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L'Assassinat du peuple grec (M. de Poncins, 2012)

L'Assassinat du peuple grec (M. de Poncins, 2012)

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L’Assassinat du peuple grec - par Michel de Poncins in
"Tocqueville magazine" du 20 février 2012.
L’Assassinat du peuple grec - par Michel de Poncins in
"Tocqueville magazine" du 20 février 2012.

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02/20/2012

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L’Assassinat du peuple grec
Michel de Poncins
Tocqueville magazine 
du 20 février 2012
C’
est à un véritable assassinat auquel le monde entier assiste mé-dusé, accompagné d’une véritable humiliation pour ce peuple, lapolice anti-émeute le matraquant sans pitié. Le meurtre est organiséet, même, célébré par un groupe de gens hétéroclites, sous le vocableimprécis et abusif de « communauté internationale ». Ses membres onttoutefois des points communs, le plus important étant leur adhésion à ladémocratie, ce qui ne les gêne pas du tout pour bafouer la démocratiegrecque à l’occasion de ces terribles événements.Il s’ensuit qu’une fois encore, une rallonge, peut-être pas la der-nière, va être accordée par l’Europe qui a déjà déversé beaucoup demilliards dans ce trou sans fond. Personne ne connaît exactement leschiffres qui bougent tous les jours au hasard des négociations. Il estquestion, pourtant, de 130 milliards s’ajoutant à bien d’autres qui ontdéjà été prêtés. C’est en fait une inondation d’argent qui n’existe pas etest créé
ex nihilo 
pour les besoins de la cause.Ces milliards quels qu’ils soient sont des prêts; le pays exsangue seficelle donc par des intérêts condamnant tout effort de redressement.Les prêteurs, États ou Europe, auront de faux bilans avec à leur actif des créances pourries aussitôt que nées.
Les coupables
En premier lieu se trouvent les politiques grecs qui au sommet ap-partiennent à quelques familles ennemies-amies se partageant le pou- voir depuis des lustres et exploitant le pays au profit de leur clan.1
 
Les privilégiés qui bénéficient de leur soutien échappent à l’impôt etplacent leurs actifs dans des paradis administratifs et fiscaux. Le ré-sultat est que l’État n’obtient pas d’impôts des riches et doit frapperles classes moyennes. Le pays est, simultanément, soumis à un socia-lisme extrêmement tatillon quelle que soit la couleur apparente desgouvernements. Le produit de ces deux facteurs est que l’économiegrecque se traîne depuis longtemps alors que l’ingéniosité des Grecsest célèbre dans le monde entier et ne peut s’épanouir normalement. Ilen est résulté l’océan de dettes qui justement conduit au drame actuel.Le FMI est largement responsable. Ce FMI, sous la direction deDominique Strauss-Kahn, a bâti une méthode d’intervention qui a eudes effets médiocres et parfois désastreux dans beaucoup de pays fai-sant appel à lui. Christine Lagarde a suivi sans barguigner les mau- vaises pratiques de Dominique Strauss-Kahn!L’Europe avec, à sa tête, le couple franco-allemand porte une lourderesponsabilité. N’oublions pas que les acteurs principaux de cetteEurope ont l’œil rivé sur leurs échéances électorales, le sort cruel dupeuple grec ne leur important guère.
Les prétextes
Les prétextes invoqués n’ont pas manqué. Le principal était quel’Europe ne puisse admettre qu’un pays de la zone euro et membre del’Union européenne fasse défaut, quelque soit l’immensité des dettescréésparlesprédateurslocaux.Setrouvaitaussiafficlesoucidepro-téger les banques européennes. Ces banques, qui ont accordé des prêtsd’une façon aventureuse, ont, d’ailleurs, reconnu leur faute, ayant pro- visionné les mauvaises créances grecques.Ce raisonnementne pourraitqu’encourager les mêmes à prêter avec légèreté à d’autres pays endanger. Autre prétexte, la fausse idéologie européenne. La doctrine officielleest qu’il faut sauver l’euro, lequel n’est qu’un appendice de l’édificeeuropéen; lors de la création de cette monnaie unique maints analystesavaient prévu qu’elle était vouée à l’éclatement et nous n’en sommespas loin.Derrière l’euro se profile l’objectif fondamental de sauver l’Europe.Selon la propagande, l’édifice européen, qui n’en finit pas de se bâtir,2
 
serait l’horizon indépassable d’un continent de 500 millions d’habi-tants. C’est vraiment de la propagande, car maints signe, s’exprimantparfois dans les urnes, montrent que les peuples sont très réticents.Nous avons souvent montré que l’hydre européenne et son exten-sion permanente ne s’expliquent que par la voracifinancière deseurocrates, leur nombre est si grand qu’il est impossible de les dénom-brer vraiment. Le prix à payer pour cette cupidité est la ruine pour lecontinent par les impôts nécessaires et le déluge de lois imposées parl’Europe. Cette ruine se manifeste par la panne de croissance, mêmesi de temps à autre une amélioration survient, ce qui est le cas pourl’année 2011 en France.Un autre prétexte invoqué est le jugement des marchés. Ceux-ci nesupporteraient pas que la Grèce fasse défaut. Le plus surprenant dansces péripéties est que les marchés saluent en général favorablementles actions engagées pour sauver la Grèce, comme les « hauts » et les« bas » quotidiens le montrent. Les politiques du sommet ne s’aper-çoivent pas ou ne veulent pas voir que les marchés commencent tou- jours par porter un jugement hâtif. Plus tard vient le jugement définitif et il risque d’être dramatique au vu du champ de ruines qui va enrésulter.
Des effets dévastateurs
Les effets dévastateurs ne vont pas tarder à émerger.Indépendamment de l’assassinat programmé du peuple grec, setrouve la destruction de sa propre richesse : or, industrieux comme ilest, il n’y a aucune raison que l’économie de l’Europe se prive de sespotentialités.Derrière se profile le risque que d’autres pays comme le Portugalet l’Espagne soient à leur tour emportés dans la tourmente. Quant àla France, le premier ministre, François Fillon, a dit qu’elle était enfaillite; la charge insupportable de la Grèce ne peut qu’aggraver sasituation.Pour prétendument l’aider, les politiques creusent la ruine de l’Eu-rope par les impôts ou l’endettement qui en résulteront.3

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