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LE BUTEUR PDF du 18/04/2012

LE BUTEUR PDF du 18/04/2012

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Football Algérien et International, transfert, classement, Vidéo, toute l'actualité sportive et les résultats en direct
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QUOTIDIEN NATIONAL SPORTIF N° 1898 PRIX 20 DAMERCREDI 18 AVRIL 2012
 Affaire MCS-USMA
LesaveuxfracassantsdundirigeantdeSaïda
«Certains dirigeants disaient : ‘‘Sansles caméras, on fera un travail propre’’»«18 voyous armés de sabres sont venusmenacer nos joueurs à l’entraînement»
«Halilhodzic estun bon entraîneur,il a passé 15 joursavec moi à la Juve»
«Pour nous,Madjer c’est latalonnade d’Allah,il a été l’un desmeilleurs joueursdu monde»
«Vous allez voirque Mesbah vabeaucoupprogresserà Milan»
De notre envoyé spécial en Italie
«Un jour, j’ai surpris Zidane en train de jouerdevant une gare. Le lendemain, je lui ai dit : ‘‘Qu’est-ce que tu as fait Zizou ?’’ Il m’a répondu : J’étais avecdes Algériens, je ne peux rien leur refuser’’»
Legrand
Marce l loL ipp i
au
Buteur 
«Je n’ai jamaisété contacté pourentraîner l’Algérie»
 Verslereportdu
derbyUSMA-MCA 
blesséesau coursd’unmatchde foot fémininà Constantine
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5
 Yousfi jette un pavé dans la mare
«Le matchJSK-MCA de lasaison passée est unRFA-Autriche bis»
«Ghezzal estmeilleur lorsqu’il joue attaquantdroit ou gauche»
      J      S      K
 
Ziane-Cherif,Hendouet Aïssaouiassistentàunefinaledefootscolaire
Quand les joueurs del'USMH ne jouent pas au foot,ils regardent le foot. Pas seule-ment à la télé. Ils vont aussi austade. Enfin, pas tous, mais il s'entrouve quand même quelques-unsqui n'ont pas raté la finale d'untournoi scolaire organisé par lelycée Amine-Aâmoudi. Ziane-Cherif, Hendou, Aïssaoui et Ha-niched n'ont pas manqué ça !Accompagnés de Haniched et Be-nomar, ils ont pris du plaisir à regar-der les collégiens tapoter dans leballon et ont même eu quelquesmots d'encouragements à l'égarddes finalistes. Sait-on jamais, ilspourront toujours en inspirerquelques-unspourunereconver-sion. Et c'est vrai, lemétier de footbal-leur, ça paye bien !
CoupedeFance
Un A lgéiendonnealecoupdenoi
MezouOuamaaestunjeuneAlg éiengr eff éducœu,ilaunanjoupoujour.Ce jeuneootballeuama-teu, aussidouéquepassionné,qui avusacaes'acheebrus-quement,a,pour tant,ussiilaunmoisàfouledenoueaulesterr ainsetjouer unmatchdefootballavecd'autreseff ésenFr ance,aeclamêmefouuequ'onluiconnaissait.nbonheur,assuément. Cer isesuleâteau,ilaétédésiné,celundi,poudonnelecoupd'envoidelanaledelaCoupedeFancedev antopposeLonàQueilly.
 Attaqued’abeillesenpleinmatchauBrésil
Le championnat de Bahia estassez éloigné de la carte postaleparadisiaque que son intitulé peut laisser présager.Par exemple, ses rencontres ne sont pas à l'abri d'at-taques d'abeilles, comme ce fut le cas, dimanche, lorsdu match opposant Juazeirense au Fluminense deFeira. Les joueurs, qui sont habitués à de telles mésa- ventures, se sont immédiatement couchés en atten-dant que l'agression prenne fin, alors que lessupporters se sont, eux, réfugiés sous leur bannière.Le match est toutefois allé à son terme. C'est finale-ment Fluminense de Feira qui s'est imposé grâce àun but de iago Silva, juste avant la pause.
L’USMA 
rendserviceàsesconcurrents
EnfaisantcondamnerleMCSàjouerhuitmatchshorsdesesbasesetàhuisclos,l’USMAaplutrenduserviceàsesconcurrentsdirectspourlacourseautitre.Loindesevoirrendrejus-tice,lesRougeetNoirmettentindirectementl’ESSetlaJSMBdansdebonnesdispositions.Carcesdeux-là,premieretdeuxièmeauclassementaulendemaindecette25
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 journéedeLigue1,quiaurontàsedéplacementchezleMCS,jouerontsurterrainneutreetàhuisclos.Quedemanderdeplus!
Gana
,
uncasseurdeportablebasdegamme
Azzedine Gana est très malin. Même lorsqu’il est dans unétat colérique où il est supposé ne pas se contrôler, il faitpreuve d’une malice déroutante. Ainsi, suite à un accrocavec l’un de ses collaborateurs, qui lui reprochait de nepas répondre à ses appels, Azzedine Gana fait mine des’énerver et balance son portable contre le mur. Sauf que ce geste censé être colérique manque de natu-rel. Ceux qui étaient présents se sont vite aperçusque Gana a écrasé son autre portable, bas de gamme.Le iPhone flambant neuf était soigneusement dissimulédans l’autre poche de sa veste. Gana ne se permet pas cegenre de luxe.
Halilhodzic
adoreTchaker
Vahid Halilhodzic n’est pas critique à tous crins.Cela lui arrive aussi de distiller quelques complimentslorsque ça lui prend. Le sélectionneur national, quiaime les belles pelouses, ne s’en cache pas. Quand ilen trouve une à son goût, il le déclare bienhaut. Il en fait même les éloges et de-mande à ce qu’on la bichonne davantagepour qu’elle soit plus nickel. M. Ben-hadja, directeur de l’OPOW Mustapha-Tchaker, n’a pas fait la sourde oreille. Lesdemandes de Halilhodzic sont des ordres !
0
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 AbdelkaderKhiat,DGSSPA/CRBCen’estpasdelalanguedebois«Cequis’estpasséàSaïdaestunsignald’alarmequ’ilfaudraprendretrèsausérieux.»Motusetbouchecousue! AntarYahia,défenseurduFCKaiserslautern
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il a dit 
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«On accueillera nos invitéscomme il se doit.»
 
 And y Carroll,
ini les sorties 
Deux buts cisifsdesuite, de quoi cal-merunpeu lessupporteursdeLiverpool.Arri véenprov enance deNe w castlepourlacoquette somme de41millionsdeuros,l’hiver dernier,Andy Carrollpeine àsemontrerrentable. Buteurdécisif ce w eek-end, lors delademi-finalede FACupaceauri val d’Ev erton(2-1),lAnglaisde23 anssouffre,également, dune réputation de-tardetdebu v eurquinest pasforcémentenaquationav ec son rendementdumo-ment. Interv iew éparleSun,l’hommeàlacrinièrebruneainsissur leschange-mentsqu’ilaopés dans ses ha bitudes de vie:
« Monpasséest monpassé.  J’ai chan g édemode de viede puis que je suisà  Lier - pool.Pa fois,les  gens medisen: J e t ’ ai vu faire labing ue la semainedene"  , maiscenesont que des r umeurs.Ma f amillelesait,le clublesait é g alement .Enait  ,tout ceque  jeais maint enan , cest  resteàlamaisonavecmaco pine àmedét endreet  àre gadedes  films
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Footaises
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Le Chabab ne saitpas cuisiner endehors du 20-Août...
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 Ali Haddad etEddir Loungar vontbâtir un pont entrel’USMA et le MCA.
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Les Crabes deBéjaïa en pincentpour les roses deBlida!
N° 1898 Mercredi 18 avril 2012
 
au pays des
uzanne
 Achaâb yourid…
el ballon !
Certains sont choqués de voir leMCS écoper de 8 matchs. Il est vraique c’est dérisoire. Mais qu’atten-dait-on de Kerbadj et Raouraoua ?Qu’ils décident de rétrograder leMCS en Division 4 afin de s’en dé-barrasser ? Allez, supposons qu’ilsl’aient fait, peut-on me jurer que laviolence allait s’arrêter pour la sai-son d’après ? C’est comme si l’on nese connaissait pas entre nous.Comme si l’on ne savait pas quetoutes les tribunes de nos stadessont remplies de voyous et de dés-œuvrés qui n’attendent qu’une étin-celle pour envahir le terrain etbouffer tous ceux qui n’ont pas eu larapidité de s’abriter quelque part. Et,pensez-vous que dans les autrespays, on est plus civilisé que cheznous ? En Italie, les ultras de l’Interont balancé un scooter du haut de latribune supérieure, à l’intérieur dustade. En France, lâchez un Parisienau milieu d’un groupe de Marseillais,il n’en restera que ses os brisés.L’Angleterre a enfanté le hooliga-nisme ; en Espagne aussi, les actesde violence sont légion. Pareil en Al-lemagne, en Suède et partout ail-leurs où, chaque année, ondénombre plusieurs victimes auxabords des stades. Non, non, non…Je ne suis pas en train de cautionnerles abrutis. Mais chaque pays a uncontexte qui lui fait dicter ses actesde répression ou de compréhension.En Algérie, les services de sécuritésont loin d’être bêtes. Au contraire.Ils savent juste que le moment n’estpas propice à la répression. C’estpour cela que Kerbadj et Raouraouaont abondé dans le sens de la «sa-gesse forcée» pour éviter d’enflam-mer la foule à Saïda comme ailleurs.Les jeunes n’ont plus que le footballcomme opium pour oublier la moro-sité de leur vie quotidienne. Achaâb yourid… el ballon, mes amis, rien deplus. On a déjà eu notre lot de souf-frances. Alors, basta !
Suzanne Amokranesuzanneamokrane@yahoo.fr
merveilles
S
Doukha,heureux papa
Azzedine Doukha, legardien de but interna-tional de l’USMH, a dequoi être heureux. Etpour cause, son foyer vient d’être égayé parla naissance d’un jolipoupon prénommé Ra-zine. Aussi sage que sonpapa, paraît-il. Azzedine Doukhan’a pas mis de gants pournous l’annoncer.
5  joueusesé vacuéesà l’hôpi tal
Bagarre générale à lafindun ma tchde  foo t fémininà Cons tan tine
Après le drame deSa ï da, la  v iolence a encorefrappésurnosstades. Aussi paradox alquecelapuissepartre, cetteoiscephénomène, qui necessede sepropagerenAlgérie,sest produitaprèsle matchdefoot ball minin.Hier,laformation dela JFKhrou b aff rontaitle  W. Constantine. Alorsquaucunincidentn’aété enregistréaucoursdelarencontre,l’aps-matchaété houleu.A lasortiedustade, les joueusesdesdeu campsse sonttransf orméesen boeuses. Résultats descourses : 5élémentsdelaJFKontété év acuéesàl’hôpital. Lesdirigeants dececlu bontdéposéplainteaupsdesserv icesdesécuritépouragression. 
 
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N° 1898 Mercredi 18 avril 2012
 Coup d’œil 
Reportage
De notre envoyéspécial en Italie :Mohamed Saâd
A
prèsdemulti-plestractationsetungrandpouvoirdeper-suasion,nousavonsréussiàarracherl’ac-corddeMarcelloLippipournousaccorderuneinterviewdestinéesurtoutauxpublicsalgérienetmaghrébin.Nonpasparcequelechampiondumondenaimepasparleràlapresse,maisdepuisqu’ilcouleuneretraiteheureusedanssonVia-reggionatal,ilnesupportepluslapolémique.Un jeudanslequelnosconfrèresitalienssontpassésmaîtres.Lippipréfèredonclesilenceauxques-tionspièges.
 Attention, il est capable d’arrêternet une interview si une questionl’irrite !
Nosconfrèresitaliensquinousontmenés jusqu’àLippinousontmisengarde:
«Faites at-tention aux questions que vous lui posez car il est capable d’arrêter net une interview, juste parcequ’une question l’a irrité».
Unamijournalisteita-liennousaraconuneanecdoteàcesujet:
«En pleine affaire de dopage des joueurs de la Juve,dont il était l’entraîneur, j’ai réussi à décrocher uneinterview avec lui. Tout allait bien jusqu’à ce que jelui lance :
‘‘MonsieurLippi,qu’avez-vousàdiredesjoueursdelaJuvequisedoperaientdepuisplusieurssaisonsdéjà?’’
Vous savez ce qu’il a fait ? Il s’est levé, il a mis sa main sur ma tête comme si j’étais un petit enfant, il ma souri et il est parti».
Onétaitdoncavertis.
Sa seule condition, réaliserl’interview à 150 mètres de chezlui
Pourtant,aucoursdestractationsquiontpré-cédél’interviewdesmoisdurant,Lippinenousa jamaisdemandésurquoiallaittournerl’inter- viewniréclamélalistedesquestionscommelefontbeaucoupdepersonnalitésdufootball.SaseuleconditionétaitquelarencontreaitlieuauGrandHotelPrincipediPiemonte,unpieddansl’eaufaceàlaMéditerranée.Unquatreétoilesdis-tantdequelque150mètresdechezMarcelloLippi.
«A mon âge, je n’ai pas très envie de trop medéplacer, et puis cela vous permettra de parler un peu de Viareggio, vous allez voir que c’est un coinmagnifique, si vous êtes de vrais Méditerranéens,vous allez apprécier»,
nousa-t-ilexpliquépour justifiersonchoixdefairel’interviewpasloindechezlui.
Bojan se décommande à ladernière minute, mauvais présage!
Aprèsavoirarrêtélesdatesdenostroismis-sionsenItalie,nousavonsprogramménotre voyagecommesuit:mardi,interviewàRomeavecBojanKrkic,lejoueurdelaRomapasparlaMasiadeBarcelone,mercredi,legrandren-dez-vousavecMarcelloLippiàViareggioenTos-caneet,jeudi,reportageetinterviewàMilanelloavecnotreMesbahnational.Ondevaitrencon-trerBojanKrkicpasloindumagnifiquestadeOlimpicodeRome,maisàladernièreminute,notrecontactnousdiraquelejoueurn’avaitplusenviedeparlerenraisondesasituationcompli-quéeàl’ASRome.Onabeauessayerdeluiexpli-querqu’iln’yauramêmepasdequestionssurlaRoma,rienn’yfit.Çaseprésentaitmaletoncommençaitàimaginerunscénariocatastropheavantquenotretéléphonenecommenceàvibrer.Al’autreboutdufilElsignoreMarcelloLippi.
« Dès que vous quittez Rome,appelez-moi et on arrêtera l’heuredu rendez-vous »
Unevoixgrave,celled’un«veroitaliano»noussaluachaleureusementpournousdemanderd’abordnousétions.
«Pour être àtemps au rendez-vous,appelez-moi demaindès que vous quittez Rome, on se verra endébut d’après-midi àl’hotel Principe di Pie-monte»,
nousa-t-ilsug-géré.Dèsqu’ilaraccroché,onaressentiunmélangedesoulage-mentetdefierté.Lafiertédepouvoirinter- viewerpourvous,lec-teursdu
Buteur,
l’undesmeilleursentraîneursaumonde.OnapasséunebonnepartiedelanuitàrédigerlesquestionsàposeràM.Lippietàenlevertoutescellesquirisquaientd’irriternotreillustrehôte.Aprèstousleseffortsconsen-tispouryarriver,ilnefallaitsurtoutpascourirlerisquedevoirl’interviewinterrompue.Unetren-tainedequestionsontétépresquetriéessurle voletafindenepasfroisserM.Lippi.
«Vous allez interviewer Lippi ? Levrai Lippi ? Quelle chance !»
LejourJ,ilfallaitimprimerlesquestionsàlaréceptiondel’hôtelnousavionspasnotrepremièrenuititalienne.«QuestionspourLippi»,c’étaitlenomdufichierquelaréceptionnistedevaitimprimerpournous.Alavuedufichier,celle-cinapasrésistéàlatentationdenouslan-ceravecdesyeuxgrandsouverts:
«C’est pour Lippi ? Le vrai ?».
Oui,luiavons-nousréponduaveclesourire.
«Quelle chance !»,
s’estexclaméecetteRomainesupportricedelaSquadraAzzura.Enespérantquecettechancenouspoursuive jusqu’àViareggio,nousavonsprisl’AlfaRomeolouéelaveilleàl’aéroportdeRome,pourparcou-rirles286kilomètresquinousséparaientdenotrelieuderendez-vous.Ilfallaitencoresup-portertroisheuresdestressavantlagranderen-contre.
 Viareggio : il n’y a pas meilleurendroit pour couler une retraiteheureuse
Aprèsunerichissimecarrièred’entraîneurquil’amenédanslenorddel’Italieprincipalement,MarcelloLippiachoisisonViareggionatalpourcoulerunedouceretraite.Dèsnotrearrivéedanscettepaisiblevillenichéedansl’imposantPié-montenfacedel’eauscintillanteduMarenos-trum,nousavonscomprislechoixdeLippi.Peudegensdanslarue,labicyclettecommeprinci-palmoyendetransport,des
Buongiorno
quifu-sentdepartoutetuneimpressionbizarred’avoirdéjàvuçadanslessériesdeM6l’après-midi.Lendroitidéal,quoi!Poursereposeraprèsdesannéessouslesfeuxdelarampe.LeGPSnousmènerajusqu’auGrandHotelPrincipediPie-monte,lieudenotrerendez-vous.Enfacedel’hôtel,dansunjardinpublicpresquevideencedébutd’après-midi,MarcelloLippiétaitinstallésurunbanc,unemaintenantleléphoneporta-bleetl’autregesticulantàlamanièred’unvraiMéditerranéen.Ilétaitarriavantl’heuredurendez-vous.
La salle des conférences et lesboissons gracieusement offertespour Lippi
AViareggio,MarcelloLippiestconsidérécommeunevraielégendegrâceàlaquellelepa-telinestconnumondialement.C’estpourquoilorsquenoussommesallésnaïvementpayerlasalledesconférencesréservéepourlesbesoinsdel’interview,lemaîtred’hôtelapriscelapresquecommeunein- jure.
«C’est déjàun honneur que Monsieur Lippi ait choisinotre établissement pour vous accueillir,comment voulez-vous qu’on vous fasse payer la salle et les boissons ? Mercid’être passé chez nous et à la prochaine»,
nousa-t-onditàlaréception.Enplusdelasalledesconférencesetdesbois-sons,nousavonseudroitàtousleségardsdelapartdupersonneldel’hô-teljusteparcequenousétionsavecLippi.UnLippiquiestaccostétouslesdixmètrespour,tantôt,échangerdespointsdevuesurlefootball,signerunautographeoujusteserrerlamaind’un vieuxToscanfanduchampiondumonde.Lippisemblaithabitué,maisaussifierdecerituelquenontpaspueffacerlesannéesnilapiètreprestationdelaSquadraAzzurasoussacoupeenAfriqueduSud.
«Comment se portel’Algérie du football ?» aété sa première question
Contrairementàtouteslesgrandesstarsquenousavonsréussiàintervie-wercesdernierstemps,MarcelloLippinenousapaslimitésdansletemps.
«Posez toutes les questions que vousvoulez, je suis un vieux retraité, j’ai tout mon temps»,
nousa-t-illancéenrefu-santnéanmoinsdenouslaisserprendredesphotosdeluiauborddeladi-terranéetouteproche.Avantdenousdonnerlefeuvertpourcommencerl’interview,Lippinousalancé:
«Com-ment se porte l’Algérie ?»
Lorsqu’onacommencéàdissertersurlasituationsécuritairequis’estsensiblementamé-lioréeetladémocratienaissantecheznous,Lippicomplètementdésintéressé,nousaprécisé:
«Jevoulais parler de l’Algérie du football».
«Halilhodzic, je le connais trèsbien, c’est un très bon entraîneur»
Onaessayédeluirésumerlasituationenluiparlantnotammentdel’éliminationdesVertsdelaCAN-2012suiviedelanominationdeVahidHalilhodzicàlatêtedelasélection.Là,Lippisemblaitplusattentif.
«Après une qualificationhistorique en Coupe du monde, il fallait s’attendreà une baisse de régime, le choix d’Halilhodzic est bon, c’est un entraîneur que je connais très bien, il  pourra faire de belles choses avec l’Algérie si vousl’aidez dans sa tâche. Vous savez, la réussite d’unesélection n’est pas l’apanage du seul entraîneur,tout le monde doit tirer dans la même direction, ycompris vous la presse, si vous voulez que l’Algériesoit une habituée des grandes manifestations foot-ballistiques.»
«Halilhodzic a passé 15 jours avecmoi à la Juventus»
LippiadéfenduHalilhodzicenconnaissancedecause.BeaucoupnelesaventpasparcequeHalilhodzicn’enaja-maispardumoinsdepuisqu’ilestlesélec-tionneurdel’équiped’Algérie,maisaudébutdesacarrièred’entraîneur,leBos-nienestallés’abreuverdusavoirdeLippilorsquecedernierétaitl’entraîneurdelaJuve.C’estLippienpersonnequinousl’aappris.
«Il est venu assister aux entraînements de la Juventus pour voir com-ment ça travaillait en Italie, il était très attentif  pendant les quinze jours qu’il a passés avec nous»,
nousaraconLippi.«Ilsembleavoirapprisbeaucoupavecvous,M.Lippi»,avons-nouslancé.Presquegêné,Lippiprécisera:
«Ce fut uneexpérience enrichissante pour lui sans doute, maison ne peut pas tout apprendre en quinze jours».
«Depuis que j’ai acheté unemaison à Ibiza, je me débrouilleen espagnol»
Lorsquenousavonsarrêtéladateetlelieudel’interviewavecLippi,notrecontactitaliennenousavaitjamaisditquelechampiondumondeitalienparlaitunelangueautrequel’italien.Nousavonsdoncprislesoindenousfaireaccompa-gnerparuninterprèteespagnol-italien.Or,de-puisqu’ilnousarejointsàlasalledesconférencesdel’hôtelPrincipediPiemonte,Lippis’exprimaitdansunespagnolmélangéàdel’italien,maisunespagnoltoutcequ’ilyadecor-rect.L’enviedeluidemandercommentilsedé-brouillaitautantdanslalanguedeCervantèsétaittropforte.Voicil’explication:
«Il y a deux ans, j’aiacheté une maison à Ibiza. Depuis, je n’arrête pasde progresser en espagnol en raison de mes dépla-cements permanents dans l’île».
Les questions en espagnol, lesréponses en italien
SurconseildeLippi,l’interprèteaétélibéré.
«Vous me posez les questions en espagnol et je ré- pondrai en italien car cest la langue où je mex- prime le mieux, je ne veux pas dire des choses quidépasseront mes pensées et si l’un de nous a un problème, monsieur l’inter- prète est là pour cor-riger»,
nousasuggéLippiavantquel’interviewcommence.Unein-terviewquiafailliêtrestoppéeàdeuxreprisesàcausededeuxquestionsquiontirritéleduràcuiretoscan.
 M.S.
ord ina ire
Lippi,unhommeextraet…

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