Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Save to My Library
Look up keyword
Like this
1Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
Droit international pénal

Droit international pénal

Ratings: (0)|Views: 320|Likes:
Published by tibo74

More info:

Published by: tibo74 on Apr 02, 2012
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as DOCX, PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

04/02/2012

pdf

text

original

 
Droit international penal
 
Introduction :
Le droit pénal international désigne plus généralement les règles de droit pénal de droit
interne propre à un Etat et qui va s’intéresser aux règles concernant la répression et l’incrimination
des infractions
contenant des éléments d’extranéité.
 En revanche, le droit international pénal constitue une branche du droit international public
s’intéressant à l’incrimination et à la répression des infractions qui sont d’origine internationale.
En réalité, ces deux b
ranches se recoupent, se nourrissent, s’alimentent. Le droitinternational pénal est transposé dans l’ordre juridique interne des Etats.
Au moment de larépression, à travers cette transposition, toute une série de crimes internationaux sont réprimésdans
l’ordre juridique interne des Etats. Bien souvent, le Juge interne va devoir interpréter ces
crimes.
Peut être compliqué à gérer lorsque l’on juge le même crime. Suivant la juridiction, le Juge
interprétant de façon différente, la personne pourrait être sanctionnée ou non et de manièredifférente.Il y a une alimentation réciproque au niveau des grands principes du procès pénal. En effet
les grands principes de la procédure pénale internationale ont été puisés dans l’ordre juridiqueinterne. A l’’inverse,
le droit international pénal est venu alimenter, modifier certains grandsprincipes de droit interne comme au niveau de la prescription notamment. Le droit international
pénal ne reconnait pas l’immunité pénale des Chefs d’Etats.
Le droit international pénal est une branche du droit international fascinante à plusieurségards :-
 
C’est un domaine en pleine extension
: nouveau domaine, laboratoire
 juridique. On parle d’une juridictionnalisation et une criminalisation
du droit international. On a progressivement développé de nouveauxcrimes internationaux, de nouvelles juridictions.-
 
Il ne s’intéresse pas à n’importe quel crime
: donc ne va pas juger
n’importe quelle personne. les personnes qui intéressent
généralement le droit international pénal sont des personnes ayantdes fonctions étatiques importantes.-
 
Les crimes qui sont poursuivis sont souvent de crimesextraordinaires : commis donc dans des périodes extraordinaire doncdifficulté pour la Justice.Au lendemain de la WWII, on va essayer de juger les crimes au Tribunal de Nuremberg(
crimes nazis
) et le Tribunal de Tokyo (
crimes japonais
). Le premier objectif des Nations Unies est decréer une Justice pénale internationale permanente pour laquelle Tokyo et Nuremberg ne suffisentpas car Justice des vainqueurs sur les vaincus, ce sont des Tribunaux militaires et pose également le
problème de l’aspect préventif 
car pas permanente. Les travaux au sein des Nations Uniescommencent pour identifier les grands crimes et juger les grands criminels. Mais les choses sebloquent à cause de la Guerre Froide.
Dans les 90’s, la chute du Mur de Berlin et la chute du régime soviétique vont changer la
donne. En 1991, crise majeure sur le continent européen en ex-Yougoslavie qui connait un ensemblede cessations avec guerre
civile qui va s’internationaliser. Nombreux massacres de civils. Point
culminant en 1995 avec le génocide. Puis, sur le continent africain, génocide rwandais. Or, ces deuxgrandes affaires interviennent au lendemain de la chute du Mur donc réaction assez immédiate aveccréation le TPIY (
ex-Yougoslavie
) et TPIR (
Rwanda
).
Ces juridictions sont créées dans l’urgence et ilest manifeste, au moment de leur création, qu’on est conscient que ce type de juridictions pénales
ad-hoc
 
n’est pas la solution. Les travaux
sont donc relancés au sein des NU pour aboutir à la créationde la CPI en 1998 qui est une Cour pénale permanente.
Aujourd’hui, on assiste à un relatif 
blocage des évolutions en droit international. Le droitinternational pénal semble un peu moins touché par la situation internationale difficile. Après lacréation de la CPI, de nouvelles Cours pénales ont été créées dans les années 2000 et après.
L’étédernier, grande conférence de révision de la CPI qui a abouti sur d’importantes réformes.
 
Partie 1 :Sujets et sources du droit international pénal 
En tant que branche du droit international public, le droit international pénal va connaitredes mécanismes identiques concernant les règles de formation, les mêmes sources. De même, ontrouve la même préémin
ence du rôle de l’Etat dans la formation du droit international pénal.
 
Chapitre 1 :Les sujets du droit international pénal 
Dans ce domaine, on s‘écarte du droit international général. Les sujets principaux du droit
international pénal ne sont pas les Etats. Ceci ne signifie pas que les autres sujets du droit
international classique n’intéressent pas le droit international pénal.
 
Lorsque l’individu commet un crime international, il n’a pas pu le commettre sans le cadre
étatique, sans le soutient étatique
ou sans ordres étatiques ou d’une organisation internationale.Seul l’individu engage sa responsabilité pénale mais l’Etat engage aussi sa responsabilité mais pas
une responsabilité pénale. On va voir coexister des procédures parallèles devant des juridictionsdifférentes jugeant les mêmes crimes mais selon des procédures différentes. Il peut y avoir desconcurrences, des complémentarités entre les procédures.Quand il y a des poursuites pénales contre les individus et absence de poursuites pénales
de l’Et
at ou inversement, pose des questions.
Section 1 : La responsabilité pénale internationale de
l’individu
 
L’individu comme sujet de droit international est une acquisition récente.
CJI, Affaire deDantzig, 1928 :
 
en principe, conventions ne s’intéressent qu’aux Etats mais peuvent intéresser des
individus.
Mais, ensuite de longues années pour reconnaitre le statut juridique de l’individu en droitinternational. Aujourd’hui, statut assis est responsabilité pénale de l’individu ne fait plus aucun
doute. Cette responsabilité pénale individuelle a commencé à se développer après la WWII mais destentatives avant la WWII.
– 
Une tentative historique de viser une personne physique et 
l’échec du Traité de Versailles
 
Les différentes tentatives de juger des individus pour des crimes internationauxconcernaient principalement des criminels de guerre. Dès le XIIIème, XIVème, XVème toute une sériede tentatives.
1474 : tentatives de poursuites pour priver un chevalier de sa dignité pour violation dela loi de Di 
eu. En 1870, décision d’Aix la Chapelle relative à la détention de Napoléon et qui estimait 
que celui-ci avait provoqué des guerres ayant brisé la paix mondiale.
Toutefois, tentative historiquesfaiblement institutionnalisées.Le Traité de Versailles, qui, aux termes de son
article 227
ordonnait que soit jugé par un
Tribunal international le Kaiser Guillaume II. C’est la 1
ère
 
tentative d’insertion dans un traitéinternational la volonté de juger un individu pour ce qu’on considère comme des crimes. Mais cel
areste une tentative historique car les Pays-
Bas ont refusé d’extrader la Kaiser au motif que le crimedont il était accusé constituait un délit politique insusceptible de provoquer l’extradition.
 Mais le Traité de Versailles contenait aussi une disposition plus générale (
article 228
) afinde poursuivre toute personne ayant commis des actes contraires aux lois et coutumes de la guerre.
L’article augure de tous ces mécanismes qui seront mis en place après la WWII. Mais cet article restelettre morte car l’Allemagne refuse d’extrader ses ressortissants pour qu’ils soient jugé par des
entités étrangères. Solution a été trouvée de désigner une juridiction allemande (
Cour de Leipzig
) qui
va être chargée de mettre en œuvre
l’article 228
.
L’activité de la Cour de
Leipzig est très en dessous
 
de ce que les puissances alliées pouvaient attendre. Les Alliés avaient réclamés 896 individus
soupçonnés de crimes de guerre, la Cour n’en retiendra que 45. Sur ces 45 personnes, on n’aura
que9 condamnations. Au niveau de la conduite des procès et des verdicts rendus, la Cour futextraordinairement clémente.
Deux affaires de cette Cour de Leipzig peuvent retenir l’attention
:-
 
Dover Castle :
 
le commandant Karl Neumann était accusé d’avoir 
ordonné de couler un navire hôpital en étant parfaitement conscient 
que s’en était un et convaincu que ce navire n’avait pas été détourné
à des fins militaires.
La Cour de Leipzig estimera qu’il ne pouvait pasêtre tenu comme criminellement responsable car il n’avait pas
excédé les ordres r
eçus et que l’on n’avait pas pu prouver qu’il étaitconscient de commettre un crime lorsqu’il a ordonné cela.
-
 
Llandovery Castle :
 
officiers d’un sous
-marin qui étaient accusé
d’avoir donné l’ordre de couler un navire hôpital et d’être resté sur zone et d’ 
avoir tourné pour faire feu sur tous les canaux desauvetage.
Les officiers en question furent seulement condamnés à 4
ans d’emprisonnement.
Ce qui a été reproché à ces officiers est
d’avoir tenu secret ces fait jusqu’à la fin de la guerre et de ne pas enavoir tenu informé l’état
-major.
 
Le Traité de Versailles est donc un échec.
Après la WWI, pendant l’entre
-deux Guerres, toute une série de tentatives visant denouveau à essayer de trouver des mécanismes pour juger certains criminels. Notamment idée decréer une Chambre criminelle au sein de la CPJI pour juger pénalement des individus coupables de
crimes internationaux mais prématurés donc rejet de l’Assemblée de la SDN.
 
II 
– 
Le développement de la responsabilité pénale des individus aulendemain de la WWII 
Au lendemain de la WWII, création de deux Tribunaux ad-hoc, Nuremberg et Tokyo pour
 juger les individus coupables des crimes les plus graves. Il s’agissait de juger des grands criminels deguerre dont les crimes étaient sans territoire précis. L’
article 6 du Tribunal de Nuremberg
prévoitque le Tribunal sera compétent pour juger ou punir toute personne ayant commis un des crimes (
voir  polycopié
). Reconnaissance de la responsabilité pénale des individus et poursuite par un Tribunalmilitaire international.En 1947, le Tribunal international de Nuremberg dira : «
les infractions en droit international sont commis par des Hommes
et non des entités abstraites. Ce n’est qu’en punissant lesauteurs de ces infractions que l’on peut donner effet aux disposit 
ions de droit international ».
Les NU vont aussi intervenir, entre la création du Tribunal et la décision de 1947. Le 11
décembre 1946, l’AG des NU adopte la
résolution 95(1)
 
qui s’intitule «
 
confirmation des principes dudroit international reconnus par le statut de la Cour de Nuremberg ».
Dans cette résolution, les NUvont confirmer les principes de droit international développés dans le statut de Nuremberg mais
aussi les principes reconnus pas l’arrêt de cette Cour. De ce fait, l’AG des NU va reconnaitr
e etentériner le principe de responsabilité pénale individuelle.En 1947, les NU vont charger la Commission du Droit International (
CDI
) de donner uneexpression juridique et générale du principe de Nuremberg. En 1950, la CDI va proposer un projet quiprévoit deux grands principes :-
 
«
Tout auteur d’un acte qui constitue un crime de droit international 
est responsable de ce chef et passible de châtiment 
»-
 
« Le fait que le droit interne ne punit pas un acte qui constitue uncrime de droit international ne dégage pas la responsabilité en droit 
international de celui qui l’a commis
».
 
III 
– 
Le droit international positif contemporain relatif à cetteresponsabilité pénale des individus.

You're Reading a Free Preview

Download
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->