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ous sommes tous frères, sœurs, enfants d’unmême Père.
« Mais il y en a qui sont un peumoins nos frères/sœurs dans la reconnais-sance de leurs droits ! »
–
La Parole de Dieu insiste surl’accueil de l’étranger.
« J’étais étranger et tu m’asaccueilli »
(Mt 25,35).
« Mais au sujet des étrangers,la religion ne doit pas faire de politique ! »
–
La possi-bilité pour chaque être humain de vivre en familleest considérée comme une nécessité absolue.
« Maisle regroupement familial, il ne faut pas exagérer ! » –
Sur notre planète, à l’heure de l’Internet, tout doitpouvoir circuler.
« Mais pour les êtres humains il faut poser des restrictions ! »
En proposant le dé d’« oser la fraternité »,
nousprenons l’engagement de trouver les meilleursmoyens de vaincre les
« Mais… »
qui font de la ques-tion des migrations une question à part. Il s’agit pour-tant bien d’une question de Dignité humaine. La foichrétienne et les approches humanistes appellentdepuis longtemps à l’accueil de l’étranger. L’interdé-
Vaincre les réticences
pendance que crée la mondialisation exige de cha-cun qu’il apprenne à se « déplacer » vers l’autre, qu’ilsache accueillir celui qui s’est déplacé.Dépasser les
« Mais… »
, les réticences, n’est paschose aisée. Elles sont bien vivantes en chacun denous. L’autre, les autres, ont toujours fait peur, d’au-tant plus que certains discours manipulent nos peurs.
Dans nos comportements individuels face àl’étranger et lors de l’élaboration des politiques
française et européenne sur les migrations, le tempsn’est plus aux simplismes, aux « il n’y a qu’à » ni auxcondamnations péremptoires. C’est notre être toutentier qui se trouve questionné. C’est notre respon-sabilité politique qu’il convient d’interroger. C’estnotre capacité au dialogue et au partenariat qui estmise en cause.
Il est urgent de réagir. Il en va de la survie de mil-lions d’enfants, de femmes et d’hommes.
Il en va denotre délité à des convictions fondamentales. Il enva de la création d’un monde où nos enfants pourrontvivre, vivre ensemble. Aussi est-il apparu nécessaired’unir nos voix, nos arguments et nos actions pourconvaincre : l’accueil des autres, ce n’est pas toujoursfacile, mais, ensemble c’est vraiment l’avenir !
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Reser dèles à os covicios fodmeles
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