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MOT DE LA RÉDACTION
BROUILLONS D’ÉCRIVAINS
Régulièrement, les élèves font des
productions écrites
et ils doivent se soumettre à une démarche prescrite dans leprogramme pour arriver au résultat qui sera évalué. Mais ils ne respectent pas toujours les étapes imposées et il leur arriveparfois –même dans le cas des élèves appliqués – de produire les traces exigées
après
avoir écrit un texte qui est souventun premier jet.Convaincre les élèves de l’importance de faire un brouillon et de relire leur texte est un défi pour tous les enseignants duprimaire et ceux du secondaire qui enseignent d’autres matières que le français. En effet, il s’agit ici de faire prendreconscience de la langue comme outil de communication : un instrument essentiel dans toutes les activités humaines et, par conséquent, dans toutes les disciplines scolaires. C’est un défi quotidien pour les enseignants, qui se heurtent chez lesélèves à une incompréhension tenace.
Ce n’est pas le cours de français…Vous comprenez! C’est l’essentiel
Il leur faut souvent faire une priorité d’école de la compétence transversale
Communiquer de façon appropriée
et de sescomposantes, qui exigent de l’élève de connaître et de respecter les usages, les règles, les codes et les conventions.Ce souci constant que doit avoir l’élève s’avère une piste de solution pour remédier à la piètre compétence en langue decommunication qui est relatée constamment par les médias. Certes, il faut que l’élève acquière des connaissanceslinguistiques (à travers la dictée, entre autres activités), mais c’est surtout par l’usage quotidien de la langue dans desactivités d’écriture significatives que se peaufinera cet outil extraordinaire pour structurer son identité…Les recherches le prouvent, la pratique le confirme; mais comment faire pour que les jeunes et tous les acteurs du monde del’éducation en soient assez convaincus pour donner du temps et de l’espace à ces apprentissages transversaux? Et pourtant,il existe plusieurs stratégies pour faire émerger cette conscience de l’écrit, vecteur essentiel du développement du jeune.Par exemple, il est intéressant de faire témoigner un écrivain sur son métier :[http://publications.mcc.gouv.qc.ca/applicat/rcultedu.nsf/autecrivainweb?openview
]Trop souvent, les élèves pensent que le professionnel de l’écriture a rédigé du premier jet un ouvrage, car il était investi d’uneinspiration divine qui l’a fait créer naturellement…Quand les jeunes entendent témoigner les auteurs, ils prennent conscience du dur labeur du scripteur. Ils découvrent ainsiles nombreux métiers de l’écriture qui entourent l’édition d’un ouvrage. Ils commencent à réaliser qu’écrire est un travail quidemande de planifier, revoir, réviser et transcrire. Les enseignants qui travaillent avec des codes de correction remarquentchez leurs élèves un développement de la conscience de l’écrit. Au fil de ses brouillons, l’élève voit ainsi sa pensée sepréciser et son vocabulaire s’améliorer. La classe devient alors un chantier où de petits
scribes
se déplacent pour aller