Je suis surpris de voir cette offre tout public répondre aussi bien à certaines problématiquesprofessionnelles que connaissent les veilleurs. Hormis ses capacités de stockage un peu limitées detrès nombreux besoins sont adressés par Nextaris afin de permettre à chacun de mettre en place une"veille domestique".Je ne peux m'empêcher de rapprocher cette initiative d'un article vers lequel je pointais récemment,qui montrait que la veille tendait à devenir, au moins dans ses basiques, une compétence de plus enplus banalisée, une composante de l'"information literacy" de mieux en mieux maîtrisée.On assiste à un rapprochement entre besoins et outils donnant corps au concept de
". Cet ensemble de pratiques que j'étudie et défends depuis 4 anstrouve en ce moment sa place sans passer par le monde de l'entreprise. Je pense d'ailleurs qu'ils'imposera à lui par la pression des employés (effet bottom-up). En effet, avec internet tout le mondeest amené à travailler avec des monceaux d'information, y compris (et de plus en plus) dans sa vieprivée. On apprend à y gérer une multitude de données de formats variés nécessitant des outilslogiciels appropriés, rarement les mêmes.Ainsi dans une même séance de surf on peut:
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télécharger de la musique
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faire une recherche sur Google
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tchater avec ses amis
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envoyer et recevoir des emails
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uploader ses photos sur Flickr
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copier des pages intéressantes
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...Mine de rien ces activités demandent une somme de compétences qui est en train de devenir leb.a.ba informatique des ados nés fin 80 début 90. Leur démarche de veille domestique, même si elles'applique au dernier hit de Sum41 téléchargeable gratuitement sur réseau P2P est intégrée commeune simple démarche de bon sens. Je veux, je veille, j'obtiens.Ils acquierent ainsi au quotidien des compétences qui sont le pendant de celles dont ont (auront)besoin les travailleurs de l'information dans leurs organisations. Seul le sujet auquel elles s'appliquentest différent. Et je ne parle pas des compétences nécessaires à l'usage d'un camera phone ou d'unbaladeur MP3. Rien de compliqué certes mais beaucoup de temps passé (rappelez-vous le tempsqu'il vous a fallu pour maîtriser 50% des capacités de ce petit bijoux d'appareil photo numériquedernier cri).Pour nombre d'entre eux la gestion des données personnelles n'est pas perçu comme unecompétence mais juste comme un ensemble d'activités quotidiennes prosaïques.Comment leur expliquera-t'on dans quelques années que les outils pour collaborer facilement entemps réel avec d'autres internautes (icq), capitaliser de l'information ou la gérer ne sont pasdisponibles dans le cadre de leur travail parce qu'ilsn'ont pas été homologués par la DSI, ou encoreque la politique de sécurité la plus élémentaire interdit de télécharger soi-même le logiciel dont onsouhaite se servir parce qu'on le maîtrise depuis des années. Ce sera un peu comme d'installer Michaël Schumacher au volant d'une 4L en lui demandant d'être aussi performant que d'habitude.Avec cette banalisation des compétences propres à la maîtrise des phases du cycle de l'informationon peut légitimement se poser des questions surla pérennité du métier de veilleur? Personnellement je pense qu'à condition de conserver comme coeur de compétence l'analyse et l'organisation del'information, seule partie sur laquelle il peuvent se démarquer en apportant de la valeur ajoutée, il yaura toujours besoin de veilleurs.Passons à Yahoo qui propose un service (ouvert seulement à quelques heureux beta-testeurs) dontles fonctionnalités sont un peu différentes mais dont l'esprit est le même à mon sens. Le nom de cebouquet estYahoo 360. Il se compose de 7 services différents, tous centrés autour du partage et dela communication. Avec ce service vous pourrez créer votre blog, votre moblog, votre album photo,vos listes (livres, musique, films,...). Vous pourrez aussi donner votre avis sur des services locaux(restaurants, commerces,...), ou proposer les radios que vous écoutez à travers Yahoo! music
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