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Édition du 5 mars 2012

Édition du 5 mars 2012

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03/05/2012

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réée en 1994 par la Société isla-mique de Bretagne, la Semaine desensibilisation à l’islam a voyagédans le temps et l’espace pouratterrir au Centre universitaire la semai-ne dernière. L’islamophobie qui régnait àl’époque, bien qu’elle ait changé de visage,prend racine dans le même sol qu’à l’ori-gine : celui de la peur de l’inconnu, voirede l’ignorance. An de contrer les préjugésauxquels les musulmans sont conrontésau quotidien, la Semaine table sur l’ouver-ture à la discussion et à l’échange d’idées.
ÉDITION DULUNDI 5 MARS 2012 | 
 VOLUME LXXIX NO°20
 
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LE JOURNAL INDÉPENDANT DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA
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Actualités
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anniversaire
Invitéede marque
Politicienne venue des États-Unis pour dis-cuter du racisme et de la discriminationsystémiques, Cynthia McKinney a cherchéà ouvrir le dialogue. Selon elle,
« person-ne ne naît noir. Vous le découvrez lors-que vous réalisez que les règles sontdiérentes pour vous à cause de votrecouleur de peau »
.
Championnesdes SUO
Les Gee-Gees qui ont remporté les grandshonneurs, en infigeant une sévère déaiteaux championnes en titre, les Lancers deWindsor. Le match s’est conclu par unpointage de
89‑38
en aveur du Gris et Gre-nat, lui donnant ainsi la deuxième victoirede son histoire.
Catherine Dib| 
Che de pupitre
C
UNE SEMAINE DE SENSIBILISATIONÀ L’ISLAM VARIÉE POUR COMBATTRE LESPRÉJUGÉS
Oyez, oyez!C’est le Mois de lafrancophonie et
La Rotonde
veut lirevos poèmes!
Suite en Arts et culture
 Page 9
Les meilleurs seront publiés dans nos pagesla semaine prochaine
 
Plomb dans l’eau. Amiante dans les murset le sol. Édice éloigné. Sentiers maléclairés la nuit. Bienvenue au 200, avenueLees, l’un des pavillons qui accueille lessciences de la santé.
Particules indésirables
Ce n’est qu’avec la uture constructiond’un stade sur l’actuel stationnementdu bâtiment, en collaboration avec laVille d’Ottawa, que l’administration del’U d’O semble intéressée à revamper lepavillon. « L’un des aspects positis decette construction sera que l’Universitéremplacera les tuyaux d’eau pour qu’iln’y ait plus de plomb dans celle-ci, maishonnêtement, je ne comprends pas pour-quoi personne ne l’a ait avant », s’inter-roge Blaine Hoshizaki, proesseur agrégé àl’École des sciences de l’activité physiqueet vice-doyen aux aaires acultaires de laFaculté des sciences de la santé.Après quelques mois, l’administration aaverti les occupants du campus Lees de lacontamination de l’eau. La solution? Poserdes aches qui en interdisent la consom-mation. Des travaux d’analyse de l’eau ontété réalisés depuis les dernières années etdes ontaines ont donc été mises en placeprogressivement. L’agente de relationsavec les médias de l’U d’O, Karine Proulx,arme qu’aujourd’hui, « tous les pointsd’eau potable désignés, au 200 Lees, sontsécuritaires ».De son côté, le président de l’Associationdes étudiants pré-diplômés en sciencesinrmières, Luc Cormier, se dit « telle-ment étonné que [l’U d’O] n’ait pas encorechangé [l’état du campus Lees] ». M. Cor-mier rappelle que l’administration avaitdû « ermer une section du campus parcequ’il y avait de l’amiante dans l’air ».
Impact sur la recherche
Pour M. Hoshizaki, les répercussions de laconstruction sur la recherche seront mul-tiples : distraction liée au bruit, « interé-rence des vibrations avec le calibrage desinstruments de recherche », etc. Puisquele pavillon abrite majoritairement deschercheurs intéressés à mesurer la orced’impacts sur le corps humain, leurs ins-truments très précis seront d’autant plussensibles aux vibrations occasionnées parles travaux. « Pour ma part, je connais uncollègue dont les instruments demandentprès d’une semaine de recalibrage », expli-que M. Hoshizaki. Ce temps perdu auraune incidence directe sur sa recherche.Bien que M
me
Proulx soutienne que l’ad-ministration de l’U d’O cherche à colla-borer avec les proesseurs et étudiants ducampus Lees an de « minimiser l’impactdes rénovations », elle rappelle qu’il est« impossible d’éliminer tous les inconvé-nients » liés à celles-ci.Même si le stade de 8 M$ sera autonancépar le Service des sports, M. Cormier trou-ve que ce projet se ait « au détriment dessalles de classe ». « Ça n’a pas de sens deprioriser un stade », déplore-t-il.
Questions de sécurité
Selon M. Hoshizaki, plusieurs étudian-tes qui eectuent des recherches dans lepavillon auraient peur de rester seules,étant donné la situation géographique du200 Lees. « Il y en a qui doivent travaillerla n de semaine ou en soirée, et qui de-mandent à leur ami de rester avec elles. Lebâtiment n’est pas éclairé partout », décritle proesseur.Pour sa part, le directeur du Service de laprotection, Claude Giroux, indique qu’iln’y aurait eu aucune plainte venant du200 Lees depuis que l’U d’O en est pro-priétaire. « De plus, nous installons pro-gressivement des lumières sur le toit [du200 Lees] », indique M. Giroux. Il armequ’un agent patrouille toujours les lieux.
Actualités
SECTION
actualites@larotonde.ca
Patrick WeldonSarah LanthierMathieu Gauthier
Crédits | Ayoub Ben Sessi
Dans la majorité des salles de bain ainsi qu’au-dessus de plusieurs ontainesd’eau du campus Lees, on peut voir cette ache.
Crédits | Université d’Ottawa
La vue aérienne du stade prévu sur le site du campus Lees. Le stade seraentouré du 200 Lees, de l’autoroute et du canal Rideau.
DES INSTALLATIONS À BOUT DE SOUFFLE
Sciences de la santé
Anaïs Elboujdaïni| 
Rédactrice en che 
Problème d’espace contre salubrité
Au départ, quand l’U d’O a acheté cetédice abandonné par le Collège Algon-quin, l’idée était simple : réunir dansun seul bâtiment les étudiants et proes-seurs de l’École des sciences de la san-té. Pourtant, l’objecti s’est arrêté court.Selon l’agente de relations avec les mé-dias de l’U d’O, Karine Proulx, « l’achatdu 200 Lees a été eectué an de per-mettre à l’Université de aire ace à [la]croissance. [...] le 200 Lees présentaitdes avantages importants en termes dedéveloppement utur ».Le président de l’Association des étu-diants pré-diplômés en sciences inr-mières, Luc Cormier, déplore qu’il n’yait pas création d’espace pour les scien-ces de la santé, mais simplement des re-localisations : « Ce qu’on veut, c’est unédice. Déménager certains locaux ausous-sol de Thompson ne va pas réglerla situation ».
Plusieurs critiqueslors d’une rencontre d’inormation
Rappelons que le 13 décembre dernier,dans une salle du campus Lees, desmembres du Bureau de la gestion durisque et du Service des immeubles del’U d’O tentaient de renseigner les pro-esseurs et étudiants quant au déroule-ment des travaux de construction et dedémolition d’une partie du pavillon A,au 200, avenue Lees.Les quelques proesseurs présentsont durement critiqué les priorités del’U d’O sur la question de la logistiqueétudiante et des investissements dansdes établissements superfus. En eet,l’U d’O investit 8 M$ dans la construc-tion d’un stade pour accueillir les pra-tiques et les matchs de ses équipessportives alors que la qualité de l’eauet de la ventilation, au campus Lees,demeure déciente.Un représentant d’EHS Partnerships,l’entreprise en charge du projet, auraitensuite discuté du danger que des par-ticules d’amiante contenues dans lesmurs du pavillon soient libérées dansl’air ambiant et l’eau. Il a souligné queles contrôles seront réguliers pour assu-rer la qualité de l’air et de l’eau.
Sarah Lanthier|
 
 Journaliste Actualités
@anais_azzaro
 
www.larotonde.caActualités –
actualites@larotonde.ca
3
05⁄ 03 ⁄ 2012Les amendes que reçoivent les itinérantspour des inractions mineures seraient unacteur important qui empêcherait leurréinsertion dans le système social. C’est ceque révèle une recherche menée par Ma-rie-Ève Sylvestre, proesseure de droit civi-le à l’U d’O, et Céline Bellot, proesseure àl’École de service social de l’Université deMontréal, dans sept grandes villes cana-diennes, dont Ottawa-Gatineau.
Une dette judiciairepour les « invisibles »
La proesseure Marie-Ève Sylvestre, del’U d’O, ait part à
 La Rotonde
des détailsde leur recherche, qui a commencé en2008. Ayant couvert les villes de Vancou-ver, de Winnipeg, de Toronto, d’Ottawa-Gatineau, de Montréal, de Québec et deHaliax, le duo de chercheuses a dressé unportrait de la réalité judiciaire liée aux in-ractions commises par les itinérants. « Laplupart des inractions sont liées aux espa-ces publics », explique M
me
Sylvestre. « Ils’agit souvent de fânerie, de mendicité, dedormir dans des parcs ou bien d’être sousl’eet de l’alcool en public », poursuit laproesseure.C’est en réalisant des entrevues avec desgens à diérentes étapes du processusjudiciaire que les proesseures ont établile statut des itinérants au sein du systèmejudiciaire. M
me
Sylvestre conrme que lesitinérants sont « invisibles dans le systèmejudiciaire » en raison d’un manque de re-présentation juridique et de participationaux processus administratis et judiciaires.D’après la proesseure de droit civil, lesitinérants accumulent une dette judiciai-re importante, étant incapables de payerleurs amendes. Cette dette reste inscrite àleur dossier et nuit grandement à leur pos-sible réinsertion dans la société.Lynne Browne, de l’Alliance pour mettren à l’itinérance d’Ottawa, déplore la si-tuation illogique : « Ces gens ont un revenutrès restreint. Même s’ils ont le luxe de sepayer un loyer, ils n’en ont pas beaucoupplus à épargner. »
« Le but ultime »
Selon Denis Hull, du Service de policed’Ottawa, les policiers ne donneraient descontraventions que dans les cas d’intoxi-cation dans un lieu public : « Souvent, [lesitinérants] ne paient pas et se retrouventdonc devant un juge, qui les oblige à pren-dre du
counselling 
. Le but, c’est toujoursd’aider la personne. C’est le but ultime. »
Changer les choses
Tout en admettant que la Ville d’Ottawaa un très bon réseau de services pour lesitinérants et sans-abris, M
me
Browne insis-te sur le besoin de plus de nancementdes gouvernements édéral et provincial :« Nous devons pouvoir créer des espacespour ces gens plutôt qu’ils utilisent desespaces publics. »M
me
Sylvestre renchérit en expliquant quecette pratique vient ajouter aux problèmesmultiples qu’ont déjà les sans-abris. Selonelle, il audrait arrêter de traiter ces casdans le système judiciaire an de mettreen œuvre des changements structurels.Elle cite notamment la possibilité d’ouvrirdes toilettes publiques et des espaces derepos, et de restructurer le système de re-uges.Le 27 évrier dernier, pour conclure leMois de l’histoire des Noirs, le comité duMois de l’histoire des Noirs a invité Cyn-thia McKinney, candidate du Parti vert lorsdes élections présidentielles américainesde 2008, pour une conérence sur le racis-me et la discrimination.
Une invitation discriminatoire
Hazel Gashoka, étudiante en psycholo-gie à l’U d’O, représentante des étudiantsdiplômés au Sénat et organisatrice de laconérence, a lancé l’invitation par l’entre-mise de son statut Facebook, le 27 évrierdernier. « Cet évènement est pour les gensde couleur, mais tous les membres de lacommunauté sont les bienvenus », indi-quait-elle.
Une arène libre
M
me
Gashoka a présenté Cynthia McKin-ney en soulignant l’absence de coopéra-tion de l’administration de l’U d’O, qui areusé d’attribuer une salle réservée à cetévènement. À cette accusation de discri-mination, l’agente aux relations médiasde l’U d’O, Karine Proulx, répond que« l’U d’O est une tribune propice à l’ex-pression de diérents points de vue. Ce-pendant, « la tenue d’évènements sur no-tre campus doit suivre un processus clair,a-t-elle ensuite rappelé. […] Dans ce cas-ci, le processus n’a pas été suivi ».« J’ai accepté de venir ici, car j’y ai vu uneopportunité de créer un espace où les genspeuvent exprimer toutes leurs pensées »,a expliqué Cynthia McKinney. « C’estseulement en parlant librement que noussaurons clairement le mal que les mots etles actions peuvent aire à une autre per-sonne », a-t-elle ajouté.
La nécessité du Mois
M
me
McKinney cone que ce mois culturelest nécessaire dans son pays, parce que« le crime est noir, aux États-Unis […]. LeCanada a toujours eu une personnalité dis-tincte des États-Unis, jusqu’à aujourd’hui,jusqu’au gouvernement actuel, où il yavait tolérance et intégration ».Elle a expliqué que le racisme est cultu-rel, institutionnel, quotidien. « L’U d’O estaussi conrontée à plusieurs situations dediscrimination. Que ce soit par la FEUO,l’administration ou les étudiants du cam-pus, on n’y échappe pas », soulève HazelGashoka.
Des règles diérentes
Cynthia McKinney a indiqué que « person-ne ne naît noir. Vous le découvrez lorsquevous réalisez que les règles sont diéren-tes pour vous à cause de votre couleur depeau ». Elle a terminé en racontant que lejour le plus dicile de sa carrière politiquea été sa première journée au Congrès amé-ricain, en 1992 : « J’ai dû déer les attentesd’échec », a-t-elle coné.
En conclusion du Mois de l’histoire des Noirs, l’U d’O recevait CynthiaMcKinney pour discuter du racisme et de la discrimination
Mois de l’histoire des Noirs
LES RÈGLES SONT TOUJOURS DIFFÉRENTES POUR CERTAINS
Sarah Lanthier| 
 Journaliste Actualités
Crédits | Ayoub Ben Sessi
L’administration ayant reusé d’accorder une salle réservée à la conérence deCynthia McKinney, l’évènement s’est déroulé dans la rotonde de Tabaret, sousl’oeil de quatre agents de sécurité.
Crédits | Ayoub Ben Sessi
D’après Marie-Ève Sylvestre, les itinérants accumulent une dette judiciaire importante, qui reste inscrite à leur dossier et nuitgrandement à leur possible réinsertion dans la société.
La distribution de contraventionsaux itinérants :une situation illogique?
Itinérance
Patrick Weldon| 
Che de pupitre
@SarahLanthier@patweldonLR

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