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haiti observateur presse

haiti observateur presse

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haitiobservateur
ENglish PagEs :7,11,
VOL. XXXXii, no.
26
 New York 
: Tel : (718) 812-2820; •
 Montréal 
(514) 321-6434; •
 Port-au-Prince
: (011 509) 223-0785 • Paris (33-1)43-63-28-10
 29 fév
-
07 
mars. 2012
Kreyò : Pj 6
Fondé à New York,cet hebdomadaire est édité  par la société  Haïti-Observateur Group, Inc.
www.haiti-observateur.net 
 Haïti-Observateur  P.O. Box 356237  Briarwood, NY 11435-6235Tél. (718) 812-2820
haiti_observateur@yahoo.com
 New York: $1,00 Partout ailleurs : 1,50 $ Haïti: 20 gourdesTél. (718) 812-2820
 Lè manke gid, pèp la gaye !
L’après-carnavalinaugure ladébandade
Delmas livréaux malfaiteurs 
DIPLOMATIE D’AFFAIRES VERSION LAURENT LAMENTE
Occasion defaciliterdesbalades àl’étranger deMichel Martelly
DANS LE COLLIMATEUR DELA JUSTICE
En susd’un contentieuxavecl’Afr ique dusud…
Aristide bientôtpoursuivienHaïti, aux U.S.A.et en France ?
(Denotre envospécialenHaïti)
Unepresse vassalisée
Mise enrouted’une machinederépr essiondans lemeilleur délai…
DES MÉDIAS VISÉSPAR SOPHIA MARTELLY VIA LE MIINISTÈREDE LA CULTURE…
Par Léo Joseph
SOURCES COMBINÉES, 28février — L’inimitié que JosephMichel Martelly voue à la pressehaïtienne est sur le point de prendre l’allure d’une véritablecam pagne contre les média jugéstrop critiques à l’endroit du pou-voir. C’est Sophia Saint-RémyMartelly qui a décidé de prendrela responsabilité de mettre au pasles organes de presse don l’uniquecrime est d’avoir traité sans com- plaisance les dérives du président,la corruption qui s’installe au seinde la famille présidentielle et lesréflexes dictatoriaux affichés par le président de la République.Si Michel Martelly n’est pasun adepte politique de Jean-Ber -trand Aristide, il ne réprouve pas pour autant ses méthodes de gou-verner. Car au pouvoir, il s’afficheen émule de l’ex-baron de Tabarrequi, avant même de prêter ser-ment, avait montré les dents lorsd’une conférence de presse. À lademande de la communauté inter-nationale, il était obligé de fixer sa position par rapport à l’exécutionsommaire de citoyens perçuscomme étant ses opposants poli-tiques par le supplice du collier SOURCES COMBINÉES — Quelqu’un a dû prendre la jus-tice haïtienne de vitesse enannonçant prématurément une poursuite judiciaire que legouvernement Martelly seraiten passe d’intenter contrel’ex-président Jean-BertrandAristide. Cela a semblé don-ner prétexte au ministre de laJustice haïtien de réfuter cetteinformation, qui, malgré tout,continue de faire la une dansles média, tant nationaux qu’-internationaux.L’information est tombéecomme un couperet, cette der-nière fin de semaine : l’ex- président Jean-Bertrand Aris-tide serait l’objet d’une enquê-te pour trafic de drogue, dé-tournements d’argent et blan-chiment d’argent.La plupart des média haï-tiens ont ou bien relayé l’in-formation ou bien en ont faitétat après avoir interrogé dessources dites gouvernemen-tales.L’Agence France Presse a,Alors que le président et ses mi-nistres reviennent de la bambochecarnavalesque entre prise sousl’instigation de l’ex-chanteur ducompas direct, le pays vient detomber dans ce qui s’avère, auxyeux de nombreux observateurs,comme l’une des crises les plusgraves de son histoire. C’est que,en plus de son arrogance manifes-te, le chef du pouvoir exécutif 
La saison carnavalesque 2012a été sans contesque une man-ne pour les voleurs alors que lacapitale était pratiquementvidée des services de police
Par Léo Joseph
Si le Parlement néglige d’inter-venir afin de contrôler lesdéplacements effectués à l’-étranger par le président de laRépublique, au nom de la nou-
Suite en page 15Suite en page 3Suite en page 2Suite en page 16 
 
Le New Technology Center qui a été saccagé par des chevaliersde nuit pendant la saison carnavalesqueLa pre-mièredameSophiaSaint-RémyMartelly,en passede devenir le bour-reau de la presse haï-tienne, sile ciel luien donnelesmoyens(photod’ar-chives).
 Des marchands et marchandes au milieu de la désolation laissée par l’incendie qui a nivelé le marché deTabarre (photo Thony Bélizaire/H-O).Suite en page 2
 
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Ha
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t-Observateur
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L’après-carnaval inaugure la débandade
affiche une ignorance à peine voi-lée dans la gestion des affaires del’État. Entouré de ses serviteursserviles et compagnons de beuve-rie de toujours, on a vu le titulairedu pouvoir exécutif haitien sedéhancher comme un vulgaire personnage pendant les trois joursgras.Partie de la capitale dès lesamedi 18 février dernier, la délé-gation présidentielle allait revenir dans ses pénates le mercredi LesCendres, 22 février. Ceux quicroyaient que le président Martel-ly aurait tiré une quelconque leçonde ses déboires à la Faculté d’eth-nologie en ont eu pour leur rhume.En effet, grisé par l’alcool, c’est unhomme sans aucune tenue quis’amusait dans son dévergondagecoutumier, sans se soucier du bien-être de ses concitoyens dontla majorité peine à survivre dans ladescence.
Un député rabrouépubliquement
Que ce soit dans les rues ou enco-re sur les chars allégoriques,Sweet Micky prenait le dessus et brillait dans toute la splendeur desa décadence, jetant sa
 yayade
enveux-tu, en voilà ! Par moments,on a même vu la première damede la république pincer (pichkan-nen) le bras de son mari pour essayer de le ramener sur terre. Illui est même arrivé d’insulter unmembre duParlement en la personne dudéputé de Carrefour-Feuilles,Jean-René Lochard, qui arrivaitau stand présidentiel accompagnéde sa femme et de sa fille. Martel-ly lui a vertement intimé de«
monter tout seul 
» sur la tribuneofficielle, en faisant signe auxautres indésirables (la femme dudéputé et sa fille) de se «
démas-quer des lieux
». Aux raresmembres de son entourage quiregardaient la scène perplexe, le président aurait ajouté : «
Tout tanli vi n bwè wiski nan palè-a. Tout tan li vi n mande nan palè-a tou
»(Tout le temps il vient boire duWhisky au Palais. Tout le temps ilvient quémander au Palais). Bienimbu de la «
 force
» du président,le député Lochard a dû ravaler sasalive, d’après les témoins de l’in-cident.Cette attitude, affichée publi-quement par le président Martellyà l’égard d’un membre du Par -lement, serait très révélatrice de lacorruption qu’il entretient afind’assurer sa mainmise sur l’un destrois pouvoirs de l’État.
Un pouvoir sans tête
Au lendemain de la démission duPremier ministre Gary Conille, le pays s’est réveillé dépourvu dedirigeants capables. Vu par lescitoyens conséquents, tout comme par les partenaires traditionnels du pays comme «
un homme de tê-te
», cet ancien fonctionnaire inte-national a dû courber l’échine faceà la démence calculée qui siègerégulièrement au Palais nationaldepuis l’arrivée au pouvoir deMichel Joseph Martelly, il y a tan-tôt neuf mois. Mr. Martelly et sesacolytes semblent avoir sous-esti-mé le poids de leur geste, assimiléà un nouvel affront au bon sens etsurtout à une tentative d’humilia-tion des partenaires traditionnelsde la république d’Haïti. Livrant par ainsi le pays à lui-même, com-me un corps sans tête ou un navi-re sans gouvernail. Mettant bas lesmasques, les apprentis du pouvoir commettent des erreurs irrépa-rables à un pays au bord de laruine.Déjà, les nouveaux décideursn’ont pas tardé à montrer leursvéritables intentions. Nous avonsainsi appris que plusieurs décretsattendent la signature du présidentMartelly, tels la restitution de leurs biens aux anciens duvaliéristes,que le Conseil national de gouver-nement (CNG), première version,avait relégués au rang des«
 grands voleurs de l’État 
», com-me l’atteste les numéros du jour-nal officiel
 Le Moniteur 
de l’épo-que.
Valse hésitation dansle dosssier Aristide
Au lieu de s’occuper des affaires prioritaires de l’État, les hommesde main du régime Martelly, quiont le dessus dans leurs démar -ches, essaient de passer aux actes.Comme des fourmis contrariées,ils ont tenté de mettre à l’ordre du jour le « Dossier Aristide ». Nonsans vouloir minimiser ce casd’espèce, le moment serait-il pro- pice à moins d’un an de gouverne-ment pour s’attaquer à l’ex-homme fort des années 90 qui,d’ailleurs, a été béatifié de la visi-te présidentielle ?Dans un premier temps, nousavons appris que le cortège du président Aristide avait été arrai-sonné par la brigade rose du prési-dent Martelly, il y a quelques deuxsemaines, en direction du sudd’Haiti, d’où l’ex-président estoriginaire. Sous le prétexte qu’ «
il n’a aucune autorisation pour cir-culer dans le pays
», les maîtres du pouvoir ont intimé l’ordre à Ariti-de de revenir sur ses pas. D’autre part, une autre source proche desconcessionnaires d’automobilesnous a révélé que son entreprise adû, «
d’ordre du président Martel -ly
», restituer à M. Aristide lasomme versée par celui-ci en vuede l’acquisition d’un véhicule blindé.Dans le ventre tentaculaire dePort-au-Prince, il se répète que le président Martelly, devenu multi-millionnaire dans l’espace dequelques mois de gouvernance,cher cherait une porte de sortie«
honorable
». Harcelé par lahorde sans foi ni loi de députés etsénateurs sur la question de satriple citoyenneté, decrié par sescoreligionnaires de tous bordsavec une cote de popularité deve-nant de plus en plus mince, misvraisemblablement au banc desaccusés dans le dossier des mil-lions de la reconstruction, le voilàaujourd’hui quasiment abandonnéà lui-même. Une source proche duPalais national nous a révélé quele président ne dort plus depuisquelques jours, vocifère des inju-res et boit comme un trou.Contrairement aux premièresdéclarations concernant l’ouvertu-re du dossier du leader de Lavalas,le ministère public est revenu sur sa décision, le mardi 28 février, enessayant de minimiser ses asser-tions antérieures. Mais, les avocatsde l’ex-président ont déclaré leursintentions de s’enquérir du dossier auprès du commissaire du gou-vernement de la région de la capi-tale nationale. Tout compte fait, ils’agirait d’une habile manœuvrede l’équipe Martelly pour tenter d’évacuer dans les esprits les dan-gers encourrus par la démissiondu Premier ministre Gary Conille.
Des incendiesen cascade
Que ce soit à Léogâne où des pneus enflammés paralysaient lesrues le lundi 27 février, au Bel-Ailet à Tabarre, des incendies ontcommencé à semer la terreur et ladésolation dans les familles, dès levendredi 24 février dernier. Par -ticulièrement au Marché deTabarre où des millions de dollarsont disparu en fumée, des cris necessent de fuser. En attendant lesrésultats des enquêes en cours, larue donne déjà le ton. Pour cer-tains, il s’agit d’une conspiration pour vendre le marché aux
lume-nas
(femmes) du régime en place.Pour d’autres, c’est un acte pure-ment politique. Mais tous s’accor-dent pour y voir une main crimi-nelle derrière cette nouvelle flam- bée de terreur inaugurée dans la période post carnavalesque.En effet, il est visiblement cer-tain que le régime instauré par Michel Martelly est déjà essouflé.Le peuple haïtien s’est vite renducompte du mensonge et de l’im- posture des hommes appelés à lediriger. Ceux-ci pavoisent sur de prétendus succès dont les retom- bés sont inaccessibles au plusgrand nombre. On parle déjà demillions acumulés sur son dos, de plus d’une centaine d’automobilesdistribuées aux favoris du pouvoir,de prébendes réalisées de manièrecavalière. Le copinage a eu raisonsur les promesses d’un printempsassombri par le crétinisme poli-tique. Le désir du président Mar -telly de renforcer son pouvoir dans la pépinière duvaliériste s’estrévélé une chimère difficile à ava-ler par un pays qui a rejeté les ves-tiges de la dictature, toutes allé-geances confondues. Est-il encore possible de rectifier le tir après tantde volte-face, de fuites en avant etd’erreurs calculées ? La réponsese trouve dans l’attitude qu’adop-teront le président et ses acolytesdans les prochains jours.
 Les sapeurs-pompiers tentent de circonscrire le fléau (photo Bélizaire). De ce qui était un marché gouillant d’activités, il ne reste qu’un amisde taules et de ferraille (photo Thony Bélizaire/H-O).Suite de la page 1
Occasion de faciliterdes balades àl’étranger de Michel Martelly
velle diplomatie échafaudée par Laurent Lamothe dite d’af-faires, des millions de dollarsde ressources dont Haïti ne dis- pose même pas seront englou-tis dans des activités sans len-demain. Après une série de plusd’une quinzaine de visites deMichel Martelly à des capitalesétrangères, à la tête de déléga-tions nombreuses, c’est dans lecadre de son déplacement auVenezuela qu’il a été donné decomprendre le bluff qui carac-térise les séjours à l’étranger du premier citoyen du pays.La routine de ses visites res-te inchangée. Le bureau de la présidence annonce le voyagedu président Martelly à une ca- pitale étrangère en compagnied’une délégation composée aumoins de quinze personnes,souvent son épouse ou son fils,ou les deux à la fois. Au mo-ment de s’envoler vers sa desti-nation, M. Martelly donne uneconférence de presse pour an-noncer au peuple haïtien quedans le cadre de la «
nouvelledi plomatie d’affaires
» qu’ainitiée son gouvernement il s’-en va à la recherche de «
nou-veaux débouchés écono-miques
».De retour à la capitale, la presse est invitée à une autreconférence de presse pour entendre le rapport concernantl’immense succès de la visite présidentielle, et faisant étalagedes contrats signés ou propo-sés, ainsi que des promessesd’aide faites aux visiteurs haï-tiens au nom de notre pays.À noter que le présidentMartelly s’arrange toujours pour faire des voyages en sérieà chaque déplacement, dontune officielle et les autres de plaisance. Après avoir menéune telle stratégie lors de plu-sieurs déplacements antérieurs,il en a pris goût et décidé d’al-longer la liste des escales sur son trajet. Son dernier déplace-ment en date a permis de soule-ver un peu le voile et de voir le jeu de notre président.
Révélationsdu Premier ministredes Bahamas
Ayant laissé la capitale haïtiennesous la rubrique d’une visite offi-cielle au Venezuela, le vendredi 3février pour un voyage dont la du-rée n’avait pas été annoncée, le président haïtien revint au pays levendredi 10 — soit six jours d’ab-sence — après avoir passé deux jours à Caracas.Pendant qu’il se trouvait àcapitale venezuelienne, le ministredes Affaires étrangères LaurentLamothe a entrepris les démar -ches en vue de permettre àMartelly d’effectuer des «
visitesopportunistes
» qui n’étaient passur son itinéraire initial. À lafaveur de quelques appels télé- phoniques et des communicationsexpédiées via l’internet des visitesde courtoisie ont été aménagéesavec plusieurs leaders. Si à part leVenezuela, le président, le chance-lier haïtien et les membres de ladélégation ont fait état d’un voya-ge officiel au Panama, il en étaitautrement pour les Bahamas et lesAntilles néerlandaises.En effet, à part la réduction ducoût du visa d’entrée révisé à la baisse par les autorités panaméen- nes pour les visiteurs haïtiens,notamment les commerçants, le président Martelly n’a pas donnéde détails précis concenant sonséjour aux Bahamas et aux Antil-les néerlandaises. Au fait, la nationa été tenue dans le noir au sujet dela visite de M. Martelly dans cesderniers pays.
Le Premier ministredes Bahamas a vendula mèche
Par la suite, on a su pourquoiMichel Martelly a voulu taire sonvoyage aux Bahamas où, pour-tant, il a rencontré le Premier mi-
Suite de la page1Suite en page 15
 
Par Sat-Joh Kauss
Jacques Roumain, né à Port-au-Prince (Haïti) le 4 juin 1907.Études classiques à Saint-Louisde Gonzague (Haïti) et en Suisse.Souché d’une famille bourgeoise,il établit par contre en Haïti, en1934, le Parti communiste haïtien(PCH), fit de la prison et s’exila.De retour au pays en 1941, ilfonda le Bureau d’ethnologie dePort-au-Prince et prit une part trèsactive au mouvement Indigéniste.De retour, malade, du Mexique, ilest mort au pays en 1944. JacquesRoumain a publié: La proie etl’ombre (1930), La montagneensorcelée (1931), Les fantoches(1931), Gouverneurs de la rosée(1944). Romancier célèbre (tra-duit en une trentaine de langues),il est également poète. Son recueilde poèmes, Bois d’ébène (1945),ainsi que le roman Gouverneursde la rosée, ne parurent qu’aprèssa mort survenue le 18 août 1944.
Sales nègres
Et bien voilà :nous autresles Niggersles sales Nègresnous n’acceptons plusc’est simplefinid’être en Afriqueen Amériquevos Nègresvos Niggersvos sales Nègresnous n’acceptons plusça vous étonnede dire : oui missiéen cirant vos bottesoui mon pèaux missionnaires blancsoui maîtreen récoltant pour vousla canne à sucrele caféle cotonl’arachideen Afriqueen Amériqueen bon Nègresen pauvres Nègresen sales Nègresque nous étionsque nous ne serons plus.Fini vous verrez biennos yes Sir oui Blancsi Senor etgarde à vous, tirailleur,oui, mon Commandant,quand on nous donnera l’ordrede mitrailler nos frères Arabesen Syrieen Tunisieau Marocet nos camarades blancs grévistescrevant de faimopprimésspoliésméprisés comme nousles Nègresles Niggersles sales NègresTrop tard jusqu’au cœur des jungles infer-nalesretentira précipité le terrible bégaiementtélégraphique des tam-tams répé-tant infatigablesrépétantque les Nègresn’acceptent plusd’être vos Niggersvos sales Nègrestrop tardcar nous aurons surgides cavernes de voleurs des minesd’or du Congoet du Sud-Afriquetrop tard il sera trop tard pour empêcher dans les cotonne-ries de Louisianedans les Centrales sucrières desAntillesla récolte de vengeancedes Nègresdes Niggersdes sales Nègresil sera trop tard je vous discar jusqu’aux tam-tams aurontappris le langagede l’Internationalecar nous aurons choisi notre jour le jour des sales Nègresdes sales Indiensdes sales Hindousdes sales Indo-Chinoisdes sales Arabesdes sales Malaisdes sales prolétairesdes sales JuifsEt nous voici debouttous les damnés de la terretous les justiciersmarchant à l’assaut de voscaserneset de vos banquescomme une forêt de torchesfunèbres pour en finir unefois pour toutesavec ce mondede Nègresde Niggersde sales Nègres.(Bois d’ébène)ROUMAIN (Jacques) : Œuvrescomplètes, Agence UniversitairePar ces causes : Le tribunalaprès examens, le ministère pu- blic entendu, mainte le défautoctroyé contre la défenderesseà l’audience précitée ; pour le profit déclare fondée la diteaction, admet en conséquencele divorce du sieur Isidor SAINT JEAN d’avec sonépouse, née Marie VictoireTER TULIEN, pour injuresgraves et publiques ; prononcela dissolution des liens matri-moniaux entre les dits époux,ordonne à l’officier de l’état-civil de la section Est de Port-au-Prince de transcrire sur lesregistres à ce destiné, le dispo-sitif du présent jugement dontun extrait sera inséré dans l’undes quotidiens s’éditant à lacapitale sous peine de domma-ge intérêts envers les tiers s’il yéchait ; comme l’huissier Vil-neret Gabriel de ce tribunal pour la signification de ce juge-ment. Compense les dépens ;Ainsi jugé et prononcé par nous, Marie Joceline CASI-MIR, juge en audience civileordinaire et publique du pre-mier février deux mille douze,en présence de Me. GaejtjensBENJAMIN, substitut du com-missaire du gouvernement dece ressort et avec l’assistancede M. Fritz VICTORIN, gref-fier du siège ;Il est ordonné à tous huis-sier sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution,aux officiers du Ministère pu- blic près les tribunaux civilsd’y tenir la main, à tous com-mandants et autres officiers dela force publique d’y prêter main forte lorsqu’ils en serontlégalement requis ;En foi de quoi la minute du présent jugement est signée du juge et du greffier sus dit ;Ainsi signé ; Marie JocelineCASIMIR, Av Doyen, FritzVICTORIN.
Pour ExpédtoCoforme
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Jacques Roumain, lebois d’ébène
AVIS MATRIMONIAL
Sat-Joh Kauss
Delmaslivr éaux malfaiteurs
habituels au profit de la villedes Cayes où se déroulaientles festivités. Ainsi, on as-sista à la mise à sac systé-matique de certains quar-tiers dont Delmas qui, par saconfiguration, présente desavantages exploités savam-ment par les détrousseurs.Des chauffeurs de TapTapaux propriétaires de Chien- jambé (resto de fortune), nuln’est épargné.Généralement, pas uneseule journée ne se passesans que les malfaiteurs nemontrent leur habileté à dé-trousser les commerces etvoire les sim ples citoyens àDelmas, quar tier périphé-rique de la capitale. Lesmar chandes sont en premiè-re ligne des victimes de cefléau qui embrase toute la population haitienne. Pour essayer de minimiser les per tes, elles sont obligées dese regrouper. Il s’agit là unefacon originale de contre-carrer les malfrats qui visentleurs maigres profits et arri-vent meme à piller leursétales.D’autre part, la misèrechronique qui gagne la po- pulation dans son intégrali-té, pousse les plus habiles àune forme d’ingéniosité.Des énergumènes costumésse font parfois passer pour des fonctionnaires de lamunicipalité dans le but devérifier les autorisations defonctionnement des com-mer ces. Les plus audacieuxs’interposent en inspecteursde la Direction générale desImpots. Immanquablement,ces fameux « inspecteurs »sortent avec quelquechose,soit en liquidité ou en mar-chandises. Quand ils visi-tent les quartiers résiden-tiels, c’est pour repérer lesmaisons susceptibles d’etrevisitées la nuit. A Delmas83, un groupe est arrivéavec un camion en plein jour : les voisins croyaientau déménagement des pro- priétaires! D’après certainesinformations que nousavons pu recueillir, on ne peut plus parler au cellulairedans les rues, à Delmas.Meme le jour, de témérairesKokorates (jeunes détrous-seurs) quand il ne s’agit pasde Chimères, profitent de lanaiveté des passants pour soutirer leurs portables.« Par fois, ils vous deman-dent meme d’achever laconversation pour vousarracher le cellulaire », nousa prévenu une victime.Parmi les derniers com-mer ces frappés, figure uncentre de formation et cy- bercafé, situé non loin duClub Américain (terrain degolf). Le « New technologycenter » a été saccagé dansla nuit du 22 au 23 février dernier (mercredi les cen-dres). Après avoir liquidé laserrure de la porte principa-le en métal, les chevaliersde nuit ont emporté les 6laptops non sans avoir oublié le filage électrique, 1imprimante, 1 router, 1 mo-dem, 1 télé couleur, 2
back up
flambants neufs, 2 télé- phones, 1 Magic Jack ser-vant aux communicationsinternationales, le stok de papiers et d’autres acces-soires. Selon l’un des pro- priétaires la perte s’élève à plus de $5.000 US. Meme sicette somme parait dérisoire pour certains, dans le systè-me haitien il s’agit d’une petite fortune. C’est un couptrès dur, non seulement pour les 4 frères Mathurin qui ont pris cette initiative pour  payer leurs études dans desinstitutions de la capitale,mais aussi pour les gens decette zone qui bénéficiaientde leurs services. Le Newtechnology center offrait,entr’autres, des cours d’ini-tiation à l’ordinateur où lemaniement de cet outil de-venait accessible au com-mun des mortels.Malgré les aléas du sort,les frères Mathurin espèrentre prendre les activités sous peu, c’est-à-dire, aprèsavoir trouvé le financementnecessaire à l’acquisition dumatériel électronique.
Suite de la page 1

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