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Droit Commercial

Droit Commercial

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Cours de droit commercial
L3 droit
Cours de droit commercial
L3 droit

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12/27/2012

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Droit commercial 
Introduction :
Droit des sociétés commerciales.
 A)
 
La notion de société
La société peut être définie comme un groupement de personnes et de biens constitué parcontrat et doté de la personnalité juridique. En principe, la société est à la fois un contrat ou unepersonne.-
 
Le contrat de société
est défini par l’
article 1832 du Codecivil : contrat par lequel les associés conviennent «
d’affecter à une
entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le
bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourra en résulter 
».
-
 
La société est une personne :
c’est la personne moral
e société, acteurde la vie juridique, sujet de droit et qui acquiert cette qualité de
personne par l’effet de son immatriculat
ion au RCS.Mais il y a des exceptions :-
 
Parfois, le contrat existe sans la personne
: il en est ainsi s’agissant
des sociétés non immatriculées. Ce sont les sociétés créées de fait etce sont aussi les sociétés en participation.-
 
Dans d’autres cas, la p
ersonne existe sans le contrat : il en est ainsi
s’agissant des sociétés unipersonnelles, c'est
-à-dire les sociétés
composées que d’un seul associé.
Il s’agit principalement de l’EURL et 
de la SASU (Société par action simplifiée unipersonnelle).
S’agissantde ce type de société, qu’un seul associé dont pas de contrat de
société. Ce qui remplace le contrat est un acte unilatéral de volonté.
a)
 
La société et les notions voisines
Distinction société/entreprise :Distinction essentielle car, dans le langage courant, la confusion est fréquente et quasi-totale.
La différence tient avant tout au fait que l’entreprise est une notion économique et la société
est une notion juridique.-
 
L’entreprise
 
est la réunion d’un ens
emble de moyens (financiers,matériels, humains) organisés en vue de la production ou de ladistribution de produits ou de services.
L’entreprise ainsi définie est
en principe inconnue du droit sauf exceptions qui se rencontrentnotamment en droit du travail, en droit comptable. En tout cas,
l’entreprise en tant que telle n’a pas la personnalité juridique.
-
 
La société :
c’est une notion juridique et elle a la personnalité morale
(sauf sociétés non immatriculées).
L’entreprise n’accède à la vie juridique q
ue dans la mesure où elle se structure en société.
La société est l’une des structures juridiques de l’entreprise. Société et entreprise n’ont pas non plus
le même domaine. Ces domaines respectifs coïncident très souvent en ce sens que la plupart dessocié
tés exploitent des entreprises et que, à l’inverse, bon nombre d’entreprises sont exploitées
sousforme de sociétés. Cette coïncidence
, néanmoins, n’est pas absolue.
-
 
En effet, certaines sociétés n’exploitent aucune entreprise
.Exemples :
société civile i 
mmobilière dont le seul objet est d’être propriétaire d’un immeuble
 / La société Holding est une société dont leseul objet est de détenir et de gérer des participations dans une ou plusieurs autres sociétés.
-
 
De très nombreuses entreprises ne sont pas exploitées en société : il
s’agit ici de toutes les entreprises individuelles qui sont exploitées par
une personne physique.
 
 
La distinction s’est un peu obscurcie avec la récente loi du 15 mais 2010 qui a créé l’EIRL
(Entreprise individuelle à responsabilité limitée).
Cette loi a autorisé l’entrepreneur individuel à
scinder son patrimoine en séparant son patrimoine personnel de son patrimoine professionnel.
L’EIRL a créé un patrimoine d’affectation. Dans l’EURL, on a une société titulaire d’un patrimoine
et
un associé unique titulaire d’
un autre patrimoine
: pas d’atteinte au principe de l’unicité dupatrimoine. Dans l’EIRL, une seule personne juridique à la tête de deux patrimoines distincts.
Distinction société/association :Une association est un grou
pement constitué (selon l’article 1
er
de loi du 1
er
juillet 1901)«
dans un but autre que de partager des bénéfices ».
La principale différence est l’interdiction faiteaux associations de répartir des bénéfices entre ses membres que l’on appelle les socié
taires. Enrevanche, il y a des points communs :
 
-
 
La personnalité morale
: l’association l’acquiert par simpledéclaration faite à la préfecture du lieu du siège de l’association.
 -
 
L’objet du groupement
: une association peut exercer une activitééconomique
et réaliser des bénéfices tant qu’elle ne les distribue pas.
 -
 
Le but du groupement :
l’association, comme la société
, peut avoirpour but de faire réaliser à ses membres des économies. Cettesolution pour les associations est classique. En revanche, pour lessociétés, cette même faculté est relativement nouvelle.
Classiquement, la jurisprudence considérait qu’un groupement seproposant un tel but ne pouvait être qu’une association et
ne pouvaitpas être une société (
Arrêt Manigod, Chambres réunies de la Courde cassation, 11 mars 1914
). Solution abandonnée avec la loi du 4
 janvier 1978 qui a modifié la rédaction de l’article 1832 du Code civil.ce but est également commun au groupement d’
intérêt économique.Distinction GIE/sociétéGIE créé par une ordonnance de 1957 et règlementé par articles L251.1 du Code decommerce : défini comme un groupement dont le but est «
de faciliter ou de développer l’activitééconomique de ses membres, d’améliorer ou d’accroitre les résultats de cette activité
».
La principale
différence entre GIE et société est dans le particularisme de l’objet du GIE
 
: le GIE n’a pas d’objetautonome mais nécessairement situé dans le prolongement de l’activité de ses membres.GIE est aussi une personne morale soumis à l’immatriculatio
n au RCS.
Quant à l’objet, le GIE
peut lui aussi exercer une activité économique et il peut même réaliser des bénéfices avec cetteparticularité que les bénéfices éventuels sont nécessairement et immédiatement répartis entre lesmembres du GIE. Enfin, quant au but, le GIE peut lui aussi faire réaliser à ses membres deséconomies. Ce but est possible mais également banal. La plupart des GIE ont un tel objet. Ce but
particulier (réalisation d’économie) est commun aux trois groupements qui viennent d’
être étudiés,ce qui a troublé certains auteurs
alors qu’i
l suffit de constater que des personnes désirant obtenir ce
résultat disposent d’une liberté de choix.
b)
 
La nature juridique de la société
S’opposent deux thèses
:-
 
La thèse contractuelle fait prévaloir la volonté des associés. Volontéqui est exprimée dans les statuts. Dans cette thèse règne, en outre, laliberté contractuelle est donc la liberté statutaire. Avec cetteconséquence que les règles légales sont en principe des règlessupplétives.-
 
La thèse institutionnelle fait prévaloir un intérêt supérieur à celui des
associés que l’on peut qualifier d’intérêt social. L’intérêt social estd’abord l’intérêt de la société personne morale. Cet intérêt est le plussouvent l’intérêt de l’
entreprise étant précisé que parmi les éléments
de l’entreprise figure un élément humain et qu’au sein de cet
élément humain figure les salariés. Il est donc aisé de faire entrer
l’intérêt du personnel. L’intérêt social peut être aussi considéré
 
comme l’intérêt de la société nationa
le ou internationale. La théorieinstitutionnelle conduit à limiter la liberté contractuelle et àsoumettre les sociétés à un statu légal impératif visant à assurer la
protection de l’
intérêt social.La société est à la fois un contrat et une institution. Il y a une sorte de mouvementpendulaire :-
 
Evolution allant du contrat à l’institution
: évolution liée au déclin de
l’
autonomie de la volonté lui-même lié à la montée du dirigismeétatique. Cette évolution a occupé la majeure partie du XXème siècle.Ce mouvement a atteint son sommet avec la loi du 24 juillet 1966 quiest très marquée de caractères institutionnels et la loi du 11 janvier
1985 qui a modifié l’article 1832 du Code civil dans lequel il
estdorénavant indiqué que la société est instituée.-
 
Evolution de sens contraire :
a tendance à conduire de l’
institution aucontrat. C
’est le mouvement de re
-contractualisation du droit dessociétés. Il est lui-même lié aux doctrines néo libérales et aux besoins
de l’économie.
Les exemples les plus flagrants résident dans lesphénomènes de dépénalisation du droit des sociétés. Il faut en plusajouter la société pas action simplifiée apparue en 1994 et plusieursfois modifiée et libéralisée. La liberté contractuelle y est quasi-totale.
La réponse varie aussi selon l’objet des règles. De manière schématique, l’aspectcontractuel domine lors de la constitution de la société et l’aspect institutionnel lors de son
fonctionnement.Enfin, la réponse varie selon le type de société. Le rôle du contrat est essentiel dans la SASmais aussi dans les sociétés de personnes. En revanche, le rôle du contrat est beaucoup plus limitédans la SARL et les SA.
B)
 
La classification des sociétés
1)
 
Opposition sociétés commerciales/ sociétés civiles
Les intérêts de la distinction sont, aujourd’hui, limités car les sociétés civiles sontaujourd’hui, pour l’essentiel, soumises aux même règles que les sociétés commerciales. En particulier
les sociétés civiles sont soumises à immatriculation au RCS (depuis 1978). Les sociétés civiles sontexposées aux procédures collectives du droit commercial (depuis 1967).Les textes applicables ne sont pas toujours les mêmes. Les textes relatifs aux sociétés civilesfigurent dans le Code civil et ceux relatifs aux sociétés commerciales dans le Code du commerce. Lessociétés civiles obéissent à des règles qui leur sont propres.
Il existe un droit de retrait offert aux associés dans les sociétés civiles et non dans les sociétés commerciales.
Les régimes applicables restent différents sur certains points, notamment en ce quiconcerne la compétence juridictionnelle.
Les obligations comptables des commerçants s’appliquent
uniquement aux sociétés commerciales.
Mise en œuvre de la distinction
:Sont commerciales par leur forme, et quelque soit leur objet les sociétés qui sont
énumérées part l’arti
cle L210.1 du Code de commerce : la SNC, la société en commandite simple(SCS), la SARL, la SA, la société en commandite par action, la SAS et la société européenne. les autressont donc civiles à condition que soit satisfait le second critère.
Le second critère est celui de l’objet, l’activité qu’elle exerce. Ce critère joue un rôlesecondaire par rapport u critère de la forme. Le critère de l’objet est parfo
is le complément ducritère de la forme. Il en est ainsi pour les sociétés non immatriculées. Ces sociétés nonimmatriculées ne sont à priori ni commerciales, ni civiles, tout dépend de leur objet. Il faut voir ce
qu’elles font selon leur statut.
La solution est la même pour le GIE. Dans
d’autres cas, le critère del’objet peut arriver come correctif du critère de la forme
: une société constituée sous forme civiledoit être requalifiée en société commerciale si elle fait des actes de commerce à titre de profession

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