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Plus De services,moins De DéPenses
rePenserl’état
 
les services pubics 
constituent en France un pilierondamental du pacte national. Mais la notion de « servicepublic à la rançaise » est de plus en plus controversée : ellen’est souvent u’une açade cachant des réalités hétérognes,inadaptées au monde moderne et où le « service » est paroisdavantage rendu à ses propres agents u’aux usagers. Sousl’impulsion conjuguée de la Loi organiue relative aux loisde fnances (LOLF) et de la Révision générale des politiuespubliues (RGPP), la France s’est lancée dans un vaste projet demodernisation de l’administration, en poursuivant, d’une part,l’objecti de réaliser des économies dans le cadre d’une ortecontrainte budgétaire et, d’autre part, l’objecti d’améliorer laualité du service public.Chez nos partenaires européens, la réorme de l’État et, enparticulier, celle de la onction publiue n’a pas été portée parle seul gouvernement en place et a ait l’objet d’un consensuspolitiue et syndical. Or ui sait ue le non remplacement d’unonctionnaire sur deux est en vigueur au Portugal ? qui saitue l’Espagne a mené de ront une proonde réorme de l’Étatet des collectivités territoriales dans un relati consensus ? quisait u’aux Pays-Bas le gouvernement conduit un processus de« normalisation », c’est-à-dire de rapprochement des rgles degestion entre le secteur privé et le secteur public dans un contextede consensus ? qui sait ue les Suédois et les Allemands ont déjàaccompli ces mutations ? La France doit, elle aussi, ranchir lepas et réormer en proondeur ses services publics.qUEL PÉRIMèTRE D’ACTION POUR L’ÉTAT ?Depuis 1945, l’État rançais n’a cessé de croître et nous venonsde ranchir un taux de dépenses publiues de plus de 55 %, ceui constitue l’un des taux les plus élevés au monde. Si l’onregarde la sphre publiue, on constate ue, depuis trenteans, de nombreuses réormes ont été menées pour transérerdes compétences de l’État vers les collectivités locales, dansl’optiue d’une reconnaissance accrue de leur autonomie etde leurs responsabilités. L’adoption des lois Deerre en 1982-1983 et la révision constitutionnelle de 2003 ont marué lavolonté politiue d’opérer une redistribution des pouvoirsentre l’État et les collectivités locales, avec comme objectis unemeilleure efcacité de l’action publiue et le développementd’une démocratie de proximité. Cependant, une dépense localen’en demeure pas moins une dépense publiue. Il aut doncsouhaiter u’un tel transert ne soit pas plus coûteux aprsu’avant.Le transert au secteur privé demeure la solution la plus radicaleet la plus efcace pour réduire le périmtre de l’État et donc sesdépenses.
ProPosition 1 :
l'état doit abandonne es missions que peuvent assume es secteus piv ou associati.
ProPosition 2:
revoi chaque poitique pubique en s’assuant que e ôe de ’administation est cent su a dfnitionet e contôe, et non su ’excution.
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comment réDuirela DéPense De l’état ?
LE DÉVELOPPEMENT DES AGENCESUne ois le périmètre de l’État stabilisé, plusieurs leviers existenten vue d’optimiser sa dépense. En premier lieu, pour exercerune politiue publiue, se pose la uestion de la structure :administration ou agence ? Dans la plupart des pays développés,le noyau du gouvernement se dénit comme l’ensemble desministères et des directions de l’exécuti placé sous l’autoritéhiérarchiue directe d’un ministre ou du che de l’État. Lasituation s’est sensiblement modiée au cours de la dernièredécennie, du ait de nouveaux transerts de compétences àdes organismes indépendants du contrôle des responsablespolitiues, dotés de structures hiérarchiues diérentes de cellesdes ministères et bénéciant parois de l’autonomie de gestion oude l’indépendance de toute infuence politiue. Ces organismes,désignés sous le terme génériue d’« agences », se sont multipliéset dièrent considérablement d’un État à l’autre.Touteois, les raisons du recours à ces organismes sont partout lesmêmes : les agences permettent une meilleure distinction entre letravail politiue de dénition et d’évaluation de la politiue, uireste une prérogative des structures ministérielles classiues, et letravail de mise en œuvre sur le terrain, coné à ces agences. Laséparation rend possible une spécialisation des onctions et unemeilleure prise en compte des besoins des usagers. L’autonomiede gestion permet d’instaurer une culture plus managériale et demieux privilégier les résultats et la perormance. Enn, la miseen place d’une structure diérenciée de gouvernance permetd’associer plus acilement les usagers et les experts à la prise dedécision publiue.COMBATTRE LA REDONDANCEDES POLITIqUES PUBLIqUESDes gains en matière d’ecacité et d’innovation ainsi u’uneproonde transormation culturelle suite au développement deces structures ont été mis en évidence par diverses études. Lesuestions cruciales concernent désormais l’action globale dugouvernement : comment assurer la cohérence d’une politiuepubliue, la lisibilité du service public ou encore la clarté dusystème administrati ? De l’expérience acuise par les paysmembres de l’OCDE, deux recommandations peuvent êtreormulées.D’une part, il convient de veiller au risue de redondance,notamment lors de la création de toute nouvelle structure.La multiplication des ormes nouvelles d’organisation et degouvernance, des régimes de gestion et de reddition des comptesdonne une image foue des modalités de onctionnement dusystème et nuit à l’objecti de cohérence. De même, en ce uiconcerne le « stock » de structures déjà existant, la délégationdes compétences à des organismes compliue la coordinationdes tâches entre les administrations publiues, non seulementdans la dénition des objectis mais aussi dans leur mise enœuvre. Il est donc nécessaire d’identier les activités redondanteset de les éliminer.D’autre part, déléguer une responsabilité ne signie pasl’abandonner. Le suivi de ces organismes exige ue lesorganismes de tutelle disposent d’importants moyens enmatière de contrôle des perormances (objectis, renorcementdes conseils d’administration,
reporting 
régulier, etc.). Or, enFrance, il existe près de 600 organismes dits « opérateurs » del’État représentant environ 10 % de ses dépenses totales. Ilssont beaucoup trop nombreux pour pouvoir être contrôlés.> 
ProPosition 3 :
renfoce le plotage des opateus et agencesde l’état en contactualsant avec chacund’ente eux su des objectfs de pefomance.
ProPosition 4 :
élmne les edondances ente admnstatonset opateus/agences, et ente les opateusente eux ; pocde à des fusons.instaue une pocdue de evue de l’utltdes opateus tous les tos à cnq ans.
4 - Repenser l'État
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