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AVANT- PROPOS
Notre économie vit des mutations extrêmement rapides. Les changements techniques,technologiques, organisationnels sont continus et nécessitent des adaptations constantes selon descycles de plus en plus courts.Tout le monde en est convaincu : face aux p
ays à bas coût de main d’œuvre, notre compétitivité ne
se joue pas essentiellement sur les prix mais aussi sur la qualité de nos produits et services, surnotre capacité à innover et donc au bout du compte sur la compétence et la qualification desfemmes et des hommes dans chacune de nos entreprises.
Développer la compétence de tous, donner la possibilité à chacun d’accéder à unequalification certifiée, voilà l’un des défis majeurs que nous devons relever.
Le maintien d’un taux de chômage élevé n’est pas inéluctable. Il le devient si l’on ne met pas en place les moyens pour les demandeurs d’emploi d’acquérir ou d’actualiser leurs compétences et
leurs qualifications, permettant de postuler aux emplois disponibles.La formation
permet d’augmenter les compétences et de maintenir l’employabilité de ceux qui ont
un emploi ou qui en recherchent un. Elle donne une seconde chance à ceux qui sont sortis de
l’école sans qualification ou certification reconnue.
Ce n’est pas la formation qui crée l’emploi. Mais sans formation aujourd’hui il est clair qu’ilest très difficile d’accéder à l’emploi.
Il nous faut rendre effectif le droit à la formation tout au long de la vie et créer ses conditions
d’exercice.
O
util de maintien de l’employabilité mais aussi d’évolu
tion professionnelle et depromotion sociale, objectif initial des pères fondateurs de la formation professionnelle et de laformation tout au long de la vie est un élément fondamental de la construction de
parcoursprofessionnels plus sécurisés.
La négociation interprofessionnelle et le législateur ont sensiblement fait évoluer notre système de
formation au cours de ces dernières années. Mais il reste encore trop de blocages, trop d’inertie.
Ilest temps de franchir une nouvelle étape.
Il faut en
effet passer d’une gestion du chômage à unegestion dynamique de l’emploi
.
Prenant en compte les objectifs de la lettre de mission que m’a adressée le Président de la
République, le présent rapport propose de relever
trois défis
:-
Celui des jeunes sans qualification
: 160 000 jeunes sans formation « décrochent »chaque année du système scolaire. Sans méconnaître les progrès réalisés par les plates-
formes de rattrapage mises en place par l’Education nationale en faveur de 58
000 jeunes, je crois indispens
able d’ouvrir de nouveaux horizons par la mise en place d’un
« Pacte deRéussite Professionnelle »
, fondé sur la qualification et la certification.-
Celui de l’accès des demandeurs d’emploi à la formation
, avec la mise en place d’un
« Contrat Formation Emploi »,
qui permet aux demandeurs d’emploi, ceux qui en ont
besoin, une période de formation vers des métiers correspondant aux perspectives
d’emplois. La formation doit être un outil pour développer une meilleure gestion del’emploi.
-
Celui de la compétence facteur de compétitivité des entreprises
, il faut replacer laformation dans les entreprises sur ses vrais enjeux
: c’est un investissement avant d’êtreune dépense. Il faut qu’elle fasse l’objet d’une prise en charge collective au sein des
entreprises pour développer une « culture de la formation ».