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ÉLECTIONS LÉGISLATIVES
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ORGANISATION ET DÉROULEMENTDU SCRUTIN
Les précisions des AEsur des «réserves»dont ferait part la missiond’observation européenne
Plus de 21 millions d’électeurs pour élire 462 députés
BOUTEFLIKA À SÉTIF
Le Président appelle tousles Algériens à voter en masse
“Les jeunes Algériensse dresseront contreles ennemis du pays”
“Nous commémorons aujourd’hui l’anniversaire tragique du 8 Mai 1945 dans une atmosphère de recueillement à la mémoire des martyrs, femmes, hommes et enfants sans défense, qui ont été massacrés dans de nombreuses régions du pays.” 
ALGÉRIE-FRANCE
Une lecture «objective»de l’histoire pourtranscender lesséquelles du passé
Inauguration d’importantes infrastructures
230 journalistes étrangers accrédités
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17 Djoumada El Thani 1433 - Mercredi 9 Mai 2012 - N°14505 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287
LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE
   P   h .   A .   Y  a  c  e   f
P. 9P. 7PP. 3 à 6
 
L’
événement
Mercredi 9 Mai 2012
EL MOUDJAHID
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SÉTIF RÉSERVE UN ACCUEIL CHALEUREUX AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
M. Bouteflika inaugure d’importantesinfrastructures
10.000 places pédagogiques et de 6.000 lits à l’université Ferhat-Abbas
Pose de la première pierre de l’Observatoire du 8 Mai et de l’École des cadets de la nation
Sétif à réservé un accueil chaleureux au Président de la République qui setrouvait hier, et pour laonzième fois, dans la cité d’Aïn El-Fouara.Cette fois-ci, à l’occasionde la commémoration du67 
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anniversaire desmassacres du 8 mai 1945.
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n accueil qui atteste du sen-timent et de la sympathiemanifestée depuis toujoursau Chef de l’État, par les habitantsde cette wilaya qui sont sortis tôthier, venant de toutes les communeset agglomérations pour accueilliravec la ferveur qui se devait, Si Ab-delkader, comme se plaisent à l’ap-peler ici les moudjahidine et autrescitoyens jaloux de leur patrie, luiconsacrant ainsi cette juste part dereconnaissance autant pour sonœuvre durant la glorieuse Révolu-tion de Novembre que pour tous sesefforts qu’il n’a cessé de déployerpour que l’Algérie puisse panser sesplaies, se réconcilier avec elle-même et connaître ces dernières an-nées de grandes avancées en matièrede développement notamment. Sétif n’a donc pas oublié et a tenu à ex-primer en masse hier, au Présidentde la République, sa fidélité et sonattachement aux grands idéauxd’une Algérie plus que jamais unie,préservant son immunité et avan-çant en rangs serrés vers de nou-veaux horizons de paix consolidéeet d’édification à la mesure des exi-gences d’un monde en mutationsprofondes.L’homme qui a dit un jour,lorsque portant en soi les préoccu-pations de l’Algérie, a pu mesurer etprendre acte de cette même disponi-bilité et cet attachement des habi-tants d’une wilaya qui avance etavance vite, bâtissant solidementson avenir et ses mille et une réali-sations, sur un passé qu’elle n’apourtant jamais oublié, le commé-morant comme hier depuis déjà 67ans en présence de tous les survi-vants du génocide, mais aussi cesfemmes, ces jeunes et moins jeunes,présents en grand nombre tout aulong de l’avenue du 8-Mai 1945,pour que la mémoire n’oublie ja-mais.C’est donc une véritable maréehumaine qui s’est rangée tout aulong de l’itinéraire que devait em-prunter le Président avant de rejoin-dre la salle omnisports également du8-Mai 1945 pleine à craquer. Il était11 heures précises lorsque le Chef de l’Etat arrive à la place du 8-Mai,face au siège de la wilaya rénové en-tièrement et sous la géante fleur delotus qui confère à la ville, paréedéjà de ses plus beaux atours, plusde beauté encore.Le Président Abdelaziz Boute-flika entame à pied, comme par latradition, la grande avenue du 8-Mai1945, les youyous fusent de partoutet déchirent ce tonnerre de baroudqui fait bouger davantage la foule,au moment où les troupes folklo-riques et cavaliers rangés tout aulong de cette avenue s’adonnent àde merveilleuses prestations aucœur d’une ville couverte d’un cielbleu printanier.Alors que la foule scande «Bou-teflika» et «Viva l’Algérie», le Pré-sident avance sereinement arborantson traditionnel sourire adressé auxSétifiens et Sétifiennes qui le luirendent bien tout au long de cet iti-néraire menant vers Aïn El-Fouara,mais aussi de leurs balcons, où flot-taient emblème national et bande-roles à travers lesquels ils rendaienthommage au Président venu com-mémorer avec eux ce 67
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anniver-saire des massacres imposés parl’occupant à notre peuple en ce moisde mai, le qualifiant de «crimecontre l’humanité».Au fur et à mesure que le Prési-dent avance, la foule suit, se mêle àcelle qui est déjà là depuis le matin,et les vastes espaces situés de part etd’autre de cette avenue deviennentsoudainement trop exigus pour lacontenir. Dans ce mouvement, unevieille dame, brandissant le portraitdu Président, sourit à ne plus enfinir. Zaimeche Louisa, âgée de 78ans, n’oublie pas de dire qu’elle estveuve de chahid et affirme qu’elleest heureuse : «Je suis heureuse au- jourd’hui parce que l’Algérie esttoujours belle, et j’ai comme l’im-pression de vivre cette première fêtede l’indépendance de mon pays. J’aiperdu mon mari, mais je n’ai pasperdu mon pays. Regardez ce por-trait, c’est lui notre Président, il a sunous unir et redonner ses lettres denoblesse à l’Algérie.» Louisa sefond dans la foule et tente de rejoin-dre la Président qui salue la foule.Place Saal-Bouzid, juste en facede l’ex-café de France, ce lieu dudrame, de la préméditation millefois pensée et exercée pour laisserplace à un massacre. Ce lieu où lepremier martyr de ces massacressera froidement abattu par un poli-cier français, s’effondrant dans unemarre de sang, mais continuant dansses derniers soupirs à lever l’em-blème national et à crier « Tahia elDjazaïr». Ici, le Président AbdelazizBouteflika marque le pas dans un si-lence religieux qui gagne soudaine-ment toute l’avenue ; le Chef del’État dépose une gerbe de fleurs àla mémoire de Saal Bouzid et des45.000 enfants de l’Algérie qui ontpéri dans ces massacres. Il s’incline.Le ministre des Moudjahidine est àses côtés. A peine son parcours re-pris, l’effervescence regagne du ter-rain et fuse très fort du siège del’Entente de Sétif qui se trouve justeen face. Place d’Aïn El-Fouara, l’ef-fervescence est à son top niveau,sous les quatre platanes centenaires,le Président Abdelaziz Bouteflika sedirige vers cette fontaine, et commepar la tradition et depuis déjà 11fois, boit de son eau. Qui y boit re-vient, dit-on ! La foule acclame, lePrésident se tourne vers cette maréehumaine, qu’il salue encore avant derejoindre la salle du 8-Mai 1945 oùil a prononcé un important discours.Le Chef de l’État achèvera sa vi-site par l’inauguration de 10.000places pédagogiques et de 6.000 litsavec annexes au niveau du 3
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pôleuniversitaire El-Hidhab.Autant d’acquis qui ont permis àce centre universitaire, dont la capa-cité n’excédait pas les 250 étudiantsen 1978, d’être érigé en universitéqui porte aujourd’hui le nom de Fer-hat Abbas et qui a connu ces der-nières années des avancéesremarquables tant et si bien quegrâce à des structures d’accueil quiont été multipliées, cette universitéaccueille aujourd’hui près de 60.000étudiants inscrits au niveau des 8 fa-cultés et 2 instituts.A l’issue de sa visite, le Présidentde la République à procédé a la posede la première pierre de l’Observa-toire du 8 Mai et à celle de l’Écoledes cadets de la nation dans la daïrad’Aïn Arnat.De ce mardi 8 mai 1945, mardidu sang et de la douleur à ce mardi8 mai 2012 de l’espoir, 67
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ans sesont déjà écoulés et Sétif, qui s’ap-prête à fêter le cinquantenaire denotre indépendance, n’a pas oubliéd’accomplir ce devoir de mémoire.Mais n’est-il pas vrai que«lorsqu’un peuple prend en chargesa destinée, il ne peut être vaincu»,comme le soulignait un jour, ici àSétif, maître Nicole Dreyfus ,ancienmembre du collectif des avocats duFLN .
F. Z.
Première infrastructure de ce type dans la région desHauts-Plateaux, cette école qui s’étend sur une superficie de2 hectares accueillera 1.000 élèves, selon les explicationsfournies sur place au Chef de l’Etat. Le général MazouziBoumediene, directeur central des Écoles des cadets de lanation, a précisé, au cours d’un exposé de présentation, quela future école de Sétif s’ajoute à celle ouverte en septembre2009 à Oran, en attendant l’ouverture, en septembre pro-chain, de celle de Blida. Soulignant que l’Ecole des cadetsde la nation d’Oran présentera, pour la première fois, descandidats pour le baccalauréat de juin prochain, il a éga-lement indiqué de 10 écoles, au total, sontprogrammées à l’échelle du pays. Confiée àune entreprise spécialisée, l’École des cadetsde la nation de Sétif sera opérationnelle aubout d’un délai de 24 mois, a-t-on précisé,soulignant qu’elle sera dotée d’équipementspédagogiques modernes et de toutes les com-modités qui permettront à ses futures pen-sionnaires de suivre leur formation dans lesmeilleures conditions.
L’École des cadets de la nation
   P   h  o   t  o  s  :   A .   Y  a  c  e   f
L’Observatoiredu 8 Mai 1945
Financé sur les budgets de la wilaya et de la commune de Sétif, pourune autorisation de programme (AP) de 300 millions de dinars, l’Ob-servatoire du 8 Mai 1945, implanté sur une superficie de 4 hectares,sera doté d’un auditorium de 600 places, d’une salle d’exposition, d’unemédiathèque et d’une bibliothèque.D’une architecture agréable et aérée, inspirée, selon la maquette duprojet, d’un style mêlant le moderne au traditionnel, cet observatoireconstituera un lieu d’étude, de recherches et de rencontres, avec pourobjectif la sauvegarde de la mémoire collective de la nation. L’enjeu,selon l’architecte concepteur du projet, Fateh Kerouani, fils de Moha-med Kerouani, le martyr dont l’ex-collège Albertini (devenu plus tardlycée) porte le nom, est de "perpétuer le souvenir des massacres du 8mai 1945" qui ont fait 45.000 victimes, afin que les générations de de-main "puissent mesurer l’atrocité de la répression, dont la France colo-niale s’était rendue coupable, et se souvenir du lourd tribut payé parles Algériens pour que leur pays recouvre sa souveraineté".
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