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La Philosophie de La Musique

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My "mini-memoire" in french, about what is music based on daily experiences. You don't have to be a great musician to understand what I write -- but you have to know how to read in french !
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12/09/2012

 
PHILOSOPHIE DE LA MUSIQUE– selon le point de vue réaliste –“If music be the food of love, play on.” W. ShakespeareIntroductionLa musique n’est pas un sujet étrange à la philosophie. Le mot « musique » trouvesa racine dans le nom des Muses, et les philosophes de l'Antiquité sont considéréscomme les gens qui servent les Muses. Tout au long de l’histoire de laphilosophie, en dépit de leurs approches diverses, la musique a toujours sufasciner les philosophes, plus qu’aucun des arts, dont leur travail nous témoigneencore ce fait. Dans ce contexte, une philosophie de la musique selon le point devue réaliste trouvera-t-elle encore une place ?Une telle philosophie ne se prétendrait pas en effet être une nouvelle philosophiede la musique. Ce que nous ferons sera de nous poser quelques questions qui ontpeut-être déjà été posées par des philosophes, mais nous allons y répondre par unedémarche qui a longtemps été oubliée — celle qui commence par l’expérience quenous avons de la réalité existante pour connaître ce qu’elle est.Nous allons traiter notre sujet selon l’ordre suivant en trois parties :I Philosophie et musique : la musique vue/entendue par les philosophesNous aimerions présenter dans cette première partie quelques philosophes qui ontporté des regards représentatifs sur la musique. Il ne s’agit pas ici d’expliciterleur pensée, pas plus que de montrer leur position par rapport à la musique. Cettepartie a pour but d’emblée de nous rendre familiers avec des approchesphilosophiques différentes à l’égard de la musique, afin de mieux montrer commentune approche dite réaliste vient compléter ces spéculations.II Qu’est-ce qu’une philosophie réaliste ?Notre deuxième partie consiste à présenter ce qu’est la philosophie réaliste dontnous choisissons comme position pour ce travail. Suivant les pas d'Aristote, ellen’est point une nouvelle méthode en philosophie, mais elle n’en est pas pourautant une répétition des doctrines ou des découvertes philosophiques. Nousprésenterons la démarche propre à elle et sa structure dans laquelle contient lesconnaissances.III Philosophie de la musiqueAprès avoir parcouru dans l’histoire de la philosophie et avoir été initié à ladémarche de la philosophie réaliste, il est temps pour nous d'examiner de près ceque le regard dit réaliste nous apporte sur la musique. Au lieu d’établir unephilosophie totale de la musique, nous avons choisi de détailler et de développer
 
deux thèmes autour de deux interrogations, à savoir qu’est-qui fait une musique lamusique et pourquoi la musique nous émeut.Une conclusion résumera notre travail en évoquant quelques questions à développer.I Philosophie et musique : la musique vue/entendue par les philosophesLe mot « musique » tel que nous employons aujourd’hui est issu du terme grecancien « mousikê » (« mousa » « technê »), ce qui veut dire littéralement « l'artde Muse ». Ce mot désigne au début les arts présidés par les Muses, ce qui nousmontre le fait que l’acception du mot « musique » à son origine était beaucoupplus large, ou peut-être pourrions-nous dire, moins spécifiée que celled’aujourd’hui. Du côté de la philosophie, quand Pythagore se définit non pascomme sophiste mais philosophe — ami de la sagesse, il définit ainsi laphilosophie comme l’amour pour la sagesse : on cherche à connaître tout ce quinous portera vers la sagesse. La musique est-elle donc une connaissance pouratteindre la sagesse ? Nous pouvons citer Strabon : « Aussi Platon et lesPythagoriciens avant lui ont-ils appelé musique la philosophie en professant quel'univers entier est composé selon les lois de l'harmonie et que toute formed'harmonie – tel est leur point de départ – est l'oeuvre des dieux. »La notion de la philosophie et celle de la musique ont été sans doute modifiéesdepuis. Elles se distinguent l’une de l’autre mais restent toutefois liées. Lesphilosophes étudient sans cesse la musique pendant des siècles jusqu’à nos jours ;les musiciens essaient d’identifier dans la musique ce qui dépasse l’expériencesimple sensorielle en se servant de la philosophie. Existe-t-il alors unephilosophie de la musique ? Telle est la question posée par des philosophes et desmusiciens. Ne prétendant pas faire une histoire complète de la philosophie de lamusique, nous voulons présenter ici quelques noms des philosophes qui ont portédes regards divers mais représentatifs sur la musique pour la première partie denotre travail. Certes, il est presque impossible de vouloir creuser et expliciterici tous ceux qui ont dit et tout ce qui a été dit de la musique. C’est pourquoinous ne prétendrons pas faire un travail exégétique mais plutôt une esquisse quiessaie de présenter les approches philosophiques vers la musique.I-1-A. Pythagore et les PythagoriciensLe lien entre Pythagore et la musique se fait connaître d’abord par la fameuselégende où l’on lui attribue la découverte de la relation entre le phénomènesonore et la science des nombres, en trouvant les rapports mathématiques desintervalles tirés de la différence des poids des marteaux du forgeron. Selon lalégende, il renouvellera l’expérience en reproduisant ces rapports harmoniques surdes cordes tendues. De ces expériences, Pythagore découvre ainsi les proportionsnumériques qui donnent les trois consonances fondamentales chez les Grecs : 2/1pour l’octave, 3/2 pour la quinte et 4/3 pour la quarte. L’authenticité desrésultats des expérimentations telle que la légende décrit ne se fait remettre encause que tardivement. Mais ces rapports numériques aux sons tels que découvrePythagore tiendront pendant longtemps une grande place dans l’histoire de lamusique occidentale.Il reste à voir comment cette théorie musicale s’introduit-elle dans la penséephilosophique pythagoricienne. Que l’on puisse établir une relation rationnelleentre des sons – le son étant un des phénomènes qui semble à tout point de vues’échapper à l’emprise du nombre, cela montre que le nombre pourrait très biens’appliquer à tous les phénomènes du monde comme leur principe, ce monde tel quenous connaissons comme « cosmos ». Comme la musique qui rassemble les sons à sonintérieur selon des lois du nombre, le monde dans son ensemble est vu comme uneharmonie, à cette image de la musique qui est l’âme de l’harmonie du monde. C’estpourquoi pour les Pythagoriciens, l’astronomie, l’arithmétique et la musique sontconsidérées comme des « sciences soeurs ». Et si le but de l’homme est d’atteindrel’harmonie et de s’intégrer le plus parfaitement possible dans le cosmos, « il n’ade meilleurs moyens que la musique, image parfaite de l’harmonie. » Le philosopheest donc un musicien , ou plus exacte, un harmonicien. Dans l’Ordre où les
 
disciples de Pythagore vivent ensemble, la pratique de la musique se fait chaquejour pour ses bienfaits. Mais il est aussi vrai que les Pythagoriciens aprèsPythagore sont détournés de l’expérience sensible qui a guidé Pythagore àdécouvrir les lois d’harmonie, et ils se contentent de travailler sur lesmathématiques pour déduire les lois du nombre dans l’abstraction, ce qui seracritiqué par Aristoxène de Tarente.I-1-B. PlatonPlaton n’a pas écrit un dialogue qui soit tout entier consacré à la musique, maisla notion de la musique paraît assez fréquemment à travers tous ses dialogues,depuis les dialogues de jeunesse jusqu’aux dialogues de maturité .Dans les premiers dialogues, la musique est regardée comme « art – techne »,comparée avec la médecine, la rhétorique, etc. A cause de sa vertu de pouvoirrendre les gens vertueux, elle a une place plus importante que les autres «technes », mais elle reste comme une technique en vue de quelque chose autrequ’elle-même. Cet aspect sera approfondit dans la République et les Lois, quandPlaton développera toute une théorie de l’éducation musicale . Dans le premier ils’agit d’un travail législatif fondamental en vue de la construction d’une citéparfaite en lui donnant des citoyens vertueux ; dans le deuxième, c’est presque unjugement esthétique platonicien sur la musique (au sens large du terme).Si cette première perspective peut être qualifiée « rationnelle » et « pratique »,Platon, le grand philosophe de l’ « art – art » ne tardera pas à parler del’inspiration divine, par laquelle le musicien devient possédé . Ce n’est plus unetechnique qu’on peut acquérir mais un don divin vient des dieux.Si la musique est élevée par cette deuxième approche comme quelque chose de divin,elle a encore pour but de nous aider à acquérir une harmonie parfaite en nous.Citons ce passage de la République : « c’est en vue de ces deux choses, le courageet la philosophie, qu’un dieu a donné aux hommes les deux arts de la musique et dela gymnastique.[...] pour ces deux qualités, le courage et la philosophie, afinqu’elles s’harmonisent ensemble par le juste degré de tension ou de relâchementqu’on leur donne... » Ainsi, la musique est indispensable pour quelqu’un quicherche à atteindre l’état parfait – vivre totalement dans l’harmonie, que ce soitdans son art ou dans ses actes. On pense ainsi à son philosophe-roi, qui devraitavoir atteint le sommet de cette harmonie. Peut-être c’est pour cela que Platonprononce la phrase suivante : « Y a-t-il en effet plus haute musique que laphilosophie ? »I-1-C. AristoteMalgré la grande diversité des sujets de ses oeuvres, Aristote ne nous a paslaissé de traité sur la musique. Toutefois, nous pouvons avoir une idée sur cequ’il pense de la musique à travers les passages dispersés, surtout dans le livreVIII de sa Politique où il parle de l’éducation de la Cité.Aristote s’intéresse d’abord à la fonction éducative de la musique. Rappelons-nous que pour Aristote, les choses qui sont en vue d’elles-mêmes sont les plusnobles. Ainsi, « si le travail et le repos sont tous deux nécessaires, le dernierest sans contredit préférable » . C’est là le sens d’établir la musique comme undes sujets de l’éducation, car elle n’a pas de but dans l’ordre d’utilité ou denécessité. Ceci dit, il ne faut pas pour autant négliger les effets que la musiquepossède, qu’elle modifie nos sentiments, par exemple . Il précise par la suite que« rien n'est plus puissant que le rythme et les chants de la musique, pour imiteraussi réellement que possible la colère, la bonté, le courage, la sagesse même ettous ces sentiments de l'âme. » C’est pourquoi Aristote tient à ce quel’éducation morale soit faite à travers la musique parce qu’elle nous estconnaturelle.Quant à la théorie pour la musique elle-même, Aristote laisse le soin à ce quisont plus compétents dans ce domaine. Comme son maître, il a connu et a étéinfluencé par la théorie pythagoricienne. Mais une chose marque la différenceentre lui et les pythagoriciens : Aristote ne croit pas que les êtres musicaux

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