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Le Moi L'Uunique et le néant Nietzsche et Stirner ⎯Arno Münster

Le Moi L'Uunique et le néant Nietzsche et Stirner ⎯Arno Münster

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Published by Griesgramig
Revue germanique internationale
Numéro 11  (1999) Nietzsche moraliste

Arno Münster

Le moi, l’unique et le néant : Nietzsche et Stirner. Enquête sur les motifs libertaires dans la pensée nietzschéenne
Revue germanique internationale
Numéro 11  (1999) Nietzsche moraliste

Arno Münster

Le moi, l’unique et le néant : Nietzsche et Stirner. Enquête sur les motifs libertaires dans la pensée nietzschéenne

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Revue germaniqueinternationale
Numéro 11 (1999)Nietzsche moraliste
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Arno Münster
Le moi, l’unique et le néant :Nietzsche et Stirner. Enquête surles motifs libertaires dans la penséenietzschéenne
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Référence électroniqueArno Münster, « Le moi, l’unique et le néant : Nietzsche et Stirner. Enquête sur les motifs libertaires dans la penséenietzschéenne »,
Revue germanique internationale
[En ligne], 11 | 1999, mis en ligne le 07 septembre 2011. URL :http://rgi.revues.org/pdf716DOI : en cours d'attributionÉditeur : CNRS Éditionshttp://rgi.revues.orghttp://www.revues.orgDocument accessible en ligne sur : http://rgi.revues.org/pdf/716Ce document est le fac-similé de l'édition papier. Tous droits réservés
 
 Le moi, l'unique et le néant : Nietzsche et Stirner.Enquête sur les motifs libertairesdans la pensée nietzschéenne
ARNO MÜNSTER
A la veille de la commémoration du centenaire de la mort de Friedrich Nietzsche, décédé le 25 août 1900 à Weimar, le débat controversésur la signification philosophique et politique du grand penseur allemandest loin d'être clos. Même si, dans l'abondante littérature sur Nietzsche,en langue française
1
, allemande et italienne, le consensus est quasimenttotal sur la question de la dé-construction nietzschéenne de la métaphysique, son athéisme et sa critique radicale, généalogique, de la morale judéo-chrétienne ainsi que sur la substitution, par l'auteur du
Zarathoustra,
de cette même métaphysique, par un monisme vitaliste de type natura
liste,
aucun accord ne semble en revanche être possible quant àl'interprétation générale de sa philosophie anti-idéaliste, vitaliste et « pers-pectiviste », et notamment sur le questionnement mis en relief ces derniers temps par Yvon Quiniou
2
, concernant le prétendu « matérialisme »de Nietzsche.Perspectivisme ? Relativisme ? Matérialisme ? Immanentisme ? Phéno-ménisme ? Apparemment, aucun de ces « ismes » ne semble être à mêmede définir, avec certitude, le « multiversum » du geste philosophique inaugural nietzschéen demeurant marqué par nombre de paradoxes, de lignesde ruptures et de contradictions ; un de ces paradoxes - peut-être leparadoxe majeur - concerne effectivement la théorie du « relativisme » ;car si le « perspectivisme » nietzschéen se réduisait vraiment à un « "phé-
1. Il faudrait signaler à ce propos surtout l'indépassable
Nietzsche et la
philosophie
(Paris, PUF,1964) de Gilles Deleuze, les diverses interprétations de l'œuvre nietzschéenne de Sarah Kofmann
(Explosions,
I, II, etc., Paris, Galilée, 1984, 1986...), les lectures nietzschéennes de Michel Foucaultainsi que les ouvrages « classiques » de la littérature sur Nietzsche en langue française de PierreKlossowski et de Georges Bataille. Signalons enfin, comme un des derniers ouvrages récemmentpubliés en France,
Le vrai Nietzsche
(Guerre
à la
guerre)
de Jean-Pierre Faye, publié en 1998, chezl'éditeur Herrmann.
2.
Cf. Yvon Quiniou,
Nietzsche et 
l'impossible
immoralisme
(Étude matérialiste),
Paris, Kimé, 1993.
 Revue germanique
internationale,
11/1999,
137 à 155
 
noménisme de la signification vitale des choses" qui fait du réell'ensemble des perspectives subjectives pratiques que les sujets vivantsadoptent sur lui » (Y. Quiniou)
1
, le procédé de Nietzsche serait - malgréla force de conviction de sa « méta-philosophie » (hostile à toute métaphysique), bien plus proche de l'idéalisme que du matérialisme (queNietzsche a même critiqexplicitement, sous sa forme « physicaliste »,dans la
Généalogie
de la morale,
1887). Mais en même temps, nul ne peutignorer que le démenti le plus catégorique à cette tentative de rattachement de l'œuvre nietzschéeene à un courant crypto- ou néo-idéaliste spécifique (teinté d'éléments matérialistes) vient de Nietzsche lui-même,notamment de sa critique matérialiste en morale qui révèle le fondementde cette critique généalogique dans un monisme matérialiste naturalistede type nouveau, intégrant à la fois une psychologie en profondeur, undéterminisme vitaliste à la Darwin et une « biologie des passions ».Comme l'a mis en évidence Yvon Quiniou, dans son ouvrage
Nietzsche
ou
l'impossible
immoralisme
(Paris, Kimé, 1993), la critique nietzschéenne de lamorale se déploie sur le double fondement d'une critique du sujet (idéaliste) et de l'esquisse d'une ontologie de la volonté de puissance qui permet à Nietzsche « d'approfondir la critique du sujet en l'inscrivant dansun registre explicitement ontologique (...), sans en modifier le fond théorique »
2
. Ce qui permet de conclure que chez Nietzsche « la critique dusujet (...) est isomorphe à celle qu'un matérialisme contemporain, plusrigoureux et plus scientifique (...) peut produire »
(ibid.).
Sur le fond decette critique radicale du sujet (de la philosophie idéaliste)et de la mise encause du privilège de la conscience se dessine alors chez Nietzsche, aucourant de cette destruction systématique d'une axiologie traditionnelle,«le projet d'une espèce de "révolution culturelle", théorico-pratique,avancée par un esprit intempestif, et qui se donne pour objectif de libérerles forces de vie que la morale régnante inhibe et de produire ainsi un"esprit libre" »
3
. Dans cette critique violente de la morale et de la métaphysique, la morale (judéo-chrétienne) est jugée et condamnée, en conformité avec la critique matérialiste, comme une sorte d'« anti-nature », etla métaphysique morale du christianisme comme une métaphysique de« bourreau », triomphant cyniquement sur les lois de la nature par lagigantesque et inhumaine entreprise de « dressage » de la civilisation etpar la mutilation systématique des instincts vitaux par l'éducation
4
. Biensûr, la force démystificatrice de cette critique de la morale et del'idéologie bourgeoise-chrétienne (de sa superstructure) ne fait pas encorede Nietzsche un critique « marxiste » ou marxisant, mais elle rapproche
1. Y. Quiniou,
op. cit.,
p. 26.
2.
Y. Quiniou,
op. cit.,
p. 42.
3.
Ibid.
4.
Cf. F. Nietzsche,
Généalogie
de la morale,
textes et variantes établis par Giorgio Colli et Maz-zino Montenari, trad. de l'allemand par Isabelle Hildenbrand et Jean Gratien, Paris, Gallimard,
1971,
p. 48, 168, 169, 170 (« Que signifient les idéaux ascétiques ? »).

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