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Le secret de la Dégénérescence

Le secret de la Dégénérescence

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Julius Evola
Julius Evola

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04/21/2013

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Le secret de la dégénérescence
Julius Evola
Quiconque en est arrivé à rejeter le mythe rationaliste du «progrès» et del'interprétation de l'histoire comme un développement positif ininterrompu del'humanité se trouvera lui-même graduellement conduit vers la vision-du-mondequi était commune à toutes les grandes cultures traditionnelles, et qui a en soncentre la mémoire d'un processus de dégénérescence, d'un lent obscurcissement,ou de la chute d'un monde antérieur plus élevé. Si nous pénétrons plusprofondément à l'intérieur de cette nouvelle (et ancienne) interprétation, nousrencontrons des problèmes variés, parmi lesquels le principal est le
secret de ladégénérescence
.Dans son sens littéral, cette question n'est en aucune manière une nouveauté. Sil'on contemple les magnifiques vestiges de cultures dont le nom même n'est pasparvenu jusqu'à nous, mais qui semblent avoir porté, même dans leurs aspectsmatériels, une grandeur et une puissance plus que terrestres, on peutdifficilement éviter de se poser des questions sur la mort des cultures, et de sentirl'insuffisance des raisons qui sont habituellement données comme explications.Nous pouvons remercier le comte de Gobineau pour le meilleur exposé, et le plusconnu, de ce problème, et aussi pour une critique magistrale des principaleshypothèses le concernant. Sa solution sur la base de la pensée raciale et de lapureté raciale comporte aussi une grande part de vérité, mais elle a besoin d'êtreélargie par quelques observations concernant un ordre de choses plus élevé. Car ila existé de nombreux cas où une culture s'est effondrée même quand sa race estrestée pure, et cela est particulièrement clair dans certains groupes qui ontsouffert d'une lente, inexorable extinction, bien qu'ils étaient restés racialementisolés, comme des îles. Ces peuples sont aujourd'hui dans la même forme racialequ'ils l'étaient deux siècles auparavant, mais il est difficile de retrouver à présentl'héroïque disposition et la conscience raciale qu'ils possédaient autrefois.D'autres grandes cultures semblent simplement être restées figées comme desmomies: elles étaient depuis longtemps intérieurement mortes, et il suffisait doncde la plus légère poussée pour les abattre. Ce fut le cas, par exemple, de l'ancienPérou, cet empire solaire géant qui fut annihilé par quelques aventuriers sortis dela pire populace de l'Europe.Si nous considérons le secret de la dégénérescence d'un point de vueexclusivement traditionnel, il devient encore plus difficile de le résoudrecomplètement. C'est alors une question de division de toutes les cultures en deuxtypes principaux. D'une part, il y a les cultures traditionnelles, dont les principes
 
sont identiques et inchangeables, en dépit de toutes les différences de surface.L'axe de ces cultures et le sommet de leur ordre hiérarchique consiste enpuissances et en actions métaphysiques, supra-individuelles, qui servent àinformer et justifier tout ce qui est simplement humain, temporel, sujet audevenir et à «l'histoire». D'autre part, il y a la «culture moderne», qui est véritablement l'anti-tradition et qui s'épuise elle-même dans une construction deformes purement humaines et terrestres et dans le développement total de celles-ci, dans la recherche d'une vie entièrement détachée du «monde d'en-haut».Du point de vue de cette dernière, la totalité de l'histoire est une dégénérescence,parce qu'elle montre le déclin universel des premières cultures de typetraditionnel, et la montée décisive et violente d'une nouvelle civilisationuniverselle du type «moderne».Une double question surgit alors.Premièrement, comment fut-il même possible que cela puisse arriver? Il y a uneerreur logique sous-jacente dans toute la doctrine de l'évolution: il est impossibleque le plus élevé puisse émerger du moins évolué, et le plus grand du plus petit.Mais n'y a-t-il pas une difficulté similaire dans la solution de la doctrine del'involution? Comment est-il même possible au plus élevé de tomber? Si nouspouvions raisonner par simples analogies, il serait facile de traiter cette question.Un homme en bonne santé peut devenir malade; un homme vertueux peuttourner au vice. Il y a une loi naturelle que chacun considère comme allant de soi:que chaque être vivant commence avec la naissance, la croissance et la force, puis vient la vieillesse, l'affaiblissement et la désintégration. Et ainsi de suite. Maiscela est juste faire des affirmations, pas expliquer, même si nous reconnaissonsque de telles analogies sont effectivement liées à la question posée ici.Deuxièmement, la question n'est pas seulement d'expliquer la possibilité de ladégénérescence d'un monde culturel particulier, mais aussi la possibilité que ladégénérescence d'un cycle culturel puisse se transmettre à d'autres peuples et lesentraîne dans sa chute. Par exemple, nous n'avons pas seulement à expliquercomment l'ancienne réalité occidentale s'effondra, mais aussi à montrer la raisonpour laquelle il fut possible pour la culture «moderne» de conquérirpratiquement le monde entier, et pourquoi elle posséda le pouvoir de détournerautant de peuples de tout autres types de culture, et de dominer même là où desEtats de forme traditionnelle semblaient être vivants (il suffit de se rappelerl'Orient aryen). A cet égard, il ne suffit pas de dire que nous avons affaire à uneconquête purement matérielle et économique. Cette vue semble très superficielle,pour deux raisons. En premier lieu, un pays qui est conquis sur le plan matérielsubit aussi, sur le long terme, des influences d'un genre plus élevé, correspondantau type culturel de son conquérant. Nous pouvons affirmer, en fait, que laconquête européenne sème presque partout les graines de «l'européanisation»,c'est-à-dire le mode de pensée rationaliste, hostile à la tradition, individualiste.Deuxièmement, la conception traditionnelle de la culture et de l'Etat esthiérarchique, non-dualiste. Ses porteurs ne purent jamais souscrire, sans de
 
sévères réserves, aux principes du «Rendez à César ce qui appartient à César» etdu «Mon Royaume n'est pas de ce monde». Pour nous, la «Tradition» est laprésence victorieuse et créative dans le monde de ce qui «n'est pas de ce monde»,c'est-à-dire de l'Esprit, compris comme une puissance qui est plus puissante quetoute puissance purement humaine ou matérielle.C'est l'idée de base de la vision de la vie authentiquement traditionnelle, qui nenous permet pas de parler avec mépris des conquêtes purement matérielles. Aucontraire, la conquête matérielle est le signe, sinon d'une victoire spirituelle, dumoins d'une faiblesse spirituelle ou d'une sorte de «recul» dans les cultures quisont conquises et qui perdent leur indépendance. Partout où l'Esprit, considérécomme la plus forte puissance, était véritablement présent, les moyens -- visiblesou autres -- ne manquèrent jamais pour résister à la supériorité technique etmatérielle de tous les adversaires. Mais cela ne s'est pas produit. On doit donc enconclure que la dégénérescence était cachée derrière la façade traditionnelle detous les peuples que le monde «moderne» a pu conquérir. L'Occident doit doncavoir été la culture dans laquelle une crise qui était déjà universelle prit sa formela plus aigüe. Ici la dégénérescence fut l'équivalent, pour ainsi dire, d'un coupd'assommoir, et lorsqu'il eut lieu, il brisa avec plus ou moins de facilité d'autrespeuples chez qui l'involution n'avait certainement pas «progressé» aussi loin,mais dont la tradition avait déjà perdu sa puissance originelle, et donc cespeuples ne furent plus capables de se protéger d'un assaut extérieur. Avec ces considérations, le second aspect de notre problème est ramené aupremier. La question est surtout d'expliquer la signification et la possibilité de ladégénérescence, sans faire référence à d'autres circonstances.Pour cela nous devons être clairs à propos d'une chose: c'est une erreur deprésumer que la hiérarchie du monde traditionnel est basée sur une tyrannie desclasses supérieures. Cela est seulement une conception «moderne»,complètement étrangère au mode de pensée traditionnel. La doctrinetraditionnelle concevait en fait l'action spirituelle comme une «action sans agir»;elle parlait du «mouvement immobile»; partout elle utilisait le symbolisme du«pôle», l'axe inaltérable autour duquel tous les mouvements ordonnés prennentplace (et à un autre endroit nous avons montré que cela est la signification de lasvastika, la «croix arctique»); elle soulignait toujours la spiritualité«olympienne», et l'autorité authentique, ainsi que sa manière d'agir directementsur ses subordonnés, pas par la violence mais par la «présence»; finalement elleutilisait l'image de l'aimant, dans laquelle se trouve la clé de notre question,comme nous allons le voir à présent.C'est seulement aujourd'hui que quelqu'un pourrait imaginer que lesauthentiques porteurs de l'Esprit, de la Tradition, recherchent les gens pour lessaisir et les mettre à leurs places -- bref, qu'ils «dirigent» les gens, ou ont unintérêt personnel à établir et à maintenir ces relations hiérarchiques en vertudesquelles ils peuvent apparaître de manière visible comme les dirigeants. Celaserait ridicule et insensé. C'est bien plus la reconnaissance venant des basses

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