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FEB
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La newsletter pour décideurs
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26 AVRIL 2012 – N° 14
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Où trouverons-nous demain de bons collabora-teurs pour réaliser nos avancées commercialeset techniques ?
Sommes-nous sûrs, pour les10 prochaines années, de pouvoir affecter ànos chaînes de production et à nos départe-ments en charge des services des personnesdont la passion est la satisfaction du client ?Dès que l’Europe aura tourné la page de l’in-stabilité financière, ces questions pourraientse révéler prégnantes. La courbe deBeveridge, qui reflète le rapport normal entrela hausse du chômage et la baisse du nombred’emplois vacants, s’est inversée en 2011.L’un et l’autre ont augmenté simultanémentces derniers temps dans l’UE. L’étudequ’Accenture a réalisée pour la FEB, avec lesoutien de Solvay, sur les pénuries et les com-pétences dans toute l’Europe est disponible àpartir d’aujourd’hui sur le site de la FEB (*).Pourquoi une étude européenne ? Parce qu’el-le est nécessaire et que l’heure est venue deconstruire non seulement une union des bienset des produits, mais aussi une union des res-sources humaines. Les médias font régulière-ment état, à juste titre, de situations socialesintenables en Europe. L’anticipation dans unegestion moderne implique de rechercher lesmeilleurs talents et ceux-ci ne se trouvent pastoujours dans le voisinage immédiat. LeCanada et la Suisse l’ont compris depuis long-temps. On constate qu’environ les trois quartsdes cinq cents responsables européens quiont répondu à l’enquête d’Accenture admet-tent qu’ils sous-exploitent le potentiel detalent disponible au-delà des frontières. Desurcroît, le résultat n’est pas meilleur qu’ils’agisse d’attirer des talents au sein de l’UEou en dehors de celle-ci. Les chefs d’entrepri-se appréhendent les tracasseries bureaucra-tiques liées à l’embauche d’un non-Européen,mais on voit aussi de plus en plus que lescandidats non européens perçoivent moinsque par le passé nos régions commeattrayantes dans leur secteur d’activité. Cen’est pas une politique de relance dispendieu-se qu’il nous faut, mais bien des mesurescomme la directive ‘Blue Card’, une plus gran-de efficacité dans la reconnaissance réci-proque des qualifications, une politique plussouple pour les travailleurs détachés. Lesmoyennes entreprises orientées à l’internatio-nal sont particulièrement frustrées de ne pou-voir affecter chez nous, quand elles en ontbesoin, un collaborateur d’une filiale étrangè-re doté de compétences spécifiques. En effet,le vivier de talents dans lequel elles peuventpuiser est limité par définition.La mobilité est une chose, l’exploitation desréserves de main-d’œuvre inutilisées cheznous en est une autre. En Europe, 7 millionsde femmes ne recherchent pas du travail acti-vement, mais elles voudraient malgré tout unemploi, selon Eurostat. En Belgique, le pro-blème le plus aigu est celui de l’activation destravailleurs âgés. Pouvoirs publics, leadersd’opinion et employeurs recherchent de nou-veaux modèles d’accords opérationnels, denouveaux équilibres, de nouvelles attitudespermettant de trouver une solution gagnanteavec les travailleurs âgés. Les responsablesinterrogés dans le cadre de notre enquête ontété invités à identifier les principaux obstaclesà l’embauche de travailleurs âgés. Les répon-dants, pour la plupart employeurs eux-mêmes,ont décerné un score très élevé (67%) à unphénomène spécifique : la sous-estimationdes connaissances et des compétences des
La Belgique et l’Europe doiventêtre remises sur les rails grâceà une vision qui donne sa placeà une véritable stratégie destalents.
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EXONÉRATION FISCALE EN CAS DE LICENCIEMENT
> Une circulaireapporte des précisions
CONFÉRENCE DE RIO+20
> Les entreprises, acteur cléd'une économie verte
DROIT EUROPÉEN DES SOCIÉTÉS
> Quelles pistes pourl’avenir ?
HEBDOMADAIRE — BUREAU DE DÉPÔT : SINT-NIKLAAS — P409959
LE CHIFFRE DE LA SEMAINEÀ ÉPINGLER
Stratégie des talents
Une priorité pour l’Europe
Augmentation de la rotation volontaire du personnel
Une étude menée par Securex relate une hausse dela rotation totale du personnel en 2011. Celle-cin’est cependant pas attribuée à la rotation involon-taire (émanant de l’employeur), qui connait uneévolution similaire à l’année dernière, mais à uneaugmentation de la rotation volontaire (choisie par les travailleurs). Cetterotation s’élève à 9% pour 2011.
 
9%
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20 ans après la conférence historique desNations unies sur le développement durable,les chefs de gouvernement se réuniront fin juinpour la conférence RIO+20
. Ce sommet mon-dial portera sur deux grands thèmes : d'unepart, l'économie verte dans le cadre du déve-loppement durable et de la lutte contre la pau-vreté et, d'autre part, le cadre institutionnel.Les sujets qui intéressent les entreprises sontentre autres le rapportage, la transparence,l'échange de connaissances, les transferts detechnologie et le commerce durable. Alors qu'àNew York, les Nations unies planchent à fondsur le texte de négociation, divers acteurs pren-nent des initiatives au niveau local afin d'exa-miner comment évoluer vers une économieverte et faire face aux défis du 21
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siècle. Àl'échelle internationale, les entreprises (vial'International Chamber of Commerce et leWorld Business Council for SustainableDevelopment) ont organisé un forum à La Hayedans le but de confronter leurs priorités auxattentes des autres stakeholders. À Namur, legouvernement wallon a décidé de réunir lesdifférents acteurs de la société en vue d'expli-citer leurs attentes au ministre compétent.
La FEB était présente à ces deux mani-festations. Les entreprises étant un acteur cléde la transition vers une économie verte, laFEB suit très activement ce processus RIO+20.Elle met en avant 10 conditions en termesd'innovation sociale, environnementale et éco-nomique. Pour la FEB, les principales prioritéssont la responsabilité de chaque acteur ainsique l'attention portée à l'efficacité des res-sources. La FEB est par ailleurs chargée d'en-courager les entreprises belges à poursuivredans la voie du verdissement. Dans la pers-pective du Sommet mondial Rio+20, la FEBentend dès lors sensibiliser et encouragerdavantage ses membres à tenir compte, danstoutes leurs activités commerciales, des troispiliers du développement durable.
Birgit Fremault – bf@vbo-feb.be
DROIT EUROPÉEN DESSOCIÉTÉS
Quelles pistes pourl’avenir ?
La Commission européenne a publié uneconsultation publique sur l’avenir du droiteuropéen des sociétés.
Celui-ci forme unensemble de règles offrant une protection équi-valente dans toute l’Union européenne auxactionnaires, aux créanciers et aux autres par-ties prenantes. L’Europe a besoin d’un cadrelégal pour les sociétés qui soit adapté à l’évo-lution de l’environnement économique. Ainsi,
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La FEB chez la ministre del’Emploi
Le mardi 17 avril, la FEB était invitée par laministre de l’Emploi De Coninck. RudiThomaes, Pieter Timmermans, Ivo Van Dammeet Bart Buysse l’ont interrogée sur le planninget sa vision de la réforme de l’État, le dossierouvriers-employés, la relance et la compétiti-vité des entreprises. Ils lui ont exposé les prio-rités de la FEB. Il a également été question desréductions de charges en faveur des entre-prises, du renforcement du suivi et de ladégressivité en matière de chômage et des tra-vaux du Conseil national du travail sur le cré-dit-temps. Bilan de cet entretien constructif :il y a du pain sur la planche pour les mois àvenir, y compris pour les partenaires sociaux.
Bart Buysse – bb@vbo-feb.be
La RSE s'invite à laCommissionCommunication
La Commission Communication de la FEB aaccueilli Sabine Denis, directeur de Business& Society, sur le thème ‘RSE et communica-tion’. La ResponsabiliSociale desEntreprises (RSE) ou en anglais CorporateSocial Responsibility (CSR) se définit commel’intégration volontaire, systématique et cohé-rente, par les entreprises, de préoccupationssociales et environnementales à leurs activitéscommerciales. La RSE fait l'objet d'initiativesde plus en plus nombreuses, émanant princi-palement des entreprises elles-mêmes. Ils’avère que la toute première motivation invo-quée par les entreprises pour expliquer leurengagement dans une stratégie RSE est lameilleure réputation. Sabine Denis a évoqué cequ'il faut faire et ne pas faire en matière decommunication socialement responsable.
Charles Gheur – cg@vbo-feb.be
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ACTION FEB
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aînés. En revanche, la crainte que les tra-vailleurs âgés ne souffrent de problèmes desanté multiples affiche un score extrêmementbas (24%). Bonne nouvelle. Pour pouvoirembaucher des travailleurs âgés et conclureavec eux des accords acceptables de part etd’autre, il convient de se pencher sur d’autresquestions : le travailleur âgé tient-il obstiné-ment à sa rémunération liée à l’âge ?, et l’em-ployeur tient-il sans en démordre, pour lestravailleurs âgés, aux horaires et aux régimesde congé en vigueur ? Ce sont des questionsdélicates, mais lorsque le besoin est criant,comme c’est le cas aujourd’hui, la créativitéet la pensée non stéréotypée sont de rigueur.D’ailleurs, si nous voulons pouvoir engagersouplement des professionnels expérimentéspour coacher plus de jeunes par exemple, ilserait également souhaitable d’assouplir leconcept de ‘mise à disposition’.Voilà quelques pistes de réflexion. La Belgiqueet l’Europe doivent être remises sur les railsgrâce à une vision qui donne sa place à unevéritable stratégie des talents. Les interven-tions nécessaires ne sont ni pénibles ni oné-reuses. Mais ces enjeux politiques ne peuventêtre entravés par des chamailleries entre partis.
RUDI THOMAES,ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ
(*) www.feb.be > Presse
CONFÉRENCE DE RIO+20
Les entreprises, acteur clé d'une économie verte
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La loi du 19 juin 2011 a introduit une exonération fiscale de 620 EUR(montant indexé exercice d'imposition 2013, le montant de base est de425 EUR)
pour les travailleurs en cas de résiliation de leur contrat detravail par l'employeur. L'exonération vaut tant pour les rémunérationsperçues pour le préavis presté (c.-à-d. le salaire normal), que pour l'in-demnité de dédit. La condition est toutefois qu'il s'agisse d'un contratà durée indéterminée et que le préavis soit notifié au plus tôt le 1
er
jan-vier 2012. L'exonération ne s'applique pas en cas de licenciement pen-dant la période d'essai, pour motif grave ou en vue de la (pré)pension.De plus, pour éviter les abus, le montant exonéré se limite à 600 EURpar préavis et par période imposable (restriction cumulative). Pour lespréavis notifiés à partir du 1
er
janvier 2014, le montant sera porté à 850EUR (à indexer). Cette exonération s'inscrit dans le cadre de la propo-sition de médiation faite par le gouvernement fédéral après le rejet del'accord interprofessionnel 2011-2012. Important à noter : l’employeurdoit tenir compte du montant exonéré lors du calcul et de la retenue duprécompte professionnel. Cela devra également être mentionné sur lesfiches fiscales (des codes complémentaires spéciaux seront prévus à ceteffet). Le 13 mars 2012, l’administra-tion fiscale a publié une circulaire quicommente et précise, à l’aided’exemples pratiques, l’application decette réglementation complexe, tant àl’intention des travailleurs concernésque des employeurs (*)
Alain Lecocq – ale@vbo-feb.be
(*) Plus d'info : circulaire AAFisc n°12/2012 du 13/03/2012, qui peut êtreconsultée sur www.fisconetplus.be
la croissance des échanges transfrontaliers etles développements du commerce électroniqueouvrent de nombreuses perspectives aux entre-prises et aux consommateurs mais ils présen-tent aussi des défis pour le cadre législatifrégissant les sociétés. Par ailleurs, selon laCommission européenne, le droit des sociétésdoit être considéré non plus d’un point de vuepurement juridique mais aussi dans le contex-te plus large de la gouvernance d’entreprise, dela responsabilité sociale des entreprises et durôle de celles-ci pour l’innovation et la crois-sance.La consultation publique porte notamment surles objectifs du droit européen des sociétés,l’avenir des formes de sociétés au niveau euro-péen, la mobilité transfrontalière des sociétésou encore les dispositions en matière de capi-tal.La consultation se clôturera le 14 mai 2012.Elle est disponible sur le site de l’Union euro-péenne (*).
Christine Darville – cda@vbo-feb.be
(*) http://ec.europa.eu/internal_market/consultations/docs/2012/companylaw/questionnaire_fr.pdf
REVENUS MOBILIERS
Formulaire de déclarationà la cotisation supplé-mentaire de 4%
La loi du 28 décembre 2011 portant des dis-positions diverses, déjà adaptée entre-tempspar la loi-programme du 29 mars 2012,
a ins-tauré une nouvelle cotisation supplémentairede 4% sur certains revenus mobiliers (de biensmobiliers et de capitaux) qui sont attribués oumis en paiement à partir du 1
er
janvier 2012 àdes contribuables assujettis à l’impôt des per-sonnes physiques. En attendant l’élaborationdes modalités pratiques et la rédaction du for-mulaire de déclaration spécifique, la déclara-tion et le paiement de cette cotisationsupplémentaire avaient été (provisoirement)suspendus. Le 5 avril 2012, le SPF Financesa publié sur son site internet le formulaire spé-cifique (273 C) ainsi que les instructions depaiement. Ce document peut être téléchargésur le site du SPF Finances (*) ou sur celui dela FEB (**).
Il semblerait que le gouvernement aitl’intention de réserver un rôle important aux‘paying agents’, sauf pour ce qui est des titresnominatifs d’émetteurs belges. Malgré la publi-cation de ce formulaire, il subsiste de nom-breuses questions actuellement à l’examen.La saison des dividendes étant très proche, ilest essentiel que les dernières imprécisionssoient rapidement clarifiées.
Alain Lecocq – ale@vbo-feb.be
(*) www.minfin.fgov.be(**) www.feb.be > Dossiers > Fiscalité
DROIT DE LACONCURRENCE
La méconnaissance desrègles peut entrainer delourdes amendes
La Cour de Justice de l'Union européenne arécemment mis la notion de coût au cœur del'actualité dans ses arrêts Post Danmark, Tomraet Telefónica.
Les conséquences de ces arrêtsdevraient être importantes pour les entreprises.En effet, qu’il s’agisse de la politique com-merciale générale, des rabais ou des préfé-rences octroyées à certains clients, ladiscussion arrive inéluctablement à la questiondu coût. Les financiers le savent, le coût sedécline en fonction des différents paramètrespris en compte (variable, fixe, marginal,moyen) et son calcul doit être le plus exact pos-sible pour permettre à l’entreprise de faire leschoix nécessaires à son succès. Pour savoir sila politique commerciale de l’entreprise est
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EXONÉRATION FISCALE EN CAS DE LICENCIEMENT
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Une circulaire apporte des précisions
Pour éviter les abus, lemontant exonéré se limiteà 600 EUR par préavis etpar période imposable.
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