Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Look up keyword
Like this
4Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
De l'affaire Otor vs Carlyle en particulier et de l'hypocrisie autour de l'intelligence économique en général (déc 2004)

De l'affaire Otor vs Carlyle en particulier et de l'hypocrisie autour de l'intelligence économique en général (déc 2004)

Ratings:

4.0

(1)
|Views: 73|Likes:

More info:

Published by: Christophe Deschamps on Dec 16, 2008
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

05/09/2014

pdf

text

original

 
De l'affaire Otor vs Carlyle en particulier et de l'hypocrisie autour del'intelligence économique en général (déc. 2004).
Par Christophe Deschampswww.outilsfroids.net
Si vous voulez comprendre les enjeux de l'affaire (déjà évoquéeici) opposant lecartonnier français Otor à Carlyle je vous conseille la lecture decet articledu journalisteBertrand Fraysse du magazine Challenges. Un bel exemple de guerre économique etquelques coups de canifs de plus dans une définition officielle de l'IE quelque peuidéaliste il est vrai. Cela devrait d'ailleurs nous faire réfléchir à ce qui me semble êtreune grande hypocrisie.Depuis 6 ans que je travaille dans le milieu de la veille et de l'IE je suis toujours agacélorsque j'entends quelqu'un affirmer dans son discours que l'IE est une forme derenseignement utilisant des sources légales puis plus loin, et sans sourciller, que 95%des infos concernant une entreprise sont accessibles mais que seuls les 5% restants sontd'une importance stratégique.Cela relève tout simplement du double langage. En effet que compte t'on faire croire àson auditoire avec un tel discours? Ou, plus grave, qu'espère t-on se faire croire? Quelmessage relaie t'on ainsi dans les formations universitaires à l'IE?Réponse: qu'on enseigne une matière, des techniques, des procédés qu'on ne pourra detoutes façons pas utiliser à 100% sans tomber dans l'illégalité. Qu'il faudra chercher del'info stratégique jusqu'au seuil légal puis s'arrêter.Et c'est logique. Quel autre discours pourrait-on bien tenir officiellement?Pourrait-on dire par exemple qu'une intelligence économique qui se voudrait réellementefficace devrait utiliser les moyens du renseignement d'Etat (mises sur écoute,corruption et pots de vins, chantage)? Pourrait-on enseigner cela à des étudiants ou bienl'écrire dans un rapport du Commissariat au Plan? Bien sûr que non.Et pourtant que voit-on dans les grandes affaires qui secouent périodiquement la sphèredu business international (enfin celles qui sortent dans la presse)?Que la conquête de marchés est une activité qui se joue dans les coulisses, avec denombreux intermédiaires, y compris des chefs d'Etat. Que les entreprises dégageant desbénéfices importants sont espionnées (espionnent?), pillées (pillent?), influencées(influencent?) par des officines spécialisées, par des services de renseignement d'état,par des structures mises en place par ces derniers (advocacy centers, et autres)...On est pas dans l'officiel mais dans l'officieux, pas toujours dans l'illégal mais toujoursdans le flou. Seule position qui permette de dégager des marges de manœuvresintrouvables autrement.Il faut dire clairement ce qu'est l'intelligence économique: soit elle reste dans les limiteslégales du Plan Martre et c'est alors de la veille, souvent très utile au demeurant, soitelle passe cette limite et c'est alors du renseignement pur et simple. Il n'y a pas dedemi-mesure.Est-ce à dire que l'intelligence économique n'existe pas? Sans doute et je crois que legrand mérite du rapport Martre est justement d'avoir forgé ce terme en tant que tel.Pourquoi?:Parce qu'avec ce vocable ésotérique qui joue sur l'ambiguïté du terme "intelligence" il asuscité la curiosité de nombreuses personnes et les à amené à s'interroger sur ce qu'ilrecouvrait, à se demander quelles pratiques se cachaient derrière, à suivre les affairesauxquelles ce terme était accolé, à tort ou à raison. Enfin, finalement, à déniaiser lesfrançais qui en avaient encore besoin sur les pratiques réelles du commerceinternational.Évidemment le rapport Martre ne pouvait pas dire ouvertement que l'IE c'était çà mais ila donné les clés pour le découvrir et cela commence a porter ses fruits. La prise deconscience est maintenant faite au plus haut niveau de l'Etat et c'est tant mieux car c'estle seul à disposer véritablement des moyens "légaux" de faire de l'intelligenceéconomique (comprendre du renseignement et de l'influence), pour le compte desentreprises françaises et pour tenter d'accroître la compétitivité française.Comment expliquer autrement la nomination d'AlainJuillet, avec le profil que l'on sait,
 
auprès du Premier Ministre. S'il fallait un message explicite pour définir l'IE je crois qu'onne pouvait être plus clair.Le terme d'intelligence économique va perdurer parce qu'il est utile: en tant que mot-valise il permet de brouiller le discours et d'en appeler à la définition Martre sinécessaire, mais sa valeur opératoire amène évidemment à s'interroger et à saisir ce quise cache réellement derrière.Le terme est mal compris, mal utilisé? Tant mieux, plus il générera de bruit et plus ceuxqui font vraiment de l'IE (et qui ne sont pas nombreux) seront tranquilles. Est-ce quec'est déontologiquement acceptable? A chacun de voir mais tout le monde accepte déjà(et finance) le renseignement d'Etat comme un mal nécessaire.Si le renseignement d'affaire peut permettre de gagner des marchés et ce faisantd'accroître la compétitivité d'un pays, sa richesse et ses emplois qui peut vraiment êtrecontre.Finalement ce que demande la majorité des gens c'est de ne pas savoir ce qui se passedans ces zones d'ombre mais d'en avoir les fruits.Accepter cela ou se battre contre est de l'ordre du choix politique, voire philosophiquemais avant cela il faut au moins comprendre que c'est ainsi que çà fonctionneactuellement et que l'IE c'est d'abord un outil pour jouer dans la "Real Economy".
Cette seconde partie est une réponse à un commentaire apporté à un lecteur à ce billet.Il m'a permis de préciser et nuancer certains des propos émis initialement.
Bonjour et merci d'avoir pris du temps pour repondre à ce long post. Je pense que vousavez dû mal saisir mon propos : A aucun moment je ne souhaite discréditer la professionIE, ce serait scier la branche sur laquelle je suis assis. Pour moi la vraie question est lasuivante: pourquoi a t'on désigné d'un nouveau vocable en 1994 des pratiques quiexistaient déjà sous d'autres noms, à savoir la veille, le lobbying et le renseignement. Ladéfinition des pratiques de l'IE n'ajoutait rien à certaines descriptions de processus deveille incluant déjà la mise en place de réseaux humains de "capteurs" positionnés sur leterrain (commerciaux, acheteurs,...), pratiques elles-même directement issue durenseignement. Je note d'ailleurs que les techniques d'approche directe légales dontvous parlez font partie depuis longtemps de l'arsenal du renseignement et qu'elles nepeuvent donc être erigées en spécificités propres à l'IE. D'accord avec vous pour lavision éthique qui doit prévaloir au choix des missions d'un pro de l'IE mais j'en reviens àma question initiale: si l'IE n'est pas de la veille (telle que je l'entends ci-dessus) et sielle ne peut se permettre d'être du renseignement sans tomber dans l'illégalité où estdonc son existence? Quel est son champ d'action? Je pense que suite au rapport Martreun certain nombre de personnes se sont emparé du terme IE dans un but marketing: ilpermettait de se démarquer de la veille, trop "technologique" et de promettre desrésultats et des actions propres à rassurer des chefs d'entreprise surpris par lamondialisation exponentielle des échanges permise par les technos de l'information(comparez les dates fondatrices de l'IE en France et celles du développement du web).On allait tout savoir de ses concurrents, on allait être plus offensifs et gagner desmarchés (voir le récent post sur Veolia), on allait influencer le marché en faveur de satechnologie,... Tout cela en travaillant ouvertement sur des infos grises ou grises foncéet pour les plus audacieux (mais chut!),sur des infos noires. Pour les premières la veilleaurait suffi, les autres sont du domaine de l'illégal et rentrent dans le cadre del'espionnage, du renseignement point barre. Bien sûr que "la majorité des professionnelsde l'IE souscrivent à une démarche honnête" mais pourquoi parler d'IE quand il ne s'agitque de veille ou de lobbying? Réponse: marketing, marketing... Avec le terme IE on apermis la création d'un business qui s'est superposé à d'autres existants depuislongtemps, rien de neuf sous le soleil sinon de nouveaux acteurs utilisant un nouveauvocabulaire pour parler des mêmes choses. La seule vision de l'IE qui me semblepertinente est celle prônée par Jean-Louis Levet et l'AFDIE, à savoir qu'elle est un cadreconceptuelle permettant d'envisager et de coordonner de très nombreuses activités et detrès nombreux métiers vers des objectifs à moyen et long terme. En aucun cas elle n'estce conglomérat indigeste qu'on tente de présenter aux étudiants comme un ensemble depratiques intégrées. Comme je le disais dans mon post initial ce vocable d'IE a

Activity (4)

You've already reviewed this. Edit your review.
1 thousand reads
1 hundred reads
db_doc liked this
arganou liked this

You're Reading a Free Preview

Download
scribd
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->