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Aristote Philosophie première txt

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L' Objectif scientifiqueLa question de savoir ce qu'est la substance,centraledans la philosophie première, est, notons-le, unequestion générale, qui vaut au départ indistinctementpour n'importe quel genre de substances. C'estaussi une question précise,d'ordre scientifique. Elle suppose connu et admis leFait qu'il y a des réalités substantielles identifiablespar les principaux traits qu'on a dits : ce sont desêtres « particuliers » , « déterminés », « sujets »des réalités non-substantielles . Cela connu etadmis, la question posée,valable pour toute substance, revient à demander cequi fait la SUBSTANTIALITÉ. C'est une questionqui, comme toutes les questions scientifiques, portesur les causes des substances et, plus précisément ,sur leur CAUSE PREMIÈRE.SUBSTANCE MATÉRIELLE ou SUBSTANCEFORMELLE :LES PREMIERS PRINCIPES D'ÊTREOn peut en effet entendre sous le mot« SUBSTANCE »
 
différentes choses qu'ARISTOTE répertorie.[ surtout:M. Delta,8 ] D'abord et avant tout, lesréalités particulières qui, parce qu'elles sontchangeantes, font l'objet des études de la sciencenaturelle, tels que les corps simples et les animauxqui en sont constitués. Ar. Rappelle fréquemmentcette donnée évidente, sans omettre les plantes etles corps astraux. [ M. Z, 2,1028b8-14 ; H;1,1042a6-11.]Ce sont-là, dit-il, des réalités que tout lemonde reconnaît à titre de substances, parce que cesont des sujets ultimes:tout le reste est affirméd'eux, mais eux ne sont pas affirmés d'autrechose. De ces données évidentes, il exclut, bienentendu, ce que les platoniciens appellent substances[ibid 1028b15sq et H;1;1042a11sq], tellesque les prétendues réalités idéales et les nombres,dont la suppression, selon eux, entraîne lasuppression de tout le reste. Il enregistrecependant ces façons d'entendre la substance, parmid'autres significations, comme celles, moinscourantes, mais témoignant, autant qu'elles, d'uneidée selon laquelle la substance se comprend commeune cause:ainsi, la cause d'être que contiennent lessubstances naturelles telles qu'entendues au premiersens, par exemple, l'âme pour l'animal ; ou encore
 
ce en quoi consiste l'être d'une chose etqu'exprime sa définition.D'une certaine façon, les corps simples, quiuentrent à titre de cause matérielle dans lescomposés, auraient pu, eux aussi, illustrer l'idée de« substance de quelque chose ». Et, au total, AR.Distingue sous le terme de substances deux chosesprincipales:le sujet ultime et, d'autre part, ce quipeut constituer un être particulier, déterminé etindépendant, telles que se présentent laconfiguration et la forme de chaque chose .Ces distinctions ne font pas que clarifier lesemplois d'un mot. Elles mettent, semble-t-il enlumière, sous le mot, des notions qui intéressentdirectement la philosophie première. Il y a d'abordcelle de sujet ultime. Elle convient à la substancecomme sujet de non-substantiel, mais aussi, dans lasubstance, à ce qui en est LE SUBSTRATMATÉRIEL . Il y a, d'autre part, la notion d'unêtre particulier, déterminé et indépendant. Elleconvient également, quant à elle, à la substance parrapport au non-substantiel, mais aussi, dans lasubstance, à ce qui en est la configuration ou LAFORME.

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