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Directeur de la publicationGénéral Patrick RibayrolDirecteur de la rédactionColonel Philippe VialRédacteur en che Lieutenant-colonel (R) Hervé BorgMaquettageMaud ChacornacPhotographiesrégiments d’inanterieSIRPAEMD / Bureau COMSAGEMTraductionsLieutenant-colonel (R) Hervé Borg
Lieutenant-colonel (R) Dominique Mange
Flashage, impression, diusionEDIACAT St Etienne 02 0865N°ISSN : 1639-9870Tirage : 2500 exemplairesSite internet :www.emd.terre.deense.gouv.r
Editorial 
.................................................................................................................. Général de corps d’armée Hervé CHARPENTIER
Cahier spécial : L’AGUERRISSEMENT - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - page 4
. L’aguerrissement au sein de l’armée de terre ................................................................................................Colonel Pierre FROUIN.
Se réapproprier l’aguerrissement au combat : un impérati pour l’armée de terre !
.........................Che d’escadrons MERTEN. L’aguerrissement physique et moral pour préparer l’inanterie aux guerres violente ......................Colonel Michel GOYAGuillaume LASCONJARIAS. L’aguerrissement dans l’US Army ............................................................................................Lieutenant-colonel PhilippeTESTART. Vers plus de robustesse dans l’armée de terre allemande ..........................................Lieutenant-colonel Harald NEUMANN. La conception de l’aguerrissement dans l’inanterie britannique ...................................Lieutenant-colonel Cédric DENIER. L’aguerrissement dans l’inanterie aujourd’hui .................................................................................
 
Colonel Michel de MESMAY. Former des « ches de guerre », à quel prix ? ...........................................................................................Colonel Francis CHANSON. Un exemple d’aguerrissement dans les autres armées: les opérations de Combat Search and Rescue et l’entraîne-ment survie des pilotes dans l’armée de l’air ....................................................................................
 
Colonel Guy ETIENNE-LECCIA. Les techniques « commando », un point clé de la politique d’aguerrissement au combat ......Colonel Nicolas TACHON. Le centre d’entraînement au combat d’Arta-Plage .................................................................Lieutenant-colonel Olivier VIDAL.
Le centre d’entraînement en orêt équatoriale du 3
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régiment étranger d’inanterie
.......Lieutenant-colonel Nicolas DUFOUR. L’aguerrissement des unités en montagne : le groupement d’aguerrissement en montagne .................................................Lieutenant-colonel Philippe COUTURIER. Entraînement physique militaire et sporti et aguerrissement ....................................Lieutenant-colonel Alain MAGEAUD. La préparation physique en vue des séances d’aguerrissement et des séjours en centre d’aguerrissement .....................Lieutenant-colonel Thierry DEMANGEON
Cahier tactique : LES OPERATIONS AMPHIBIES - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - page 48
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Réexions sur les actions littorales interarmées .............................................................
Capitaine de régate Emmanuel BOULARD. Organisation et commandement d’une orce amphibie ..............................................Capitaine de vaisseau Damien LORGE. Les bâtiments amphibies rançais .........................................................................................Capitaine de vaisseau Damien LORGE. La spécifcité amphibie de la 6
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brigade légère blindée .................................................Lieutenant-colonel Martin CHAUVET. L’exercice Loyal Midas 09 ...........................................................................................................Lieutenant-colonel Martin CHAUVET. Témoignage: un groupement tactique embarqué sur le Siroco engagé dans l’opération Corymbe .....................................Capitaine Vincent BADIE. Emerald Move 2010 : le bataillon ranco-sénégalais du 3
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RIMa éprouve les capacités de l’initiative européenne am-phibie (IEA) ...........................................................................................................................................................Lieutenant-colonel PIERRE
Cahier système d’armes - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - page 62
. FELIN : point de situation…..............................................................................................Che de bataillon Louis-Antoine LAPARRA. Le VBCI en opérations : premières projections réussies pour les sections équipées de VBCI......................................................Lieutenant-colonel Pascal DENOYELLE
Cahier d e l’industr ie - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - page 68
. Les engins de débarquement amphibie ............................................................................................................................Hervé CROCE
Brèves - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - page 72
. En intégrant les écoles militaires de Draguignan, la ormation de spécialité inanterie prend un nouveau départ ..........
Colonel FrancisCHANSON
SOMMAIRE
FANTASSINS
NUMERO
26
CONTENTS
 
EDITORIAL
C
omme aux temps les plus anciens denotre histoire militaire, aguerrir unsoldat ne vise qu’à l’ « habituer aux a-tigues et aux périls de la guerre ». Préoccu-pation de tous ceux qui doivent se préparerpour le combat, ce sujet conservera toute sapertinence tant que la machine n’aura passupplanté l’homme à la guerre, ce qui pour-rait durer longtemps n’en déplaise aux opti-mistes et aux inconditionnels du « progrès ».L’homme, avec toutes ses qualités et sesnombreuses aiblesses, reste au cœur del’arontement. Aussi bien équipé soit-il, il nevaut toujours que par sa capacité à endurer –corps et âme - la tourmente du combat.Il n’y a donc rien d’anachronique à vouloiraguerrir nos soldats, et je crois au contraireque nous commettrions un sérieux contre-sens en imaginant que les avancées de latechnologie ou du droit des conits arméspourraient atténuer cette exigence.Au-delà, deux traits majeurs des conits ac-tuels et à venir, ne peuvent que nous inciter àveiller au maintien de nos qualités guerrières :- les populations resteront à coup sûr l’enjeuet l’environnement principal de nos engage-ments. Or l’inanterie, à pied, débarquée et ôcombien vulnérable, est par nature l’arme ducombat au contact des populations.- la guerre « irrégulière » est plus cruelle etexigeante que toute autre. Elle requiert mé-thode et sang roid pour ne pas assimiler lapopulation à l’ennemi qui l’utilise et l’instru-mentalise. Courage et retenue pour aire aceà ses attaques qui ignorent délibérémenttout du droit de la guerre. Détermination etruse pour le contraindre au combat et le dis-créditer dans son propre camp sans jamaisdéroger à nos propres exigences éthiques.Que dire enfn du décalage croissant quenous mesurons tous entre le conort de la viequotidienne en France et la rigueur de l’enga-gement en opération ?Notre société s’évertue à aire disparaîtrela mort de notre horizon quotidien. La sou-rance et l’accident sont devenus inaccep-tables. Le risque ne peut être qu’encadré,contrôlé, fnalement réduit à néant. Surprise,sourance, risque et parois mort… restentpourtant au cœur du métier de soldat !Comment ne pas voir ici la nécessité de pré-parer nos hommes en développant leur orcemorale avec plus d’acharnement encorequ’autreois ?L’aguerrissement est donc indispensable,plus que jamais nécessaire. Attention ce-pendant d’en bien comprendre le besoin,et donc d’en défnir correctement les carac-téristiques. Nous n’avons guère besoin despécialistes de la « tyrolienne », mais plutôtde développer l’endurance, la résistance à laatigue, à la douleur, à la privation, au stress,et l’habitude de se dépasser. Ce qu’il nousaut, ce sont des hommes de courage, toutsimplement. Ou plutôt devenus courageuxparce qu’ils ont appris à se connaître tout enprenant conscience de la orce de la collecti-vité à laquelle ils appartiennent. En n’oubliant jamais qu’une équipe ne vaut que par le plusaible de ses membres !Le second thème de Fantassin est consacréaux actions amphibies, dont je sais la com-plexité et souligne l’importance. N’oublionspas que près de 80% de la population mon-diale vit à proximité des côtes. La capacitéde projeter une orce terrestre sur une côtehostile, avec un soutien aéronaval, est in-dispensable pour un pays préoccupé par laprotection de ses ressortissants, la déensede ses intérêts ou tout simplement désireuxde compter sur la scène internationale. Cettecapacité a longtemps éténégligée. Grâce aux eortsdéployés de concert par laMarine et l’armée de Terre,elle est aujourd’hui revenue au devant de lascène.Ne nous berçons cependant pas d’illusions.Nous ne pouvons envisager d’opération am-phibie que sur une côte aiblement tenue,dans un rapport de orce très avorable, cequi exclut toute action oensive majeure parvoie des mers. Nos limites sont donc réelles,mais elles correspondent à notre ambitionnationale et répondent surtout à nos enga-gements auprès de l’European AmphibiousInitiative (EAI). Les pays aptes à conduire cegenre d’action ne sont en eet pas nombreux,tant les capacités à détenir sont multiples etexigeantes, dans les domaines techniques ettactiques, comme dans celui des procéduresinterarmes et surtout interarmées.Nous comptons désormais parmi ceux-là etne pouvons que nous en éliciter, en conti-nuant à travailler avec acharnement pourdévelopper nos compétences, sans remettreen cause le choix de la polyvalence que nousavons ait pour les deux brigades concernées.Chacun aura noté que, sur ce plan, l’actualiténous donne raison, tout comme les étudesprospectives conduites par les principalesarmées occidentales. Toutes relèvent l’aug-mentation probable du nombre d’opérationsd’ampleurs limitées, mais parois simulta-nées, débutant par une phase de projectionde orce qui le plus souvent passera par le cielou la mer...
Général de corps d’armée Hervé CHARPENTIER
commandant les orces terrestres
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EAI : European amphibious initiative, qui ras-semble la Grande Bretagne, les Pays-bas, l’Espagne,l’Italie et la France.
EDITORIAL
Général de corps d’armée Hervé CHARPENTIER
commandant les orces terrestres
Like in the most ancient times o our military history,battle hardening a soldier only aims to “make him getused to the difculties and dangers o war. This is theworry o those in charge o getting ready to fght; it willkeep being relevant as long as machines will not haveovercome men at war, which may last or a while should itdisplease the “optimists” and those who believe undoub-tedly in “progress”.The human being, with all his qualities and his manyweaknesses, stays at the centre o conicts. However wellequipped he might be, he is only worth his capacity toendure the torments o fghting.Wanting to harden our soldiers is then in no way out o date, and I believe in contrary that we would be comple-tely wrong to imagine that the improvement in techno-logy or in the law o armed conicts might diminish thisrequirement.Going urther we are pushed to keep our fghting qua-lities by two major characteristics o present days anduture conicts:-The civilian populations will surely remain the stake andthe main environment o our commitments. And it is theinantry, on oot, and dismounted (and then so very vulne-rable) which is typically the branch in charge o fghting incontact with the populations.-Asymmetric warare is more cruel and demanding thanany other one. It requires organization and coolness inorder not to assimilate the population with the enemywhich uses it and instrumentalises it.It also requires courage and restraint in order to ace theenemy attacks which deliberately ignore any law o war. Itlastly requires determination and deceit in order to pushhim to fght and discredit him among his own supporterswithout ever renouncing to ollow our own ethical requi-rements.Lastly it is necessary to insist upon the growing dierencebetween the comort o everyday lie in France and theharshness o operational commitments.Our society tries more and more to take the idea o deathaway rom our everyday lives. Suering and atalities havebecome unacceptable. Any kind o risk must be moni-tored, controlled, and fnally annihilated. However sur-prise, suering, risk, and sometimes death remain at thecentre o the soldier’s job.This shows how necessary it is to get our men ready by in-creasing their morale strength with even more eagernessthan beore.Battle hardening is then indispensable and more thanever necessary. We must thereore more than ever proper-ly understand its requirement and then correctly defneits characteristics. We don’t really need confdence coursespecialists, but instead we must develop endurance, re-sistance to tiredness, to pain, to deprivation, to stress,and the habit o challenging onesel. What we need aresimply courageous men. Or instead men who will havebecome courageous because they have learnt to knowthemselves while becoming conscious o the strength o the community to which they belong.And they must do so keeping in mind that a team is onlyworth what the weakest one o its members is worth.The second topic o Fantassins is about amphibious ac-tions, whose complexity I know and whose importanceI underline. We must not orget that nearly 80% o theworld population lives in the vicinity o the coastline. Itis absolutely necessary, or a country which cares aboutprotecting its citizens, deending its interests, or who justwants to keep its international inuence, to have the ca-pability to project a land orce on a hostile coastline, witha naval air support. This capability has long been neglec-ted. Thanks to the eort o both the Navy and the Army, itis now back at the ront o the stage.However we must not delude ourselves. We can only en-visage amphibious operations on a lightly held coastlineand with a very avourable ratio o orces. This excludesany major maritime oensive action. We thereore havereal limitations, but those limitations correspond frst toour nation’s ambitions, and mostly to our commitmentswithin the European Amphibious Initiative (Great-Britain,the Netherlands, Spain, Italy, and France). Indeed there arevery ew countries which are able to conduct such ac-tions, since they require multiple and demanding capabi-lities, both in technical and tactical areas, as well as in thefeld o combined arms and joint procedures.We are now part o those countries and we can be proudo it; we must keep working eagerly to improve our com-petences, without questioning the deliberate choice o versatility o the two nominated brigades.Everybody will have noticed that in this area currentevents, as well as the long-range planning studies led bythe main western orces, have confrmed the rightnesso such a choice. All those studies note the probable in-crease o limited size operations; they might sometimesbe simultaneous, and start by a phase o orce projectionwhich most o the time will pass by the sky or sea.
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