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Naissance de l'Association des Victimes de la Torture au Togo( ASVITTO)

Naissance de l'Association des Victimes de la Torture au Togo( ASVITTO)

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Published by Togo Vi
Le but de l’association est de lutter contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, afin de préserver la dignité humaine.

L'Association a pour objectifs de :
- Contribuer à la mise en œuvre effective de toutes les recommandations sur la prévention et l’éradication de la torture au Togo ;
- Œuvrer aux fins de la poursuite, du jugement et de la condamnation des auteurs d’actes de torture ;
- Œuvrer à la création d’un mécanisme d’écoute et de protection des agents de sécurité qui se refusent d’exécuter un ordre manifestement illégal et le cas échéant, travailler à la réparation des préjudices subis par ces mêmes agents du fait d’abus d’autorité, d’arrestation arbitraire et de détention abusive ;
- Œuvrer à la mise en œuvre effective des articles 21, 42 et 147 de la Constitution togolaise du 14 octobre 1992 ;
- Vulgariser la Convention de New-York du 10 décembre 1984 sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que les autres instruments y afférents ;
- Œuvrer à la réparation et la réhabilitation des victimes de la torture au Togo.
Le but de l’association est de lutter contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, afin de préserver la dignité humaine.

L'Association a pour objectifs de :
- Contribuer à la mise en œuvre effective de toutes les recommandations sur la prévention et l’éradication de la torture au Togo ;
- Œuvrer aux fins de la poursuite, du jugement et de la condamnation des auteurs d’actes de torture ;
- Œuvrer à la création d’un mécanisme d’écoute et de protection des agents de sécurité qui se refusent d’exécuter un ordre manifestement illégal et le cas échéant, travailler à la réparation des préjudices subis par ces mêmes agents du fait d’abus d’autorité, d’arrestation arbitraire et de détention abusive ;
- Œuvrer à la mise en œuvre effective des articles 21, 42 et 147 de la Constitution togolaise du 14 octobre 1992 ;
- Vulgariser la Convention de New-York du 10 décembre 1984 sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que les autres instruments y afférents ;
- Œuvrer à la réparation et la réhabilitation des victimes de la torture au Togo.

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6
ASSOCIATION DES VICTIMES DE TORTURE AU TOGO (ASVITTO)
C
ONFÉRENCE
 
DE
 
PRESSE
 
PORTANT
 
LANCEMENT
 
OFFICIEL
 
DE
 
L
’A
SSOCIATION
 
DES
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ICTIMES
 
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OGO
 D
ÉCLARATION
 
LIMINAIRE
 Aux termes des dispositions de l’article premier de la Convention contrela torture adoptée par l'Assemblée générale dans sa résolution 39/46 du10 décembre 1984 :
Le terme "torture" désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrancesaiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées par une personnedétentrice d’une puissance publique à une autre personne, aux fins notammentd'obtenir d'elle ou d'une tierce personne des renseignements ou des aveux.Les dispositions des articles 2 et 3 de la Déclaration sur la protection de toutes lespersonnes contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains oudégradants, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre1975 montrent que
« La torture constitue une forme aggravée et délibéréede peines ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants.Aucun Etat ne peut autoriser ou tolérer la torture ou autres peines outraitements cruels, inhumains ou gradants. Des circonstancesexceptionnelles, telles qu'un état de guerre ou une menace de guerre,l'instabilité politique intérieure ou tout autre état d'exception, nepeuvent être invoquées pour justifier la torture et autres peines outraitements cruels, inhumains ou dégradants ».C’est pour cette raison que l’article 2
de la Convention contre la torture du 10cembre 1984 dispose que
 
«Tout Etat partie prend des mesureslégislatives, administratives, judiciaires et autres mesures efficaces pourempêcher que des actes de torture soient commis dans tout territoiresous sa juridiction. Aucune circonstance exceptionnelle, quelle qu’ellesoit, qu’il s’agisse de l’état de guerre ou de menace de guerre,d’instabilité politique intérieure ou de tout autre état d’exception, nepeut être invoquée pour justifier la torture. L’ordre d’un supérieur oud’une autorité publique ne peut être invoqpour justifier la torture »
;
Quant à la Constitution togolaise du
14 octobre 1992,
elle dispose en
 
son
article21
 
: « La personne humaine est sacrée et inviolable. Nul ne peut êtresoumis à la torture ou à d’autres formes de traitements cruels, inhumainsou dégradants. Nul ne peut se soustraire à la peine encourue du fait deces violations en invoquant l’ordre d’un supérieur ou d’une autoripublique. Tout individu, tout agent de l’état coupable de tels actes, soitde sa propre initiative, soit sur instruction, sera puni conformément à la
 
6
ASSOCIATION DES VICTIMES DE TORTURE AU TOGO (ASVITTO)
loi. Tout individu, tout agent de l’état est délié du devoir d’obéissancelorsque l’ordre reçu constitue une atteinte grave et manifeste au respectdes droits de l’homme et des libertés publiques »
;
Malheureusement, il est à constater que la recrudescence dans notre pays de cestraitements vils, rétrogrades et d’une autre époque, consistant à infliger à despersonnes des souffrances particulièrement aiguës pour leur extorquer des aveux,conjugués avec l’impunité, constituent une entrave grave à l’enracinement del’Etat de Droit, au développement et par conséquent à l’épanouissement de lapersonne humaine en général et du citoyen togolais en particulier.Il devient impérieux d’œuvrer plus que jamais à l’éradication de la torture au Togo,ainsi qu’à la poursuite, au jugement et à la condamnation des tortionnaires afin demettre un terme à ce comportement criminel, abject, barbare et d’une autreépoque qui a malheureusement encore cours dans notre pays et lutterefficacement contre l’impunité.
I-L
A
 
TORTURE
 
FAIT
 
L
OBJET
 
D
UNE
 
INTERDICTION
 
SPÉCIALE
 
ET
 
ABSOLUE
 
La torture est une pratique avilissante qui doit susciter l'indignation de tous. Tousles instruments nationaux, sous-régionaux et internationaux érigent cette pratiquebarbare en crime.-
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, en son article5
« Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumainsou dégradants. »-
Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques,adopté par l'Assemblée générale dans sa résolution 2200 du 16décembre 1966, en son article 7 :
« Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumainsou dégradants. En particulier, il est interdit de soumettre une personne sans sonlibre consentement à une expérience médicale ou scientifique. »-
La Convention Interaméricaine des Droits de l’Homme de San José, Costa Rica, le 22 Novembre 1969, en article 5 :
« 1. Toute personne a le droit d'avoir son intégrité physique, psychique etmorale respectée.2. Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines cruels, inhumains oudégradants. Toutes les personnes privées de leur liberté doivent être traitées avecrespect de la dignité inhérente à la personne humaine ».
 
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ASSOCIATION DES VICTIMES DE TORTURE AU TOGO (ASVITTO)
-La Convention Européenne de sauvegarde des droits et libertésdes citoyens, en son article 3 :
« Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains oudégradants. »
-La Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuplesadoptée par la dix-huitième Conférence des Chefs d'Etat et deGouvernement, Juin 1981, à Nairobi, Kenya, en son article 5 :
« Tout individu a droit au respect de la dignité inhérente à la personne humaine età la reconnaissance de sa personnalité juridique. Toutes formes d'exploitation etd'avilissement de l'homme notamment l'esclavage, la traite des personnes, latorture physique ou morale, et les peines ou les traitements cruels inhumains oudégradants sont interdites ».
Les lauréats du Prix Nobel suivants - Martti Ahtisaari, Kofi Annan, Jean-Marie Gustave le Clezio, Rigoberta Menchu, José Ramos-Horta, AdolfoPerez Esquivel, Joseph Stiglitz, Desmond Tutu et Jimmy Carter - ontaccepté de signer le Manifeste de l’OMCT pour marteler que nulle circonstance ne permet de torer la tortureet pour marquer lelancement d’une campagne internationale destinée à sensibiliser chacunaux dangers que court une société qui tolère la torture.
Il résulte que la prohibition de la torture et des traitements cruels, inhumains ougradants, est un absolu dont la remise en question sape les valeursfondamentales de la dignité humaine, fondement de toute société régie par ledroit.Le tortionnaire, en infligeant délibérément des douleurs ou des souffrancesphysiques ou psychiques aiguës à un être humain, vise à obtenir de lui un aveu ouà le faire taire, à l'humilier et à le terroriser. Nous tenons les gouvernements quilaissent agir des groupes paramilitaires, des escadrons de la mort, des milicesprivées ou qui ne contrôlent pas les abus de pouvoir de la police, pourresponsables des violences dont les uns ou les autres se rendent coupables.
« Au-delà de l'horreur qu'elle suscite, la torture est inefficace, contre-productive et illégale. La torture fragilise le système moral et judiciairedes États, puisque tout témoignage obtenu sous la torture est illégal.Nous avons sur cette base, poursuivi les plus hauts responsablesaméricains pour les tortures infligées aux prisonniers à Guantanamo et àAbou Grahib en Irak, ou encore fait relâcher des prisonniers torturés enMauritanie et réussi à faire condamner un commissaire de police Tunisienet un tortionnaire Mauritanien »,
rappelle Me Patrick Baudouin, responsable duGroupe d'Action judiciaire et président d'honneur de la FIDH.

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