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Procédure civile

Procédure civile

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Cours de procédure civile
M1 droit privé fondamental
Cours de procédure civile
M1 droit privé fondamental

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04/19/2013

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Procédure civile
 
Introduction :
I - Définition de la procédure civile
C’est l’ensemble des règles qui permettent de définir les conditions qui sont posées pour
saisir une juridiction civile, les formalités à accomplir, les règles applicables à
l’instance jusqu’à son
terme. Et, ensuite, les règles permettant de définir les voies de recours existantes et les conditions
d’exercice de ces recours.
 La procédure civile touche à plusieurs théories du droit procédural :-
 
Théorie de l’action
: méthodes de saisine des différents Tribunaux-
 
Théorie de juridiction : juridiction compétente-
 
Théorie de l’instance
: ensemble des règles applicable à chaque type
d’instance existantes devant les
différentes juridictions.
L’idée des auteurs qui ont défendu la qualifi
cation de droit judiciaire privée est de dire quele terme de procédure civile est trop étroit.
Mais quand on fait de la procédure civile, on s’intéresse
aux règles de compétences des juridictions
: Code de l’organisation du travail… L’idée est ded’intégr
er toutes les règles qui, directement ou indirectement, intéressent la matière.
II 
– 
 
L’importance de la matière
 
L’importance de la procédure civile est d’abord conceptuelle. D’elle dépe
nd le critère de la juridicité (
 possibilité de saisir un Tribunal ou non
). Fonction de définir les limites du droit privé.Au-delà de cela, plus techniquement, la procédure civile interfère sur le droit substantiel.
Ainsi, s’agissant de la propriété immobilière, il y a deux parties du droit qui peuvent permettre au
titula
ire d’un immeuble de défendre sa propriété (
actions pétitoires ou actions possessoires
). Le choixentre ces deux actions est dicté par les règles de procédure.
III 
– 
 
L’évolution historique
 
Notre droit de la procédure civile est l’héritier d’un droit qui
 
s’est bâti de manière trèsancienne. Lorsque la royauté s’est construite, influence de deux systèmes procéduraux
:-
 
Droit canonique : règles de procédures écrites, savantes, secrètes-
 
Coutumes Franques : procédure orale, contradictoire, système depreuve pré constitué.Ordonnance royale de 1676 a défini les bases de la procédure civile actuelle. Cette
ordonnance royale va subsister jusqu’à la promulgation du CPC de 1807. Ce CPC a duré jusqu’aux
années 1972 où le législateur a voulu refondre le droit de la procédure civile.En 1972 a été promulgué le nouveau CPC qui a apporté un certain nombre de
changements, et notamment des changements dans le sens de l’efficacité des jugements rendus.
Les évolutions récentes sont les suivantes : le législateur a cherché à développer les modesde solutions alternatifs à la saisine du Juge.-
 
On a ainsi vu se développer la conciliation devant le Juge,-
 
L
a médiation où il s’agit de nommer une tierce personne (
médiateur 
)qui a pour but de recevoir les personnes en conflit et de les aider àtrouver une solution amiable à leur conflit. Le Juge vérifie juste que laprocédure a été respectée puis donne son accord.-
 
Le législateur a inventé, en octobre dernier, la conciliation déléguéequi consiste, pour le Juge, à pouvoir nommer un conciliateur qui vaessayer de faire concilier le parties entres elles afin de trouver unaccord.Deuxième grand axe : désencombrer les juridictions.
 
-
 
Cour de cassation a trouvé plusieurs procédés,
notamment lorsqu’on
saisit le Juge, on doit dès le premier procès développer tous les
moyens de fait ou de droit qui peuvent être mis en œuvre parce que
si on est débouté, on ne pourra pas faire un second procès à la mêmepersonne pour demander la même chose.-
 
Lorsqu’une décision de première instance est assortie d’exécution
provisoire, un décret de 2006 est venu dire que celui qui a été
condamné doit exécuter le jugement sinon la procédure s’arrête. Cemécanisme de la radiation a posé de grands problèmes d’
accès auJuge : sanction de la CEDH envers la France.
IV 
– 
Les sources
 A)
 
Sources internes
CPC, Code de l’organisation judiciaire, la jurisprudence rendue par la Cour de cassation,
 jurisprudence du Conseil constitutionnel.
B)
 
Les sources externes
En premier lieu, la ConvEDH. Ensuite, le droit communautaire avec notamment desrèglements communautaires pris en 2000 concernant notamment :-
 
La reconnaissance dans chaque pays de l’UE des effets des jugementsrendus dans les autres Etats de l’Union.
 -
 
Notion de titre exécutoire européen mis en place.-
 
Les problèmes de compétences entre les différentes juridictionslorsque les personnes au procès sont ressortissantes de différentsEtats.
Partie 1 :
La théorie générale de l’instance
 
Le droit d’agir est la possibilité pour tout justiciable de pouvoir saisir un Juge de saprétention pour en avoir un examen en fait et en droit. L’action est l’exercice du droit d’agir, c’est lefait de mettre en œuvre ce droit d’agir.Par rapport à l’action, une demande ou une défense est un acte de procédure. C’est un
contenant.
Il sert à contenir les prétentions de l’auteur de l’acte.Lorsqu’on a des prétentions, il faut les argumenter. Ainsi, le moyen est l’énoncé soit d’unfait, soit d’une règle juri
dique qui démontre que votre prétention est conforme au droit substantiel.Ce fondement de prétention passe par des fondements de fait et des fondements de droit. A côtédes moyens, il y a les arguments qui sont les éléments pour convaincre le Juge que le moyen estpertinent, peut être une p
résomption de fait ou autre…
Distinction entre recevabilité et bien fondé.
Un Juge, dans l’analyse de prétentions de
chaque partie, a deux niveaux de raisonnement. Il va devoir commencer par examiner la recevabilitéde
la demande. Ce n’est que s’il conclut que la demande est recevable qu’il va alors se mettre àl’
examiner dans son contenu pour dire si les prétentions sont conformes au droit substantiels(
bienfondé
). Ces deux étapes ne peuvent pas être inversées. On peut donc être déclaré irrecevable
donc procès perdu. Si le Juge a jugé recevable et qu’il conclut au mal fondé, débouté.
 
Chapitre 1 :Les acteurs de la procédure
Section 1
: Les parties à l’instance
 
– 
Les conditions posées par le CPC 
 pour être partie à l’instance
civile
 A)
 
La capacité
1)
 
Capacité de jouissance
Il faut être une personne juridique. Tous les actes de procédure accomplis au nom d’une
personne inexistante (
décédé par 
exemple) ou
qui sont adressé à cette personne sont affectés d’unecause de nullité qui n’est pas révisable.
2)
 
Capacité d’exercice
 
Mineur de 18 ans non émancipée ou majeur placé sous un régime de protection tel que latutelle ou la curatelle doit être représentée ou assistée par son tuteur, curateur ou par ses
représentants légaux pour être partie à l’instance sinon cause de nullité de la procédure.
Mais il peuty avoir régularisation.
B)
 
Les pouvoirs
Hypothèses dans lesquels il y a une représentation de la personne partie au procès. Le
représentant doit être investi de ses pouvoirs de représentations et l’exercice de ce procès doit
rentrer dans les pouvoirs donnés.
Exemple des personnes morales où seul le représentant peut accomplir les actes de procédure nécessaire au procès civil et être partie. Pour les associations, il faut se reporter au statut.
Là encore sanction de la nullité des acte de procédure si pas de pouvoirs
.
 Hypothèses des procédures collectives :
lorsqu’un
débiteur fait l
’objet d’une procédure
collective (
or sauvegarde
), l’ouverture de la procédure par le Tribunal impacte les pouvoirs du
débiteur.
C)
 
L’intérêt à agir 
 
Article 31 CPC :
«
l’action est réservée aux personnes qui ont un intérêt légitime à l’accueil ou au rejet d’une prétention
».Cette condition est une des restrictions
tolérées par la ConvEDH au droit à l’accès au Juge.
Ily a de nombreuses hypothèses où cela pose problème car la Cour de cassation a posé plusieurscaractères que cet intérêt à agir doit présenter.
1)
 
La légitimité de
l’intérêt 
 
Intérêt conforme à ce que le droit entend protéger et défendre. Ce caractère n’est que très
rarement discuté.
Jusqu’en 1970, la Cour de cassation considérait que le compagnon dans unconcubinage décédé n’avait pas d’intérêt à agir. Revirement d
epuis.
2)
 
Un intérêt direct 
Seuls ceux qui sont directement intéressés par le litige peuvent agir. Si intérêt indirect, onne peut pas être partie au procès. Pas de difficulté pour les personnes défendant leurs propres droitssubjectifs.Problème des groupements qui défendent parfois des intérêts collectifs ou généraux. Pas
d’
intérêt direct de ce groupement :

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