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Oui à la diversité, non au multiculturalisme (9/12)

Oui à la diversité, non au multiculturalisme (9/12)

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07/10/2013

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9
70
 
oui à la diversité,non au
multiculturalisme !
 LA REVENDICATION MULTICULTURALISTELe multiculturalisme désigne une cohabitation entre diérentsgroupes dotés de cultures et de normes singulières, au seind’une société globale elle-même porteuse d’une culture et denormes communes à tous ses membres. Le multiculturalisme estd’abord un ait, dans la mesure où les migrations ont modiféla composition ethnique et culturelle des sociétés d’accueil,devenues plus hétérogènes sur le plan ethnoculturel. La notionde « multiculturalisme » renvoie à l’idée qu’il existe un modèlesocial multiculturel, c’est-à-dire, pour une société donnée, uneaçon de reconnaître les singularités de groupes, puis d’organiserles relations entre ces groupes. En ce sens, la notion a étévivement discutée à partir des années 1960, notamment dansles pays anglo-saxons, en relation avec l’afrmation croissantede singularités culturelles de la part des groupes de migrantsou issus de l’immigration, prenant leurs distances avec le projetassimilationniste, voire le rejetant au nom de la lutte contretoutes les ormes de domination, voire d’impérialisme.Dans le prolongement de cette politisation, le multiculturalismeest devenu une revendication progressiste, une contribution à lapoursuite du processus de démocratisation de la société libéraleet d’émancipation de ses membres. Mais un glissement s’est peuà peu opéré. La revendication est devenue moins progressiste etplus conservatrice, avec l’idée de préserver des traditions ; elleest également devenue plus corporatiste, avec l’idée de déendreet de promouvoir les intérêts particuliers d’une communauté etde ceux qui la dirigent, au point de rôler parois le séparatisme.Finalement, la revendication multiculturaliste s’est presqueentièrement détachée du mouvement initial d’émancipation quila déterminait et qui, en tant que tel, correspondait à un projetcommun à tous les membres de la société, au-delà des membresde telle ou telle communauté, et capable de les réunir ensemble.>
 
L’autonomie se voit de plus en plusfragilisée par l’évolution du droit,
en réponseà des demandes communautaires qui contestentl’individualisme démocratique, mais qui afrment leurdroit à la reconnaissance au nom du pluralisme, sans voirque leur revendication identitaire rejoint les ondementspsychologiques du holisme. Il s’agit là de ormesd’aliénation dont les remèdes sont à rechercher dansl’éducation et dans le droit.
 Alain-Gérard Slama,
La responsabilité 
,Fondation pour l’innovation politique, novembre 2011.www.fondapol.org
71
 
Ces revendications d’un genre nouveau ont été portées par desgroupes ethnoculturels qui demandaient que leurs particularitéssoient non seulement reconnues comme une diérence, mais aussicomme une identité distincte et légitime, c’est-à-dire qui devaitperdurer en tant que telle à côté de l’identité nationale, sans êtresoumise à l’obligation de suivre un processus d’intégration, nimême de respecter toutes les valeurs ondamentales de la sociétéd’accueil, par eemple l’égalité entre les individus, notammententre les hommes et les emmes, dès lors que ces règles venaientcontredire celles du groupe particulier. Les sociétés d’accueilont pratiqué le multiculturalisme en répondant avorablementà la demande d’une reconnaissance de la diérence culturelle,notamment sur le plan linguistique et religieu, ce qui a menéà une institutionnalisation de ces diérences, par l’autorisationd’un pluralisme de normes et de comportements pouvantaller jusqu’au domaine de la justice, comme on l’a vu avec lestribunau de
charia
introduits en Grande-Bretagne.Dans ce cadre de pensée, l’identité nationale devient simplementune identité dominante dans un modèle national pluri-identitaire. Dans une nation adoptant un tel multiculturalisme,c’est le cas de la Grande-Bretagne, l’identité nationale est alorsà la diversité des identités ce que la neutralité est au pluralismedes croyances dans un État laïc.
ProPosition 1 :
entr l multiculturalism d séparationt l’impossibl hégémoni thnoculturll,nous proposons d suivr l chmind’un divrsité rconnu, protégé t limité.
la ivrité oit êtr vu comm proongmntu muticuturaim an un ociété ibéra. 
L’idée d’une diversité libérale peut redevenir, comme elle l’a étédepuis le xVIII
e
siècle, l’epression du mouvement progressisted’une société. Ce n’est pas une réaction, mais un prolongement.En tant que revendication, le multiculturalisme est légitimes’il s’inscrit dans le mouvement d’afrmation des droits de lapersonne liés à la liberté d’opinion et de conscience, à la libertéde choisir le type d’eistence que l’on veut mener, voire à laliberté de choisir son identité de genre, qui tend à être reconnue.Il eiste un lien ort entre le multiculturalisme et la liberté,puisque la revendication multiculturaliste ne prend place et nese déploie que dans les sociétés libérales qui, plus que toutes,admettent le principe d’une afrmation des singularités et enprotègent l’epression.Puisque la reconnaissance du multiculturalisme dépend del’eistence d’une société libérale, l’intensité des particularismesrevendiqués au nom d’une identité singulière doit êtrelimitée par ce lien de dépendance avec les principes quiondent et ordonnent les sociétés libérales. La revendicationmulticulturaliste ne peut conduire ni à récuser ni à violerles principes libérau et démocratiques, puisque ce sontces principes mêmes qui conditionnent la possibilité d’unereconnaissance de la diérence culturelle et de son epression.Un individu ne saurait, par eemple, utiliser la liberté de vivresa singularité culturelle, qui n’est permise que par une sociétélibérale, si la maniestation de cette singularité devait conduirecet individu à méconnaître ou contester la liberté d’un autrede vivre sa propre eistence. On reconnaît ici le ameu
harm principle
(ne pas nuire à autrui) cher à John Stuart Mill. Nier,par eemple, l’égalité entre les hommes et les emmes estcontradictoire, puisque dans ce cas les hommes détourneraientla liberté à leur seul proft, ce qui reviendrait à remettre en cause
Les immigrés doivent s’intégrer dans leur pays d’accueil
90 %80 %70 %60 %50%45%30%20 %10%0 %
Qution : dan votr ociété iéa :  immigré puvnt conrvr ur traition t ur cutur ou  immigré oivnt ’intégrr à a ociétéu pay an qu i vivnt ?exmp  ctur : son 66 %  Britanniqu, an a ociété iéa,  immigré oivnt ’intégrr an  pay ’accui.
Source :
Dominique Reynié,
la jeunesse du monde, 2011, une enquête panétaire de a Fondation pour ’innovation poitique,
Lignes de repères, 2011.
 www.fondapo.org
mxq
24 %
ron
41 %
Fnlnd 61 %bl
24 %
sèd
56 %
epn
68 %
 alln
67 %
cnd
53 %
eon
54 %
Polon
28 %
r
56 %
ind
30 %
hon
42 %
il
63 %
é-un
43 %
roy-un
66 %
Fn
67 %
Jpon
38 %
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15 %
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40 %
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39 %
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58 %
 afq d sd
33 %
mo
34 %
tq
39 %
>
9 - Oui à a diversité, non au muticuturaisme !
72

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