Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more ➡
Download
Standard view
Full view
of .
Add note
Save to My Library
Sync to mobile
Look up keyword
Like this
3Activity
×
P. 1
les derniers torchefelon seigneurs de magnier

les derniers torchefelon seigneurs de magnier

Ratings: (0)|Views: 1,456|Likes:
Published by ΦΧΦΠ
histoire des derniers torchefelon, seigneurs de magnier à serezin de la tour.
histoire des derniers torchefelon, seigneurs de magnier à serezin de la tour.

More info:

Published by: ΦΧΦΠ on Jun 23, 2012
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See More
See less

12/21/2012

pdf

text

original

 
L
ES
T
ORCHEFELON
– S
EIGNEURS
 
DE
M
AGNIER 
Chetail, Joannès.
 Aspects Historiques du Bas-Dauphiné
. Elie Bellier Editeur, 1983. pp. 279-284.Sur le territoire de la commune de Sérézin-de-la-Tour, au hameau de Magnier 
1
, existe encoreun domaine comportant notamment une maison-forte, un château, qui, au XVIIe siècle et jusquevers 1715, appartint à la famille de Torchefelon
2
; en 1718, ce château de Magnier et sespendances étaient la propriéde Claude Joseph Pourroy de Laubérivre, seigneur deQuinsonnas
3
, président en la Chambre des Comptes du Dauphiné; en 1789, un de ses descendantsles possédait encore. Magnier passa ensuite à Jean François Berger de Saint-Didier ; celui-ci, pour lors conseiller de Préfecture à Grenoble, vendit château et domaine au Comte Jean Gustave deRegnauld de Bellescize (acte Gallois, notaire à Satolas, du 12 avril 1831); enfin, en 1858, le Comtede Bellescize les vendit, à son tour, à des marchands de domaines qui les morcelèrent.Ceux aux mains de qui le château de Magnier demeura le plus longtemps furent, semble-t-il,les Torchefelon ; on rencontre d'abord en 1640 un François Louis de Torchefelon ; on le retrouve en1643. Mais le mieux connu en la première moitié du XVIIème est Annibal de Torchefelon,autrement dit M. de Magnier (orthographié parfois Manier voire Manié). Dans une brochure publiéeen 1639, un certain Lazare Meysonnier, se disant alors « médecin de la Faculté de Montpellier,aggrégé » ; dans une autre brochure il se qualifiera de « professeur au Collège des médecins deLyon »), demeurant a Lyon, rue de la Grenette, vis-à-vis l'arche de Noé, exposait « les merveilleuxeffets du vin où la manière de guérir avec le vin seul ou mixtionné, facilement et sans grandedépense les plus longues et enracinées maladies » ; et parmi les heureux bénéficiaires de cetraitement, Meysonnier cite Annibal de Torchefelon en ces termes : « Monsieur de Manié, très braveet très ancien gentilhomme de la maison de Torchefelon, a esté guéry et garanti de la gravelle, pierreet calcul, et de ses accidents douloureux, ayant rejette icelle par usage du vin décrit pages 87 (vindiurétique) et 96 (vin pour rompre le calcul dans les reins), en telle sorte qu'il est jouyssantaujourd'hui, le dernier lui ayant brisé la pierre et guéry, et le premier le préservant par une opérationmerveilleuse, comme pourront l'apprendre de luy ceux qui le verront sur ce sujet ».
4
Guéri ou non de ses infirmités, Annibal de Torchefelon (quel lien de parenté entre lui etFrançois Louis mentionné plus haut ?) mourut en 1647 ; le 17 mai de cette année là il dicta sontestament au notaire Cachard, de Nivollas ; il y léguait « par forme de fondation annuelle et perpétuelle, son pré de Limants, situé sur le mandement de Bourgoin, paroisse de Ruy », avecl'obligation de deux messes à célébrer chaque année, à perpétuité, en l'honneur l'une de la SainteTrinité et l'autre de la Sainte Vierge, dans une chapelle à ériger, sous le vocable de la Sainte Trinité,en l'église de Sérézin ; les droits de patronage et de nomination en étaient conférés à Guillaume deTorchefelon, fils et héritier universel du testateur et à ses successeurs. Guillaume de Torchefelon,sur requête présentée à l'Archevêque Pierre de Villars – du diocèse de qui la paroisse de Sérézindépendait – en obtint le 3 septembre 1647 un décret, signé du Vicaire Général Augirard, autorisantla fondation d'Annibal de Torchefelon, commettant Messire Picot Curé-Archiprêtre de Bourgoin, pour l’érection canonique de la chapelle, et, enfin, entérinant la nomination du prêtre Quinsoncomme recteur de cette chapelle ; le décret fut enregistré au greffe de l'Officialité de Vienne, le 18septembre 1647.Guillaume de Torchefelon épousa Anne Mirallion ; il mourut à Sérézin le 18 janvier 1671 etfut enterré en l'église de Sérézin « dans le charnier » de la chapelle fondée par son père Annibal.
1 Sérézin de la Tour, commune du canton de Bourgoin arrondissement de la Tour du Pin (Isère) ; le hameau de Magnier est situé au Sud-Est du chef-lieu de la commune, en direction de Saint-Victor-de-Cessieu.2 On trouve les deux orthographes « Torchefelon » et « Torchefellon »; on a conservé ici l'orthographe d'aujourd'hui.3 Quisonnas : hameau de la commune de Sérézin de la Tour : il y subsiste une imposante maison forte, siègeaujourd’hui d'une exploitation agricole.4 Lazare Meysonnier publia en 1668, à Lyon, « La philosophie des anges contenant l'art de se rendre les bons espritsfamiliers, avec l'histoire de saint Raphaël, œuvre nécessaire à tous ceux qui aspirent à la vie angélique ».
 
Il laissa au moins quatre enfants.1° L'aîné, Claude Annibal, convola le 28 mars 1699, en l'église de Torchefelon, avec MarieGasparde de Virieu de Ponteray
5
; la bénédiction nuptiale fut donnée aux époux par le curé Roissin,en présence du frère de l'époux Ignace Martial de Torchefelon (nous le retrouverons bientôt), deMessire Antoine Carra ou Parra, curé de Montagnieu, de Messire Vincent Gallin, prêtre de Granieu,et de Gaspard Crochat père et Gaspard Crochat fils, architectes à Torchefelon.Vinrent ensuite :2° Marie Suzanne, qui, le 20 août 1698. épousa Charles de Martel, seigneur de Ruy ;3° Anne Françoise, née le 24 mars 1660 ;4° Et Ignace Martial, né le 30 mars 1666. Ces deux derniers enfants de Guillaume de Torchefelon on été baptisés le 8 février 1671seulement, trois semaines après le décès de leur père ; Anne-Françoise eut pour marraine sa sœur Marie-Suzanne ; le parrain d'Ignace Martial fut son frère Claude Annibal, le baptême fut administré par Messire Joseph Levrat, curé de Sérézin, en présence du Révérend Père Martial de SainteFrançoise, prieur des Augustins Déchaussés de Bourgoin.
6
Le 18 avril 1689, Ignace Martial de Torchefelon, avec la caution de sa mère, , emprunte deFrançois de Pourroy, seigneur de Quinsonnas, président en la Chambre des Comptes du Dauphiné,la somme de 500 livres, en vue de s équiper « pour aller servir le Roy en ses armées, ainsi qu'il l'aardemment désiré » ; cette somme sera donc employée en achat des chevaux, armes et habitsnécessaires ; elle sera remboursée par Ignace Martial de Torchefelon au moyen des fonds lui provenant de la succession de son père, avec intérêts au denier 20, soit au taux de 5 % (acte Berton,notaire royal à Quinsonnas).Le 26 février 1697 (acte Gaspard Guedy, notaire à Sérézin), Anne Mirallion, veuve deGuillaume de Torchefelon, procède au partage de ses biens entre sa fille Marie Suzanne, encorecélibataire, et ses deux fils, Claude Annibal et Ignace Martial ; son autre fille, Anne Françoise, était peut-être alors décédée. Anne Mirallion mourut à Sérézin le 25 décembre 1698 et fut inhuméeauprès de son mari, « dans le charnier » de la chapelle familiale, en l'église de Sérézin.Le 10 août 1698 – dix jours avant la célébration de son mariage avec Charles de Martel,Marie Suzanne de Torchefelon emprunte au seigneur de Quinsonnas déjà rencontré la somme de500 livres, en contre-partie de laquelle elle constitue au profit du prêteur, une rente perpétuelle de25 livres gagée sur ses immeubles ; de plus elle versera au même une autre rente de 25 livresconstituée par sa mère et mise à sa charge dans l'acte de partage du 16 fevrier 1697.Claude Annibal de Torchefelon seigneur de Magnier mourut entre 1706 et 1712 ; il ne laissa pas d'enfant et sa sœur Marie-Suzanne fut son héritière ; elle en prit, en tout cas, la qualité, dans unacte du 10 janvier 1712 du notaire Berton.
5 Ponterray : château sur la commune de Torchefelon, alors en ruines.6 Le Père Martial de Sainte-Françoise (il se nommait, semble-t-il Genin), était, dit-on, fort mal noté auprès des evequesde Grenoble Pierre Scarron puis Etienne le Camus (le futur Cardinal), et accusé de rien moins que de « falsificateur des bulles pontificales » ; au dire de le Camus, il faisait beaucoup de mal.Parmi les autres ecclésiastiques cités on peut indiquer : – que Picot, curé de Bourgoin l'était encore en 1687 – que Claude Ganin était curé de Granieu de 1710 à 1713, mais il y a une interruption sur les registres paroissiaux de1692 à 1716 – qu'André Martin à été curé de Ruy de 1713 à 1748.

You're Reading a Free Preview

Download
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->