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Intensifier la démocratie (7/12)

Intensifier la démocratie (7/12)

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7
58
 
Pourcentage de femmes siégeant à la Chambrebasse
1
er
Rwanda 56 %2
e
Suède 46 %3
e
Afrique du Sud 45 %17
e
Allemagne 33 %54
e
Chine 21 %61
e
Royaume-Uni 20 %65
e
 
ex æquo 
- bangladesh 19 %65
e
 
ex æquo 
- France 19 %65
e
 
ex æquo 
- Soudan 19 %73
e
États-Unis 17 %
Source :
Union interparlementaire (28 février 2010).
Du tirage au sort au nouveau statut De l’élu
intensiFierla démocratie !
 
compléter l’életion par le tirage au sort auniveau muniipal.
Les grandes démocraties utilisent déjà letirage au sort, et ce pour prendre des décisions particulièrementimportantes. Ainsi, aux États-Unis, la
green Card 
est attribuéepar tirage au sort. En France, c’est aussi par le sort que l’ondésigne les membres des jurys populaires des tribunauxd’assises. Le tirage au sort est un choix qui, échappant à touteintention, empêche la corruption (sau, bien sûr, en cas deraude dans le mécanisme). Nul n’est responsable du résultatdu choix et donc nul ne peut être blâmé pour n’avoir pas étéchoisi ou loué pour l’avoir été ; nul ne peut tirer vanité d’avoirété choisi ; nul n’a la charge de choisir ni celle de devoir ournirles justications du choix. Tous les participants sont mis sur unstrict pied d’égalité, la procédure est impartiale et équitable.Dès lors que la procédure peut être répétée de nombreuses ois,le ait d’être choisi ne produit pas une orte inégalité entre lessélectionnés et ceux qui ne le sont pas. Ceux qui ne sont paschoisis aujourd’hui conservent un espoir raisonnable de l’êtredemain. La procédure est acile, rapide, économique. Elle necoûte pas cher en énergie, en moyens matériels ou en temps.La neutralisation des procédures que permet le tirage au sort asouvent pour but comme pour eet de supprimer la compétitionstérile et coûteuse, et d’éviter le confit d’intérêts. Le tirage ausort étant un mécanisme instantané, il supprime les diversesmanœuvres qui précèdent la plupart des autres ormes dedésignation : déclarations, communications, jeux d’infuence,intrigues et autres stratégies, ouvertes ou cachées. La notion detransparence (ou d’opacité) n’a plus de sens quand on recourtau tirage au sort.>
 
Plusieurs principes généraux seront toujoursà considérer avant toute théorie et pratiquedu tirage au sort.
Le premier point sera : le tirage ausort domine-t-il l’ensemble de la procédure ou bien est-ilseulement incorporé dans une procédure reposant toutautant sur d’autres mécanismes ?La deuxième question concerne le moti principal deson usage. Est-il plutôt démocratique ou plutôt libéral?L’usage est démocratique quand on insiste sur l’égalité, laparticipation, la suppression du confit d’intérêt. L’usage estlibéral quand on insiste sur l’impartialité, la neutralité, lalutte contre l’abus de pouvoir.
Gil Delannoi,
Le retour du tirage au sort en politique 
,Fondation pour l’innovation politique, décemre 2010.www.fondapol.org
59
 
La défance des classes moyennes
Queston : avez-vous plutôt confnce ou plutôt ps confnce dns…réponses : « Plutôt confnce »
 
Ensemble Classesdes moyennesFrançais( %) ( %)
les maires 63 68les ches d’entreprise42 45l’Union européenne 41 41le Parement 38 41les syndicats36 35 l’État34 36les médias28 28les autorités reigieuses21 23les partis poitiques11 12
Source :
Sondage IFOP réalisé pour la Fondation pour l'innovation politique,novembre 2010.
www.ondapo.org
>Nous proposons une application de ce mécanisme au niveaulocal : 10 % des sièges des conseils municipaux seraient attribuéspar tirage au sort. La population concernée par le tirage seraitcelle des électeurs inscrits dans la commune, disposant de leursdroits civiques, n’occupant aucun mandat électi et n’en ayantdétenu aucun auparavant. Chaque personne tirée au sort conserveévidemment la liberté de reuser de siéger au conseil municipal.Afn de ne pas accroître la difculté déj importante rencontréedans les petites communes pour composer un conseil municipalélu, la mesure s’appliquerait aux villes dont la population estsupérieure  3 500 habitants. à titre d’exemple, dans une villedotée d’un conseil municipal de vingt-sept membres (les villesayant une population comprise entre 3 500 et 4 999 habitants),le nombre de conseillers désignés par le sort serait de trois.Dans les villes accueillant plus de 300 000 habitants, ce nombreserait de sept. à Marseille, il serait de dix (pour 101 conseillersmunicipaux), et  Paris, il atteindrait seize (pour 163 conseillersmunicipaux).
ProPosition 1 :
 at trbuer pr trge u sort 10%des sègesdes conses muncpux dns es ves de pusde 3 500 hbtnts.
il ut vose l cculton des mndtsélects.
 La société rançaise est en train de changeren proondeur. Elle se renouvelle, aussi bien sur le plangénérationnel qu’au niveau des origines culturelles. Malgrécela, nous avons toujours l’Assemblée nationale la plus âgéedu monde démocratique (avec un âge moyen de 58 ans).Les hommes représentent les trois quarts des élus, tandisque les Français issus de l’immigration n’accèdent que trèsmarginalement aux mandats électis. La situation évolue trèslentement en raison de l’étroitesse et de l’homogénéité desbassins de recrutement des candidats, mais aussi en raison de latendance  conserver aussi longtemps que possible un mandatacquis. Certains députés qui siègent aujourd’hui ont été éluspour la première ois  la fn des années 1960. Ces distorsionscontribuent ortement  dégrader l’image de la classe politiquedans l’opinion ; elles accréditent l’idée d’une panne de ladémocratie rançaise. Les nouvelles générations n’ont guèrede raisons de se sentir représentées par de tels élus : elles seréugient en conséquence dans l’abstention, cultivent une visiondépréciative de la vie politique et apprécient les discours quitournent en dérision les responsables publics.Comment lutter contre cette perte de représentativité des élus ?La fn du cumul des mandats est une première solution, avecl’adoption du principe « un élu, un mandat ». Les Français ysont très avorables. Cela permettrait notamment aux membresdu Parlement de consacrer davantage de temps  la onctionlégislative. La préparation, la discussion et l’adoption de noslois méritent que l’on s’y consacre exclusivement.
ProPosition 2 :
interdre e cumu des mndts.lrège ppquée dot être « un éu, un mndt ».
Nombre de mandats détenus par les députés
1 mandat 232 mandats1483 mandats3324 mandats 73
Source :
 Assemblée nationale.
7 - Intensifer a démocratie !
 
La compétence du citoyen
On peut développer la notion de spectateurimpartial
sous la forme d’une théorie simple : lespectateur impartial, c’est le citoyen quelconque dont onpeut supposer que, sur telle ou telle question, il échappeà ses passions et à ses intérêts. D’une part, sur bien dessujets émaillant la vie de la Cité, le citoyen quelconqueest effectivement dans la position du spectateur impartial.D’autre part, bien des sujets n’impliquent pas la maîtrisede connaissances particulières. On peut donc supposer que,si l’on consulte le public sur ces sujets, nombre d’individustendront à donner une réponse inspirée par le bon sens.
Raymond boudon,
La compétence morale du peuple 
,Fondation pour ’innovation poitique, novemre 2010.www.ondapo.org
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