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Article 295

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Published by: Pilar Martín Zamora on May 07, 2012
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Le travail des femmes est-il compatible avec la vie de famille?
Extrait du site de Ichtushttp://www.ichtus.fr
Dossier
Le travail des femmes est-ilcompatible avec la vie defamille?
- Documents - Famille - Femme -
Date de mise en ligne : mercredi 21 février 2007Date de parution : octobre 2001
Description :
Oui, car la femme peut y trouver une nouvelle source d'épanouissement. Mais à deux conditions: qu'elle puisse garder la priorité sur sa famille et que le mondedu travail cesse d'être formaté à la mesure de l'homme.
Copyright © IchtusTous droits de reproduction et de diffusion réservés.Reproduction à usage strictement privé autorisée.Pour reproduction et diffusion, contacter Ichtus
 
Le travail des femmes est-il compatible avec la vie de famille?
Eva (Elsa Zylberstein) a une trentaine d'années, et investit toute son énergie dans son métierd'architecte, au détriment de sa vie sentimentale, instable et agitée. Elle ressemble à laplupart des jeunes femmes d'aujourd'hui, dynamique, ambitieuse, volontaire. Jusqu'au jouroù sa rencontre avec Philippe (Frédéric Diefenthal) bouleverse ses priorités: il est celuiqu'elle attendait pour fonder une famille, qui vaut bien qu'elle mette entre parenthèses sesambitions professionnelles. Mais après quelques années auprès de ses enfants, Eva aspire àreprendre pied dans le monde du travail: c'est un véritable parcours du combattant quicommence alors pour elle. Jonglant entre sa progéniture et les rendez-vous, elle doit affronterle dédain d'hommes (et de femmes) d'affaires dévoués corps et âmes à leur travail, en mêmetemps que les réticences de son mari, désemparé par cette nouvelle donne. Extrait du
Que le dernier film de Guila Braoudé (femme de l'acteur et réalisateur, Patrice), sorti il y a deux trois ans, ait choiside se faire l'écho, sur le mode comique, des difficultés que rencontrent les femmes d'aujourd'hui pour concilier vie defamille et vie professionnelle est symptomatique: après des années de féminisme intransigeant, le mythe de la superwoman a du plomb dans l'aile. Les joies du foyer retrouvent les faveurs des Françaises, désireuses de consoliderleur famille, dans un monde incertain. Le titre de ce long-métrage (non sans intérêt, quoique brouillon et sansfinesse) en dit plus long que tous les discours: "Je veux tout".A l'orée du troisième millénaire, en effet, les femmesveulent tout: être des mères modèles, et faire carrière, s'épanouir dans leur vie affective (et sexuelle) comme dansleur travail: ambition démesurée et irréaliste? Une gageure en tous cas, dans une société où la famille est le parentpauvre de la politique sociale, et la cible privilégiée des idéologues de tous poils. Faut-il pour autant jeter la pierre aux mères qui exercent une activité professionnelle? Loin de nous ce jugementhâtif: tout est fonction des circonstances, des tempéraments, des talents de chacune, et surtout des vocations. Acondition toutefois que la vie de famille n'en pâtisse pas. Nous rappelions, dans le dernier numéro de Permanencesconsacré aux féminismes, combien la maternité est constitutive de l'être même de la femme: aussi cette dernièredoit-elle prioritairement veiller au bien-être de sa famille, et aider chacun de ses membres à donner le meilleur delui-même. Ce qui signifie qu'il lui faut être capable, si l'équilibre familial le requiert et si les finances suivent, d'arrêtertemporairement ou définitivement son travail, d'accepter une baisse de son niveau de vie, de renoncer à despromotions ou propositions alléchantes... La confusion entretenue par notre société entre l'identité féminine et l'identité masculine est telle que nous avons finipar l'oublier: la femme a d'abord pour mission d'être éducatrice, et d'enraciner son entourage dans les valeursculturelles et spirituelles auxquelles elle est par nature attachée. A elle d'apprécier ensuite (quand elle n'est pastenue par des impératifs financiers) si elle est appelée ou non à porter ces valeurs dans un cadre professionnel. Lemonde du travail a aussi besoin, bien sûr, de contributions féminines, pour prendre un visage plus humain. 
Revaloriser la femme au foyer
 Mais les femmes ont-elles réellement le choix? On sait bien que non, que pour beaucoup d'entre elles, le travail estun gagne-pain, qu'elles sont nombreuses à vouloir un troisième enfant sans en avoir les moyens[1], qu'ellesrenonceraient volontiers à leur activité professionnelle si elles ne craignaient pas d'affronter le regard condescendantde la société. Car un certain féminisme a empiété sur la liberté des femmes, qu'il prétendait incarner, en décrétantque seul le travail à l'extérieur était épanouissant. Les mères de famille, sans autre activité (elles sont tout de même2,5 millions!) ne figurent-elles pas, dans les formulaires officiels, aux côtés des inactifs? 
 
Le travail des femmes est-il compatible avec la vie de famille?
Le nouveau féminisme est celui qui rompra avec ce dogmatisme d'autant plus inacceptable, qu'il est nié par nospenseurs officiels: qui ose affirmer aujourd'hui que la prétendue liberté de choix des femmes est un miroir auxalouettes, puisque les lois, comme le climat culturel, sont défavorables à celles qui préfèrent -ou préfèreraient-s'occuper exclusivement de leurs enfants? 
Instaurer un salaire parental
 Affirmer que cette option-là n'a rien à envier à une quelconque activité professionnelle, et qu'elle mériterait unerémunération n'est en aucun cas un discours d'arrière-garde: le bon sens et la justice sociale voudraient que soitinstauré un véritable salaire parental, en lieu et place d'allocations sous conditions de ressources, qui font davantageoffice de salaire d'appoint[2]. On peut aussi imaginer un calcul des retraites proportionnel au nombre d'enfants àcharge. En cette matière, l'Eglise s'est toujours fait le défenseur de la liberté des femmes, en reconnaissant à sa juste valeurleur travail à domicile. Elle estime anormal qu'une mère se voit obligée, pour des raisons pécuniaires, de trouver unemploi[3]. D'ailleurs, des études récentes montrent que lorsque une aide financière est accordée aux mères, nombre de cesdernières délaissent leur bureau ou leur usine, pour lui préférer leur âtre! La mise en place, en 1985, de l'APE,Allocation Parentale d'Education (un peu plus de 3000 frs/mois, pendant 3 ans pour les mères de 3 enfants) en afourni la preuve. Et les mères au foyer ont vu leur nombre tripler lorsque cette allocation a été étendue aux famillesde deux enfants, en 1994 (les bénéficiaires de l'APE passèrent de 110 000 en 1995 à 350 000 en 1998)[4]. La société toute entière est ici concernée, tant il est vrai que la présence des mères au foyer réduirait les problèmesd'échec scolaire, délinquance, drogue, dépression, voire suicide... liés bien souvent à un déficit familial. 
Des mères au foyer qui soient aussi des citoyennes actives
 Mais qu'on ne s'y trompe pas: préférer se consacrer pleinement à sa famille ne signifie pas qu'il faille se replier surelle, aux dépens d'un engagement dans la société. Le contact humain, le service des autres, le sens de l'essentielsont si profondément ancrés dans la nature des femmes, qu'il n'y a pas de civilisation possible en dehors d'elles. Nulmieux qu'elles n'est à même de faire de nos quartiers des communautés humaines où il fait bon vivre -qu'elless'engagent dans la vie politique locale ou dans des associations. Et elles manqueraient à leur vocation en ne faisantpas de leurs maisons des foyers de savoir-vivre, qui irradient autour d'eux. On songe aux émouvantes exhortationsde Céline: "Il faut que les enfants des autres vous deviennent presque aussi chers, aussi précieux que les vôtres,que vous pensiez aussi à eux, comme les enfants d'une même famille, la vôtre, la France toute entière. C'est ça lebonheur d'un pays, le vrai bouleversement social, c'est des papas mamans partout"[5]. 
Concilier vie familiale et vie professionnelle: une gageure
 Mais ouvrir toutes grandes les portes de sa maison lorsque l'on est déjà accaparée par une activité professionnellerelève aujourd'hui de l'exploit, quand les mères parviennent tout juste, voire ne parviennent pas, à assumer laresponsabilité de leur propre famille. C'est que notre société, gangrenée par l'individualisme, fait mine d'ignorer queles femmes sont aussi des mères, et les laisse bien souvent seules face à leurs tergiversations, et leur culpabilité. L'arrivée des femmes sur le marché du travail est un phénomène qui date du début du siècle, et plus précisémentdes différentes guerres, qui ont obligé l'homme à ce que la femme vienne le remplacer aux usines ou aux champs.Aujourd'hui, 80% des femmes ayant un enfant travaillent, 70% de celles qui en ont deux, et plus de la moitié de

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