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Droit pénal spécial des personnes

Droit pénal spécial des personnes

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Cours de droit pénal spécial concernant les infractions contre les personnes
M1 droit privé fondamental
Cours de droit pénal spécial concernant les infractions contre les personnes
M1 droit privé fondamental

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12/09/2013

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Droit pénal spécial 
INTRODUCTION :
I - Définition du droit pénal spécial 
C’est l’étude analytique des diverses infractions envisagées séparément dans leur élément
constitutifs particuliers et dans les modalités de leur répression. Le droit pénal spécial permet
d’approcher le phénomène criminel au plus près.
Intérêt notamment en
perspective de l’opéra
tionde qualification juridique. Mais le droit pénal spécial reste une discipline qui suppose la rigueur de
raisonnement et cette discipline, bien qu’elle soit classiquement divisée en deux grandes parties,
comporte une cohérence interne car complémentarité entre les infractions car un mêmecomportement peut les faire naitre.
II - Droit pénal spécial et autres disciplines pénales
Grande complémentarité avec le droit pénal général. On pourrait croire que le droit pénal
spécial n’est
 
qu’une illustration du droit pénal général. Historiquement, le rapport est inversé car ledroit pénal spécial est né avant le droit pénal général. En effet, à l’aube des civilisations, il a fallu
dresser une liste des agissements prohibés pour maintenir un certain ordre. Ce sont les infractionscontre les personnes qui ont été définies en premières.De la qualification qui est faite en droit pénal spécial découlera la procédure pénale.Etroitement liés, droit pénal spécial et criminologie car les deux discipline se nourrissent
ente elles. La criminologie se nourrit du droit pénal spécial pour essayer d’expliquer le
comportement du délinquant et le droit pénal spécial e nourrit de la criminologie pour essayer
d’adapter la sanction
, le traitement du délinquant.
III - Droit pénal des personnes et droit pénal des biens
L’ancien Code pénal n’avait pas les mêmes priorités que le nouveau. Dans l’ancien, on
rencontrait en 1
er
les infractions contre la chose publique, c'est-à-
dire contre l’Etat. Ensuite arrivaie
ntles infractions contre les personnes privées et les biens. Dans le nouveau Code pénal, le livre 2 estconsacré aux infractions contre les personnes, livre 3 contre les biens et livre 4 infractions contre
l’Etat. Livre 5 = «
fourre-tout ».
Partie 1 :Les infractions contre les personnes
Ces infractions n’évoluent pas de la même manière que les autres infractions. Il y a une
certaine stabilité des infractions contre les biens mais certaines évolutions constantes des infractionscontre les personnes.C
’est l’ensemble des infractions qui prennent en compte l’atteinte po
rtée directement à la
personne à l’exclusion des infractions dirigées vers un autre objet et qui peuvent rejaillir sur les
personnes.Les infractions contre les personnes sont souvent assimilées aux violences contre les
personnes. C’est un phénomène qui est très ancien. C’est un trouble social permanent et universel etla répression, même la plus sévère, n’a jamais fait disparaitre la violence.
Pourtant, le législateur, deplus en plus, réagit souvent et ponctuellement à ces phénomènes violents et de nombreuses loispénales nouvelles mais également des textes règlementaires sont intervenus pour essayer decombattre ces phénomènes.Outre les lois spécifiquement pénales, il y a également des modifications dans les lois desimplification du droit.
 
Toutes ces lois ont pour conséquence qu’on a un
Code pénal assimilé à un mille-feuille. Onse retrouve du coup avec un droit pénal assez désordonné, manquant de cohérence car multitudes
d’infractions pouvant correspondre à une même infraction.
Chapitre 1 :Les atteintes intentionnelles à la vie des personnes
BECARIAT dans son Traité des délits et des peines de 1764 disait que «
la vie est le plusgrand de tous les biens
».
Si l’on regarde le Code pénal, il ‘agit également d’un meurtre ou d’un homicide volontairemais, dans le langage courant, il est très fréquent qu’on parle d’un crime, or c’est une qualificationd’infraction.L’
étymologie est intéressante si on prend le terme homicide qui vient du latin
Homicidium
hom caedere (tuer l’Homme).
Il y a deux incriminations : générale : le meurtre et spéciale suivant lemoyen utilisé.
Section 1 : Le meurtre
L’élément légal se trouve à l’
article 221-1
: «
le fait de donner volontairement la mort àautrui constitue un meurtre. Il est puni de 30 ans de réclusion criminelle
».
I -
L’incrimination de meurtre
 
 A)
 
L’élément matériel du meurtre
 
C’est l’acte qui porte atteinte à la vie.
Il a un aspect objectif et subjectif car cela veut dire
qu’il y a un acte homicide et ensuite une victime de l’homicide.
 
1)
 
L’acte homicide
 
Il s’agit d’une infraction de commission qui suppose un acte positif. L’homicide suppose uneaction et ne peut pas découler d’une
abstention
ou d’une omission.
Formulation positive dans le
Code pénal mais, surtout, de tout temps, c’est le problème du lien de causalité qui justifie cettesolution. Il serait difficile d’établir la causalité entre l’abstention et la mort qui a été enge
ndrée. La jurisprudence en a toujours jugé ainsi :
CA de Poitiers, 1901, La séquestrée de Poitiers :
 
une vieilledame a dépéri seule, privée de soins.
La condamnation ne pouvait pas être un homicide car omission.
C’est toujours le lien de causalité qui justifie le deuxième caractère de l’acte
 
: l’acted’homicide doit avoir une consistance matérielle. Il doit résulter d’une violence physique et non pasmorale car il est difficile d’établir un lien de causalité entre ces violences morales et la mort
consécutive.La violence physique peut avoir une consistance multiple : tous moyens peuvent êtreemployés
pour tuer la personne si ce n’est une réserve sur un moyen particulier
(
administration desubstances
mortifères) qui fait basculer de la qualification de meurtre à la qualification
d’empoisonnement.
On peut utiliser les forces de la nature en les provoquant intentionnellement.Cet acte matériel peut être unique, répété ou multiplié donc instantané ou étalé dans letemps.
2)
 
La victime de l’homicide
 
a)
 
Une personne vivante
Cette condition peut poser problème au début et à la fin de la vie :-
 
Au début : peut-il y avoir un meurtre sur une personne à naitre ? La jurisprudence actuelle le refuse.
Hypothèse d’accident de la route
 
entrainant le décès in utero du fœtus. La jurisprudence de la Cour decassation refuse de retenir la qualification d’homicide car, pour laCour de cassation, tant que l’enfant n’est pas né vivant, il n’y a pas de
personne. la seule qualification sera violence volontaire sur la mère si
la mère survit mais pas d’homicide sur l’enfant.
-
 
A la fin de la vie : peut-il y avoir un meurtre sur une personne déjàmorte ? Infraction impossible car, matériellement, on ne peut pastuer une personne déjà morte. On pourrait retenir une atteinte à
l’intégrité du cadavre (
article 225-17 et 18
).
Ccass, 1986 :
 
bagarregénérale dans un bar, la personne rejoint son domicile et meurt. Undes adversaires force la porte et assène de très violents coups à latête.
Pour la Cour de cas
sation, intention d’homicide mais pas de
résultat donc infraction tentée. La Cour de cassation a retenu latentative de meurtre.
b)
 
Une tierce personne
Article 221-1
rajoute donner la mort à autrui. La victime doit donc être une personne autre
que l’auteur
car le Code pénal ne réprime pas le meurtre sur soi-même. Historiquement, dans notre
ancien droit, on condamnait celui qui ‘était suicider pour des motifs religieux. Du coup, la sanction
était la privation de sépulture. Au XIIIème siècle, on intente un procès au cadavre du suicidé et onprononce comme peine la confiscation de ses biens et la dépouille est abandonnée dans la rue. Ces
peines ont été maintenues jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. On réprimait même la tentative de
suicide.
En 1729, un magistrat 
qui s’était raté a été condamné à mort.
Suicide plus incriminé depuis laRévolution.
Si le suicide n’est pas interdit, la provocation au suicide ou la publicité en faveur du suicide
sont expressément réprimé (
Article 223-13 et 14
). Articles introduits par une affaire en 1987 car livre«
mode d’emploi du suicide
».
Cette infraction de provocation ou d’incitation au suicide suppose une provocation
classique mais surtout, elle suppose de contraindre la future victime, elle suppose de faire naitre lavolonté de se suicider grâce à ces actes.
Cette infraction fait encourir 3 ans d’emprisonnement et
45
000€ d’amende.
 
Hypothèses d’aides au suicide, en fin de vie notamment, ne sont pas passibles de
qualification pénale en fonction des circonstances. Sous-entendu
que l’acte mortel est commis par lavictime. La jurisprudence a tendance à ne pas condamner pour l’aide au suicide lorsque c’est lavictime qui a commis l’acte. Rares condamnations
:-
 
Ch. Crim., 1992 :
 
une personne se jette par-
dessus bord d’un navire et 
qu
e l’équipage a récupéré. L’équipage l’a isolé dans une pièce sans
surveillance et suicide de la personne :
condamnation pour homicideinvolontaire pour le capitaine du bateau.-
 
CA Nimes, 2008 :
 
un individu fournit une arme à une personnesuicidaire qui se suicide avec :
homicide involontaire.
L’assistance au suicide n’est pas autorisée mais pas réprimée car suicide n’est pas une
infraction donc la complicité ne peut pas être incriminée.
Aide au suicide différent de l’euthanasie.Parfois la jurisprudence est quand même une jurisprudence d’opportunité car passatisfaisant d’un point de vue juridique mais on s’en contente d’un point de vue moral.
B)
 
L’élément moral du meurtre
 
1)
 
Contenu
Il faut une intention homicide (
animus necandi 
). Autrement dit, celui qui agit est animé de
l’intention de donner la mort, de nuire à l’
extrême.
C’est cette intention qui, pour un résultat égal,
permet de distinguer le meurtre des violences intentionnelles ayant provoqué la mort sans intentionde la donner (
coups mortels
).
Dans les coups mortels, l’auteur commet intentionnellement des actes
de violence, il a conscience que le décès peut peut-
être en résulter mais ce n’est pas son o
bjectif :problème de preuve.

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