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La pression fiscale en 2012
Les prévisions du Bureau du plan indiquent quel'effort budgétaire se situe principalement au niveaudes recettes. La pression fiscale augmente de 43,4%du PIB en 2011 à 45% en 2012. Autrement dit, lesréformes socio-économiques menées ne parviennent pas à mettre les dépen-ses en ligne avec ce que la croissance économique permet.
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INFOR
FEB
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La newsletter pour décideurs
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18 MAI 2012 – N° 16
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On entend de tout. Écrêter les hauts salairesdes entreprises publiques au niveau de larémunération du Premier ministre.
Ramenerles régimes de pension privés au niveau de lapension des plus hauts fonctionnaires. Bannirles bonus des entreprises publiques. À mesureque les effets de la crise se font sentir et queles efforts demandés à chacun augmentent sedéveloppe un terreau favorable à des idées quifont vite leur chemin dans le grand public,mais sont inutilisables pour les gestionnaireset aboutissent à des conflits stériles. Lamatière fait l’objet d’accords à long terme quine peuvent être remis en question selon l’hu-meur du moment. Lorsque nous élaborons unepolitique dans ce domaine délicat, nousdevons garder à l’esprit que nous sommes unepetite économie ouverte et le bon sens doitnous préserver de tout excès dans un senscomme dans l’autre. Ainsi en est-il de la ques-tion de la rémunération dans les entreprisespubliques. Le monde des entreprises a besoind’entreprises publiques efficaces et effi-cientes, dirigées par des équipes de premierordre.La rémunération des managers des entreprisespubliques actives dans le secteur marchanddoit inévitablement se fonder sur des compa-raisons faites avec le marché plutôt que sur lesalaire du Premier ministre ou de tout autrepoliticien. Les références sur le marché varie-ront d’ailleurs en fonction de la nature del’entreprise publique. Une administrationautonome jouissant d’un monopole absolu,une chaîne de télévision confrontée à laconcurrence ou une entreprise publique cotéeen bourse et risquant de perdre des parts demarché ne recherchent pas les mêmes profilsde manager. Les secteurs sont eux aussi trèsdifférents. Vu la complexité de ces rémunéra-tions et la sensibilité du public à leur égard, ilsera essentiel – demain plus qu'aujourd'hui –de définir et de communiquer des principes etsystèmes ‘in tempore non suspecto’. On éviteainsi toute improvisation, ainsi qu’une partiede la critique. De plus, la presse et l’opinionpublique doivent accepter que les personnessollicitées pour tirer une institution d'embar-ras ou redresser la barre d’un bateau à la déri-ve doivent être rémunérées en conséquence.Toutefois, il est souhaitable que les pouvoirspublics adaptent les comparaisons de marchéà leur situation spécifique. Et ce pour deuxraisons. Premièrement, j’ai déjà recommandé(y compris pour le secteur privé) qu’on necède pas sans réflexion à la pression à lahausse inscrite dans les rapports et tableauxque nous servent les consultants.Deuxièmement, il est normal, comme l’in-dique le professeur Xavier Baeten (VlerickLeuven Gent Management School) dans sathèse (*), que les pouvoirs publics adoptentplutôt les tranches inférieures des fourchettessalariales ressortant de ces comparaisons etoptent pour une rémunération variable plusmodeste. En effet, les pouvoirs publics doi-vent être particulièrement attentifs à l’accep-tabilité sociétale de leurs paquets salariaux.Mais il faut aussi être cohérent : lorsque l’en-treprise publique convient de limiter la partievariable de la rémunération et que les objec-tifs sont atteints, le paiement doit se faire cor-rectement, sans déclencher à chaque fois un
La rémunération variable attri-buée aux managers des entre-prises publiques récompense-t-elle vraiment une améliorationradicale de l’efficience entermes de coûts ?
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BUDGET
> Le Bureau du plan pointe un niveau dedépenses structurelles trop élevé
PRÉVENTION DES RISQUES
> Leadership et participationdes travailleurs
PME
> Le plan d'action de la ministre Laruelle
HEBDOMADAIRE — BUREAU DE DÉPÔT : SINT-NIKLAAS — P409959
LE CHIFFRE DE LA SEMAINEÀ ÉPINGLER
Les salaires et bonus dans les entreprises publiquescontinuent d'agiter les esprits
Rémunérer l’efficacité !
 
45%
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Le 25 avril 2012, quelques jours après le lan-cement de la campagne biannuelle ‘Ensemblepour la prévention des risques’ 2012-2013,
lepoint focal belge de l’Agence européenne pourla sécurité et la santé au travail a organisé unkick-off meeting pour attirer l’attention sur ledébut de la campagne en Belgique. Celle-ciporte sur le double concept du leadership dumanagement et de la participation des tra-vailleurs à l’amélioration de la sécurité et de lasanté au travail. Une grande offre de matériel(études de cas, publications, checklists, outilspratiques et matériel de promotion) est mise àdisposition gratuitement sur le site internet dela campagne (*). De plus, l’Agence européen-ne a développé un nouveau film Napo (‘Napodans …Travailler ensemble’) sur la collabora-tion. Vous pouvez le regarder sur le site Internetde Napo (**).
Une politique de prévention ne peut êtrefructueuse que si elle est soutenue par lemanagement. Visibiliet leadership sont lesmoteurs de la politique. Il appartient à présentau monde des entreprises de montrer qu’il nes’agit pas là de mots creux. C’est pourquoi laFEB soutiendra cette campagne. Les fédéra-tions et les entreprises, parties prenantesnationales, peuvent en orienter le cours.
Kris De Meester – kdm@vbo-feb.be
(*) http://www.healthy-workplaces.eu/fr/hw2012/(**) http://www.napofilm.net/fr/napos-filmsVoir aussi www.feb.be > Publications >Brochures gratuites > Pour une meilleure approchedu risque. Une politique de prévention efficace
PME
Le plan d'action de laministre Laruelle
En Belgique, la situation des PME n'est pasmauvaise, mais elles sont sous pression en rai-son de leur lien
indissociable avec leurs homo-logues des autres pays de l'Union européenne.L'économie belge devra, dans un futur proche,relever un certain nombre de défis de taille,tels que le vieillissement de la population ain-si que la création et la découverte d'un nou-veau potentiel de croissance. Telles étaient lesconclusions de Carole de Vergnies, conseillèreClasses moyennes & PME au cabinet de laministre Laruelle, lors de la réunion de laCommission juridique de la FEB qui s'est tenuele 10 mai dernier. Elle a par ailleurs préciséque la ministre Laruelle entend, pendant cet-te législature, anticiper ces problèmes aumoyen d'une politique des PME en cinq points:(1) le financement des entreprises, (2) la sim-plification administrative, (3) le statut socialdes indépendants, (4) l'encouragement del'emploi dans les PME et (5) l'internationali-sation des PME. Via la mise en œuvre de cespoints d'action à court terme, la ministre visele rétablissement d'un climat favorable auxentreprises. Dans ce cadre, l'accent sera missur les engagements de l'accord gouverne-mental, tels que l'objectif d'une baisse de 30%
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Les fédérationsd'employeurs des Balkansà la FEB
La FEB a reçu le 9 mai dernier la visite desfédérations d'employeurs du Kosovo, d'Albanie,de Serbie, du Monténégro, de Bosnie, deCroatie et de Macédoine. La rencontre étaitplacée sous le signe du programme BOSMIP,qui prépare les fédérations patronales desfuturs États membres européens à l'adhésionà l'UE. Olivier Joris a donné un exposé sur lefonctionnement de la FEB et sur l'importancedes institutions internationales à Bruxellespour l'économie locale et belge. Michèle Clausa ensuite présenté le modèle belge de concer-tation sociale. Celui-ci en particulier a donnélieu à une séance de questions/réponses trèsnourrie.
Pieter-Jan Van Steenkiste – pvs@vbo-feb.be
Peter Praet (BCE) à la FEB
La FEB et ICC Belgique ont accueilli à leur tri-bune Peter Praet, chief economist de laBanque centrale européenne (BCE). Celui-ciest revenu sur le fond et le contexte des inter-ventions de la BCE face à la crise financière etaux dettes souveraines. Les coorganisateursont insisté sur la nécessité de sauvegarder l’eu-ro et de mettre effectivement en œuvre l'arse-nal récemment adopté en vue de renforcer ladiscipline budgétaire et la convergence despolitiques socio-économiques en Europe. Ilsont également pointé l’importance du renfor-cement de la compétitivité de l’Europe et deses entreprises.
Olivier Joris – oj@vbo-feb.be
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ACTION FEB
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Peter Praet, chief economist de la Banque centra-le européenne (BCE)
débat interminable. Même dans une entrepri-se publique en difficulté, une rémunérationvariable doit être possible. Le tout est de défi-nir les objectifs avec soin.C’est précisément ce point qui pose questionau monde des entreprises : la rémunérationvariable attribuée aux managers des entre-prises publiques récompense-t-elle vraimentune amélioration radicale de l’efficience entermes de coûts ? Cet objectif doit être plusprépondérant que jamais à l’heure où chaqueeuro compte !
RUDI THOMAES,ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ
(*) ‘Un actionnariat majoritaire limite larémunération des CEO’.
PRÉVENTION DES RISQUES
Leadership et participation des travailleurs
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Le Bureau fédéral du plan a publié ses prévisions économiques pour lapériode 2012-2017.
Pour cette année, il prévoit une croissance éco-nomique de 0,1%. L'emploi va progresser légèrement (+7.800 unités),mais la croissance de la population active restant plus rapide, le nombrede chômeurs continuera d'augmenter. Les prévisions du Bureau duplan intègrent pour la première fois une évaluation de l'impact exercésur le budget par les mesures adoptées par le gouvernement fédéral. Labonne nouvelle est que ces mesures sont apparemment suffisantespour nous permettre de réaliser cette année notre objectif budgétairede 2,8% du PIB. La moins bonne nouvelle est que les prévisions duBureau du plan indiquent que l'effort se situe principalement au niveaudes recettes. Ainsi, la pression fiscale augmente de 43,4% du PIB en2011 à 45% en 2012. En dépit des réformes socio-économiquesmenées (p.ex. en matière de pensions, de chômage,…), celles-ci ne par-viennent pas à mettre les dépenses en ligne avec ce que la croissanceéconomique permet. Cela est dû au fait que ces économies sont tou-jours largement compensées par la forte hausse des dépenses de pen-sion (entre autres du fait du vieillissement et de l'enveloppe bien-être)et des dépenses de santé (en raison, notamment, d'une norme se situanttoujours à un niveau trop élevé, compte tenu de notre croissance éco-nomique plus faible).
D'ici à 2015, le budget doit à nouveau être en équilibre. LeBureau du plan montre qu’en matière de réformes socio-économiques,il faut encore aller plus loin. Une nouvelle hausse de la pression fisca-le est en effet totalement inenvisa-geable pour un pays qui figure déjàparmi les plus taxés. Générer desgains d’efficacité à tous les niveauxde pouvoir doit également constituerune priorité absolue.
Bernadette Adnet ba@vbo-feb.beGeert Vancronenburg gva@vbo-feb.be
des charges administratives, ainsi que sur lespromesses en matière de stimulation de l'em-ploi et de promotion du climat d'investisse-ment et de veloppement pour lesentreprises. Pour activer le potentiel de crois-sance des PME, la ministre entend en outresensibiliser ces dernières aux avantages del'entrepreneuriat à l'échelle internationale.
Anneleen Dammekens – ada@vbo-feb.be
DIRECTIVE SERVICES
Pour une transpositioncomplète et ambitieuse
Une note rédigée par la Commission euro-péenne sur l'impact macro-économique de ladirective Services révèle que, depuis la datelimite de mise en œuvre de la directive en2009,
son impact moyen sur le PIB est de+0,8%. Les conclusions font par ailleurs étatd'une influence significative sur les servicestransfrontaliers et les investissements étran-gers directs. En ce qui concerne la Belgique,la Commission évalue l'effet de cette directivesur le PIB à +0,6%, alors que les exportationsauraient augmenté de 3% et les importationsde 2,3%. Dans notre pays, de nombreuses bar-rières subsistent dans certains secteurs.
Vu l'importance du Marché intérieurdes services pour la compétitivité et le poten-tiel de croissance de l'Union européenne, etpour l'achèvement du Marché intérieur engénéral, la FEB plaide en faveur d'une trans-position complète et ambitieuse de la directi-ve Services. Celle-ci est d’autant plusessentielle en raison de l’ampleur deséchanges et de l'interdépendance entre les ser-vices et l'industrie, et ce plus particulièrementencore pour une petite économie ouverte com-me la Belgique.
Pieter-Jan Van Steenkiste – pvs@vbo-feb.be
ÉCONOMIE ETENVIRONNEMENT
Fostplus, chaînonessentiel de l'économiecirculaire
Fostplus est l’organisme privé qui prend encharge la promotion, la coordination et lefinancement des collectes sélectives,
du tri etdu recyclage des déchets d’emballages ména-gers en Belgique. Financé par les producteursd’emballage, Fostplus a réussi son ambitieuxpari : changer les modes de consommation desménages belges en un peu moins de 20 ans.Avec des chiffres record de 91,7% de taux derecyclage et 95% de taux de valorisation,Fostplus a atteint sa phase de maturité. D’uneétude comparative européenne, il ressort queFostplus est le meilleur système en termes‘d'optimisation des moyens’. Il est un chaînonessentiel de l’économie circulaire, c.-à-d. cet-te économie en circuit fermé où les déchetssont réintégrés dans le circuit économiquecomme matières premières. Lors de sa séanceacadémique du 14 mai, Fostplus a accueilliKurt Vandenberghe, chef de cabinet duCommissaire européen à l’Environnement,Janez Potoˇcnik.
Cette séance académique fut l’occa-sion, pour la FEB, de féliciter Fostplus pour sesrésultats. Ceux-ci sont la preuve que, lorsquele politique confie les rênes au secteur privé,il est non seulement possible d’aller très loin,voire d'être les meilleurs d’Europe, mais aussid'y parvenir au moindre coût.
Isabelle Callens – ic@vbo-feb.be
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BUDGET
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Le Bureau du plan pointe un niveau de dépenses structurelles trop élevé
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Une nouvelle hausse de lapression fiscale est tota-lement inenvisageablepour un pays qui figuredéjà parmi les plus taxés.
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