’experts indépendants chargésd’établir la vérité historique sur les violations des droits de l’homme commises pendant la guerrecivile et la dictature; et d) donner aux familles la possibilité d’identifier et d’exhumer les corps desvictimes et, dans ce cas, de les indemniser.De son côté, en 2009, le Comité contre la torture a recommandé à l’Espagne qu’elle s’assure que lesactes de torture, incluant aussi les disparitions forcées, ne soient pas concernés par l’amnistie. A cesujet, le Comité a aussi encouragé l’Etat partie à continuer et à intensifier ses efforts afin d’aider lesfamilles de victimes à clarifier le sort de leurs proches disparus, à les identifier et à obtenir lesexhumations de leurs dépouilles, dans la mesure du possible. De plus, le Comité a réitéré que,conformément à l’article 14 de la Convention, l’Etat se doit d’assurer la réparation et le droit à uneindemnisation pour toute victime d’actes de torture.

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