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Economie Politique

Economie Politique

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Jacques Aben
2008
 
 
1
1- INTRODUCTION11 – La science économique
L’éthymologie peut aider à identifier comment la question économique a étéprogressivement abordée. Il semble que la première expression ait été forgée par Xénophon (-430 à -355) dans son livre
Οἰκονομικός
(l’Economique
)
, associant
oikos
: maison, patrimoine et
nomos
, de
nemein
: administrer. On retrouve le terme en latin - œconomicus - avec le sens :bien ordonné, méthodique (Félix Gaffiot, dictionnaire latin-français). Ce n’est que beaucoupplus tard qu’est apparue l’expression «
économie politique
», tirée de
 politikos
: de la cité, ausens de communauté soumise à une administration publique. Cette précision est due à Antoinede Montchrestien (1575-1621), dans son
Traité d’économie politique
(1615) où il étudie « lascience de la production et dela distribution des richesses à l’échelle d’un pays ». Pourterminer ce tour d’horizon on peut citer Jean-Baptiste Say (1767-1832) : «
 L’économie ne veut rien consommer en vain ; l’avarice ne veut rien consommer du tout. La première est l’effet d’un calcul louable, en ce qu’il offre seul les moyens de s’acquitter de ses devoirs, et d’êtregénéreux sans être injuste. L’avarice est une passion vile, par la raison qu’elle se considèreexclusivement et sacrifie tout à elle
. » (
Traité d’économie politique
, Wikisource).Pour la suite on pourra partir de la définition célèbre de Lionnel Robbins : «
 L'économieest la science qui étudie le
 comportement humain
en tant que relation entre les fins et desmoyens rares à usages alternatifs
» (
Essai sur la nature et la signification de la scienceéconomique
, Paris : Librairie de Médicis, 1947). La fin dont il s’agit est la satisfaction desbesoins - besoin que l’on peut définir comme une sensation de manque, donc d'insatisfaction,qui conduit à désirer les moyens de la faire cesser, d’où un comportement humain. Lesmoyens sont les ressources offertes par la nature, dont il est dit qu’elles sont rares et à usagesalternatifs, de sorte que si la science économique étudie les comportements humains, elle estessentiellement une science des choix.
La science économique qui est une science sociale peut prétendre au statutscientifique, dès lors que leséconomistes qui produisent leurs théories sur lescomportements humains – en société – acceptent de respecter le
 principe deréfutation
défini par Albert Einstein et popularisé par Karl Popper
1
: la validitéde la théorie sera acquise, non pas parce que l’on aura trouvé une situation réelleconforme aux résultats de la théorie, mais tant que l’on n’aura pas trouvé unesituation réelle qui contredit la théorie
. L’
économétrie
est alors le moyen du test deréfutation, en permettant de comparer les valeurs de variables économiques données parl’application d’une théorie, à celles que révèle l’observation du réel.
12 - Besoins, biens et services
Les besoins sont évidemment naturels, voire physiologiques, mais ils sont de plus enplus sociaux, car c'est la vie en société qui les fait naître. Cela est si vrai qu'est née la notionde « production des, besoins ». Toutefois il est possible de se demander si ce sont vraiment lesbesoins que l’on crée, ou simplement les moyens de les satisfaire : le besoin de déplacementou de transport était satisfait grâce au cheval, il peut l’être aujourd’hui grâce à l’avion, parexemple. De même la mode est là pour renouveler sans cesse la satisfaction du besoin
1
 
 La logique de la découverte scientifique
, Payot, Paris (traduction), 1973.
 
 
2
vestimentaire (protection thermique et pudeur), en assurant un carnet de commandes àl’industrie du textile et de l’habillement.Pour satisfaire les besoins ainsi définis, on utilise des
biens et des services
: les premierspeuvent être appropriés, les seconds non
1
(dans ce qui suit, par simplicité, on emploieraparfois le mot
 produit 
à la place de bien et service). Pour certains, le développement de lasociété se traduit par la substitution des services aux biens. Certes les biens ne disparaissentpas, mais ce serait de plus en plus leur usage qui serait privilégié et non leur appropriation : onloue des automobiles pendant de longues périodes ; on acquiert des droits d’accès à des filmsen ligne plutôt que d’achter des DVD... Ces produits ne seront pris en considération par lascience économique que s'ils remplissent trois conditions.L’
utilité 
n'est autre que la capacité de satisfaire un besoin. Sachant que les besoins sontéminemment subjectifs, l'utilité l'est donc tout autant et l’économiste n’a pas à introduire unedimension morale - par définition non scientifique - dans l’analyse : si quelqu’un éprouve duplaisir à se faire humilier, il est heureux qu’il se trouve quelqu’un d’autre acceptant de luivendre de l’humiliation. Mais cette vision individualiste de l’utilité est compatible avec unevision sociale qui analyse les effets de l’utilisation d’un bien ou service par un individu, surles autres. Les armes à feu ont peut être une utilité individuelle mais peuvent être dangereusespour la société.La
disponibilité 
est le fait pour un produit de pouvoir être utilisé (employé) ; cettequalité peut être immédiate mais aussi future, donc soumise à risque : c’est l’exemple desappartements acquis en état futur d'achèvement, c'est-à-dire sur plans ;La
rareté 
signifie que le bien ou le service n’existe pas en quantité suffisante
 
poursatisfaire les besoins. Cette situation justifie donc que l’on entreprenne une activitééconomique (production, échange), donc que l’on sacrifie des ressources
Les biens et services peuvent être classifiés selon divers critères.La satisfaction directe du besoin désigne le
bien final
; à l'inverse un
bien intermédiaire
 est utilisé comme instrument dans la production : on l'appellera aussi
bien de production
ou
bien capital
; toutefois ce n’est pas la nature du bien qui est en question, mais la manière del’utiliser : pour un collectionneur tout bien est final ;Parmi les biens, on peut distinguer les biens durables et les biens d'un seul usage, lespremiers n'étant détruits qu'après plusieurs usages (un aliment est d’un seul usage et unmeuble un bien durable – sauf accident) ; parmi les biens de production, les biens d'un seulusage sont appelés
biens de consommation intermédiaire
.Deux biens seront dits complémentaires s'ils ne peuvent être utilisés séparément pour lasatisfaction d'un besoin ; ils deviennent substituables à l'inverse si chacun peut satisfaire unbesoin donné de manière indépendante ; toutefois cette opposition est très contingente cardeux biens substituables, comme deux moyens de transport parexemple, peuvent devenircomplémentaires dans certains cas : il existe un choix entre train et automobile entre Paris etMontpellier, mais l’automobile devient complémentaire du train, lorsque l’on est arrivé àMontpellier et que l’on se rend en banlieue ;Un bien ou service sera dit
 privé 
s'il est susceptible d'appropriation privative. Cecisignifie qu'il est soumis à trois conditions : divisibilité, rivalité, exclusivité. Etant divisible,chacun peut en obtenir la quantité qu'il désire, mais celui qui en a acquis une partie en priveles autres (rivalité). C'est cette rivalité qui conduit à des enchères : faute de pouvoir fournirtout le monde on ne fournira que ceux qui pourront payer le plus. Avec un bien collectif,surtout s'il est pur, on est dans là situation inverse, le bien est produit pour toute la
1
On trouve souvent l’opposition matériel-immatériel, alors qu’il existe de plus en plus de biens immatériels,comme les logiciels, les brevets, les marques ou le droit d’entrée commercial.

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