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mouloud feraoun

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04/13/2013

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Les Chemins qui montent de Mouloud Feraoun est réedité chaque année que ce soit en Franceou en Algérie et c'est d'ailleurs grâce à cet article que je l'apprends et tant mieux car MouloudFeraoun est un auteur que je lis avec bonheur et je n'ai pas lus ce roman.==Les Chemins qui montent de Mouloud Feraoun n’est pas uniquement un roman d’amour, mêmesi sur le plan de la trame, il ne s’agit que d’une passion, certes vigoureuse entre Dahbia et Amermais absurde et carrément invivable pour une multitude de raisons.Feraoun a choisi de débuter son récit par la fin : l’amoureux meurt quand Dahbia se lance dansla narration de ses sentiments et de ses contradictions. Il ne s’agit pas comme nous avonssouvent l’habitude de le lire, d’une idylle qui commence de fort belle manière pour ensuite finirpar tomber dans les serres des aléas imprévisibles de la vie avec l’assurance d’un épiloguesouvent malheureux et parfois heureux.Dans L’Adieu aux armes de Ernest Hemingway, la femme aimée périt à la fin en pleinaccouchement mais elle ne trépasse qu’une fois l’amour vécu. Dans L’amour au temps duCholéra de Garcia Marquez Gabriel, la femme aimée troque son mari contre un richissimemédecin. L’amant ne désespère pas. Il attend toute une vie et à la mort du mari, il partrejoindre son aimée afin de vivre la poignée de jours qui lui reste et mourir en sa compagnie.Dans Les chemins qui montent, Dahbia et Amer s’aiment de manière insolite. Le contexte de laKabylie de l’époque (rencontres à la sauvette aux alentours de la fontaine) fait l’originalité de ceroman, qui est réédité chaque année tant en Kabylie, par diverses maisons d’édition qu’enFrance par Le Seuil. Si les mots utilisés par Feraoun sont simples, ce n’est vraiment pas le casdes idées exprimées.Les chemins qui montent est un roman profond et complexe. Et c’est en ceci que réside le géniede l’auteur. Le choix des personnages : d’abord Dahbia. Cette dernière n’est pas une femmekabyle comme il y en avait des milliers à l’époque. Dahbia, originaire d’Ighil N’ezman est de foichrétienne. Personnage complexe ayant subi un traumatisme dans son enfance le jour où sonpère lui révèle brutalement ne pas être son vrai père. Elle avait neuf ans et était grièvementmalade. “Petite vermine, tu peux crever, tu n’es pas ma fille !” Dahbia a une sensibilité hors du commun. Ce n’est pas un hasard si elle tombe amoureuse dufils de Madame. Amer est de père kabyle et de mère française. Dahbia ne le comprend jamais.Elle n’explique pas son sens du sacrifice, son rejet de l’égoïsme et son dévouement total enversles pauvres et les malheureux : “Pourquoi passe-t-il sous silence sa générosité, sa bonté pourles humbles, son mépris pour les grands, les riches, l’injustice et le mensonge ? (…) Au fond ceque chacun lui reproche, c’est sa franchise, son refus d’accepter l’hypocrisie générale qui est icila règle de conduite”. Amer est un idéaliste. Il est désespéré car le monde dont il rêve n’existepas et il ne peut pas exister. Pessimiste aussi. Le roman s’ouvre sur le deuil de son suicide.Dahbia a forgé sa forte personnalité dans la pauvreté et la privation affective ; ses parentsétaient les plus démunis de la communauté.Amer est-il son prince charmant ? Rien n’est moins évident. Il lui apparaît qu’Amer ne l’aime passpécialement, qu’il est bon et généreux, mais sur un plan trop élevé où elle aurait eu trop depeine à monter. Dahbia pense qu’elle ne représentait qu’une simple idée dans la tête de celuiqu’elle aime.L’histoire dure six mois. A la mort de Amer, Dahbia s’enferme pour lire le journal de ce dernier.Ces six mois sont faits d’attente et de souffrances. Il y avait un peu de bonheur, juste un peu.Dahbia regrette déjà car elle ne connaîtra plus jamais ce genre de sentiment durant ce qu’il luirestera à vivre.Au beau milieu de l’idylle, surgit Mokrane, un homme marié, personnage antipathique etmalheureux qui tentera de trouver son bonheur auprès de Dahbia mais sans savoir comment s’yprendre. Il tente de l’embrasser de force un jour qu’il lui ramène un plat de couscous. Dahbiarésiste et l’intrus se sauve. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le lien entre ces deux personnageest étrange. Mokrane aime en réalité Dahbia mais il ne peut pas l’épouser en raison de lamauvaise réputation injustement attribuée à deux femmes vivant toutes seules dans un villageet ayant auparavant fui leur patelin natal. Dahbia, de son côté, éprouve un sentiment à l’égardde Mokrane, un mélange d’amour et de haine. L’auteur ne nomme pas ce sentiment et laisse aulecteur toute latitude de conjecturer. Est-ce uniquement dans la tête de Mokrane qu’un scénariod’amour réciproque est dessiné ? Un beau jour, Mokrane se marie avec Ouiza, une femme qu’il
 
n’aime pas. En revanche, cette dernière possède tous les critères “kabyles” pour faire uneépouse respectable : la famille et l’argent ajouté à un zeste de beauté.Sans amour, ce mariage est acariâtre cependant. La nuit de noce, décrite par Mouloud Feraounest un supplice pour les deux conjoints. C’est le visage de Dahbia que voit Mokrane. Quant àOuiza, elle ne réalise même pas ce qui lui arrive. Des mots violents sont utilisés dans ce passagepour faire état de la psychologie des deux personnages lors de cette nuit décisive : “L’image deDahbia surgit subitement dans son esprit. A vrai dire, il n’avait pas oublié la petite chrétienne etmême, la veille, à côté de Ouiza, il y avait pensé comme malgré lui. Il avait revu son beausourire et songé une seconde que, ci ç’avait été elle, là, sur le lit, il aurait été peut-être pluséloquent”. Cet épisode du roman montre comment un homme peut passer à côté du bonheurrien que par manque de courage à même de lui permettre de faire face à la société. Si Mokranene peut pas être heureux c’est parce qu’il ne peut pas épouser Dahbia par peur du qu’en dira-t-on. Le lendemain de sa noce, Mokrane rêve déjà de rencontrer, par hasard, Dahbia “pour luimontrer avec son regard qu’il lui est demeuré fidèle”. Mokrane, par dépit, devient un êtreméchant une fois son amour est hors de portée.Devant la lâcheté de Mokrane, Dahbia donne libre cours à son ire : “Fumier”, lui lance-t-elle,quand elle le croise. Mokrane pense qu’elle est jalouse suite à son mariage.Dahbia reste au village la femme que tout le monde désire pour sa beauté et son caractère maisque personne ne peut épouser pour les raisons précitées. Elle s’en moque éperdument. Elleaime Amer bien qu’elle sache que celui-ci est inaccessible à cause de son tempérament. QuandAmer meurt, Dahbia ne rêve que d’une seule chose, le rejoindre. Tout comme Dahbia, Amer estl’objet de la convoitise de plusieurs filles du village qui, intérieurement savent qu’Amer ne peutfixer l’œil que sur Dahbia. Amer est irrésistible. Paradoxalement, Dahbia a peur de Ouiza ; cettedernière pourrait séduire Amer grâce à son audace ainsi qu’à sa beauté, appréhende-t-elle lorsde ses méditations solitaires. Le fait que Ouiza soit mariée à Mokrane ne constitue pas unhandicap. Dahbia pense que Ouiza ne craint pas le scandale. Ce que Dahbia appréhende seproduit : “Tantôt, elle interceptait un geste de l’un auquel l’autre répondait clairement, tantôtc’étaient des sourires fugitifs, imperceptibles, après quoi, toujours, Ouiza s’épanouissait,devenait loquace, heureuse, tandis que Dahbia se renfrognait”. Ouiza finit par être répudiée. Larumeur court. On dit même que les amants ont été surpris par le mari. Comme pour se venger,pour exprimer son désespoir, pour voler un moment de plaisir obscur à la vie ou carrément sansbut aucun, Dahbia finit par se jeter dans les bras de Mokrane, un jour qu’elle tombe sur lui àcôté d’un grand frêne.Tout finit mal dans ce roman. Un peu comme dans la vie réelle. Les rêves innocents de la tendreadolescence s’effilochent au fil des ans, quand l’amer dureté de la vie et son caractèreéphémère commencent à devenir palpables. La deuxième partie du roman, présentée sousforme de journal d’Amer, rend le récit plus éloquent. L’image d’ange qu’avait Dahbia d’Amern’existe pas. Amer aussi, et c’est lui-même qui l’écrit, désirait Dahbia et ne l’aimait pas, encorefaut-il qu’il croit à l’existence de l’amour. Ceci confirme la démarche de Mouloud Feraoun,adoptée dans toute son œuvre, tendant à présenter les choses et les êtres humains tels qu’ilssont. C’est à dire ni tout à fait bons, ni tout à fait mauvais. C’est le cas d’Amer, de Dahbia maisaussi de Mokrane. Mouloud Feraoun confirme surtout la faiblesse de l’homme devant l’inexorablemarche du destin.Par la Dêpeche de KabylievBulletin® v.3.6.5, Copyright ©2000-2008, Jelsoft Enterprises Ltd.Tous droits réservés - Version française vbulletin-fr.org
http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-38039.html…………………………………………………………………………………….Mouloud Feraoun
Mouloud Feraoun
est un écrivainkabyle algériend'expressionfrançaise né le 8 mars 1913 à Tizi Hibel en hauteKabylie (Algérie) et victime àAlger le 15 mars 1962,avec cinq de ses collègues inspecteurs de l'Education Nationale, de l'assassinat de Château Royalattribué à l'OAS. Élève de l'école normale de la Bouzareah (Alger ), il enseigne durant plusieurs annéescomme instituteur, directeur d'école et de cours complémentaire, avant d'être nommé
 
inspecteur des centres sociaux. Feraoun commence à écrire en 1934 son premier roman,
 Le fils du pauvre
. L'ouvrage, salué par la critique obtient le Grand prix de laville d'Alger. L'écrivain est abattu le 15 mars 1962 à Alger 
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, à quatre jours seulementdu cessez-le-feu, par un commando de l'OAS (l'assassinat de Château Royal).
Sommaire
 
Biographie
 Né le 8 mars 1913 dans le village de Tizi-Hibel (ancienne commune mixte de Fort- National), son nom est Aït-Chabane, Feraoun étant le nom attribué par l'état-civilfrançais. Il fréquente l'école de Tizi-Hibel à partir de l'âge de 7 ans.En 1928, il est boursier à l'école primaire supérieure de Tizi-Ouzou. En 1932, il est reçu au concours d'entrée de l'école normale de BouzaréahAlger (actuelle École normale supérieure de lettres et sciences humaines). Il y fait la connaissanced'Emmanuel Roblès.En 1935, il est nommé instituteur à Tizi-Hibel où il épouse sa cousine Dehbia dont il aura 7 enfants. En 1946, il est muté à Taourirt-Moussa. En1952, il est nommé directeur du cours complémentaire de Fort-National. En 1957,nommé directeur de l'école Nador de Clos-Salembier, il quitte la Kabylie pour leshauteurs d'Alger.En 1951, il est en correspondance avecAlbert Camus, le 15 juillet, il termine
 La Terreet le Sang 
, récompensé en1953par lePrix du roman populiste. En 1960, il est inspecteur des centres sociaux (créés sur l'initiative deGermaineTillion) à Château-Royal près de Ben-Aknoun. Avec cinq de ses collègues, dontl'inspecteur d'académieMax Marchand, c'est là qu'il est assassiné par l'OAS le 15 mars 1962 à quatre jours du cessez-le-feu.Mouloud Feraoun a commencé son premier roman autobiographique
 Le fils du pauvre
en 1939 ; il n'est publié qu'en 1950 à compte d'auteur. Ce n'est qu'en 1954 que LeSeuil le publie, expurgé des soixante-dix pages relatives à l'école normaledeBouzaréah.Les éditions du Seuil publient, en 1957, Les chemins qui montent, la traduction desPoèmes de Si Mohandétant éditée par les Editions de Minuit en 1960. Son Journal, rédigé de 1955 à 1962 est remis au Seuil en février 1962 et ne sera publié qu'après samort.

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